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A Bordeaux, la communauté homosexuelle tenue à l’écart des commémorations

A Bordeaux, la communauté homosexuelle tenue à l’écart des commémorations

L’association Mémorial de la déportation homosexuelle à Bordeaux, qui voulait déposer une plaque commémorant "tous les déportés", dimanche lors des cérémonies du souvenir dans la ville, a estimé samedi que les autorités locales manquaient de soutien à son projet.
E-llico.com

Mis en ligne le 24/04/2011

Julien Pellet, délégué du Mémorial de la déportation homosexuelle à Bordeaux, a dans un communiqué, regretté que "la préfecture de la Gironde et la mairie de Bordeaux abusent de leur autorité pour étouffer notre droit d’honorer toutes les victimes, cédant aux pressions des associations d’anciens déportés".

Selon lui, la section locale de la Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance (FNDIR) "organisatrice de la commémoration", n’honore que les résistants déportés.

"C’est faux, nous célébrons le souvenir de tous les déportés", a réagi Roger Joly, président de la FNDIR auprès de l’AFP.
"C’est un mauvais procès qui nous est fait", a-t-il dit, estimant que "le but de cette démarche est de faire avancer la cause de l’homosexualité" en exploitant le souvenir des déportés.

"S’ils veulent une stèle qui mentionne explicitement la déportation homosexuelle ils doivent le demander au préfet, mais leurs initiatives baignent dans le flou et l’ambiguïté", a-t-il ajouté.

"Nous ne prêchons pas uniquement pour les homosexuels mais voulons qu’un hommage soit rendu à tout le monde et pas seulement à quelques-uns", s’est défendu Julien Pellet, représentant à Bordeaux de l’association qui milite en faveur de la reconnaissance par l’état français de la déportation de personnes pour motif d’homosexualité à partir du territoire français durant la seconde guerre mondiale.

Le Mémorial de la déportation homosexuelle à Bordeaux voudrait apposer une plaque "qui existe à Paris et dans d’autres villes de France" portant "les triangles que devaient porter chacun des déportés : rose pour les homosexuels, rouge pour les communistes, violet pour les témoins de Jéhovah, marron pour les tziganes et jaune pour les juifs". Source : AFP

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Citations

« Il est frappant de constater que lorsqu’on aborde la plupart des aspects de la vie (développement de la fibre maternelle chez les petites filles, façon dont on leur apprend à se servir de leurs mains, à être adroites pour les intégrer et les exploiter plus tard dans les tâches ménagères ou professionnelles) un seul domaine reste totalement exclu, celui de la sexualité. Nous savons, bien sûr, que là aussi les hommes et les femmes se comportent différemment, mais nous jugeons ça naturel ». Ursula Scheu

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