Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
L’archevêque de Cologne, Joachim Meisner, connu pour ses vues très conservatrices, a privé un théologien ouvertement homosexuel du droit d’enseigner la religion catholique, a annoncé l’archevêché.
E-llico.com
Mis en ligne le 05/05/2011
Le théologien David Berger "a détruit la confiance de l’évêque et ne peut plus assurer de manière crédible pour le compte de l’Eglise des cours d’enseignement de la religion catholique", selon l’archevêché.
Cette décision n’a toutefois "rien à voir en tant que telle" avec le fait qu’il soit homosexuel, a assuré un porte-parole à l’AFP.
En 2010, David Berger avait signé une tribune dans un journal de gauche, le Frankfurter Rundschau, dans laquelle il déplorait une attitude bornée de l’Eglise catholique envers les homosexuels.
Il avait ensuite décrit son expérience personnelle en tant qu’homosexuel dans un livre, "Der heilige Schein" (La sainte apparence), où il critiquait en partie la doctrine de l’Eglise.
"Il a ainsi lui-même éveillé l’idée qu’il n’est pas personnellement en accord avec les normes morales et légales de l’Eglise", a argué l’archevêché.
David Berger s’est dit déçu et bouleversé, dans le Frankfurter Rundschau à paraître vendredi. C’est "un coup dur porté à la paix au sein de l’archevêché", a-t-il estimé.
Le théologien a dit connaître au sein même du diocèse de Cologne un bon nombre d’homosexuels au service de l’Eglise, prêtres, aspirants prêtres et autres professeurs de religion. "Ils m’avaient témoigné leur profonde reconnaissance d’avoir exprimé ouvertement ce qu’ils pensent", a déclaré David Berger au journal. Un dirigeant des Verts, Volker Beck, a vertement critiqué Joachim Meisner, "apôtre de l’intolérance". Il a déploré que l’Eglise catholique n’ait pas été aussi "conséquente dans des dossiers d’abus sexuels en son sein". Source : AFP
Têtu par Maud Koetschet 28 mars 2011
Du 8 au 10 Avril, quelques 4 000 lesbiennes se retrouveront sur les côtes de la mer Baltique, en Allemagne, pour la deuxième édition du L-Beach festival. Avec au programme : concerts, pool parties, DJ set, sports et films lesbiens
La fondatrice de l’évènement nous en dit plus.

Quand on veut s’amuser pendant les vacances d’avril, on pense rarement aux côtes froides de la mer Baltique. Et pourtant…
Pour la deuxième année consécutive, le festival L-Beach risque de sérieusement réchauffer les plages allemandes, du 8 au 10 avril, avec une série de concerts et de pool parties lesbiennes.
Après avoir travaillé treize ans dans l’évènementiel LGBT, la fondatrice, Claudia Kiesel (en photo ci-contre), a souhaité lancer une grande fête qui parle aux lesbiennes de toute l’Europe.
Rencontre avec celle qui rend la mer Baltique sexy…
TÊTUE : Peux-tu nous décrire en quelques mots le festival ?
Claudia Kiesel : L-Beach est un concept totalement nouveau : un « village » exclusivement féminin, le temps d’un week-end.
Nous attendons 4 300 femmes et chacune pourra vivre le festival comme elle le souhaite : aller aux concerts, faire la fête, faire du sport, assister à des lectures, des cours de yoga, voir des longs-métrages choisis par l’équipe du festival de films lesbien de Tel-Aviv… ou tout simple mater les filles !
D’où viennent les participantes ?
Elles viennent de toute l’Europe. Evidemment beaucoup sont allemandes mais nous avons aussi un nombre important de Françaises, d’Anglaises, de Néerlandaises, de Polonaises, d’Hongroises, d’Espagnoles et même d’Israéliennes cette année.
La mer Baltique en avril, ce n’est pas un peu risqué ?
Publié par Yagg
Le Groupe des Verts (die Grünen) a introduit au Parlement bavarois un ensemble de motions visant à renforcer les droits des personnes homo- et transsexuelles.
Dans ce domaine, la Bavière reste loin derrière la plupart des autres Länder allemands. C’est du moins l’avis de la porte-parole du groupe parlementaire, Claudia Stamm.
Principale revendication, la création d’une cellule de coordination au niveau du Land. Cette cellule aurait pour mission d’ancrer les questions d’égalité des droits au sein du Parlement et de coordonner l’offre déjà existante.
Dans des villes comme Munich, Würzburg ou Nüremberg, des réseaux d’entraide et d’intervention se sont déjà constitués ; dans les campagnes en revanche les préjugés concernant les personnes homo- ou transsexuelles restent vivaces.
C’est là qu’il s’agit d’intervenir.
Les Verts exigent que l’on agisse spécifiquement au niveau des campagnes.
C’est aussi l’avis de la chef de groupe des Verts au conseil communal de la Ville de Munich, Lydia Dietrich : « Nombreux sont les élèves qui n’osent pas se présenter comme gays ou lesbiennes, par peur d’être discriminé-e-s ». Il faut mettre en place des interventions pluridisciplinaires pour promouvoir plus de tolérance vis-à-vis de l’homosexualité, et ce dès le plus jeune âge.
À noter que dans le Land voisin, le Baden-Würtemberg, la fédération des associations gays et lesbiennes se montre optimiste en matière d’égalité des droits suite au très récent changement de coalition.
Les élections ont porté au pouvoir du Land une coalition verte et rouge et ont renvoyé, après 60 ans de pouvoir, les chrétiens-démocrates dans l’opposition, une CDU dont on sait qu’elle est peu encline à octroyer une pleine égalité aux homosexuels.
Le gardien de but de l’équipe d’Allemagne et de Schalke 04, Manuel Neuer, a appelé les joueurs professionnels homosexuels à faire leur coming-out.
E-llico.com
Mis en ligne le 09/02/2011
"Oui, celui qui est homosexuel devrait le dire. Ca soulage d’un fardeau", a estimé Manuel Neuer dans le magazine Bunte.
"Et les fans vont s’y faire rapidement. Ce qui importe, c’est la performance livrée par le joueur", pas ses préférences sexuelles, a ajouté Neuer, 24 ans, qui s’affiche régulièrement avec sa compagne.
Cette démarche est rare, l’homosexualité restant un sujet tabou dans le monde du football professionnels.
Dans le passé, un ou plusieurs joueurs évoluant dans des clubs de première division du championnat d’Allemagne ont témoigné dans la presse de manière anonyme pour évoquer leur difficile situation d’homosexuel dans le monde du football. Mais aucun ne s’est jamais déclaré ouvertement par crainte d’obérer leur carrière.
HETERHOMO : très facile : "admirez-moi, je suis tolérant", mais ce serait plus pédagogique si cette vedette reconnaissait sa bisexualité, ou s’il disait qu’il a beaucoup d’amis homos y compris dans le foot.
chimique ou chirurgicale, des personnes trans-identitaires mises en place par l’Allemagne en 1981. Ces mesures sont désormais « incompatibles avec la dignité humaine et le droit à l’intégrité physique »… en Allemagne !
Selon les juges suprêmes du Tribunal constitutionnel fédéral allemand « il est inacceptable d’exiger d’une personne trans’ qu’elle se soumette à des opérations impliquant de tels risques potentiels ainsi que des atteintes et des dommages sur la santé ». Cette décision entre en vigueur immédiatement.
Même si c’est toute la loi allemande qui doit être revue afin d’être mise en conformité avec la résolution 1728 (2010) du Conseil de l’Europe, l’interdiction de la stérilisation forcée est une 1er victoire du mouvement trans-identitaire allemand !
Un questionnaire officiel du Sénat allemand sur le sentiment de sécurité des homosexuels fait l’objet de critiques dans la mesure où il cible essentiellement les personnes d’origine musulmane comme responsables de l’homophobie ambiante.
E-llico.com
Mis en ligne le 03/02/2011
Intitulé "L’acceptation de la diversité sexuelle en Allemagne", ce sondage lancé par le Bureau pour l’égalité et la lutte contre la discrimination du Sénat a été élaboré en collaboration avec l’Université chrétienne de Kiel.
Certaines questions posent problèmes dans la mesure où elles ciblent certaines catégories de populations proposées aux répondants comme responsables potentielles de leur intégration ou de leur insécurité.
Ainsi, l’approbation de l’internaute est sollicitée pour des assertions telles que : "Si les immigrés ne sont pas disposés à respecter les droits des lesbiennes et des gays en Allemagne, ils doivent quitter notre pays" ou "Accepter l’islam en Allemagne est synonyme de régression sociale".
Le site allemand d’info LGBT Queer.de s’interroge sur l’objectif déclaré du questionnaire, officiellement "développer des mesures ciblées pour promouvoir le dialogue et le respect mutuel".
"Comment réussir à réaliser ce respect, si tous les musulmans sont fondamentalement, et plutôt seuls, à supporter le soupçon d’homophobie ?", s’interroge le site.
HETERHOMO : questionnaire islamophobe clair, cette homophobie de première génération ne résiste pas au temps, elle vient simplement de mauvaises infos sur les homos. Mais l’évolution des pratiques est rapide d’autant plus si les hommes bisexuels ont du mal avec l’abscence de filles musulmanes libres.
Commentaires calinssm
On note ce constat, mais en même temps c’est un bonheur en Allemagne et ailleurs d’avoir tant et tant de musulmans, (80% d’entre eux ?).
Pas homos bien sûr…, mais qui aiment baiser comme des dieux ou des bêtes.
Homophobes ou fous de sexe avec les hommes aussi…
28 janvier, 2011
Dans un communiqué de presse daté d’aujourd’hui, le Tribunal constitutionnel allemand vient de déclarer contraire à la constitution la stérilisation forcée des personnes trans’ pour accéder au changement d’Etat civil !
Depuis le 1er janvier 1981 il existe en Allemagne la loi sur la transsexualité, la Transsexuellengesetz, qui régit les conditions de modification du prénom (ce que l’on appelle la "petite solution") ainsi que de l’état civil (la "grande solution").
Jusqu’à présent, la "grande solution“ exigeait une « stérilisation définitive » des personnes trans’ ainsi qu’une « opération chirurgicale modifiant les caractères sexuels afin de les aligner clairement sur le phénotype de l’autre sexe.“
Ces règlements de la "grande solution“ viennent d’être déclarés incompatibles avec la dignité humaine et le droit à l’intégrité physique.
Selon les juges suprêmes du Tribunal constitutionnel fédéral, « il est inacceptable d’exiger d’une personne trans’ qu’elle se soumette à des opérations impliquant de tels risques potentiels ainsi que des atteintes et des dommages sur la santé seulement dans le but de prouver le sérieux et l’aspect définitif de sa transsexualité“.
Cette décision entre en vigueur immédiatement.
Les passages correspondants de la loi sur la transsexualité viennent d’être abrogés.
http://yagg.com/2011/01/07/le-gouve…
Publié par Christophe Martet
Le gouvernement ne payera pas pour l’insémination dans un couple de lesbiennes. Il s’agit de la réponse que vient de donner le gouvernement allemand à une question posée par le groupe parlementaire des Verts.
Le gouvernement allemand continue de refuser le droit au remboursement par les mutuelles de l’insémination artificielle pour les couples de lesbiennes ayant contracté une union civile (partenariat enregistré).
« Une nouvelle réglementation concernant les conditions du financement de l’insémination artificielle n’est pas à l’ordre du jour. »
Le gouvernement ajoute que le législateur n’est pas contraint par la Constitution de satisfaire la demande des couples non mariés.
On comprendra qu’il s’agit d’une question éminemment politique.
En Allemagne, dès que l’on touche à la notion de mariage, la droite chrétienne (CDU/CSU) freine des quatre fers.
Les couples de lesbiennes continueront donc de ne pas être considérés comme des familles à part entière, tant que les chrétiens-démocrates resteront au pouvoir.
Les libéraux du FDP sont eux aussi au pouvoir, et un peu plus ouverts à la question, mais les récents sondages sont catastrophiques et leur prédisent des lendemains qui déchantent. Aussi se tiennent-ils à carreau et préfèrent-ils insister sur leur objectif premier : un état plus libéral et une diminution des impôts.
Luc Lebelge
Têtu par Maud Koetschet 19 novembre 2010
Le gouvernement allemand a octroyé 15 millions d’euros à l’édification à Berlin de la fondation Magnus Hirschfeld, du nom du sexologue qui s’est battu contre la pénalisation de l’homosexualité.
Cette structure était en projet depuis dix ans.
En votant le budget pour l’année 2011, la coalition libérale-chrétienne-démocrate allemande a mis fin à un suspens de dix ans dans la communauté LGBT : 15 millions d’euro seront octroyés pour la construction de la fondation Magnus Hirschfeld à Berlin.
Du nom du médecin qui a créé le premier institut de sexologie au monde, ce centre sera un lieu de recherche sur les thèmes LGBT et notamment les persécutions des homosexuels.
Il s’agira, comme le disait Magnus Hirschfeld lui-même : faire « l’égalité de droits grâce à la science ».
Sur le papier depuis dix ans
Dans un contexte de rigueur budgétaire, la décision du gouvernement est tant symbolique que courageuse.
15 millions d’euro du budget du Ministère de la Justice seront versés pour que la fondation soit enfin érigée.
Enfin, car sur le papier elle existe depuis déjà dix ans.
Mais aucune part de budget ne lui avait été réservée.
Le lieu de son édification n’a pas encore été communiqué mais elle pourrait investir une place de choix, à l’instar de la rive Magnus Hirschfeld qui se trouve depuis mai 2008 à droite de la chancellerie.
Le médecin est aussi à l’honneur au Schwules Museum (Musée de l’homosexualité) de Berlin où une grande partie de l’exposition permanente est consacrée à ses travaux.

La ministre de la Justice Sabine Leutheusser-Schnarraberger s’est félicitée de cette décision.
Selon elle, même si la société est plus ouverte d’esprit, « les avancées juridiques se retrouvent malheureusement nez à nez avec une augmentation des discriminations au quotidien ».
De son côté, l’Association Initiative Queer Nations s’est réjouie du caractère national de cette fondation qui se situera à Berlin mais permettra aux thèmes LGBT « d’avoir enfin une place raisonnable dans le discours scientifique et faire durablement partie de la scène politique.
C’est donc un acquis important pour toute la communauté gay, lesbienne et trans à travers l’Allemagne ».
Réfugié à Nice
Après avoir étudiant d’origine juive à Strasbourg et dans plusieurs villes d’Allemagne, Magnus Hirschfeld a fondé le premier institut de sexologie à Berlin en 1919. Il y défend la théorie du troisième sexe et la thèse du caractère inné de l’homosexualité.
Il se sert de cet argument contre sa condamnation pénale, qui restera officiellement dans la Constitution allemande jusqu’en 1994.
Au début des années 1900, le médecin Hirschfeld fit une étude auprès d’étudiants et d’ouvriers pour conclure que 2,3% de la population est homosexuelle et 3,4% bi.
En 1933, le régime nazi détruit cet institut de sexologie qui était unique en son genre. L’année suivante, Magnus Hirschfeld se réfugiera à Nice où il mourra en 1935. Un hommage solennel lui a d’ailleurs été rendu dans la capitale azuréenne au printemps dernier, à l’occasion du 75e anniversaire de sa mort.
Par Theo Merz lundi 15 novembre 2010
Pour une fois, un joueur professionnel encourage ses condisciples gays à sortir du placard, alors que les avis dans le milieu du ballon rond sont habituellement plus réservés. Un joueur attrapera-t-il la balle au bond ?
C’est une voix nouvelle qui s’élève dans le monde du football professionnel. L’international allemand Mario Gómez (photo) a encouragé la semaine dernière les joueurs gays a faire leur coming out, tout en appelant à « repenser radicalement » la question de l’homosexualité dans le sport.
Une position originale qui tranche avec les « no comments » ou les réserves habituellement exprimées sur le sujet dans le milieu du football.
« Les joueurs seraient libérés »
« Etre gay ne doit plus être un tabou » explique le joueur du Bayern au journal Die Zeit.
Il rappelle que l’Allemagne compte déjà plusieurs personnalités ouvertement homos, autant de modèles qui peuvent encourager les joueurs gays à sortir du placard.
« Nous avons un vice-chancelier gay. Le maire de Berlin est gay.
Les footballeurs professionnels devraient assumer leur préférence ».
D’ailleurs, il ne s’agit pas que d’une question de visibilité, c’est aussi une question de performance : « Les footballeurs joueraient comme s’ils étaient libérés » estime Mario Gómez.
Cette opinion décomplexée d’un joueur de 25 ans est-elle celle d’une nouvelle génération de sportifs ?
Pas si sûr, car d’autres joueurs de moins de trente ans, interrogés ces dernières semaines sur la question, se sont montrés beaucoup plus frileux.
Le gardien de but allemand, Tim Wiese, 28 ans, avait ainsi mis en garde les joueurs homos tentés par un coming out.
« Ils seraient démolis par des fans sans pitié » car le football est « encore un sport de macho » avait-il estimé.
Même opinion chez Philipp Lahm, 27 ans, capitaine de la Mannschaft lors de la dernière Coupe du monde.
Selon lui, les joueurs ne parviendraient pas à supporter la pression occasionnée par un coming out : « un footballeur qui choisit de sortir du placard doit l’assumer devant des dizaines de milliers de spectateurs » jugeait-il dans une interview à Play Boy.
Fragilités des joueurs
De son côté, la Fédération allemande de football, qui participe aux actions militantes contre l’homophobie, a déclaré qu’elle soutiendrait n’importe quel joueur qui déciderait de faire son coming out.
Tout en reconnaissant que le premier qui oserait franchir le pas ne passerait sans doute pas un très bon moment…
Reste que la pression du silence est parfois aussi insoutenable que celle déclenchée par la parole.
Mario Gómez évoquait d’ailleurs la question de l’homosexualité la semaine dernière, alors que l’Allemagne se souvenait du suicide du gardien de but d’Hanovre Robert Enke, un an plus tôt, et de l’équipe d’Allemagne.
Un geste qui avait provoqué la stupeur de tout le pays, en révélant par la même occasion les problèmes de dépression du joueur, enfermé dans son silence. Et le monde du football s’était promis d’être plus attentif aux fragilités des joueurs.
L’appel de Mario Gómez aidera peut-être un joueur gay à franchir le pas décisif hors du placard.
Mais en ce qui le concerne, l’international allemand n’a pas précisé à Die Zeit si lui-même était gay… ou pas.
http://yagg.com/2010/11/12/allemagn…
Publié par Judith Silberfeld

Susanne Baer, 46 ans, professeure de droit public et de gender studies, féministe et ouvertement lesbienne, est l’une des trois nouveaux juges à la Cour constitutionnelle fédérale, désignés officiellement hier, jeudi 11 novembre, par le Bundestag.
Elle entrera en fonction le 1er février prochain.
Dans un communiqué, le député ouvertement gay Volker Beck la qualifie d’ »énorme atout pour la Cour » et salue son engagement pour les droits des femmes et contre les discriminations, son grand sens de l’humour et la finesse de son analyse.
« Cette décision montre aussi que la reconnaissance de la diversité dans les processus institutionnels progresse », a déclaré Manfred Bruns, le porte-parole de la Fédération lesbienne et gay (LSVD).
http://yagg.com/2010/10/13/allemagn…
Publié par Yagg
Un prêtre catholique de l’évêché d’Essen, en Allemagne, qui avait été identifié sur un site homosexuel de rencontres il y a quelques mois, a demandé à être déchargé de ses fonctions.
Il aurait fait savoir à son évêque que le mode de vie lié à la prêtrise ne lui convient plus.
L’évêché l’avait suspendu au mois de mars, dès qu’il avait eu connaissance des contacts gays que le prêtre faisait sur internet.
L’évêché lui avait alors proposé une place d’aumônier dans un hôpital, mais le prêtre l’avait refusée. Il lui avait aussi été demandé de réfléchir à son engagement dans une vie de célibat.
On ne sait pas encore si ce prêtre demandera sa réduction à l’état laïc, une demande qui doit être introduite au Vatican.
Sans préjuger des difficultés que rencontre ce prêtre, il s’agit d’une nouvelle bien anecdotique sur le plan de l’information mais qui est fort répercutée dans les médias allemands.
Cela pose question : ces mêmes médias évoqueraient-ils avec le même empressement les cas de prêtres hétéros qui battraient en brèche leur obligation de célibat ?
Et la hiérarchie catholique tance-t-elle de la même manière les prêtres hétéros qui vivent, parfois au grand jour, leur sexualité ? Ou assiste-t-on à une chasse aux prêtres gays ?
Plus loin, sous ce type d’info c’est toute la question de la gestion de la sexualité par cette église qui est à nouveau posée.
Luc Lebelge
Publié par Yagg http://yagg.com/2010/10/11/les-vert…
Le groupe parlementaire des Verts (Bündnis 90/Die Grünen) a introduit un nouveau projet de loi au Parlement allemand (Deutscher Bundestag) qui tend à rendre le partenariat enregistré (Eingetragene Lebenspartnerschaft) équivalent au mariage.

FISCALITÉ
Volker Beck (photo), le porte-parole des Verts en matière de politique des droits humains, considère que la coalition au pouvoir (les libéraux du FDP et les chrétiens démocrates de la CDU/CSU) ne respecte pas la Constitution allemande lorsqu’elle refuse d’accorder aux gays et aux lesbiennes « pacsé-e-s » les mêmes droits en matière de fiscalité qu’aux couples hétérosexuels mariés.
Ainsi les Verts ne peuvent-ils comprendre pourquoi le couple marié sans enfants de la Chancelière Merkel (CDU) est soumis à un régime fiscal meilleur que le couple sans enfants du ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle, qui a récemment fait enregistrer son partenariat avec son compagnon de vie Michael Mronz.
Par ailleurs, de nombreux couples gays et lesbiens « pacsés » ont des enfants, et sont fiscalement moins bien traités que des couples hétérosexuels avec enfants.
Voila pourquoi les Verts estiment que leur proposition de loi est nécessaire.
PROMESSE NON TENUE
La coalition au pouvoir avait elle aussi promis d’introduire cette égalité des droits dès cette année. Mais Wolfgang Schäuble, l’actuel ministre des Finances, a rompu cet engagement.
Selon les Verts allemands, le FDP devrait se poser la question de savoir s’il peut accepter une telle rupture des accords de coalition gouvernementale.
La Cour constitutionnelle a pourtant signalé à diverses reprises qu’une différence de traitement ne peut être justifiée par le fait qu’un couple a des enfants ou non.
Il y a des partenaires enregistrés qui ont des enfants, comme il y a des gens mariés sans enfants.
Discriminer les couples « pacsés » ne peut se justifier en droit. Une affaire à suivre attentivement.
Luc Lebelge
Têtu par Rédaction 17 août 2010
La Cour constitutionnelle Allemande vient de statuer en leur faveur de l’égalité sur la question des droits de successions.
Une avancée promise par le gouvernement depuis deux ans.
Des participants à la gay pride de Berlin, le 19 juin 2010.
La Cour constitutionnelle allemande a affirmé aujourd’hui que les couples de même sexe devaient bénéficier des mêmes droits en matière d’imposition sur les successions que les couples hétérosexuels.
Egalité fiscale
Le gouvernement avait promis en juin d’en élargir les règles pour établir l’égalité de taxation sur les successions entre couples homos et couples hétéros. C’est maintenant chose faite puisque la Cour vient d’avaliser la proposition du gouvernement, en exigeant que le Parlement rectifie a posteriori les règles fiscales.
Très concrètement, tous les couples paieront de 7% à 30% de droits de succession, alors que les couples de même sexe étaient auparavant taxés de 17% à 50%, le même taux que pour des personnes non parentes.
« La coalition œuvre pour les homosexuels »
La Cour était saisie du cas d’un homosexuel qui a hérité en 2001 de 140.000 euros de la part de son partenaire légal et qui a dû payer 30.000 euros de droits de succession. Une autre plaignante a elle hérité de 58.500 euros de sa partenaire et a dû verser 12.000 euros d’impôts.
La ministre de la Justice, Sabine Leutheusser-Scharrenberger, a salué la décision de la Cour constitutionnelle, en estimant que la coalition de centre-droit au pouvoir œuvrait au niveau fiscal en faveur des couples homosexuels.
Têtu par Rédaction 11 août 2010,
Guido Westerwelle, le premier chef de la diplomatie ouvertement homosexuel, explique ne pas vouloir être contre-productif en présentant son partenaire à des chefs d’Etats homophobes.

Guido Westerwelle (à droite), au côté de son compagnon Michael Mronz, lors d’une visite officielle au Japon le 14 janvier 2010.
Homosexuel déclaré, le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle dit dans une interview à paraître jeudi renoncer à emmener son compagnon de longue date dans des pays où l’homosexualité est punie par la loi.
« Nous voulons encourager l’idée de la tolérance dans le monde. Nous ne voulons pas parvenir au résultat inverse en nous comportant de manière irréfléchie », a déclaré le ministre et chef du parti libéral FDP dans la dernière édition du magazine Bunte.
Mais M. Westerwelle estime ne pas être pour autant entravé par son orientation sexuelle. « Il s’est avéré que les craintes (à ce sujet) étaient infondées », a-t-il dit.
Sans son conjoint en Turquie et dans le Golfe
En janvier, M. Westerwelle a voyagé sans son compagnon Michael Mronz lors d’une tournée en Turquie, et dans plusieurs Etats du Golfe, dont l’Arabie saoudite.
Des militants des droits de l’homme lui avaient demandé d’évoquer la répression des homosexuels dans le royaume wahabite, où prévaut une interprétation de la charia (loi islamique) qui fait encourir la peine de mort aux homosexuels.
En revanche, M. Mronz a accompagné le ministre au Japon, en Chine ou en Amérique latine.
Avocat de formation, Guido Westerwelle est le premier chef de la diplomatie en Europe ouvertement homosexuel. Il avait fait son coming out en 2004 à l’occasion d’un banquet pour les 50 ans d’Angela Merkel, qui n’était alors pas encore chancelière.
Lui et son compagnon portent chacun un anneau doré à l’annulaire gauche, bien qu’ils n’aient pas conclu de partenariat de vie civile, un contrat possible en Allemagne.

"Combien de discours juridiques, psychanalytiques, sociologiques, politiques, etc…sont de l’ordre de l’injure, en ce sens qu’ils font exister la réalité sociale d’infériorisation que l’injure, la diffamation, le langage de haine, viennent en accord avec eux, inscrire dans la vie quotidienne des homosexuels" Didier Eribon