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Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Agressions de LGBT (2)

USA : les jeunes homos cibles d’agressions sexuelles dans les centres de détention pour mineurs

Deux inculpations dans l’agression d’une trans’ au McDonald’s de Rosedale

http://yagg.com/2011/05/21/etats-un…

Publié par Judith Silberfeld

La vidéo a fait le tour du web il y a un mois : dans un McDonald’s de Rosedale, en banlieue de Baltimore (Maryland), une jeune trans’ de 22 ans, Chrissy Lee Polis, était violemment agressée par deux adolescentes, après une dispute dans les toilettes pour femmes (lire États-Unis : l’agression filmée d’une trans’ suscite l’émotion sur le web).

En début de semaine, un grand jury a décidé qu’il y avait suffisamment de preuves pour un procès et le ministère public a donc décidé d’inculper Teonna Brown, 18 ans, et sa comparse de 15 ans pour cette agression, en retenant la circonstance aggravante de crime de haine, rapporte le site d’infos LGBT britannique PinkNews.
La première sera jugée comme une adulte, la seconde, dont le nom n’est pas dévoilée parce qu’elle est mineure, par un tribunal pour enfants.

Dans la foulée de cette annonce, des militant-e-s du Maryland ont fait savoir qu’une nouvelle association de défense des droits des trans’, Gender Rights Maryland, allait voir le jour.

Une violente agression contre une trans filmée dans un McDo

Têtu par Alexis Buisson 26 avril 2011,

Chrissy Lee Polis, 22 ans, a été violemment battue par deux adolescentes devant des employés amorphes, voire amusés.
La vidéo, qui peut choquer, a provoqué une forte émotion et des rassemblements outre-Atlantique
.

La scène se passe le 18 avril dernier dans un McDonald’s de Rosedale, dans l’Etat du Maryland.
Un employé de l’établissement la filme sur son téléphone portable.

Convulsions

Chrissy Lee Polis, une transsexuelle de 22 ans, est verbalement et physiquement agressée à plusieurs reprises par deux filles de 14 et 18 ans devant les toilettes de l’établissement.
Les adolescentes lui donnent des coups de poings et de pieds à la tête et au corps et la traînent près d’une porte d’entrée où elle finit par avoir des convulsions
.
A part une vieille dame et un employé qui tentent en vain de calmer le jeu, le reste du restaurant semble observer la scène avec un certain amusement, si l’on en croit le ton des commentaires entendus dans la vidéo.

Il n’est pas clair que l’identité transsexuelle de la victime ait motivé l’attaque. Un journal a avancé qu’il pourrait s’agir d’une agression à caractère racial - les agresseuses sont noires tandis que la victime est blanche.

Selon Chrissy, qui est apparue dans une vidéo du Baltimore Sun, un homme l’aurait approchée alors qu’elle souhaitait utiliser les toilettes du McDonald’s de manière pressante.
Une des deux filles est alors venue vers elle pour lui cracher à la figure : « Tu essayes de parler à mon mec » lui aurait-elle lancé.
Les coups auraient commencé après cela.

« Elles voulaient se battre » D’après le site The Smoking Gun, l’homme qui a filmé la scène a donné une version différente des faits sur son profil YouTube : « Quand on lui a demandé de sortir des toilettes des femmes, il a pris tout le monde de haut et les filles ont commencé à le battre » a-t-il écrit en parlant de Chrissy.

« Pour dire la vérité, je pense qu’elles voulaient simplement se battre ce soir-là, suggère la victime au Baltimore Sun. J’ai peur de sortir maintenant à cause de ça. »

Agression au premier et second degrés

L’épisode a suscité une vive émotion au sein de la communauté LGBT américaine et au-delà.
Lundi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le McDo de Rosedale pour dénoncer l’agression et demander davantage de protections pour la population transsexuelle.
Plusieurs participants ont appelé à la réintroduction de la loi HB 235 qui interdit toute discrimination en matière de logement, d’emploi et d’obtention de prêts bancaires sur la base de l’identité sexuelle.
Les supporters de la loi espèrent qu’une version plus ambitieuse du texte, bloqué par le Sénat du Maryland début avril, sera proposée pour interdire la discrimination dans les lieux publics. Le dossier de l’agresseuse de 14 ans sera traité par la justice pour mineurs tandis que son amie de 18 ans, déjà impliquée dans un incident similaire dans le même McDonald’s en juillet 2010 selon le Baltimore Sun, est poursuivie pour agression au premier et second degrés.
L’employé de McDo qui a filmé l’agression a été licencié.

HETERHOMO : ah oui, pourquoi ? pour avoir donné un document à la justice permettant d’inculper, ou pour avoir diminuer la recette du Mc Do pour mauvaise publicité ?

Un père homophobe arrêté pour le meurtre de la compagne de sa fille

Têtu par Jeanne Lefort 21 avril 2011,

Un Texan, qui n’aurait pas supporté que sa fille sorte avec une femme, a tué la petite amie de sa fille, ainsi que sa mère.
Arrêté par la police, il risque la prison à vie ou la peine de mort.

Jose Alfonso Aviles, un Texan de 45 ans, a été arrêté mardi matin, pour le meurtre de Norma Hurtado, la compagne de sa fille, et de la mère de celle-ci.
L’homme n’aurait pas accepté que sa fille, âgée de 18 ans, entretienne une relation avec une autre femme.

Selon des témoins, il s’est présenté lundi soir chez Norma et sa mère, Maria Hurtado, réclamant sa fille, qui était dans la maison.
Celle-ci n’étant pas descendue, il a alors sorti une arme et a tiré sur Norma et Maria Hurtado (photos), respectivement âgées de 24 et 57 ans, qui sont toutes deux décédées sur le lieu de l’agression.

Menaces de mort Un ami de la victime a expliqué à la police que le suspect avait envoyé à Norma un texto il y a un mois, la menaçant de mort, elle et sa mère, car il ne supportait pas l’idée qu’elle sorte avec sa fille.
Les relations entre les deux familles étaient tendues depuis des mois et la police était déjà intervenue trois fois auparavant, lors d’altercations entre le père et Norma.

Après les meurtres, le suspect s’est enfui en voiture accompagné d’un autre homme, qui a été identifié mais dont on ne connaît pas le rôle exact dans le crime.
Jose Alfonso Aviles a été arrêté mardi matin par la police d’Austin.
Reste à savoir si la justice qualifiera bien cet acte de « crime de haine », et prendra ainsi en compte l’homophobie lors du procès. Le meurtrier présumé risque la peine de mort ou l’emprisonnement à vie.

Propos homophobes ou non, la Cour suprême défend la liberté d’expression

Têtu par Rédaction (avec agence) 03 mars 2011,
La secte américaine qui parasite les funérailles de soldats en rejetant leur mort sur la « tolérance » des Etats-Unis envers l’homosexualité pourra continuer d’agir.
Cette fois, c’est la Cour suprême qui le dit.

« Priez pour davantage de soldats morts », « armée de pédés », « USA nation de pédés »… Une manifestation typique de l’Eglise de Westboro, près de Washington, le 1er mars.

La Cour suprême a consacré une nouvelle fois hier le droit à la liberté d’expression, « même quand elle peut blesser », en donnant raison à un groupuscule religieux radical responsable de manifestations violemment homophobes lors de funérailles de soldats.

Le litige avait pour objet le comportement d’un groupe ultra-conservateur, l’église Westboro du Kansas (centre), qui avait perturbé en 2006 les funérailles du soldat Lance Matthew Snyder, 20 ans, tué cinq semaines après son arrivée en Irak.

L’église Westboro prétend que les soldats américains tombent au combat parce que l’Amérique s’est perdue « dans le péché » et que son armée tolère l’homosexualité (elle le disait bien avant que l’on approche de la fin du « Don’t ask, Don’t tell », NDLR). « Merci mon Dieu pour les soldats morts ! », « Soldats pédés ! », crachaient les pancartes brandies par les manifestants lors des funérailles du jeune soldat.

« En tant que nation, nous protégeons la liberté d’expression, même quand elle peut blesser. » Ne pas « étouffer le débat »
Mais tout en reconnaissant la violence de ces propos, la Cour suprême a jugé, par huit voix contre une, que leurs auteurs étaient protégés par le Premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression.

« La parole est puissante. Elle peut pousser les gens à agir, les faire pleurer, de joie ou de tristesse, et leur infliger, comme c’est le cas ici, une grande souffrance », explique la Cour suprême dans son arrêt. « Mais nous ne pouvons répondre à cette souffrance en punissant celui qui s’est exprimé », poursuit-elle.

« En tant que nation, nous avons choisi une voie différente, qui est de protéger la liberté d’expression, même quand elle peut blesser, sur les questions de société, pour faire en sorte que nous n’étouffions pas le débat public », ajoutent les juges.

« Triste jour » ou « victoire » ?

« C’est un triste jour pour nos soldats morts au combat et leurs familles.
Ils se sont battus et sont morts pour ce pays et pourtant la Cour estime qu’on a le droit de cracher sur leur tombes », a réagi Bonnie Snyder, une proche du soldat défunt, sur une page Facebook qui lui est consacrée.

Mais cette décision est conforme à la jurisprudence de la Cour suprême, qui n’a posé de limites au Premier amendement que dans un petit nombre d’exceptions, dont les propos obscènes et l’incitation au crime.
En 1989 par exemple, elle a ordonné à 48 Etats d’abolir la loi interdisant de brûler le drapeau américain, un acte ressenti comme très violent dans la mentalité américaine.

Pour Andrew Contiguglia, juriste spécialiste de la question, l’arrêt de la Cour suprême est « une victoire pour les défenseurs » de la liberté d’expression.
Citant Voltaire, il explique à l’AFP que « le vieil adage “Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire” est toujours d’actualité au 21e siècle ».

Discours répugnant

Reflet de l’attachement des Américains au Premier amendement, l’église Westboro a reçu le soutien de l’organisation de défense des droits civiques ACLU et de nombreux médias, comme le quotidien Washington Post.

Fort d’environ 75 membres, le groupuscule est connu pour avoir organisé des centaines de manifestations lors de funérailles de soldats, de pompiers ou de policiers, jouant de la présence des médias pour distiller son message de haine.

Albert Snyder, le père du jeune soldat, avait obtenu en première instance 11 millions de dollars de dommages et intérêts pour s’être vu infliger une « détresse morale ».
Mais la décision avait été cassée en appel au nom du Premier amendement qui protège aussi un discours « répugnant ».
D’aileurs, les juges de la Cour suprême n’ont pas manqué de le rappeler : « L’église de Westboro pense que les Etats-Unis sont moralement corrompus. Mais il est fort probable que les Américains pensent de même à son endroit. »

Des employés de Burger King condamnés pour avoir insulté et frappé un couple de clients gay

Un couple gay du New Jersey a obtenu 3 millions de dollars de dommages et intérêts pour avoir été insulté et frappé par des employés de Burger King à la suite d’une altercation 2007.
E-llico.com
Mis en ligne le 28/02/2011

En juillet 2007, Peter Casbar et Noel Robichaux s’étaient rendus dans un fast-food de la chaîne Burger King à Union City.

L’un des articles commandés n’étant plus disponible, ils avaient demandé son remboursement. Interrogé sur l’identité des demandeurs, l’un des employés du restaurant les avaient alors désignés comme "les deux pédés, là-bas" à un collègue.

Une violente dispute s’était alors produite entre le couple et les employés du restaurant qui les avaient insultés et frappés avant de leur cracher dessus.

Les deux hommes ont ensuite entamé un procès à l’encontre de Burger King en vertu des lois anti-discriminatoire du New Jersey.

Les deux employés du restaurant en cause ont plaidé coupable devant les juges, qui ont condamné leur employeur à verser plus de 3 millions de dollars de dommages et intérêts aux victimes.

Burger King n’a pas commenté l’affaire, en faisant valoir que l’établissement incriminé était une franchise indépendante.

Une forte recrudescence de violences homophobes à New York inquiète la communauté LGBT

Publié par Audrey Banegas http://yagg.com/2010/10/21/une-fort…

Depuis quelques semaines, une terrible série de violences homophobes dans la ville de New York, en particulier dans le quartier gay de Greenwich Village et dans le quartier du Bronx, inquiète la communauté LGBT et les autorités locales.

UNE LISTE INQUIÉTANTE DE CRIMES HAINEUX

En plus des agressions déjà citées :

Le lundi 11 octobre, un homme est entré dans le Julius Bar, le plus vieux bar gay de la ville, dans Greenwich Village, a crié des propos racistes et homophobes avant de passer à tabac le barman.
Le même homme avait déjà, quelques minutes plus tôt, attaqué une autre victime dans un premier bar homo, le Ty’s Bar sur Christopher Street.
Il lui aurait volé son portefeuille et l’aurait violemment frappé au visage. Déjà connu des services de police pour avoir dans le passé attiré des hommes gays avant de les agresser physiquement et de leur voler leurs biens, il a été placé en détention.

Le 17 octobre, dans un restaurant du Bronx, deux hommes attendaient d’être servis lorsqu’un troisième est entré dans le restaurant, les a traités de “tapettes” (“faggots”) avant de les attaquer.

Lorsque la police est arrivée, l’agresseur s’en est également pris à l’un des officiers de police avant d’être maitrisé et arrêté.

Le lendemain, 18 octobre, un homme de 27 ans s’est fait violemment agresser sur la 182e rue, dans le Bronx. L’agresseur a crié des insultes homophobes et a poignardé sa victime dans le dos avec un couteau.
La victime a été hospitalisée et l’agresseur a été arrêté.
La police le suspecte d’être lui aussi membre du gang des Latin Kings Goonies.

“UN DEGRÉ DE VIOLENCE QUE NOUS N’AVIONS PAS ATTEINT DEPUIS DES DÉCENNIES”

“C’est un degré de violence à l’encontre de la communauté LGBT que nous n’avions pas atteint depuis des décennies, un degré de violence motivé par la haine, qui peut être comparé à ce qu’il s’est passé cet été contre la communauté mexicaine à Staten Island, et c’est absolument inacceptable”, a déclaré Christine Quinn, la porte-parole ouvertement lesbienne du Conseil de la Ville de New York.

L’Anti-Violence Project (AVP) est une organisation créée en 1980 pour répondre aux violences homophobes récurentes dans certains quartiers new-yorkais.
L’organisation se dit aujourd’hui extrêmement préoccupée par la recrudescence des violences haineuses à l’encontre des LGBT.

Dans un communiqué, elle explique qu’elle travaille actuellement avec les propriétaires de bar et les responsables de la communauté LGBT pour mettre en place des mesures adaptées pour prévenir de nouvelles violences.

“Notre communauté au sens large ne se laissera pas intimider par ces actes de violences, a déclaré Joyce Choi Won Li, l’une des responsables de l’organisation.

AVP a travaillé avec et continuera a travailler avec nos communautés pour soutenir des initiatives locales et promouvoir la sécurité dans tous les quartiers”.

Les homos, minorité la plus victime de crimes de haine aux Etats-Unis

Têtu par Maud Koetschet 25 novembre 2010,

L’étude des chiffres du FBI, sur douze ans, révèle des résultats alarmants : les gays seraient deux fois plus victimes d’agressions que les juifs ou les blacks. Une revue en dénonce la source : les groupes religieux d’extrême-droite.
Le magazine Intelligence Report, publié par l’association de lutte contre la haine et la promotion de la tolérance américaine The Southern Poverty Law Center a publié lundi une étude alarmante : la communauté homosexuelle est la minorité la plus victime de crimes de haine aux Etats-Unis.

La revue, dont la spécialité est d’étudier les groupes d’extrême-droite américains, met en avant leur rôle dans ce triste résultat.

En basant son étude sur les données du FBI concernant les crimes de haine de 1995 à 2008, l’association américaine en a déduit que les homosexuels étaient deux fois plus victimes de ces attaques que les juifs ou les blacks, quatre fois plus que les musulmans et jusqu’à quatorze fois plus que les latinos.

Ces statistiques font de la communauté homosexuelle la minorité la plus exposée aux crimes de haine.

Influence d’extrémistes chrétiens

La publication de cette étude arrive au moment où le pays s’alarme d’une vague de suicides de jeunes homosexuels.

Selon les experts de l’association et les militants LGBT, les groupes chrétiens d’extrême droite provoquent ces suicides et alimentent les agressions perpétrées contre les homosexuels.

L’association a recensé dix-huit groupes antigays chrétiens radicaux aux Etats-Unis, qui opèrent une diabolisation de l’homosexualité en ressassant dix mythes qu’ils ont eux-mêmes développé : les homosexuels abuseraient plus de leurs enfants que les hétérosexuels, ils vivraient moins longtemps et auraient orchestré l’holocauste (sic).

La revue Intelligence Report passe en revue ces mythes pour en donner une contre-argumentation scientifique. Mark Potok, le rédacteur en chef du magazine, s’insurge qu’« alors les Américains acceptent de plus en plus les homosexuels, les mouvements antigays refusent tout dialogue et continuent de diffamer les gays et lesbiennes avec des mensonges toujours plus incendiaires. »

Radicalisation

En effet, plus les sondages d’opinions sont optimistes, plus le discours des chrétiens d’extrême-droite se radicalise.

Alors que 52% des Américains se sont exprimés en faveur du mariage gay au niveau fédéral, les associations comme Family Research fait la promotion de ses « ex-gay therapies » qui permettraient aux participants de revenir « dans le droit chemin ».

Comme 65% de ses concitoyens, Mark Potok affirme que la religion est le premier motif de suicides chez les gays et les lesbiennes : « Les leaders de ce mouvement ont beau le démentir, il est clair que la diabolisation de l’homosexualité qu’ils ont orchestrée joue un rôle important dans le développement de la violence, la haine et l’intimidation contestées. »

Agressions anti-gays : A New York, le « Village » est sur ses gardes

Têtu par Alexis Buisson 23 octobre 2010

Théâtre en deux semaines de trois agressions à caractère homophobe, la communauté gay de Big Apple s’organise et redouble de vigilance.

En près de 150 années d’existence, le bar Julius est devenu une institution du West Village de Manhattan.

Pendant la période de la Prohibition dans les années 20-30, il s’est transformé en bar clandestin.

Dans les années 50, ses burgers alléchants ont attiré les starlettes de Broadway.

Et en 1966, lorsque les membres de Mattachine, l’une des premières sociétés homophiles des Etats-Unis, ont réclamé le droit pour les gays d’être servis dans les bars d’une Amérique où ils ne pouvaient pas se rassembler, il a été le premier à leur remplir la pinte.

« Sale nègre », « sale pédé »

Lundi, le plus vieux bar gay de New York a une nouvelle fois fait parler de lui. Un homme décrit par des témoins comme « saoul » et « menaçant » est accusé d’y avoir frappé le barman qui le raccompagnait à la sortie, après l’avoir traité de « sale nègre » et « sale pédé », selon la police.

L’homme, qui avait frappé un autre individu quelques minutes plus tôt devant un bar gay de Christopher Street, est notamment accusé d’agression à caractère homophobe.

« Il est incroyable que les promoteurs de violence contre les LGBTQ se sentent assez forts pour venir dans des quartiers, même les plus friendly, pour se livrer à des agressions », s’est émue Sharon Stapel, directrice du New York City Anti-Violence Project, un groupe de prévention.

Des rondes dans le quartiers

Les agressions du « Village », qui surviennent deux semaines après des épisodes similaires au fameux Stonewall Inn et à Chelsea, ont donné lieu à une vigilance accrue dans le quartier.

Un porte-parole du commissariat local a indiqué qu’une unité spéciale faisait des rondes dans le quartier, en particulier le samedi soir lorsque la foule se presse à l’entrée des bars et boîtes de nuit.

Les patrons de la douzaine de bars LGBT locaux disent eux aussi redoubler de vigilance sans vouloir céder à la paranoïa. « Les bagarres dans les bars se produisent tout le temps, souligne Steve Kramer, manager de The Hanger, un bar gay de Christopher Street.
Mais ces agressions nous ont fait prendre conscience qu’il fallait davantage communiquer entre nous, s’organiser ».

Trois gays enlevés et torturés dans le Bronx : New York sous le choc

Têtu par Rédaction 12 octobre 2010

Les militants LGBT new-yorkais s’alarment. La terrible agression contre trois hommes par un gang anti-gay et une série d’autres attaques récentes illustrent une recrudescence des violences visant les homos dans la mégalopole.

Ces dernières semaines ont été très difficiles pour la communauté gay de New York, confrontée à une agression dans le Stonewall Inn, le bar de Manhattan où est né le mouvement de défense des droits homosexuels il y a 40 ans, ainsi qu’à plusieurs suicides de jeunes gays, dont celui d’un étudiant de l’Université Rutgers qui avait été filmé avec un autre homme.
Mais la liste des violences ne s’arrête pas là.
Le 3 octobre dernier, neuf jeunes d’un gang baptisé les « Latin King Goonies » ont séquestré et torturé trois garçons qu’ils soupçonnaient d’être gays.
La police vient seulement de révéler les détails terrifiants de cette agression.

Huit suspects arrêtés
Réunie « en meute », selon les termes utilisés par la police de New York, la bande a obligé un premier jeune de 17 ans à descendre dans le sous-sol d’un appartement désaffecté du quartier du Bronx, l’a déshabillé, battu, puis sodomisé avec le manche d’une ventouse pour W.C.
Les jeunes, âgés de 17 à 23 ans, ne se sont pas arrêtés là.
Selon les forces de l’ordre, ils ont kidnappé un deuxième garçon de 17 ans, après avoir appris qu’il était gay auprès de la première victime. Après l’avoir ligoté et battu, le gang a ensuite attiré un troisième homme de 30 ans, apparemment son amant.
Ce dernier a été déshabillé, sodomisé avec une batte de base-ball, obligé à boire de grandes quantités d’alcool et brûlé avec des cigarettes,
a rapporté le commissaire de police Raymond Kelly.
« C’était une réaction au fait que les victimes aient pris part à des activités homosexuelles », a confirmé M. Kelly.

Huit des neuf jeunes ont été arrêtés dimanche et le neuvième est toujours recherché.
Pour les défenseurs des droits des homosexuels, ce type de violence n’est que la partie visible de l’iceberg.
« Il y a tellement de crimes haineux qui ne sont pas signalés », a ainsi regretté Darlene Nipper, directrice adjointe de la National Gay and Lesbian Task Force, tout en notant qu’aujourd’hui, « ce type de problèmes reçoit beaucoup plus d’attention » qu’auparavant.
Agressions et suicides

Rien que la semaine dernière, deux hommes ont été inculpés après l’agression dans le célèbre bar de Stonewall, au coeur des premières manifestations pro-homosexuelles en 1969.
C’est aussi la semaine dernière que deux étudiants ont été écroués et inculpés de « violation de la vie privée » après le suicide d’un de leurs camarades, Tyler Clementi, 18 ans, qui s’est jeté du haut d’un pont de New York après que ses ébats avec un autre garçon ont été filmés à son insu par une webcam et diffusés sur internet.
Si le maire de New York Michael Bloomberg s’est dit « dégoûté » par l’agression dans le Bronx, l’homosexualité reste un sujet de division au sein même de la classe politique.
Le candidat républicain au poste de gouverneur de l’Etat de New York lors des élections de novembre, Carl Paladino, a fait campagne contre le mariage gay ce week-end et a notamment déclaré que « les jeunes enfants ne devraient pas être exposés à l’homosexualité, en particulier à la gay pride ».
« Je ne sais pas si vous y êtes déjà allés, mais ils portent ces petits slips et ils se pressent les uns contre les autres, c’est horrible
 », a-t-il déclaré sur la chaîne NBC…

Regardez ce reportage d’une chaîne de télévision (en anglais) :

La loi « Matthew Shepard » contre les crimes de haine est votée

Têtu par Paul Parant 23 octobre 2009,

"Le projet Laramie" montée par Melting Pomme et 2 films racontent son histoire.

Après des années de travail parlementaire, la loi de prévention des crimes de haine homophobe vient enfin d’être approuvée par le Sénat. Elle n’attend plus que la signature de Barack Obama.

Enfin ! Après des années de travail parlementaire, le Sénat américain a voté hier un texte souvent surnommé le « Matthew Shepard Act », du nom de cet adolescent assassiné en 1998 dans le Wyoming parce qu’il était gay. Après avoir obtenu l’accord du Congrès, la signature d’application par Barack Obama ne devrait être qu’une formalité.

Concrètement, cette loi étend la définition de « crime de haine » aux actes perpétrés contre des personnes à raison de leur genre ou de leur identité de genre, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap.
Une loi qu’on peut comparer à celle du 18 mars 2003 en France, qui permet désormais de considérer comme circonstance aggravante l’homosexualité (réelle ou supposée) de la victime – mais élargie puisque celle-ci protège également les transgenres
.

Un texte initié par Ted Kennedy
« Le Président est impatient de signer ce texte (pour le transformer en loi), a déclaré un porte-parole de la Maison blanche.
Comme il l’a déclaré en avril, la loi contre les crimes de haine est un pas important pour protéger chacun de nos citoyens contre les violences dues à l’intolérance, tout en protégeant nos libertés de parole et d’association. »

C’est le sénateur Ted Kennedy, décédé cet été, qui avait introduit ce texte en 1997. Il a ensuite été surnommé « Matthew Shepard Act », parfois même « Matthew Shepard and James Byrd Jr. Act », du nom de deux victimes de meurtre en 1998. Matthew Shepard avait 21 ans et James Byrd Jr., un noir du Texas, 49 ans, lorsqu’ils ont été assassinés. Des enquêtes fédérales
En plus d’étendre les catégories de personnes protégées par la loi, cette législation doit procurer des ressources supplémentaires aux forces de l’ordre locales, donner au département de la Justice le pouvoir d’enquêter sur des crimes de haines que les autorités locales avaient négligé, et ordonne au FBI d’établir des statistiques sur les crimes commis envers les transgenres, ce qui n’était pas le cas jusqu’ici.
L’activiste new-yorkais Dan Savage y décrit notamment la loi comme « importante mais surtout symbolique » et craint qu’elle serve à l’administration Obama d’excuse pour ne pas faire davantage envers les LGBT

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Citations

« Le féminisme, c’est ne pas compter sur le Prince Charmant ». Jules Renard

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