Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Tëtu par Louis Maury 24 février 2010
CINÉMA. Librement inspiré d’un roman de Christopher Isherwood, « A Single Man » est la première réalisation du styliste Tom Ford. Ce long-métrage, d’un grand sens esthétique, offre à Colin Firth un magnifique rôle d’homme perdu après la mort de son amant…

Los Angeles, dans les années 60. Une villa à l’aménagement soigné, entourée d’un jardin manucuré. George (Colin Firth), professeur d’université âgé de 52 ans à l’élégance sans faille, semble mener une existence parfaite.
Mais après la mort accidentelle de son amant, il a décidé d’en finir…
Le récit s’attarde alors sur une dernière journée de vie.
Sans drame. Dans ce long-métrage, le fait que George soit un homo n’est ni un problème, ni un enjeu.
Il s’agit juste d’un homme qui ne supporte plus la vie sans son amour.
En toile de fond, l’Amérique qui craint une guerre nucléaire (c’est la crise des missiles à Cuba), un jeune étudiant (Nicolas Hoult) et un gigolo espagnol (Jon Kortarajena, ci-dessous, à la cigarette) qui le troublent, et son amie (Julianne Moore, incandescente, ci-dessous) qui a plus que jamais besoin de lui.
Et au premier plan, Colin Firth (ci-dessous), lauréat d’un prix d’interprétation au festival de Venise et d’un BAFTA (l’Oscar anglais, son premier) offre ici composition subtile, discrète et terriblement touchante.

Beaucoup ont reproché à Tom Ford de s’être laissé emporter par son style, sa lumière, et de noyer son propos dans la composition trop savamment étudiée de ses images.
Certains ont même vu le film comme une pub trop sophistiquée. Mauvais procès. Tom Ford a un univers, des références, et il les met aussi dans son cinéma. Il signe une bouleversante histoire d’amour. Pour un premier film, c’est un sans faute.
Lisez l’interview de Tom Ford à TÊTU : « Je voulais filmer un héros gay le plus naturellement possible »

A Single Man,
Un film de Tom Ford
Avec : Colin Firth, Julianne Moore, Matthew Goode, Nicholas Hoult, Ginnifer Goodwin, Jon Kortajarena.
Drame. Durée : 1h 41.
Têtu par Rédaction 28 février 2010
Sorti mercredi, le film de Tom Ford a fait un premier nombre d’entrées plutôt modeste, en dépit de critiques flatteuses. Et vous, qu’en diriez-vous ?
A Single Man est arrivé second mercredi au box office des salles parisiennes. Plutôt pas mal, si ce n’est qu’avec 1.112 spectateurs, le film de Tom Ford arrive loin derrière le thriller de Martin Scorsese, Shutter Island et ses 4.449 entrées.
La critique est plutôt élogieuse pour évoquer ce film qui raconte la vie d’un homme bouleversé par la mort de son compagnon, décédé dans un accident de voiture (lire notre article). Au final, un film léché et sophistiqué, à l’image de son réalisateur, Tom Ford, ex-créateur de talent des maisons Yves Saint Laurent et Gucci. Le bouche-à-oreille poussera-t-il plus de spectateurs dans les salles obscures ?
De PhilRoumka Le 28 février à 10h52
j’ai été absolument enthousiasmé par ce film , tout y est parfait , y compris et même surtout l’esthétique , la manière de filmer les corps : enthousiasmant , magnifique Et Colin Firth est absolument impeccable !
De Niko92 Le 01 mars à 21h49 J’ai vu le film il y a quelques jours et je ne dirais pas que tout est parfait. Je ne suis pas du genre à trouver tout extra, super, fantastique etc… Au début du film je me suis dit "Tom Ford ne s’est pas cassé la tête pour les dialogues" car il y a très peu puis ça s’est amélioré. Ensuite j’ai eu un peu de mal avec le côté année 50/60 et petit bourgeois du film. J’ai mis un certain temps à apprécier le film puis la magie a opéré et j’ai commencé à le trouvant intéressant. Je me suis identifié à Colin Firth et j’ai imaginé ce que l’on peut ressentir quand on perd quelqu’un qu’on a aimé surtout un garçon aussi charmant et mignon que son ami. L’envie d’en finir, de ne plus croire en rien, de refuser les occasions qui se présentent bref le quotidien qui continue malgré l’absence de l’être aimé m’ont bien plu. La dernière partie du film est très touchante. Je pense d’ailleurs que ce film restera comme une référence dans la culture gay et pourtant il n’est pas si parfait que ça.
De jlth Le 28 février à 11h33 Film élégant et tout en finesse, du grand Cinéma comme on en souhaiterait plus souvent pour nous faire rêver. Pour moi, c’est un des meilleurs films de la saison et surtout un des meilleurs abordant une histoire d’amour homosexuelle. Images superbes, musiques parfaitement choisies, Colin Firth et Julianne Moore magnifiques. Par moment, Tom Ford approche le niveau atteint par Wong Kar-Wai avec "In the mood for love".
De quentin92 Le 28 février à 11h57 je m4y suis ennuyé, l’esthétisme prime largement sur une non-histoire, il ne se passe quasiment rien. Il ya trop de musique, de gros plans, de flash-back , de scènes oniriques, on est pas du tout dans l’instant présent mais dans un passé idyllique .Le scenario est le gros point faible de ce film joli où je me suis ennuyé ferme.
De Niko92 Le 01 mars à 22h09 Je trouve agaçant tous ces commentaires qui ne parlent que d’esthétisme à propos de ce film. Il y a un côté vintage dans ce film car Tom Ford a voulu placer l’histoire de son film dans les années 50/60 et dans une Amérique puritaine mais à part cela, le film n’a rien de plus esthétique qu’un tas d’autres films. J’avais peur en allant voir ce film qu’il soit justement trop "esthétique" car tout le monde n’arrêtait pas de le dire et non finalement tout passe bien. Il faut à mon avis un petit moment avant d’entrer dans le film car il est situé dans une époque un peu éloignée de nous mais ça apporte un charme un peu vieillot au film que certains doivent qualifier d’esthétisme. Etre homosexuel dans les 50/60 ça n’était pas aussi facile que de nos jours. Ce prof en est l’exemple et Tom Ford le montre très bien.
De Award Le 28 février à 12h22 Je ne m’attendais pas à un film réussi. J’avais peur que ce soit très tenues de mode et photographique ( bref ennuyeux comme une madonna et ses créateurs). Au contraire c’est beau, esthétique, profond et surtout rempli de messages. Je vous le conseille.
De kador3 Le 28 février à 16h10 Je suis allé voir ce film dès mercredi et je n’ai aimé qu’à moitié. J’ai trouvé ce film globalement sombre et triste, de par le thème. Aucun espoir dans ces scènes, j’en suis sorti avec une idée sombre de la relation homo, sans espoir en définitive. Ce prof qui se pose la question de recommencer une relation avec un de ses élèves m’a dérouté. En revanche, je pourrais vivement conseiller "Ander", plein d’espoir, de vie et je me suis vraiment identifié aux personnages. A voir absolument.
De Niko92 Le 01 mars à 22h00 à Kador : ce film reflète la vie telle qu’elle est tout simplement. Il ne l’enjolive pas. Contrairement à ce que tu dis, je trouve que ce film montre que même après la mort d’un être qu’on a longuement aimé, la vie continue et l’amour peut même revenir sans qu’on s’y attende ou sans qu’on le veuille car le prof ne cherche absolument pas le jeune étudiant, au contraire, il le fuit car il n’a pas envie d’une relation avec un élève mais l’autre le provoque et le cherche. C’est vrai qu’il se demande si quelque chose pourrait être possible avec lui mais il se demande surtout à quel jeu joue le jeune. Tu as peut-être été dérouté par la relation possible entre le prof et son élève mais dans le film le prof aussi est dérouté et c’est montré de très belle façon.
De Loïc94 Le 28 février à 16h30 Une réalisation fine et précieuse qui retranscrit magnifiquement l’élégance du roman de Isherwood. Colin Firth et Julianne Moore sont remarquables. Le plan séquence où Georges (Colin Firth) apprend la mort de son compagnon est un moment de pure émotion pudique : une merveille.
De Patrick Antoine Le 06 mars à 10h18 Euh… tu as lu le bouquin ?? Ce film est tout simplement une trahison par rapport au roman de Christopher Isherwood !! (déjà l’argument principal du film : un homme qui organise sa dernière journée et veut se suicider. Nulle part dans le bouquin on ne parle de suicide, mais au contraire d’une envie de continuer et d’aller de l’avant malgré tout. Tout le reste est à l’avenant). Sinon d’accord le film est très esthétique, superbe en ce sens, mais ça fait juste papier glacé et j’ai trouvé ça froid et compassé.

"L’homosexualité : cet état de l’être normal qui peut se construire un joli chemin de vie" Christophe Botti auteur de la pièce "un cœur sauvage".