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Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

Bas
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Adoption par les homos

Parce que les exemples de toutes les familles homoparentales et qui sont forcément bons (puisque tous les spécialistes le disent : il n’y a aucune « séquelle » les enfants de parents Lesbiens Gays Bi et Trans sont normaux et normales et en plus ils-elles sont tolérant-e-s !) sont en eux-mêmes éducatifs.

Parce que des homophobes ne se privent pas de dire : « la preuve que les homos ne sont pas normaux et normales, c’est qu’on leur interdit le mariage et l’adoption ! ».

Comment expliquer que notre République soit fort imparfaite, puisqu’inférieure à 3 Royaumes qui nous entourent : Pays-Bas, Belgique, Espagne ?

homoparentalité Magazine Questions de Génération sur France 4

en 2 parties : http://www.dailymotion.com/video/xb…
et
http://www.dailymotion.com/video/xb…

Sur la 5 le 15 novembre

Christine Boutin dit : « on est dans la civilisation du désir, c’est intolérable, bien sûr dans le désir d’enfant, ce reportage d’homos adoptant est trop merveilleux pour être vrai, car ces gens sont riches.

Refuser l’adoption pour les homos en couple et pas pour les célibataires, est une formidable hypocrisie, ou bien on accepte l’adoption pour les homos ou bien on refuse l’adoption pour les célibataires,

il faut l’image d’un père et d’une mère, et dans les couples monoparentaux après séparation cela n’a rien à voir car la situation de départ était celle d’un couple (sous-entendu hétéro) ».

Heterhomo

Cette idée de désir d’enfant est critiquée par opposition à l’intérêt de l’enfant.

Nous pensons qu’il faut réagir de cette façon et le marteler comme ils font eux. Il ne s’agit pas, dans le cas de couples homos qui adoptent d’un « désir d’enfant », du moins pas plus que chez les hétéros, mais de sortir des enfants d’un orphelinat souvent sordide pour leur donner un parent femme ou homme ou un couple de parents hétéros ou homos comme étant toujours une meilleure solution que de les laisser à l’orphelinat.

On sait qu’il y a beaucoup plus d’enfants à adopter que de volontaires pour l’adoption, on a donc besoin d’un maximum de personnes sans commencer par les discriminer.

En marge des valeurs de la République de solidarité, on a cru comprendre que c’était la compassion chrétienne qui le commandait pour celles et ceux qui suivent cette religion, sans discriminer encore davantage les volontaires, mais pour certain-e-s intégristes ce n’est pas le cas, pour lesquel-le-s humilier les homos et les bi est devenue une valeur supérieure à « aime ton prochain comme toi-même » première valeur des religions en principe.

L’enfant accueilli par un-e célibataire ou un-e divorcé-e est à priori moins bien placé-e que celui ou celle qui est accueilli-e par un couple sauf s’il s’agit de couples qui se déchirent, où là il vaut mieux des célibataires.

Il y a toujours autour des célibataires des référent-e-s de l’autre sexe : grand père ou grand-mère, oncle ou tante, ami-e-s…et les enfants de couples homos de première et deuxième génération sont tous et toutes équilibré-e-s comme pour ceux et celles de couples hétéros.

Que le couple qui se sépare soit hétéro ou homo, que « la situation de départ » soit homoparentale ou hétéroparentale ne change rien à l’affaire, les enfants ont besoin d’être aimé-e- et reconnu-e-s, le reste ne compte pas, ce n’est qu’une idéologie et une peur d’adultes sans fondement.

La non-présence de référent-e-s de l’autre sexe, est donc un prétexte pour refuser l’égalité au nom du dogme hétérosexiste.

L’intérêt de l’enfant est d’être accueilli par des couples même homos ou de célibataires même homos, et c’est cet intérêt seul qui doit guider une république laïque.

Ce qu’il faut c’est un parent représentant l’autorité et un autre l’affection, ceci peut-être donné par un père et une mère ou l’inverse ou alternativement ou 2 hommes ou 2 femmes.

A l’échelle de la France et de l’Europe, le nombre d’enfants à adopter est très faible, alors que la demande est très forte :

Le nombre de personnes qui font une demande pour adopter un enfant a presque doublé en 15 ans. On compte aujourd’hui plus de 10 000 demandes par an. Environ 90 % des demandes sont déposées par un couple et 90 % des candidats à l’adoption ont entre 30 et 49 ans.

Les enfants adoptés en France

Fin 2007, 2 312 enfants avaient le statut de pupille de l’État. 36 % des pupilles étaient placés dans une famille en vue de leur adoption. Les enfants placés en vue de leur adoption sont très jeunes (72 % ont moins d’un an). Pour les deux tiers restants, aucun projet d’adoption n’est envisagé :
• soit parce que des liens perdurent avec leur famille : 6 %
• soit parce qu’ils ne sont pas prêts à être adoptés (séquelles psychologiques, échec d’adoption, refus de l’enfant) : 8 %
• soit parce que leur situation actuelle est satisfaisante (bonne insertion dans la famille d’accueil) : 13 %
• soit parce qu’aucune famille adoptive n’a été trouvée en raison de leurs caractéristiques (état de santé, handicap, âge élevé ou enfants faisant partie d’une fratrie) : 56 %

Quand ils sont adoptés, les enfants plus âgés le sont principalement par les assistants familiaux qui en avaient préalablement la garde. Les enfants ayant un problème de santé ou de handicap sont le plus souvent adoptés par une famille agréée, candidate à l’adoption, d’un autre département.

http://www.adoption.gouv.fr/Chiffre…

L’homoparentalité est-elle dangereuse pour l’enfant ?

Quand l’amour bouscule la jurisprudence et peut-être bientôt la loi. Mardi, le tribunal administratif de Besançon a ordonné au Conseil général du Jura de délivrer un agrément d’adoption à Emmanuel B., une enseignante homosexuelle qui vit avec sa compagne.
En 1998, au moment d’entamer la procédure, cette dernière n’avait pas caché son orientation sexuelle, ce qui aurait pu simplifier ses démarches puisqu’une célibataire peut adopter.
La décision, qui intervient après dix ans de bataille juridique, relance le débat sur l’adoption - interdite par la loi en France - pour les couples homosexuels.

Pour le sociologue François de Singly, professeur à l’université Paris IV et auteur de Comment aider l’enfant à devenir lui-même ?, ce jugement interroge plus généralement la question de la filiation et de la parenté.

Comment réagissez-vous à la décision du tribunal administratif de Besançon ?

C’est une décision logique. La France a d’ailleurs déjà été condamnée par l’Europe dans cette affaire qui illustre un paradoxe récurrent chez nous : le principe d’égalité, qui nous est si cher, ne semble pas devoir s’appliquer à la famille. Regardez les difficultés que l’on a eues à faire accepter que les enfants dits illégitimes – les bâtards, comme on les appelait – puissent hériter au même titre que les enfants nés dans le mariage.

Au moment où cette question faisait débat, certains disaient, comme on l’entend encore à propos des homosexuels, que c’était la fin de la famille.

Le jugement du tribunal administratif de Besançon rétablit tout simplement l’égalité entre homosexuels et hétérosexuels, une valeur portée par l’Europe et intrinsèquement incontournable.

Il met également en évidence une contradiction très mystérieuse concernant l’adoption. La loi autorise les couples mariés et les célibataires à adopter un enfant. Comme les couples homosexuels, les concubins hétérosexuels sont exclus de ce processus.

Les gens qui montent à la tribune pour s’opposer à l’adoption par des homosexuels, au nom de l’intérêt de l’enfant censé avoir deux parents de sexes différents, pourquoi ont-ils voté dans le passé une loi qui autorise une femme seule ou un homme seul à adopter ? Pourquoi n’ont-ils pas changé cette loi ?

A partir du moment où on autorise une femme seule à adopter, il est très difficile de l’interdire à un couple de femmes. Et je ne parle pas de l’accouchement sous X. Il y a bien des enfants sans père ni mère alors et l’on prétend qu’un enfant avec deux mères serait un cauchemar total ! Où est la logique ?

La famille homoparentale questionne la famille classique…

Elle met surtout en évidence les contradictions qui entourent le principe de la filiation en France et les changements en cours dans les systèmes de parenté européenne depuis les années 1960.

La question de l’homosexualité ou de l’hétérosexualité, c’est déjà presque une histoire du passé.

De mon point de vue, l’hétérosexualité n’est pas le fondement du rapport à l’enfant.

Certains estiment pourtant que l’homoparentalité met en péril l’équilibre de l’enfant…

Je ne le crois pas. Mais c’est une question que je me suis longtemps posée en tant que spécialiste de la famille, certainement du fait de mon éducation très conventionnelle.

Les centaines d’études menées au Canada et aux Etats-Unis démontrent le contraire.

Seulement, en France, avec beaucoup d’hypocrisie, on discute sans preuves puisqu’on n’a jamais financé aucune enquête sur le sujet.

Les recherches très poussées effectuées outre-Atlantique tendent à montrer que c’est la stabilité des relations dans le temps qui fait l’équilibre de l’enfant, pas l’hétérosexualité.

Dans mon laboratoire, nous nous sommes intéressés à l’argument psychanalytique brandi par les partisans de l’hétérosexualité et l’Eglise.
On dit que le père est là pour séparer le petit garçon de sa mère, pour casser la fusion. Mais la compagne d’une femme peut très bien jouer le rôle du tiers qui sépare.

L’intérêt de l’enfant ne doit-il pas primer sur le désir d’enfant exprimé par les couples homosexuels ?

On doit se demander pourquoi l’hétérosexualité engendrerait automatiquement des compétences parentales.

Une partie des pères hétérosexuels aujourd’hui ne sont pas pères : ils ne s’occupent pas de leurs enfants, ils ne leur donnent pas d’attention.

Certains disent : "Il faut que les parents soient hétérosexuels." Je réponds : "Il faut que le couple parental soit stable et que les parents soient attentifs."

Comment favoriser cette stabilité ?

Il est urgent de refonder la parentalité, de repenser la filiation. Au lieu de se faire peur avec l’homosexualité, il faut tenter de conjuguer la stabilité nécessaire à l’épanouissement de l’enfant avec l’instabilité amoureuse.

Cela concerne autant les hétérosexuels que les homosexuels.

Pourquoi ne pas inventer un nouveau contrat ? On peut imaginer que les deux parents (un homme et une femme, deux hommes ou deux femmes) signent un acte pour déclarer leur parentalité.

A partir du moment où un couple aura reconnu un enfant, biologique ou non, il s’engage à l’éduquer sur la longue durée.

L’Etat serait le garant de la qualité de cette éducation.

Cette idée peut faire largement consensus.

Alors qu’on s’apprête à célébrer le vingtième anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, il faut créer un CDI de la parenté.

Vincent Loiseau.
http://www.lejdd.fr/Societe/Educati…

« Ce qui est prioritaire c’est le droit de l’enfant ? » Chiche !

Alors qu’une majorité de Français se dit favorable à l’adoption par des couples de même sexe, le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, a manifesté son opposition à ce type d’adoption dans ces termes : “On parle beaucoup aujourd’hui d’un concept qui s’appelle le droit à l’enfant mais, pour moi, ce qui est prioritaire c’est le droit de l’enfant”, en expliquant que “dans une société qui est en bouleversement, en changement il y a un repère nécessaire, c’est d’avoir un père et une mère”.

La formule utilisée par l’ancien ministre ne peut pas avoir uniquement un effet rhétorique et, compte tenu de la réalité mondiale, elle doit être prise très au sérieux.

En effet, si le système de filiation proposé par Xavier Bertrand doit trouver son fondement dans le droit de l’enfant et non pas dans le droit à l’enfant (comme c’est le cas aujourd’hui pour les hétérosexuel-le-s), l’ensemble des couples souhaitant la réalisation d’un projet parental devraient d’abord s’assurer qu’aucun-e enfant ne se trouve dépourvu-e d’une famille (hétérosexuelle).

La reproduction biologique devrait être subordonnée à cette condition : l’enfant déjà né-e a un droit supérieur à celui de l’enfant à naître. Un récent rapport de l’Unicef recense 18 millions d’enfants orphelin-e-s en Afrique.

Le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial, M. James Morris a annoncé devant le comité des Affaires étrangères du Sénat américain que 18000 enfants meurent de faim chaque jour.

De surcroit, l’ONU estime à 300 000 le nombre d’enfants soldats actuellement en activité, principalement utilisés lors des guerres civiles. Dans le monde, des dizaines de millions d’enfants passent une grande partie de leur vie dans la rue, où ils-elles sont exposé-e-s aux mauvais traitements et à l’exploitation sous toutes ses formes.

Voici la terrible réalité de beaucoup d’enfants pour qui le droit proclamé par le chef de l’UMP est tout simplement inexistant. Selon Xavier Bertrand, le droit de l’enfant à avoir un foyer constitué d’un couple hétérosexuel serait supérieur au désir d’enfant des couples homosexuels.

Puisqu’il s’agit d’une question extrêmement grave et particulièrement sérieuse, il est difficile d’imaginer que l’ancien ministre se soit servi de cet argument uniquement pour exclure les homosexuel-le-s de la filiation adoptive.

Il faut donc exiger de lui qu’il applique ce principe de telle sorte que tous les couples hétérosexuels deviennent les débiteurs de ces millions d’enfants détenteurs ou détentrices d’un droit supérieur à celui du “désir d’enfant”.

Autrement, le choix de la reproduction biologique des couples hétérosexuels continuera d’empêcher la réalisation du droit de l’enfant.

Une fois que tous les enfants adoptables auront trouvé une famille, composée d’un père et une mère, la reproduction charnelle pourrait redevenir un moyen légitime de filiation.

Entre-temps, il semble difficile d’opposer cet argument aux couples de même sexe désirant adopter lorsque, de surcroit, ce sont justement ces couples qui par l’adoption internationale peuvent rendre effectif le droit de l’enfant.
Daniel Borrillo 30 novembre 09 sur Yagg.
www.yagg.com


« Toutes les images de notre vie », homoparentalité
envoyé par GayClic. - L’actualité du moment en vidéo.


Karine et Elodie

Ils témoignent dans TÊTU : l’adoption, un long voyage

Têtu par Rédaction 27 septembre 2010

En France, l’adoption par des couples homosexuels n’est pas autorisée. Pourtant, la réalité est tout autre : les gays et les lesbiennes adoptent déjà, même s’ils le font souvent en gardant le silence sur leur orientation sexuelle. Pour beaucoup de couples homosexuels désireux d’avoir un enfant, l’adoption s’impose comme une solution évidente, plus simple, plus facile parfois que la naissance d’un enfant biologique.
Sauf que… Sauf qu’en France les gays et les lesbiennes ne peuvent toujours pas adopter en tant que couple. Mais l’adoption étant ouverte aux célibataires, rien n’empêche un gay ou une lesbienne de faire une demande d’agrément, puis d’accueillir un enfant.
C’est ainsi que depuis des années, des enfants adoptés grandissent avec deux parents de même sexe, même si la loi française ne leur en reconnaît qu’un seul. L’agrément, cependant, ne donne pas droit à un enfant. L’homosexualité reste souvent tabou, notamment dans les demandes à l’étranger, certains pays bloquant les dossiers dès qu’il y a un doute. Alors, comment gérer tout ce casse-tête ?

Une maman : « La veille de la visite de l’assistante sociale, ma compagne est allée dormir chez une amie. On avait effacé toute trace de vie de couple dans l’appartement... »
Un papa : « On m’aurait torturé, j’aurais juré que j’étais hétéro ! La société nous demande d’être hypocrites pour être père : j’ai joué le jeu, mais seulement pendant les entretiens. Une fois la petite arrivée, j’ai rappelé l’assistante sociale pour lui dire la vérité ».
D’autres préfèrent la transparence : « Cela fait vingt ans qu’on est en couple, le désir d’enfant était là aussi parce que nous sommes deux. » Mais, au final, comme le dit un autre père : « Dans notre parcours, il y a certes le mensonge, mais c’est l’absence de reconnaissance légale qui est la pilule la plus difficile à avaler ».

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Citations

"La primauté de la parole masculine, son aptitude à apparaitre « neutre et universelle » est l’un des mécanismes qui permet au masculin de servir de référence, de modèle et de prototype au genre humain". Godelier.

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