Ci-joint le communiqué de LDIF et MPCT.
Vous pouvez ajouter votre nom et ville dans le forum des manifestations,
voici le lien : www.stopstonningnow.com/100c… http://stopstonningnow.com/wpress/
100 VILLES DANS LE MONDE CONTRE LA LAPIDATION
La Campagne Internationale pour sauver Sakineh Ashtiani de la lapidation a mis en lumière devant le monde ce barbare et criminel châtiment.
Aujourd’hui le nom de Sakineh est connu par des millions de gens.
Des centaines de milliers de gens ont exprimé leur dégoût de la lapidation par, entre autres, des signatures de pétitions et la participation à des actions de protestation à travers le monde.
Ce mouvement fort de millions de personnes doit être organisé.
Il doit faire descendre ses protestations dans les rues !
Pour cela, nous appelons les citoyens du monde à marquer le 28 août comme une journée de protestation de 100 VILLES DANS LE MONDE CONTRE LA LAPIDATION.
Nous vous appelons, vous personnes civilisées du monde, à montrer activement votre opposition à la lapidation en tant que sauvagerie pré-médiévale.
Organisez ou participez à des rassemblements de protestation partout.
Dénoncez le régime islamiste d’Iran comme le plus cruel régime de ce genre qui lapide des personnes jusqu’à la mort.
Il a, pendant ces 31 années d’existence, lapidé au moins 109 personnes, majoritairement des femmes, et actuellement 25 personnes de plus sont dans les couloirs de la mort de la lapidation.
Il faut arrêter ces meurtres barbares et illégaux !
Nous appelons en particulier les participantes et participants aux campagnes contre la lapidation, ainsi que les groupes et organisations qui se sont particulièrement investi dans la campagne montante pour sauver Sakineh, à se mobiliser activement, avec toute leur force, pour une forte action 100 VILLES DU MONDE CONTRE LA LAPIDATION.
Nous vous demandons à toutes et à tous de nous contacter par le bien des sites ci-dessous pour coordonner nos efforts et nous coordonner de façon plus efficace.
Nous devrions bientôt annoncer la liste des noms des villes qui veulent et qui préparent l’organisation d’actions.
De plus, nous appelons tous les syndicats et autres organisations ouvrières, les organisations de femmes, Amnesty International et toutes les organisations progressistes à se joindre à nous dans cette campagne dont le but est de faire reculer le régime islamiste.
Merci de diffuser cet appel et d’appeler vos membres et de les mobiliser pour une puissante journée mondiale 100 VILLES DU MONDE CONTRE LA LAPIDATION.
Nous appelons aussi les conseils locaux, les municipalités et les députés à travers le monde à se joindre activement à cette campagne internationale de citoyens, à publier des déclarations et à faire des résolutions pour condamner le barbare régime de lapidations en Iran.
Nous demandons aux médias du monde entier de nous aider en diffusant en avance la nouvelle de la campagne 100 VILLES DU MONDE CONTRE LA LAPIDATION.
Nous appelons enfin les iraniens vivant à l’étranger, toutes les organisations iraniennes d’opposition et les médias de langue farsi à considérer 100 VILLES DU MONDE CONTRE LA LAPIDATION comme leur propre action de protestation contre le régime de lapidation en Iran. Nous comptons sur eux pour ajouter leurs forces ainsi que de l’enrrichir par leurs idées créatives.
Faites circuler !
Ni Dieu ni maître, même penseur !
na khoda, na ostad, hata motéfaker ash !
samedi 14 août 2010
Sakineh, un symbole qui cache les gibets ?
Civilisation - Écrit par La rédaction - 16 Août 2010
« Il faut empêcher la lapidation de Sakineh ». Cet appel lancé par Bernard-Henri Lévy et signé par 17 personnalités reçoit un large écho.
Tant mieux. Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée par le régime iranien pour adultère, risque en effet la mort par lapidation.
Mais empêcher cette sentence ne signifie pas empêcher son exécution.
Son avocat craint, en outre, que l’attention portée sur Sakineh relègue dans l’oubli d’autres femmes qui risquent la mort.
Sakineh Mohammadi Ashtiani, 43 ans, croupit en prison depuis 5 ans. Accusée d’adultère après la mort de son mari, elle a déjà subi 99 coups de fouets, devant l’un de ses enfants.
Elle est aussi poursuivie pour le meurtre de son mari par son amant, dont elle est accusée d’être complice.
Acquittée de cette charge, elle a pourtant été condamnée à une nouvelle peine : la mort par lapidation.
L’appel lancé par BHL, dimanche 15 août, arrive après de nombreuses vagues de condamnations internationales depuis le début de l’été. Conséquence de ces dernières : le 4 août, la Cour suprême iranienne a commencé à réexaminer la peine, envisageant la possibilité d’un réexamen judiciaire de l’affaire. Sa décision est imminente.
Deux mois de mobilisation
L’appel de BHL arrive donc à point nommé. Dommage, tout de même, qu’il ne mentionne pas la mobilisation internationale, qui a débuté dès le 26 juin à l’initiative des deux enfants de Sakineh Mohammadi Ashtiani.
Plus de 12 000 personnes ont envoyé cette lettre de protestation. Dommage qu’il ne mentionne pas non plus la journée internationale de rassemblement contre les lapidations, le 28 août.
Ce qui a poussé le philosophe à crier à l’urgence, près de deux mois après le début de la mobilisation pour Sakineh, c’est surtout la diffusion à la télévision iranienne, mercredi 11 août, des prétendus aveux de Sakineh Mohammadi Ashtiani.
Une déclaration arrachée sous la torture, selon son avocat Javid Kian.
Mais à en croire l’avocat, interrogé par le site d’opposition roozonline.com, cette médiatisation organisée par le régime est un piège tendu à l’opinion internationale. Un appeau à indignation dans lequel BHL semble être tombé.
Téhéran continue d’ailleurs d’entretenir le chaud et le froid puisque le régime a affirmé, vendredi 13 août, que Sakineh ne serait pas exécutée durant le mois de Ramadan.
Détourner l’attention
Désormais, à l’image de Neda, victime de la répression de juin 2009, Sakineh Mohammadi Ashtiani symbolise la tyrannie iranienne.
En particulier à l’égard des femmes. Elle-même expliquait dans une interview au Guardian publiée le 6 août qu’elle est condamnée « parce qu’elle est une femme » et qu’elle vit « dans un pays où les femmes n’ont pas le droit de divorcer et sont privées de leurs droits les plus élémentaires ».
Mais en tant que symbole, son cas accapare l’attention et masque ainsi le sort des autres victimes du régime de Téhéran, s’inquiète Javid Kian : « Maintenant que l’attention internationale est centrée sur Mme Sakineh Mohammadi, ils veulent exécuter Mme Ghorbanzadeh. »
Le cas de Maryam Ghorbanzadeh est similaire à celui de Sakineh, explique l’avocat. « Elle est emprisonnée et a été condamnée à la lapidation » pour le meurtre de son mari (un homme « dangereux », selon Javid Kian) par un homme avec qui elle entretenait une liaison.
Mais suite aux protestations contre la peine de Sakineh, les autorités ont choisi de commuer sa peine en exécution par pendaison. Et « elle peut être exécutée n’importe quand », s’alarme l’avocat.
Sakineh mais aussi Maryam, Azar, Kobra…
Le texte de BHL rappelle tout de même en quelques lignes que, « au-delà même du cas de Sakineh », « des dizaines de femmes sont, chaque année, en Iran, condamnées au fouet, à la lapidation ou à d’autres peines dont la barbarie glace, tout autant, les sangs. » Mais aucune autre n’aura droit à son nom dans le texte.
Pourquoi pas Maryam Ghorbanzadeh qui, selon son avocat, a été arrêtée alors qu’elle était enceinte de trois mois et aurait subi un avortement 3 mois plus tard, « car on ne peut pas exécuter une femme enceinte ».
Pourquoi pas deux autres femmes, également défendues par Javid Kian : Azar Bagheri, arrêtée il y a 10 ans, à l’âge de 14 ans, accusée d’adultère et qui risque, dans le moins pire des cas, 100 coups de fouets.
La question de son exécution par lapidation doit être examinée par la cour suprême. Et Kobra Babai, dont le mari a été exécuté pour homosexualité, et qui risque elle aussi la mort par lapidation.
388 exécutions
L’appel de BHL insiste sur l’horreur de la lapidation, se concluant par l’évocation du « visage ensanglanté, réduit en bouillie, d’une femme lapidée ». Mais là encore, n’y a-t-il pas un risque à s’arrêter à cette peine particulière, si horrible soit-elle ?
Un risque qu’évoquait le 14 août le responsable britannique d’Amnesty international, Tim Hancock : « Personne ne doit être criminalisé pour sa vie sexuelle, et encore moins condamné à mort – par quelque méthode que ce soit. Ce qu’on voit, c’est que onze personnes en Iran risquant l’horreur d’une lapidation à mort pourraient désormais subir la pendaison. En fait, au moins 388 personnes ont été tuées ainsi l’année dernière en Iran, le pays pointant à la deuxième place derrière la Chine pour l’utilisation massive de la peine capitale ».
Pour l’organisation, qui a également initié un appel aux autorités iraniennes, le réexamen du cas de Sakineh doit s’accompagner d’autres demandes : interdire la lapidation, promulguer une loi mettant fin à la peine de mort et prohibant la flagellation, et dépénaliser l’« adultère ».
« La France, avec ses partenaires européens, examine actuellement tous les moyens qui peuvent être mis en oeuvre pour éviter que la condamnation de Sakineh Mohammadi Ashtiani soit mise à exécution », a déclaré lundi 16 août la porte-parole adjointe du ministère français des Affaires étrangères.
« La France rappelle son opposition à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances et demande aux autorités iraniennes d’établir un moratoire général sur les exécutions, en vue d’une abolition à terme de la peine capitale », a ajouté Christine Farges.

