
- Ander
Ander (Josean Bengoetxea, au centre sur la photo) a la quarantaine passée. Paysan, il vit dans un coin perdu de la Biscaye avec sa soeur Arantxa et leur vieille mère. Une existence monotone rythmée par son travail, entre la ferme et l’usine voisine. Le mariage de sa soeur, et un accident (il se casse la jambe), l’obligent à faire appel à quelqu’un pour l’assister. Ce sera José, un immigré péruvien (Christrian Esquivel, vu en assassin du Che dans le dernier film de Steven Soderbergh, à gauche sur la photo). Qui va le troubler de plus en plus…
Rien de simple
La passion entre ces deux là se noue alors en silence. Chez Ander se mêlent le refus et l’envie de céder, chez José l’élan naturel vers la figure d’un père et la peur d’être rejeté. Rien de simple donc.
La mère d’Ander (Pilar Rodriguez), hostile d’emblée à ce « peon » latino qui ne parle que le castillan, s’inquiète vite de ce qu’elle pressent. Mais elle est bientôt emportée par la maladie de coeur qui la minait depuis son veuvage. Sa mort sera le coup de dé qui va chambouler ce coin de Biscaye, toujours entre brume et soleil, entre ombre et lumière.
Ander Bande Annonce du film
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Un voyage qui vaut le détour
Loin des sentiers battus, et pas uniquement parce que le film est en basque, Ander est une belle histoire d’amour simple, mise en scène sans effets et qui met bien en relief cette histoire rude. Le film déconcertera peut être certains par son apparente aridité. Mais le voyage dans cette vallée perdue vaut vraiment le détour.
A noter que ce film, réalisé par Roberto Caston, directeur du festival de cinéma gay de Bilbao, Ander a été monté à l’initiative du BERDINDU, bureau Basque d’Attention aux Gays, Lesbiennes, Bisexuels, Transsexuels et Intersexuels. Plus de cinquante habitants de la vallée d’Arratia y ont participé comme figurants et le film a été tourné avec l’appui de la mairie locale. Ander

