Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Benoît XVI voit monter avec préoccupation au sein des églises germanophones des revendications pour un aggiornamento en matière de moeurs - des droits des homosexuels à la prêtrise pour les femmes - sous l’influence du protestantisme et des théologiens contestataires.
E-llico.com
Mis en ligne le 21/09/2011
Ces doléances contre l’attitude jugée misanthrope du Vatican sur la sexualité et la famille, devraient être en toile de fond de son voyage qui débute jeudi, de Berlin à Fribourg, alors que l’Eglise allemande a engagé une grande consultation interne depuis quelques mois.
Aucune concession d’un pape très attaché à la tradition n’est attendue.
Mais il est conscient d’une dissidence croissante, née après le Concile Vatican II (1962-65), avec des initiatives, comme le mouvement "Nous sommes l’Eglise", formé de catholiques qui, tout en voulant rester dans l’Eglise, ne suivent plus ses prescriptions morales. Une sorte de "protestantisation" de l’exercice de la foi.
Quelque 150 théologiens d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse germanophone réclament des réformes profondes.
Ils demandent le mariage des prêtres, l’ordination des femmes, la reconnaissance des couples gays, l’introduction du divorce, la possibilité pour les divorcés de communier, la réintégration des prêtres mariés, ainsi qu’une meilleure implication des femmes et des laïcs dans l’Eglise.
L’Allemagne, où protestants et catholiques forment des communautés de taille égale, est ultra-sensible aux droits liés aux choix personnels de vie.
C’est aussi un laboratoire permanent de la pensée chrétienne, grâce au voisinage intellectuel fructueux entre les deux confessions.
Les jeunes catholiques - souvent mariés à des protestants - observent que les femmes luthériennes peuvent être ordonnées et devenir évêques, les pasteurs se marier, que divorce et homosexualité sont acceptés.
"Le protestantisme est généralement considéré comme en prise avec les réalités du temps", souligne l’historien Etienne François.
Le scandale de pédophilie a renforcé le préjugé : "ce qui reste, c’est l’image que le célibat est contre-nature, que l’institution n’est plus qu’une vieille machine anachronique, qui fait obstacle au message évangélique et qui aurait besoin d’être profondément modernisée", ajoute ce spécialiste de l’Allemagne.
L’adhésion du peuple catholique aux positions dominantes de la société préoccupe le Vatican.
En Autriche, un appel à la désobéissance, soutenu par 330 prêtres, est jugé "justifié" par près des trois quarts des Autrichiens.
Dans la hiérarchie même, des tiraillements entre conservateurs et progressistes persistent.
Ils avaient été forts au début des années 2000 quand le Vatican avait ordonné que l’Eglise se retire des centres de conseil sur l’avortement.
Le président de la conférence épiscopale Robert Zollitsch, qui avait indiqué en 2008 que le célibat des prêtres n’était pas gravé dans le marbre, a souhaité une évolution pour les divorcés remariés qui ne peuvent communier. Le président de la République chrétien-démocrate (CDU) Christian Wulff en est un exemple.
Bien que conservateur, le pape, disent ceux qui le connaissent bien, est très conscient d’une "blessure" des fidèles divorcés, mais un changement est néanmoins improbable.
Même attitude de principe vis à vis des gays chrétiens pour laquelle plusieurs évêques allemands ont pris récemment position.
Quant aux femmes prêtres, revendication très forte en Allemagne, Benoît XVI s’appuie principalement sur les Evangiles -Jésus était entouré d’apôtres non mariés- pour affirmer qu’une réforme n’est pas en son pouvoir. (Source AFP)
Un collectif d’associations hostiles à la visite du pape en Allemagne espère réunir 20.000 manifestants jeudi à Berlin lorsque Benoît XVI s’adressera aux députés du Bundestag, faisant craindre de nouveaux débordements après ceux survenus à Madrid.
E-llico.com
Mis en ligne le 20/09/2011
Ce collectif d’associations homosexuelles, athées, ou de victimes de maltraitances reproche au pape ses positions conservatrices en matière de moeurs et des réponses insuffisantes face aux crimes pédophiles commis par des prêtres.
Certains dénoncent surtout son intervention devant les parlementaires allemands.
"Un chef religieux n’a absolument rien à faire au Parlement", assène Thomas Hummitzsch, de la Fédération humaniste allemande, une association laïque.
"Avec ce discours devant les députés, c’est une nouvelle limite qui est franchie", estime Günter Dworek, responsable de la fédération lesbienne et gay (LSVD), à l’initiative de la manifestation de jeudi.
Benoît XVI sera le premier pape à s’exprimer devant le Bundestag et il ne s’agira que de la troisième intervention d’un pape devant une assemblée parlementaire (après celles de Jean Paul II devant les parlements polonais et italien).
Une centaine de députés de gauche du Bundestag ont déjà fait savoir qu’ils boycotteront ce discours. "Nous ne critiquons aucune religion", précise Jörg Steinert, un autre responsable berlinois de LSVD. "Dans notre collectif de soixante associations, il y a aussi des croyants".
La popularité du pape est en berne dans son pays d’origine.
L’an dernier, la forte médiatisation de scandales pédophiles au sein de l’Eglise a poussé un nombre record de catholiques allemands à faire les démarches nécessaires pour ne plus payer l’impôt religieux.
Ce climat négatif, ajouté à l’importance de la mobilisation attendue, fait craindre des débordements.
En août, à Madrid, une manifestation de militants hostiles au pape, en visite dans le cadre des Journées mondiales de la Jeunesse, avait dégénéré après avoir croisé un cortège de pèlerins.
La police avait dispersé les manifestants à coups de matraque, entraînant une enquête disciplinaire pour "violences policières" contre trois agents.
Du coup, les organisateurs allemands font tout pour rassurer.
"Nous aurons notre propre service d’ordre, avec 50 agents de sécurité professionnels et 150 bénévoles", explique Robert Kastl, directeur du "Christopher Street Day", l’association qui organise la parade gay annuelle à Berlin.
"Nous ne pouvons pas exclure que des provocateurs se glissent parmi les manifestants, reconnaît-il, mais tout a été fait pour que la police puisse extraire rapidement du cortège d’éventuels éléments violents".
Un tribunal de Berlin a interdit au cortège de se rassembler à la Porte de Brandebourg, distante de quelques dizaines de mètres seulement du Bundestag.
Une manifestation à cet endroit est incompatible "avec le haut niveau de risques potentiels et avec les exigences élevées de protection du Pape", a estimé le juge.
Le cortège partira finalement de la Potsdamer Platz, à environ un kilomètre de là.
"On se rend bien compte qu’on ne va pas convaincre du jour au lendemain Benoît ou l’Eglise de se rallier à notre point de vue", explique Birgit de Wall, directrice de l’association Pro Familia, qui milite pour l’éducation sexuelle, la contraception et le droit à l’avortement. Mais notre manifestation "est un signal aux politiques", ajoute-t-elle. (Source AFP)
Publié par Judith Silberfeld
« C’est la première fois qu’un gouvernement allemand accorde une telle somme d’argent en compensation des pertes de la communauté LGBT pendant la période nazie », commente Ralf Dose, de la Société Magnus Hirschfeld (Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, MHG).
Le 31 août dernier, après des années de lobbying, en particulier par Initiative Queer Nations (IQN), les militante-s LGBT allemand-e-s ont obtenu du ministère des Finances qu’il réserve 10 millions d’euros du budget 2011 du ministère de la Justice à la création d’une Fondation Magnus Hirschfeld, dont l’objet sera de financer des recherches et des projets éducatifs sur la persécution des LGBT par les nazis et sur l’Institut Hirschfeld de sexologie, détruit en 1933.
Un complément de 5 millions d’euros pourrait venir s’ajouter.
Le projet n’est pas récent, puisque dès la création de la MHG en 1982, ses fondateurs ont œuvré pour obtenir réparation de la destruction de l’Institut Hirschfeld.
« La Fondation Magnus Hirschfeld contribuera de façon significative à réduire la discrimination à l’encontre des LGBT en Allemagne, a déclaré la ministre de la Justice Sabine Leutheusser-Schnarrenberger. (…)
Il s’agit d’une étape importante vers une société ouverte (…).
Notre société a beau être plus ouverte et libérale, le problème de la discrimination à l’encontre des personnes LGBT demeure. »
« Cette excellente nouvelle témoigne de la reconnaissance par le gouvernement fédéral de la contribution décisive de Magnus Hirschfeld par la qualité de ses travaux scientifiques sur les questions LGBT, s’est réjoui Hussein Bourgi, président du Mémorial de la déportation homosexuelle (MDH).
Cette décision salue également le travail considérable accompli de manière bénévole par la MHG depuis plusieurs décennies.
J’ai une pensée toute particulière pour Ralf Dose qui a été un des contributeurs de la brochure hommage que le Mémorial de la déportation homosexuelle a éditée en mai 2010 à l’occasion du 75e anniversaire de la mort de Magnus Hirschfeld. »
Cette brochure sera d’ailleurs disponible en anglais et en allemand d’ici quelques jours sur le site du MDH.
Têtu par Rédaction (avec agence) 14 septembre 2011
A quelques jours de sa probable réélection à la tête de Berlin pour un troisième mandat, portrait du maire ouvertement homo d’une ville redevenue branchée.
Klaus Wowereit (à droite) avec son compagnon depuis 18 ans, Jörn Kubicki, neurochirurgien.
Lourdement endettée, dépourvue d’activité industrielle significative, Berlin cherchait un responsable capable de transformer ses défauts en atouts.
Elle l’a trouvé en Klaus Wowereit, un homme qui respire confiance en soi et bonhomie, comme ce jour de juin 2001, où il a rendu publique son homosexualité lors d’un discours en déclarant : « Ich bin schwul, und das ist auch gut so » (« Je suis gay et c’est bien ainsi »).
La phrase est devenue célèbre.
Elle lui a notamment permis quelques mois plus tard d’être élu maire de la ville, deux ans après le déménagement du gouvernement de Bonn (ouest) à Berlin, et elle fait de lui l’homme providentiel de la ville réunifiée.
Côte d’amour intacte
Grâce à lui, Berlin, capitale fauchée, et devenue une ville à la mode, au moyen d’un autre slogan génial : l’expression « pauvre mais sexy » qu’il emploie pour qualifier sa ville dans un entretien à l’hebdomadaire Focus fin 2003.
Brillant coup de marketing, elle est devenue une sorte de devise officieuse de la capitale allemande.
Son sens de la formule, son charme et sa décontraction lui ont permis de se faire un nom bien au-delà des limites de la métropole de 3,5 millions d’habitants, où sa cote d’amour n’a jamais faibli.
« Wowereit et cette ville, c’est une bonne combinaison », a-t-il expliqué le mois dernier à des reporters étrangers qui lui demandaient le secret d’une telle popularité.
Sous sa houlette, Berlin s’est fait une place parmi les villes les plus branchées du monde, ses loyers très bas et sa vie nocturne foisonnante attirant en masse artistes et touristes.
Progrès économiques
Classé dans l’aile gauche du parti social-démocrate SPD, Wowereit, 57 ans, a un temps fait figure de candidat potentiel au poste de chancelier, et donc de rival éventuel, dans la perspective des législatives de 2013, à la chancelière conservatrice (CDU) Angela Merkel.
Cette dernière s’est impliquée dans la campagne régionale de Berlin, venant soutenir le candidat de son parti.
« Berlin n’est pas dirigée comme elle le mériterait », a-t-elle déclaré lors d’un meeting, épinglant le taux de chômage de 13% dans la capitale – presque deux fois plus qu’au niveau national, les finances désastreuses de la ville et le grand nombre de bénéficiaires des minima sociaux.
Né en 1953 à Berlin-Ouest, élevé avec quatre frères et soeurs par sa mère, Wowereit avait entamé des études de droit avant de se consacrer à la politique.
Avec son compagnon depuis 18 ans, le neurologue Jörn Kubicki, il était un visage bien connu des folles soirées berlinoises.
Ses détracteurs n’hésitaient d’ailleurs pas à le dépeindre comme un dilettante, plus enclin à trinquer au champagne qu’à gouverner.
Mais l’édile a fait de gros effort ces dernières années pour corriger cette image.
Le quotidien berlinois Tagesspiegel (centre-gauche) a reconnu les progrès économiques effectués en 10 ans pour rendre la ville attractive aux touristes et aux « créatifs » en tout genre.
Subventions massives
Mais Berlin fonctionne aussi grâce aux « subventions massives » de l’Etat fédéral, un modèle de développement intenable dans une ville déjà plombée par un endettement record de 62 milliards d’euros.
« Berlin vit entièrement aux dépens des autres Etats régionaux allemands et des générations futures », dénonce le Tagesspiegel, pour qui le salut de la capitale viendra d’une plus forte industrialisation.
Der Spiegel a estimé, quant à lui, que Wowereit bénéficiait surtout d’une « aspiration à la stabilité » des Berlinois, dans une ville « où tant de choses changent d’une semaine à l’autre ».
A Berlin, « tout tourbillonne, et une seule chose ne bouge pas : Klaus », a résumé l’hedomadaire.
http://yagg.com/2011/09/12/a-munich-les-jeunes-homos-ont-peur/ Publié par Yagg

Presque incroyable… Dans la capitale bavaroise, dans cette ville de rêve où il y a autant de BMW que de baguettes sous les bras des Parisiens au sortir des boulangeries, où le chômage ne dépasse pas les trois et demi pour cent, où l’on se sent en sécurité, où la police est présente partout et semble passer son temps à contrôler tout ce qui bouge et dresse des procès-verbaux y compris aux cyclistes et où, de mémoire d’adolescent, les socialistes ont toujours gouverné, les jeunes gays et lesbiennes ont peur !
Toute la presse bavaroise en parle dans les éditions du week-end.
Vendredi, à la veille de la rentrée scolaire, le maire de la ville Christian Ude a communiqué les résultats d’une enquête menée par la Cellule de coordination pour les modes de vie homosexuels de la ville de Munich
(« städtische Koordinierungsstelle für gleichgeschlechtliche Lebensweisen »), intitulée « Da bleibt es noch viel zu tun » (« Dans cette matière, il reste beaucoup de choses à faire »).
Huit cents professionnel-le-s de l’enfance et de l’aide à la jeunesse ont été interrogé-e-s.
Aux dires des responsables de la ville, il s’agit de la plus grande étude jamais menée en Allemagne sur cette thématique.
L’enquête dévoile que 5 à 10 pour cent des jeunes sont homosexuel-le-s et qu’en général, ces jeunes ont peur d’être mis à l’écart et de perdre leurs amis, la pression sociale serait tellement forte qu’ils se sentent contraints de dissimuler leurs sentiments.
De plus, la plupart d’entre eux ont vécu des incidents homophobes.
Pour 88% des professionnel-le-s interrogé-e-s, il est certain que les jeunes LGBT ont peur de faire leur coming-out auprès des autres jeunes de leur âge, et s’ils le font, cela ne se passe pas sans problèmes.
Dans les écoles aussi, le climat social n’est pas accueillant pour les jeunes LGBT, et les incidents homophobes sont légion.
Cette nouvelle étude dément clairement la croyance largement répandue selon laquelle les gays et les lesbiennes sont bien intégré-e-s dans la société et n’ont plus de problèmes à vivre ouvertement leur homosexualité.
La Ville de Munich va donc en tirer les conséquences logiques et s’impliquer davantage dans la thématique de l’orientation sexuelle.
Luc Lebelge
Les Verts allemands (Bündnis 90/ Die Grüne) continuent l’offensive à l’occasion du 10e anniversaire de l’entrée en vigueur de la loi allemande sur le partenariat enregistré.
Comme nous l’avons déjà évoqué précédemment, ils ont récemment introduit un projet de loi proposant la légalisation du mariage des personnes du même sexe.
Ce week-end, ils ont publié un encart d’un quart de page dans la presse allemande.
Ainsi l’encart dans le Sueddeutsche Zeitung (cinquième page du quotidien, quart inférieur droit).
Le prix de la publication : 28900 euros plus TVA pour la seule publication dans le Sueddeutsche.
L’importance du budget est parlante ! Les Verts revendiquent une égalité pleine des droits et sont en Allemagne à la pointe du combat pour les droits des personnes LGBT.
Le texte de l’encart :
« À présent le mariage complet !
10 ans de loi sur le partenariat enregistré.
1 août 2001 : les couples lesbiens et gays sont pour la première fois reconnu dans le Droit.
Le partenariat enregistré a été un premier pas important pour plus de justice. Après 10 ans il est temps de parachever l’égalité des droits et d’ouvrir l’accès au mariage. »
Luc Lebelge
http://yagg.com/2011/07/29/allemagne-le-%C2%ABmariage-gay%C2%BB-fete-ses-10-ans/
29 juillet 2011 Publié par Yagg
Le premier août 2011, cela fera 10 ans que les gays et les lesbiennes peuvent conclure un contrat d’union civile (Eingetragene Partnerschaft/ Partenariat enregistré). Le premier août 2001, les premiers couples gays et lesbiens ont pu s’unir officiellement et légaliser leur relation.
Depuis lors, 23000 couples se sont unis officiellement en Allemagne, mais le partenariat enregistré n’accorde toujours pas l’égalité des droits avec le mariage.
Bien du chemin a été parcouru depuis 1994, année pendant laquelle la ministre fédérale de la Justice Sabine Leutheusser-Schnarrenberger (FDP) fit supprimer le tristement célèbre paragraphe 175, qui avait été inscrit dans le Code pénal impérial. Le paragraphe 175 pénalisait les relations sexuelles entre hommes.
DES DEVOIRS ET PEU DE DROITS
En novembre 2000, le Bundestag vota en faveur de la loi sur le partenariat des couples du même sexe, gauche contre droite. Les socialistes et les écologistes votèrent la loi, contre l’avis des chrétiens-démocrates (CDU/CSU) et des libéraux (FDP).
Mais cette loi, dans la forme qu’elle avait en 2001, entraînait des devoirs et n’octroyait que peu de droits.
Aussi, à l’été 2004, à l’initiative du politicien écologiste Volker Beck, la loi fut-elle modifiée, sans pour autant octroyer une égalité totale avec le mariage. Mais depuis lors, les choses se sont encore améliorées, surtout dans les Länder où gouvernent des coalitions de gauche, et aussi grâce aux actions entamées en justice.
La Cour suprême de Karlsruhe émet quasi systématiquement des jugements qui plaident en faveur d’une égalité totale avec le mariage. Ainsi les partenaires enregistrés bénéficient-ils enfin de droits identiques à ceux des couples mariés en matière de succession.
Mais la question de l’adoption n’est pas tout à fait réglée, et reste très complexe. Par ailleurs, les partenaires enregistrés ne sont pas encore traités comme les couples mariés en matière d’imposition fiscale. Le gouvernement au pouvoir freine des quatre fers, surtout les chrétiens-démocrates soumis aux diktats des Églises, et principalement de la très puissante Église catholique.
DANS DEUX ANS, PEUT-ÊTRE…
Beaucoup de gays et de lesbiennes espèrent un changement de gouvernement, mais les élections fédérales n’auront lieu que dans deux ans. Les sondages donnent aujourd’hui une confortable majorité à une alliance rouge-verte. Les Verts, qui viennent de déposer un projet de loi en ce sens, les Socialistes du SPD et la gauche ultra (Die Linke) se disent favorables à l’instauration d’un mariage sans référence au sexe des conjoints. Dans deux ans peut-être, l’Allemagne deviendra enfin égalitaire.
En attendant, le combat continue patiemment, tant au niveau des Länder que par le dépôt de plaintes à Karlsruhe ou à la Cour de justice européenne de Strasbourg.
Le prochain rendez-vous donné par les associations gays et lesbiennes est en septembre, lors des manifestations qui auront lieu le 22 septembre pour protester contre la visite du pape Ratzinger, qui combat avec virulence la légalisation du mariage pour tous.
Luc Lebelge
9 juin, 2011
[http://callmejulie.yagg.com/2011/06…]
C’est d’Allemagne que nous vient le nouveau couple TV qui affole les fans lesbiennes.
La série Hand Aufs Herz, est diffusée depuis le 5 octobre 2010 sur la chaîne Sat. 1.
Ce programme, destiné aux adolescents, suit les aventures d’un groupe de lycéens de Cologne.
Parmi les protagonistes, Emma Muller (Kasia Borek), jeune fille issue d’un milieu modeste qui manque de confiance en elle.
Elle fait la connaissance Jenny Hartmann (Lucy Scherer), londonienne débarquée en cours d’année qui, elle, est sûre d’elle.
Leur relation, d’abord nourrie de piques et d’excuses, prend une tournure sentimentale (comme toujours, les opposés s’attirent).
Les deux jeunes femmes échangent un baiser.
Mais Emma doute de la sincérité de la belle Jenny et la repousse jusqu’à ce que l’anglaise lui déclare sa flamme en chanson.
Malgré ses peurs, Emma finit par entamer une relation secrète avec Jenny…
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La série est qualifiée de Glee Allemand.
Il s’agit surtout d’un soap (le programme est d’ailleurs diffusé à 18h00) et il ne faut pas chercher la performance artistique.
Ce qui fonctionne c’est l’alchimie entre les deux actrices.
Comme le souligne le magazine Diva, dans un récent article, le couple Jemma (Jenny+Emma) fait des émules et déchaîne les passions au-delà des frontières allemandes, ce qui est somme toute assez rare pour être signalé.
Afterellen s’est mis à faire des recaps, et le site de deux fans, Nicole and Doreen, permet d’assurer le relais pour celles et ceux qui ne comprennent pas la langue de Goethe.
On trouve même un persona Firefox consacré au couple !
Si je suis honnête, j’avoue que je ne suis pas particulièrement emballée par ces étoiles montantes de l’entertainment lesbien (question d’âge certainement).
La Fifa critique les propos homophobes de la sélectionneuse du Nigeria
La Fédération internationale de football (Fifa) a critiqué mercredi les propos jugés homophobes d’Eucharia Uche, la sélectionneuse de l’équipe féminine du Nigeria, qui a qualifié le lesbianisme de "mode de vie sale".
E-llico.com
Mis en ligne le 30/11/1999

"La Fifa est contre toute forme de discrimination", a souligné Tatjana Hänni, responsable du foot féminin à la Fifa, sur la chaîne allemande ARD.
Le Nigeria participe au Mondial en Allemagne.
"Nous sommes ici dans une manifestation organisée par la Fifa.
Nous allons rappeler qu"il serait bien qu’on s’exprime de manière neutre", a-t-elle ajouté.
Eucharia Uche, dont l’équipe rencontre l’Allemagne jeudi dans ce Mondial, avait tenu des propos anti-lesbiennes dans le New York Times avant l’ouverture de la Coupe du monde et récidivé, quelques jours plus tard, en conférence de presse.
"Oui les lesbiennes dans notre équipe étaient vraiment un gros problème (…) mais depuis que je suis sélectionneuse, le problème est réglé. Il n’y a plus de joueuses lesbiennes dans mon équipe", avait-elle indiqué après la défaite du Nigeria face à la France (1-0) dimanche. "Je ne peux pas tolérer ce mode de vie sale", avait-elle insisté.
Les Allemandes, prochaines adversaires des Nigérianes jeudi dans cette Coupe du monde, n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet alors qu’au moins deux d’entre elles ont fait part publiquement de leur homosexualité ou bisexualité.
"Nous avons maintenant beaucoup de joueuses qui ont soif de la parole de Dieu", avait poursuivi la sélectionneuse du Nigeria.
"Elles sont beaucoup plus concentrées comme ça et savent que le football peut leur apporter la renommée, le bonheur et l’amusement.
L’homosexualité détruit tous ces espoirs", selon elle
Têtu par Maud Koetschet 04 juin 2011,

Faire se rencontrer des homos et des hétéros, autour de disciplines aussi variées que le football, le beach-volley ou le hip-hop…
C’est l’esprit des Respect Gaymes, qui se tiennent ce samedi dans la capitale allemande.
Berlin accueille samedi ses sixièmes « Respect Gaymes », un événement à la fois sportif, culturel et politique.
Entre tournois de foot et battles de break-dance, une seule consigne : « montre du respect aux gays et aux lesbiennes ».
En juin, Berlin se montre encore plus gay-friendly que d’habitude.
Pour bien commencer le mois, le maire gay Klaus Wowereit sonne le début des festivités le 1er juin en hissant le rainbow flag en haut de l’Hôtel de ville.
D’ailleurs, depuis 2008, l’ensemble des mairies berlinoises s’habillent en arc-en-ciel et ce au moins jusqu’au lendemain de la gay pride. La journée des Respect Gaymes est l’un des temps forts de ce mois.
Casser les préjugés
Samedi, Ingeborg Junge-Reyer, sénatrice social-démocrate de la ville, donne le coup d’envoi des animations qui se dérouleront toute la journée dans le stade du quartier branché de Prenzlauerberg.
Au programme, soixante équipes qui s’affrontent dans des matches de foot ou encore de beach-volley.
Les ados peuvent aussi participer à des ateliers de break-dance et de graffiti.
Selon le président de l’association LGBT de Berlin-Brandenbourg, Jörg Steinert, « il s’agit de faire rencontrer des homos et des hétéros, des jeunes et des adultes pour casser les préjugés ».
Les équipes formées par les centres aérés, les associations sportives et les écoles ne sont pas à l’abri d’un dribble avec les politiciens locaux ou même avec les Sœurs berlinoises de la Perpétuelle Indulgence qui disputeront ensemble le « vip-game » arbitré par la sénatrice pour la Justice.

Une équipe de football lors du tournoi de l’année dernière.
Au centre, la ministre de la Famille, des Femmes et de la Jeunesse Kristina Schröder (photo Respect Gaymes)
Des choix pas anodins
Le choix du foot et du hip-hop n’est pas anodin étant donné que ces deux disciplines sont extrêmement touchées par l’homophobie.
En effet, selon Jörg Steinert, « à cause d’artistes comme le rapper allemand Bushido, beaucoup de jeunes pensent qu’il faut être homophobe pour devenir rapper ».
La situation n’est malheureusement pas plus rose dans le milieu du foot.
D’ailleurs, le capitaine du FC Bayern a déclaré il y a deux semaines qu’il déconseillait aux footballers gays de faire leur coming-out .
Heterhomo : conseil amical ou pression homophobe pour rester dans le placaerd ?
Un état d’esprit marqué par le pessimisme que les organisateurs des Respect Gaymes voudraient faire évoluer.
La ville allemande de Munich, où les nazis ont attaqué les bars gays dans les premiers jours du Troisième Reich, est en passe de dédier un mémorial aux victimes homosexuelles de l’holocauste.
E-llico.com
Mis en ligne le 01/06/2011
La construction de ce mémorial à Munich est particulièrement symbolique et important dans la mesure où c’est là que le 20 octobre 1934 les nazis ont accompli une descente contre les bars gays de la ville.
Cette attaque a été l’un des premiers incidents marquant de ce qui allait devenir une persécution à grande échelle et systématique contre les homosexuels sous le régime d’Hitler.
Le mémorial fera partie d’une restructuration urbaine dans le centre de Munich et sera situé au croisement des rues Oberanger et Dultstrasse là se situait le "Scwharzfischer" (Le Pêcheur Noir), un des plus bars homos les populaires de la ville dans les années 1930.
On estime que plus de 50.000 homosexuels ont été arrêtés sous le nazisme.
Beaucoup ont été internés dans des camps de concentration, même si le nombre réel de déportés ne sera probablement jamais connu. Les homosexuels ont été contraints de porter des triangles roses, les lesbiennes des triangles noirs. Beaucoup de personnes homosexuelles qui ont survécu aux camps ont été ensuite emprisonnées, du fait que l’homosexualité restait une infraction pénale après la fin de la guerre en Allemagne. Le Paragraphe 175 - qui criminalisait l’homosexualité - est resté en vigueur jusqu’en 1969
Le projet de monument émane de Thomas Niederbühl, un conseiller du Rosa Liste Partei.
Il a rallié à lui les deux partis actuellement au pouvoir à Munich.
Seuls les chrétiens-démocrates (dans l’opposition) s’y sont déclaré hostiles.
"Jusqu’à présent, il y avait un consensus pour ne pas établir de différenciation entre les victimes sur les monuments", a défendu un de leur porte-paroles.
Ce n’est qu’en 1995, après une décennie de revendication, que les homosexuels ont vu leur droit à la mémoire reconnu - en reconnaissance de leurs souffrances sous l’occupation nazie - symbolisé par une plaque Triangle rose au Musée Mémorial de Dachau.
Plus tard, un mémorial à Berlin a été construit en 2008.
15 mai 2011 http://egalitedesdroits.yagg.com/20…
Les Verts allemands ont demandé à ce que toutes les condamnations pour homosexualité prononcées entre 1945 et 1994 sur la base du tristement célèbre paragraphe 175 du code civil allemand soient levées.
Ils demandent également l’indemnisation des personnes qui ont été l’objet de ces condamnations.
Les partis de la coalition au pouvoir (CDU-CSU, parti de droite, et FDP, les libéraux) ont refusé cette demande, car cela entrerait en contradiction avec le principe de non-rétroactivité des lois.
Entre 1945 et 1969, toute relation homosexuelle était condamnée, sur la base d’un article du code civil qui existait depuis plusieurs dizaines d’années et qui n’avait jamais été supprimé.
De 1969 à 1994, les relations homosexuelles étaient condamnées en-dessous d’un certain seuil d’âge, bien supérieur à celui autorisé pour les relations hétérosexuelles.
En 2002, la coalition socialiste/écologiste avait annulé les condamnations prononcées contre les homosexuels sous le régime nazi – la CDU et les libéraux s’étaient alors opposées à une telle levée des condamnations !
Mais toutes les condamnations prononcées après 1945 sont restées inscrites dans les casiers judiciaires des homosexuels, et les victimes de ce paragraphe 175 sont toujours considérées comme coupables.
Les Verts ont reçu le soutien du parti « Die Linke » (équivalent du Front de gauche), et un appui très mitigé du SPD (le P.S. allemand), qui s’inquiète des conséquences constitutionnelles de la levée de condamnation promulguées dans un régime démocratique..

http://yagg.com/2011/05/16/%c2%abca…
Publié par Yagg
« Ça suffit ! Touche pas à ma dignité ! » Tel est le message que véhicule la nouvelle campagne contre l’homophobie de la Deutsche AIDS-Hilfe (DAH, Aide allemande contre le sida) à la veille de la Journée internationale contre l’homophobie.
La campagne présente les photographies de dix gays et lesbiennes qui ont été l’objet de violentes attaques pour rappeler que la violence et la discrimination sont encore monnaie courante et font partie du quotidien des gays et des lesbiennes.
Un des hommes représentés est Alexander Freier, 24 ans, qui a été tabassé à l’âge de 15 ans en raisonde son homosexualité (première affiche, ci-dessus). Alexander a décidé de s’engager activement dans la lutte contre les préjugés en prêtant son concours à cette campagne qui plaide aussi pour l’estime de soi, la prise de conscience de sa valeur propre.
Vivre sa vie sans discrimination et sans menace est un droit fondamental de l’homme !

Pour les organisateurs de la campagne, ce message contribue aussi à la lutte contre le sida. Une personne qui s’estime, qui a conscience de sa valeur en tant qu’être humain, prendra aussi davantage soin de sa santé et se prémunira de la maladie.
Rappelons que la Journée internationale contre l’homophobie a lieu chaque année le 17 mai depuis 2005.
Cette date a été choisie parce que c’est le 17 mai 1990 que l’OMS (WHO) a rayé l’homosexualité de la liste des maladies mentales.
En Allemagne les chiffres de cette date, 17.5, se chargent d’une seconde signification : 17.5 rappelle le sinistre paragraphe 175 du Code pénal allemand qui de 1872 à 1994 a pénalisé les pratiques homosexuelles. Dans les années 1920, on désignait les personnes homosexuelles en disant : « il doit être né un 17.5 »…
Plus jamais ça !
À noter que la question du paragraphe 175 est encore d’actualité.
Le 12 mai de cette année, la question de savoir si l’Allemagne doit réhabiliter les homosexuels condamnés entre 1945 et 1994 sur base du §175 a été posée par les Verts au Parlement allemand.
Les Verts y sont favorables, au contraire – mais qui cela eut-il étonné – des chrétiens-démocrates au pouvoir.
Le débat peut se lire en ligne sur le site du Bundestag (lire aussi L’Allemagne doit-elle réhabiliter les homosexuels condamnés entre 1945 et 1994 ?).
Au Royaume-Uni, de telles mesures de réhabilitation ont déjà été prises.
Luc Lebelge
Têtu par Maxine Klein 16 mai 2011

Le couple lesbien de fiction le plus craquant du moment nous vient d’Allemagne.
Dans « Hand aufs Herz », Jenny et Emma vivent une jolie histoire d’amour au sein du club musical du lycée.
Et la série fait sensation sur la toile… Regardez les vidéos.

Ces dernières années, on avait pris l’habitude de saluer les séries américaines, et la belle visibilité que certaines offrent aux homos.
Et pourtant… La dernière série qui fait le buzz au sein du web lesbien nous vient tout droit… d’Allemagne.
Pour celles que le pays de la bière et de la choucroute ne fait pas vraiment rêver, il est peut être temps de réviser son jugement.
Car Hand aufs Herz, (littéralement « la main sur le cœur » mais comprendre « honnêtement »), met en scène, parmi différentes intrigues, un couple de filles ultra craquant.
L’action se déroule dans un lycée de Cologne, où un groupe de jeunes forme un club musical.
Oui, un club musical comme dans Glee, avec chansons et danse au programme.
Parmi ces apprentis chanteurs, on trouve notamment Emma (interprétée par Kasia Borek, a gauche sur la photo), une ado timide, passionnée par la musique, au sourire assez irrésistible.
Son univers est bouleversé par l’arrivée de Jenny (Lucy Scherer), une nouvelle élève débarquée de Londres, qui devient très vite populaire au sein du lycée. Il faut dire que la très jolie brune a du charme à revendre…
Engouement sur le web
Avec l’histoire d’Emma et de Jenny, la série aborde les incontournables questions d’identité et d’acceptation de soi, sans pour autant être ennuyeuse ou déjà vue.
Les scénaristes savent tenir leurs spectateurs en haleine et les actrices parviennent à créer une réelle alchimie entre leurs personnages. Bref, c’est une petite réussite.
Avec tous ces ingrédients, la série a ravi les lesbiennes allemandes.
Mais pas que… Car malgré la barrière de la langue (tout le monde n’a pas pris Allemand en LV1), l’histoire de « Jemma » a réussi à séduire au delà des frontières, via le web.
Pour permettre aux lesbiennes des quatre coins du monde de suivre cette love story germanique, des fans ont posté des compilations de toutes les scènes de Jenny et d’Emma, d’autres se sont activées pour les traduire et les sous-titrer.
A l’image des filles de cette chaîne Youtube qui se relaient pour proposer des vidéos sous titrées en allemand, anglais, français, espagnol, italien, portugais ou turc.
Remerciements des actrices
C’est comme cela que l’on retrouve des fans françaises, autrichiennes, brésiliennes, australiennes ou encore chiliennes sur des forums où, armées de leurs anciens cahiers d’allemand, elles essayent d’éclairer les dialogues des épisodes les plus récents, tandis que des sites américains ou espagnols livrent des résumés de l’histoire.
Toute cette agitation sur la toile est finalement remontée aux oreilles des premières intéressées. Enchantées de cet engouement, les deux héroïnes ont à plusieurs reprises remercié leurs fans à l’étranger.
Puis c’est l’équipe de la série qui a tenu à tourner avec les deux actrices une vidéo de remerciements en anglais et a publié sur le site officiel un montage des plus belles scènes, « the best of Jemma », en reprenant au passage le petit nom donné au couple par les fans homos…
Un joli clin d’oeil. Et si vous aussi, vous avez succombé aux charmes de cette série allemande, soyez rassurée : elle vient d’être renouvelée pour une seconde saison.

"Que les femmes soient soumises à leurs maris, comme au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme comme le Christ est le chef de l’église… » St-Paul, Suite demain…