Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Sylvain Zimmermann 06 janvier 2011
Comment les ados gays ou lesbiennes font la découverte de leur sexualité ? Comment le vivent-ils ? Comment le disent-ils ou le taisent-ils ? C’est l’un des reportages du magazine d’investigation de France 2.
Ce soir, au menu d’Envoyé Spécial, un reportage sur les adolescents homos.
Les journalistes Mathilde Pasinetti et Valérie Lucas ont suivi quatre jeunes,
Léa, Anthony, Lysiane et Franck, qui ont vu leur vie bouleversée par leur coming out.
Comment vivent-ils aujourd’hui leur homosexualité ? Quelle a été la réaction de leurs parents le jour où ils ont annoncé qu’ils étaient gays ou lesbiennes ?
Idées reçues
L’enquête d’Envoyé Spécial montre une nouvelle fois que les mentalités n’évoluent pas vite, et que les idées reçues ont la vie dure.
Certains des ados interviewés dans le cadre du reportage ont été jetés à la rue par leur propre famille.
Adolescents homosexuels : la révélation dans Envoyé Spécial, jeudi 6 janvier, à 20h35, sur France 2. Les rediffusions : le 8 janvier à 3h40 sur France 2 et le même jour sur TV5 Monde, à 21 heures.
HETERHOMO
Bon reportage sur France 2, il en faudrait beaucoup plus
sauf que :
On ne remet pas en cause le Conseil Général du Pas-de-Calais ou autre institution pour n’avoir pas formé l’assistante sociale qui demande au jeune Anthony de « changer » ! (alors que c’est le père qui a un problème psychologique).
D’une manière générale les personnels de santé et les travailleurs sociaux ont été élevés dans les années 60, 70 et après, alors que l’homosexualité était une maladie, et cette conception est restée dans les têtes.
Ceci n’est pas expliqué par les 2 journalistes à la fin.
D’autre part le jeune s’enfuit avant d’aller dans la famille d’accueil du moins on peut le supposer. On ne dit pas à la fin qu’on laisse de telles familles possiblement homophobes accueillir des homos ! (pas de principe de précaution ici)
On s’émeut de ce que des enfants peuvent être adoptés par des gays, et une enquête est faite pour savoir, mais on n’enquête pas sur l’homophobie des candidats à l’adoption afin de les retirer, et pourtant ça protègerait les enfants et ça ferait évoluer les mentalités.
Un reportage précédant il y a 2 ou 3 ans présentait des ados en rupture avec leurs parents (aucun rapport avec la sexualité) et disaient qu’ils portaient plainte (même jeunes adultes) contre leurs parents et obtenaient pour certains une pension alimentaire et afin de poursuivre leurs études. Ces demandes étaient pour la plupart fondée, mais certains jeunes abusaient de la loi qui les protège pour profiter des parents.
Les questions qu’il faudrait pouvoir poser sont :
- les 4 structures "Le Refuge" informent-elles les 800 candidats (800 demandes fermes ou simples prises de contact ?) de la possibilité de se plaindre en justice ? (beaucoup ne sont pas en état psychologique de le faire, mais ils ont tous une bonne raison, eux, et ça leur donnerait les moyens de survivre, puisque tous ne pourront pas intégrer un refuge ; de plus ça ferait évoluer les mentalités, les parents ne se sentiraient plus légitimes d’être dangereux pour leurs enfants, cependant souvent le jeune espère une évolution des parents.
- les jeunes non retenus par un refuge sont-ils dirigés vers d’autres structures pouvant procurer de l’aide psychologique (et non pas psychiatrique) et juridique ?
- Est-il normal que "la seule obligation" pour ces jeunes en refuge soit la consultation hebdomadaire d’un psychiatre. Sont-ils/elles malades ? Que certains/es puissent être suffisamment démoli-e-s pour en avoir besoin, est une évidence, mais que ce soit une règle établie… Surtout qu’il est bien question d’un psychiatre, et pas d’un psychologue.

"Combien de discours juridiques, psychanalytiques, sociologiques, politiques, etc…sont de l’ordre de l’injure, en ce sens qu’ils font exister la réalité sociale d’infériorisation que l’injure, la diffamation, le langage de haine, viennent en accord avec eux, inscrire dans la vie quotidienne des homosexuels" Didier Eribon