Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Emilie Iob et Patricia Huon 28 septembre 2011
REPORTAGE VIDÉO. Samedi dernier, la gaypride de Soweto rassemblait des homos sud-africains pour défiler dans cette banlieue pauvre de Johannesburg.
Nos deux correspondantes étaient sur place et ont pu filmer cette marche joyeuse et militante.
Le 24 septembre, comme chaque année depuis 2004, la Soweto Pride est passée dans les rues du plus grand township de Johannesburg.
A l’occasion de cette Marche des Fiertés LGBT, environ 200 Sud-Africain(e)s, dont une majorité de femmes, ont défilé en chantant pour défendre leur droit à vivre librement leur sexualité.
Cette manifestation est organisée par le Forum for Empowerment of Women (FEW), une association féministe, et a pour objectif de rendre la communauté homo plus visible dans les townships.
Têtu par Patricia Huon 28 septembre 2010,
Samedi dernier, des lesbiennes ont marché dans les rues de Soweto, le township historique de Johannesburg, pour célébrer leur fierté, dans le quartier même où deux lesbiennes avaient été violées et assassinées en 2007.
Environ 200 homosexuel(le)s sud-africain(e)s, principalement des femmes lesbiennes, ont défilé ce samedi dans les rues de Meadowlands.
En 2007, c’est dans ce quartier, qui fait partie du township le plus tristement célèbre de Johannesburg, que deux femmes ont été violées et assassinées, parce qu’elles avaient osé vivre ouvertement leur sexualité.
« C’est une manière de dire à la communauté : "Même si vous tuez certains d’entre nous, nous existerons toujours. Vous n’y changerez rien" », lance Phindi Malaza, membre de l’association féministe, Forum for Empowerment of Women, qui organise la manifestation.
« Il y a déjà une Gay Pride à Johannesburg. Mais celle-ci a lieu dans les quartiers aisés du Nord de la ville.
Or, c’est dans les quartiers pauvres qu’il y a le plus de violences envers les gays et les lesbiennes, c’est ici qu’il y a des meurtres homophobes, des viols « correctifs »… ».
Selon Olive, 35 ans, qui participe à la Soweto Pride depuis sa création il y a six ans, « les mentalités ont déjà pas mal évolué ces dernières années.
Mais il y a encore un long chemin à parcourir, d’où l’importance d’augmenter notre visibilité ».
Globalement, l’accueil de la manifestation est plutôt bon et certains habitants, heureux de voir un peu d’animation dans le quartier, se joignent même à la fête.
Mais les préjugés ne sont jamais loin : « Je suis totalement contre tout ça », lâche un jeune homme, qui ajoute : « Si c’était ma sœur, je l’immolerais par le feu ». Cela fait froid dans le dos.

"Je me croirais le plus heureux des mortels, si je pouvais faire que les hommes pussent se guérir de leurs préjugés" Montesquieu