Les gays et les filles masculines interdits d’école ?
Têtu par Mélanie Vives 16 avril 2012,
Dans un article publié ce matin, le journal arabophone « Sharq » annonce que les gays et les « garçons manqués » ne pourront retrouver les bancs de l’école que « s’ils prouvent qu’ils ont arrêté ces pratiques » et ces « comportements inacceptables ».
« Des instructions ont été données à toutes les écoles publiques et les universités, leur demandant d’interdire l’entrée aux homosexuels et aux garçons manqués et d’intensifier leurs efforts pour combattre ces phénomènes. »
Reprise par le site d’infos Emirates 24/7, la nouvelle avait d’abord été annoncée ce matin dans les colonnes de Sharq.
Dans un article de ce journal arabophone, on peut lire que le gouvernement saoudien continue sa chasse aux homos et à celles dont l’apparence n’est pas conforme à ce que l’on attend d’une personne de sexe féminin…
« Des comportements inacceptables »
Le journal ne se montre pas clair quant à l’origine de ces instructions, précise le site internet du magazine LGBT américain The Advocate, qui reprend lui aussi l’information.
Sharq explique que « la Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice » tient ses ordres des hautes sphères du Royaume d’Arabie saoudite.
Selon Emirates 24/7, les étudiants homosexuels pourront retrouver les bancs de l’école « s’ils prouvent qu’ils ont arrêté ces pratiques » et ces « comportements inacceptables ».
L’Arabie saoudite applique la charia, qui punit l’homosexualité de prison, de châtiments corporels voire de la peine capitale.
Il y a deux ans, un jeune Saoudien avait écopé de 1.000 coups de fouet après avoir mis en ligne une vidéo gag où, déguisé en policer, il dansait lascivement et demandait une gâterie à un autre homme.
Tandis que, la même année, le procès d’un prince saoudien condamné pour avoir tué son domestique à Londres révélait des pratiques gays tendance SM…
Arrestation d’homosexuels en série
Vingt homosexuels ont été arrêtés lors d’un "mariage gay" en Arabie saoudite selon la presse locale.
Selon le journal arabe Almadina, ces 20 hommes ont été arrêtés dans la province méridionale de Jazan. La presse fait également état d’une autre arrestation, de 200 hommes cette fois, prétendument recherchés par la police. Mis en ligne le 19/10/2011
Un homosexuel condamné à 500 coups de fouet et 5 ans de prison
Un tribunal saoudien a condamné un homme de 27 ans à 500 coups de fouet, cinq ans de prison, et 13.000 dollars d’amende pour avoir eu des relations sexuelles avec un autre homme. L’homme, qui a été arrêté par la police religieuse du royaume, purgeait une peine de prison d’un an après sa condamnation par un tribunal de Jeddah pour "crimes incluant l’homosexualité, l’imitation de femmes et la possession de vidéos pornographiques".
Il a été condamné à cinq années de prison supplémentaires pour avoir publié des photos de lui en sous-vêtements féminins et maquillé en compagnie d’autres détenus sur Internet et sur des réseaux de téléphones mobiles.
Ce Saoudien avait déjà été condamné en mars 2010 à un an de prison pour une autre vidéo dans laquelle il était habillé avec un uniforme de police et draguait l’homme filmant la scène et auquel il demandait son permis de conduire.
Mis en ligne le 09/11/2010
Grande-Bretagne : le prince saoudien accusé du meurtre de son domestique risque la peine de mort dans son pays
Le prince saoudien accusé du meurtre de son domestique dans une chambre d’hôtel à Londres pourrait être condamné à la peine de mort dans son pays du fait de son homosexualité.
Un élément qui pèse sur le cours de son procès à Londres.
Saud Abdulaziz bin Nasser al-Saoud, 34 ans, est accusé du meurtre de Bandar Abdulaziz, son domestique de 32 ans, en février dernier, sur fond de "motivation sexuelle", selon la justice britannique.
Le tribunal a estimé la semaine dernière qu’il y avait "une preuve concluante" selon laquelle il est gay après le témoignage de deux escorts ayant eu des relations sexuelles avec lui.
L’intéressé lui-même nie être homosexuel et son avocat conteste la crédibilité du témoignage des escorts.
L’attention du tribunal britannique qui le juge a été attirée par sa défense sur le fait que l’Arabie saoudite pénalise lourdement l’homosexualité et que l’accusé, dont la mère est l’une des filles du roi Abdullah, pourrait être exécuté si son homosexualité est alléguée.
Cet élément constitue un argument bien réel, mais qui pourrait peser sur le cours du procès et même en fausser le résultat si les juges cherchent à éviter le risque de peine de mort à l’accusé en cas de retour dans son pays.
Mis en ligne le 19/10/2010
Un diplomate homosexuel saoudien demande l’asile aux Etats-Unis
Un diplomate saoudien a fait une demande d’asile politique aux Etats-Unis en raison de son homosexualité et de son amitié pour une femme juive, a rapporté samedi la chaîne de télévision NBC.
Identifié par la chaîne comme Ali Ahmad Asseri, premier secrétaire au consulat d’Arabie saoudite de Los Angeles, ce diplomate aurait averti les autorités fédérales américaines que ses supérieurs refusaient de lui renouveler son passeport diplomatique et l’avaient congédié en apprenant qu’il était homosexuel et qu’il entretenait une amitié avec une femme juive.
"Ma vie est en grand danger ici et si je retourne en Arabie saoudite, ils me tueront ouvertement en plein jour", a assuré le diplomate dans un e-mail adressé à la chaîne.
Le diplomate saoudien a envoyé une lettre sur un site internet saoudien critiquant "l’arriération" de son pays et des "imams militants" qui ont "défiguré la tolérance de l’islam", a encore rapporté NBC.
Dans cette lettre, Ali Ahmad menace également de rendre public des informations embarrassantes pour des membres de la famille royale saoudienne vivant aux Etats-Unis, a ajouté la chaîne.
Le dernier diplomate saoudien ayant demandé l’asile aux Etats-Unis était Mohammed al-Khilewi, un fonctionnaire de la délégation des Nations unies qui s’était mis sous protection américaine en 1994, après avoir accusé l’Arabie saoudite de soutenir le terrorisme et critiqué publiquement son bilan en matière de droits de l’homme.
Mis en ligne le 13/09/2010
Des Philippins risquent prison et fouet pour s’être travestis
Près de 70 Philippins travaillant en Arabie saoudite risquent des peines de prison et le fouet après avoir été interpellés lors d’une fête où certains étaient habillés en femme, a déclaré samedi un diplomate philippin à Ryad.
La police saoudienne a arrêté les 67 hommes au cours d’une fête privée et d’un spectacle de travestis le 13 juin dans une villa près de Ryad, a expliqué le vice-consul des Philippines, Roussel Reyes.
"Ils avaient de l’alcool et certains étaient habillés en femme", a-t-il précisé à l’AFP, alors que le royaume conservateur qui applique la loi islamique interdit à la fois l’alcool et le travestissement.
Ils risquent jusqu’à six mois de prison et des coups de fouet.
Aucun d’entre eux n’est accusé d’actes d’homosexualité, un délit puni plus sévèrement, a ajouté le diplomate.
Les Philippins ont été remis en liberté et confié à leurs employeurs en attendant leur inculpation formelle, a-t-il dit.
Un million de Philippins environ travaillent en Arabie saoudite.
Mis en ligne le 21/06/2009
Des élus américains dénoncent des livres scolaires incitant à la haine homophobe
Des élus du Congrès américain ont appelé mercredi le gouvernement saoudien à cesser de distribuer aux écoliers des manuels religieux, qui selon eux incitent à la "haine" envers les Juifs, les femmes et les homosexuels.
Cette demande, faite par trois membres démocrates de la Chambre des représentants, est intervenue alors que le président américain Barack Obama était en visite en Arabie saoudite.
Selon les élus, il est indiqué aux élèves que "le châtiment pour l’homosexualité est la mort".
Mis en ligne le 04/06/2009
55 arrestations lors d’une descente de police dans une soirée gay
La police religieuse du royaume saoudien a effectué une nouvelle descente de police contre ce qu’elle a qualifié de "partie gay" dans la province côtière de Qatif.
Comme à chaque intervention de ce type, la police prétend avoir trouvé des drogues et de l’alcool lors de cette réunion.
La chaîne de télé Al-Arabiya a annoncé que deux jeunes hommes maquillés en femmes et dansant ensemble faisaient partie des 55 personnes arrêtées par la police religieuse.
Le mois dernier déjà, des hommes avaient déjà été interpellés et mis en détention par la police dans une autre propriété de Qatif. La presse avait rapporté qu’une grande quantité d’alcool a été saisie sur les lieux. Certains des hommes auraient été relâchés, mais 21 étaient tombés sous le coup des charges pour consommation d’alcool et de relations homosexuelles, toutes choses sévèrement réprimées par la loi saoudienne basée sur la charia.
La charia ou loi islamique est appliquée en Arabie Saoudite et prévoit des peines allant de l’emprisonnement à la peine de mort contre les "comportements sexuels déviants". Dans un passé récent, des arrestations collectives d’homosexuels ont été pratiquées par la police saoudienne qui a prétexté des cérémonies de "mariage gay" dans différentes régions du pays sans qu’on connaisse l’issue judiciaire de ces coups de filet.
Mis en ligne le 31/07/08
21 homosexuels présumés arrêtés et poursuivis
La police religieuse du royaume d’Arabie saoudite a arrêté et mis en détention plus 20 hommes soupçonnés d’homosexualité après une descente dans une propriété de la ville côtière de Qatif. Le journal Al-Medina rapporte qu’une grande quantité d’alcool a été saisie sur les lieux. Un grand nombre de jeunes hommes auraient été arrêtés lors de cette descente. Certains auraient été relâchés, mais 21 seraient sous le coup des charges pour consommation d’alcool et de relations homosexuelles, toutes choses sévèrement réprimées par la loi saoudienne basée sur la charia. C’est la Commission pour la propagation de la vertu et la prévention du vice qui serait à l’origine de cette action policière.
Source : Pinknews Mis en ligne le 24/06/08
7 000 coups de fouet pour homosexualité
Les autorités pénitentiaires saoudiennes ont commencé cette semaine à administrer 7 000 coups de fouet à deux hommes condamnés pour "actes homosexuels".
La presse locale précise que cette sanction physique sera exécutée par "phases" et ce de manière publique. La flagellation a débuté mardi dernier dans un parc où ont été conduits les deux hommes. Après cette séance, ils ont été reconduits en prison en attendant une nouvelle punition jusqu’à ce que les 7 000 coups ordonnés par la justice aient été administrés.
La charia ou loi islamique est appliquée en Arabie Saoudite et prévoit des peines allant de l’emprisonnement à la peine de mort contre les "comportements sexuels déviants". Dans un passé récent, des arrestations collectives d’homosexuels ont été pratiquées par la police saoudienne qui a prétexté des cérémonies de "mariage gay" dans différentes régions du pays sans qu’on connaisse l’issue judiciaire de ces coups de filet.
Mis en ligne le 05/10/07
Vingt arrestations lors d’un mariage gay
Vingt homosexuels ont été arrêtés en Arabie saoudite dans un raid effectué par les autorités lors d’une cérémonie organisée pour célébrer l’union de deux hommes, selon des informations rapportées par le journal Al-Watan mercredi.
Les jeunes hommes, que le quotidien décrit comme "imitant les femmes", ont été interpellés à Jazan, dans le sud du pays, au cours d’"une fête de mariage entre deux hommes" à laquelle assistaient quelque 400 invités. Certains des convives ont été surpris mâchant du "khat", une plante aux effets euphorisants cultivée au Yémen voisin. Lors de son coup de filet, la police a interpellé 250 personnes. Seuls les 20 homosexuels et un nombre indéterminé de personnes que les autorités disaient rechercher ont été mis sous écrous. L’homosexualité est illégale en Arabie saoudite, pays musulman conservateur qui applique la charia. Cette affaire en rappelle d’autres, survenues ces derniers mois, et qui n’ont jamais été clairement élucidées.
Mis en ligne le 17/08/06
Cinq femmes changent de sexe pour échapper au sexisme ambiant
Lassées d’être victimes de discriminations d’ordre sexuel dans leur pays, cinq Saoudiennes ont pris une décision radicale en devenant des hommes grâce à une opération.
A en croire le journal Al Watan, ces femmes sont allées se faire opérer à l’étranger ces douze derniers mois après avoir fait un "complexe psychologique" (sic) face au sexisme ambiant.
Au pays gardien des lieux saints de l’islam, les femmes ne peuvent ni conduire, ni se promener en public sans être accompagnées d’un parent de sexe masculin.
Réagissant à l’information, un dignitaire religieux du royaume wahhabite a souhaité que le gouvernement comble ce vide juridique en interdisant par la loi les opérations de changement de sexe.
Un responsable du ministère de l’Intérieur a confirmé que les transsexuels n’étaient, pour le moment, pas inquiétés en Arabie saoudite.
Mis en ligne le 04/04/06
Manif contre l’homophobie des Saoudiens
La manifestation organisée jeudi pour protester contre l’homophobie de l’Arabie saoudite, à l’occasion de la visite officielle en France du prince héritier de ce pays, s’est soldée par l’arrestation de plusieurs militants LGBT.
Des militants d’Act Up-Paris, des Panthères Roses, de l’AGLA, du GAT, de MixCité, de SOS Homophobie, de C’est l’bouquet, de Homosexualité et Socialisme et des Verts ont été arrêtés jeudi soir vers 19h30 alors qu’ils manifestaient devant le Ministère des Affaires Etrangères à Paris.
Cette manifestation avait été organisée à l’occasion de la visite officielle en France du prince héritier d’Arabie Saoudite, Abdallah Ben Abdel Aziz, pour protester contre l’homophobie de ce pays qui vient de condamner à des peines de 2 à 6 ans de prison et de coups de fouet (2000 pour certains accusés) une centaine d’homosexuels saoudiens et pour exiger du président français qu’il condamne cette sentence.
En manifestant au cri de "Arabie Saoudite, état homophobe, Chirac complice !", "A Ryad l’homophobie tue, Chirac et Barnier reçoivent le prince Abdallah", les manifestants protestaient contre l’accueil "sans réserve" fait au représentant d’un pays pratiquant "l’homophobie d’Etat", selon Les Panthères roses.
"Jacques Chirac choisit d’accueillir à bras ouvert un chef d’état criminel et au même instant il fait arrêter une quarantaine de militant(e)s au cours d’une manifestation de protestation non violente", considèrent les associations LGBT qui ajoutent : "Le message de Jacques Chirac et de son gouvernement est clair : il tolère l’homophobie, mais ne tolère pas la protestation contre l’homophobie et veut rendre invisible notre colère".
Le harcèlement du ministère de l’Intérieur a permis d’obtenir la libération des militants deux heures après leur arrestation.
De son côté, l’Inter-LGBT, qui ne s’était pas associée à cette manifestation mais tente d’agir en coulisses, informe qu’un conseiller diplomatique de Chirac s’est engagé à relayer les préoccupations de l’Inter auprès des diplomates saoudiens dans les rencontres qui ont eu lieu.
Le fouet pour les homos
Deux Saoudiens, un Yéménite et un Jordanien ont été condamnés à deux ans de prison et à 2 000 coups de fouet chacun après avoir été arrêtés lors d’un raid de la police contre un rassemblement homosexuel présumé, a-t-on appris lundi de source proche des accusés. La police avait mené un raid en mars contre un bâtiment de Djeddah, sur la mer Rouge, interpellant au total quelque 120 personnes rassemblées, selon des informations de presse, pour un mariage homosexuel.
"L’hôte saoudien a écopé de deux ans de prison et de 2 000 coups de fouet", a déclaré à l’AFP la source, qui a requis l’anonymat. Selon les condamnations prononcées par un tribunal islamique à Djeddah, sur la mer Rouge, un Yéménite qui "mettait une perruque" a également écopé de deux ans de prison et de 2 000 coups de fouet, a ajouté la même source. Un autre Saoudien et un Jordanien ont été condamnés à des peines similaires pour s’être "comportés comme des femmes", alors que 31 autres individus, dont la nationalité n’a pas été précisée, ont écopé de six mois à un an de prison et de 200 coups de fouet chacun. Leur procès se serait déroulé en l’absence d’avocats. L’homosexualité est strictement interdite en Arabie saoudite, monarchie conservatrice qui applique la charia, la loi islamique.
DECAPITATION DE TROIS SAOUDIENS
Selon l’Agence France Presse (AFP), trois Saoudiens reconnus coupables d’homosexualité, ont été décapités mardi dans le sud de l’Arabie saoudite. Cette information a été donnée par le ministère de l’Intérieur du pays. Ali Ben Hatan Ben Saad, Mohamed Ben Suleiman Ben Mohamed et Mohamed Ben Khalil Ben Abdallah ont été condamnés à mort pour "sodomie, mariage entre eux et incitation à la pédophilie", précise le ministère dans un communiqué, ajoutant qu’il s’agissait de récidivistes. En 2001, au moins 81 exécutions avaient été annoncées dans le royaume qui applique strictement la loi islamique.
Mis en ligne le 02/01/02


