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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Afghanistan : Talibans, femmes et propagande

www.lesnouvellesnews.fr

L’homophobie et le sexisme institutionnalisés briment 55 à 60 % de la population, empêchant leur développement humain voire économique.

C’est cruel et stupide.

L’homophobie développe la clandestinité et la honte de soi et donc la propagation du SIDA dans la population homo.

L’obligation pour les homos et bisexuel-les d’avoir des relations hétéros non désirées entraîne l’infection des hétéros et réciproquement, atteignant ainsi des femmes enceintes et leurs futurs enfants !

Halte à l’aide inutile dans ces pays là ! (sauf aide conditionnée à l’égalité).

Les violences contre les Afghanes "largement sous-déclarées"

Mis en ligne le 12/12/12 I Rédaction par La rédaction

C’est ce que déplore le dernier rapport de la mission de l’ONU en Afghanistan, qui note que l’application de la loi contre les violences votée en 2009« reste faible ».


En Afghanistan, les femmes continuent d’être la cible de violences en raison de leur sexe, et ce malgré des lois spécifiques faites pour les protéger.
C’est le triste constat dressé par la Mission des Nations Unies en Afghanistan (UNAMA), dans son dernier rapport. Un document publié au lendemain du meurtre de la responsable gouvernementale Nadia Sidiqi dans la province de Laghman.

La loi dite EVAW sur les violences faites aux femmes, votée en août 2009, cible une vingtaine de formes de violences, du mariage précoce au viol. Mais son application « reste faible », souligne le rapport (ici en anglais).

Les données recueillies par la mission de l’ONU concernent 22 des 34 provinces afghanes, et font état d’une augmentation, par rapport à l’année précédente, du nombre de cas de violences enregistrées par la police et les autorités judiciaires.
Plus que le signe d’une augmentation de ces violences, la directrice de l’UNAMA Georgette Gagnon préfère y voir celui d’une libération de la parole.

Sur les 470 cas de violences déclarés en rapport avec la loi (les associations, sur place, font état globalement de 4 000 faits de violences cette année), 163 ont fait l’objet de poursuites judiciaires, et 100 ont abouti à des condamnations. Une faible proportion de plaintes a donc connu des suites judiciaires même si le rapport fait état de progrès par rapport à l’année précédente.
Mais une fois le processus enclenché, « l’usage de la loi sur les violences a conduit à davantage de justice pour les femmes », commente Georgette Gagnon.

Reste que, selon le rapport, « les faits de violence à l’encontre des femmes restent largement sous-déclarés, en raison de blocages culturels, normes sociales et tabous, de croyances religieuses et coutumières, de la discrimination à l’égard des femmes qui implique une plus grande acceptation de la violence à leur encontre, de la crainte de stigmatisation et d’exclusion, et parfois de menaces pour la vie. »

Exemple du climat de peur : après le meurtre en juillet 2012 de la responsable des affaires féminines de la province de Laghman (à qui Nadia Sidiqi avait succédé) seulement deux femmes ont poussé la porte du bureau de l’institution dans la province.
« Cela suggère que les femmes victimes ont eu peur d’être associées à ce bureau et de devenir des cibles », estime le rapport.

Hisser le drapeau gay en Afghanistan, une « provocation dangereuse » ?

Têtu par Raphaël Moreaux 04 avril 2012,

La photo d’un soldat américain hissant le drapeau arc-en-ciel sur une base militaire afghane soulève une nouvelle polémique aux Etats-Unis. L’armée américaine a ouvert une enquête.
Après l’image du fougueux baiser gay d’un Marines qui avait fait le tour du net, l’armée américaine fait face à une nouvelle photo polémique. Le cliché posté par le groupe Facebook Wipeout Homophobia (« éradiquer l’homophobie ») montre un soldat hisser le drapeau arc-en-ciel sur, toujours selon le groupe, son campement militaire en Afghanistan.
Il n’en fallait pas plus pour relancer le débat et échauffer les ultraconservateurs.
« Question de sécurité militaire »

Tony Perkins, président du Family Research Council (FRC) qui s’était déjà fermement opposé à l’abrogation du « Don’t ask, Don’t tell », est monté au front.
Il compare la « provocation » du soldat en question à celle des officiers américains qui avaient brûlé des exemplaires du Coran en février : « Après cet incident, des vies américaines ont été perdues. Quel prix allons-nous aujourd’hui payer à cause de ceux qui veulent utiliser l’armée pour afficher leur homosexualité ? »
Selon Perkins, il faudrait donc redouter une réaction armée des musulmans afghans : « C’est une question de sécurité militaire, et de respect de la morale religieuse ». L’occasion pour lui d’en faire un argument supplémentaire pour démontrer l’antipatriotisme du « lobby gay ».

Ouverture d’une enquête

Dans un article à charge contre le président du FRC, le journal en ligne New Civil Rights Movement réplique : « le simple fait qu’il y ait des militaires ouvertement homosexuels servant leur pays est un affront pour Perkins ».
Et d’ajouter : « le Taliban Perkins voudrait appliquer sa vision personnelle de la sharia chrétienne sur l’armée américaine – et sur l’Amérique ».

L’histoire aurait pu s’arrêter là si l’armée n’avait pas annoncé à Fox News qu’elle avait ouvert une enquête.
Dans un premier temps, elle dit vouloir vérifier que la photo ait bien été prise en Afghanistan et identifier le soldat qui y apparaît.
Nicole Jodice, qui avait mis l’image en ligne sur la page Facebook de Wipeout Homophobia, a assuré de son côté que le cliché n’avait pas été retouché.

Ce soir à la télé : « Kaboul : Tu seras un garçon ma fille »

Publié par Yannick Barbe http://yagg.com/2012/05/15/ce-soir-…
Kaboul : Tu seras un garçon ma fille (2012), de Stéphanie Lebrun, à 20h35, sur France 5.
En Afghanistan, on les appelle les « bacha posh », littéralement « celles qui s’habillent en hommes ».
Des jeunes filles se travestissent pour jouir des libertés (sortir seule, travailler, etc.) dont disposent les hommes, pas elles, considérées comme des citoyennes de seconde zone.

Elles seraient des centaines, voire des milliers : la réalisatrice Stéphanie Lebrun en a rencontré 4 d’entre elles.
Elles racontent leur vie quotidienne, faite de mensonges et de déni, mais aussi leurs rêves d’émancipation.
Le documentaire sera suivi d’un débat, à 21h35, animé par Carole Gaessler.

Écrit par Arnaud Bihel - Mercredi, 11 Août 2010

Une jeune Afghane au nez tranché.

Cette photo en couverture du magazine Time ranime le débat sur le conflit en Afghanistan.
D’où il ressort que, décidément, guerre et propagande sont indissociables.
Et que dans ce cas, les femmes sont en première ligne. Après les milliers de documents dévoilés par le site WikiLeaks, la présence de la guerre en Afghanistan dans les médias américains était vite retombée.
Mais la Une du prestigieux magazine Time, lundi 9 août, est venue créer une nouvelle polémique.
Aux aspects bien différents, mais la question au centre des débats est la même : cette guerre est-elle utile ?

Les documents dévoilés par WikiLeaks avaient tendance à montrer le contraire : soutien aux talibans de membres des service secrets pakistanais, enlisement et bavures des troupes alliées de l’ISAF… des aspects disqualifiant l’efficacité de l’engagement dans le pays.

A l’inverse, la couverture "choc" du Times vient légitimer la présence américaine : « Ce qui arrivera si nous quittons l’Afghanistan », c’est la phrase qui accompagne la photo d’une jeune afghane au nez tranché.
Une image « puissante, choquante et dérangeante », admet le directeur de la rédaction du magazine.

Dans l’article,Time raconte en détail l’histoire de cette jeune fille : « Les talibans ont frappé à la porte juste après minuit, réclamant qu’Aisha, 18 ans, soit punie pour s’être enfuie de chez son époux.
Aisha s’est défendue : sa belle-famille la traitait comme une esclave ; ils la frappaient ; si elle n’avait pas fui, elle serait morte.
Son juge, un commandant taliban local, est resté de marbre.
Le beau-frère d’Aisha l’a mise à genoux tandis que son mari sortait un couteau. D’abord, il lui a coupé les oreilles. Puis le nez. »


Une histoire à rapprocher d’une autre, très médiatisée ces derniers jours : celle de Sanubar, une Afghane de 35 ans, veuve et enceinte, accusée d’adultère et exécutée en public de trois balles dans la tête dans un bastion taliban, dans l’ouest du pays.

Dans les deux cas, des officiels talibans ont nié être à l’origine de ces atrocités et dénoncé des opérations de propagande des médias occidentaux.
Le site @rrêtsurimages signale par ailleurs que l’organisation « Women for Afghan Women », en relatant le 17 mars l’histoire d’Aisha, disait qu’elle avait été mutilée par son mari, un taliban. Mais pas de référence ici à un juge taliban qu’évoque Time.

Impossible de le nier : les femmes subissent l’influence des talibans en Afghanistan.
Elles en sont même de plus en plus victimes, faisait remarquer le tout dernier rapport de l’ONU sur les victimes civiles dans le pays.
Mais elles sont aussi des objets de propagande, aux mains de toutes les parties engagées dans le conflit afghan.

Et de fait, la couverture de Time a soulevé un vif débat.
« Ceux opposés à la présence américaine en Afghanistan y voient du "chantage émotionnel", voire du "porno de guerre", tandis que ceux qui craignent les conséquences d’un abandon du pays y voient une puissante adresse à la conscience », résume un correspondant du New York Times à Kaboul.
Et les critiques peuvent même provenir de féministes, pour qui utiliser la souffrance des femmes pour soutenir la guerre relève du cynisme, comme le note Rue89.

Où l’on revient à WikiLeaks. En mars dernier, le site publiait ce qu’il présente comme un document classifié de la CIA sur la façon de gagner le soutien du public en faveur de la guerre.
Le sort des femmes figurait parmi ces stratégies : « Les femmes afghanes peuvent être des messagères idéales pour humaniser le rôle de l’ISAF face aux talibans, en raison de la capacité des femmes à parler de façon personnelle et crédible de leur expérience sous les talibans, de leurs aspirations et de leurs craintes. »

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Citations

"Drames personnels, rejet familial, scolaire ou professionnel, blessures intimes, désespoir : l’homophobie est une violence sociale encore méconnue qui continue à briser des vies" Bertrand Delanoë

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