Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
La 10ème édition du Mondial de football gay a eu lieu à Buenos Aires
A Buenos Aires, le mariage pour tous est désormais ouvert aux homos étrangers
Sondage
Les Argentins expriment leur fierté d’avoir un compatriote comme pape mais attendent des changements profonds de l’Eglise catholique, comme l’acceptation du port du préservatif ou de l’homosexualité, révèle un sondage de l’institut Ibarometro diffusé lundi.
E-llico.com
Mis en ligne le 19/03/2013
Plus de 54% des personnes interrogées disent leur "fierté" après l’élection de l’archevêque de Buenos Aires, Jorge Bergoglio, au poste de pape, mais 82,7% des sondés demandent également l’autorisation du port du préservatif et 59,7% exigent que l’Eglise accepte l’homosexualité.
"Ce qui est intéressant, c’est la façon dont coexistent la réaction favorable à la désignation du pape avec les attentes de changements, ce qui signifie une vision critique de l’Eglise", a expliqué à l’AFP le sociologue Ignacio Ramirez, en charge de l’enquête.
Pour lui, la réaction favorable provient principalement de la nationalité du pape et n’est pas forcément à prendre d’un point de vue religieux.
"Cette acceptation n’implique pas une fièvre religieuse" en Argentine, a-t-il ajouté.
L’enquête révèle que 9,8% des sondés ont appris la nouvelle avec "indifférence" et 6,2% avec "colère".
Environ 75% des 40 millions d’Argentins se déclarent catholiques, selon l’Eglise.
En même temps qu’ils se réjouissent de l’élection du pape, il existe "une demande de changements dans l’Eglise de la part d’une société qui vit des mutations très profondes", a poursuivi Ignacio Ramirez, citant notamment l’adoption en 2010 du mariage homosexuel.
Jorge Bergoglio avait férocement bataillé contre cette loi, ainsi que celle qui a autorisé en 2012 les personnes travesties ou transsexuelles à choisir librement leur genre à l’état civil.
Et "contrairement à ce que l’on croit, il y a (aussi) une majorité (de personnes) en faveur de la dépénalisation de l’avortement", refusée toutefois par la présidente Cristina Kirchner, a également ajouté l’enquêteur.
Questionnés sur les priorités du nouveau pape, 26,8% des sondés citent "le combat pour un monde plus juste" et 19,3% "la punition des abus sexuels commis par certains prêtres".
L’enquête a été réalisée vendredi par téléphone auprès de 1.000 habitants de Buenos Aires et sa périphérie.
Têtu par Rédaction (avec agence) mercredi 01 août 2012,
Un couple homosexuel argentin a pu inscrire son enfant directement à l’état civil de Buenos Aires, une première dans le cas de deux hommes, a déclaré hier Maria Rachid, dirigeante de la Fédération argentine LGBT (FALGBT).
« C’est la première fois au monde qu’un enfant est inscrit comme étant le fils de deux hommes directement à l’état civil sans avoir besoin d’une décision de justice », a-t-elle déclaré, alors que l’Argentine est devenue en 2010 le premier pays d’Amérique latine à avoir légalisé le mariage entre personnes du même sexe.
Le 9 septembre 2010, un premier bébé avait été inscrit au registre de l’état civil de Buenos Aires comme étant le fils de deux femmes.
« Pouvoir fonder une famille »
Carlos Grinblat, 41 ans, et Alejandro Dermgerd, 35 ans, ont ainsi pu inscrire comme leur fils Tobias, âgé d’un mois et né en Inde où le couple avait choisi d’avoir recours à une mère porteuse.
« Nous nous battions pour une seule chose : pouvoir fonder une famille », a déclaré Carlos Grinblat à la presse en sortant des bureaux de l’état civil.
« C’est une nouvelle avancée dans la reconnaissance des mêmes droits pour tous », a-t-il ajouté.
« C’est un combat qui a commencé il y a des années et un grand moment a été la légalisation du mariage entre personnes du même sexe », a-t-il poursuivi, alors qu’à ses côtés Alejandro Dermgerd montrait l’extrait de naissance.
L’Argentine de plus en plus progressiste Depuis que la présidente argentine Cristina Kirchner a signé le décret légalisant le mariage homosexuel le 21 juillet 2010, une semaine après l’adoption d’une loi par le Congrès, « 5.839 mariages ont été célébrés dans le pays », avait précisé la FALGBT le 12 juillet dernier. L’Argentine avait encore étonné en mai de cette année en autorisant le libre choix de l’identité sexuelle, une autre avancée possible en l’absence de contrepoids conservateur et grâce à une opinion publique très progressiste.
Têtu par Rédaction (avec agence) 13 mai 2012,
L’Argentine, premier pays d’Amérique latine à avoir légalisé le mariage entre personnes du même sexe, a encore étonné cette semaine avec ces avancées, possibles en l’absence de contrepoids conservateur et grâce à une opinion publique urbaine.
Une femme transgenre attend devant le Congrès argentin, le 9 mai, le vote de la loi sur l’identité de genre.
Le Congrès (parlement) argentin a adopté mercredi et jeudi deux textes précurseurs dans la région : l’un permet aux personnes transsexuelles de s’enregistrer sous l’identité sexuelle de leur choix à l’état-civil, l’autre légalise le refus de l’acharnement thérapeutique pour les malades en phase terminale. Ils interviennent après la loi sur le mariage entre homosexuels adoptée en 2010 et restée un cas unique en Amérique latine.
Droits individuels
« Les deux thèmes constituent une réaffirmation de l’autonomie et des droits individuels », a déclaré à l’AFP la sénatrice du parti au pouvoir Sonia Escudero.
Ils reflètent « un élargissement de la conscience des citoyens », a-t-elle dit. « Nous quittons le domaine de la pathologie, du délit, pour voir enfin nos droits reconnus », dit la psychologue Maria Eva Rossi, travesti de 45 ans, enseignante à Bahia Blanca, à 630 km au sud de Buenos Aires.
Les quelque 22.000 membres de cette petite communauté en Argentine ont une espérance de vie de 35 ans seulement et plus de 90% se livrent à la prostitution faute d’éducation, ayant dû abandonner très tôt l’école.
Une autre loi, adoptée dans la foulée, légalise la possibilité, pour les malades en phase terminale, d’avoir une « mort digne ».
« Tout ce que nous cherchons, c’est la paix pour Camila et pour toute notre famille qui vit dans un état de mort permanente : c’est très douloureux », a témoigné Selva Herbon, mère d’une fillette de trois ans en état végétatif.
Air du temps
Mais comment un pays de 40 millions d’habitants qui se dit catholique à 91% et a longtemps été conservateur, voire militariste, a-t-il pu faire de telles avancées ?
« D’abord, le péronisme - au pouvoir -, n’est pas né en tant qu’idéologie, mais en tant que mouvement : il sait saisir l’air du temps », explique l’essayiste Beatriz Sarlo.
C’est le même parti qui a su mettre en place l’Etat de Bien-être social dans les années 40, les privatisations dans les années 1990 et les nationalisations ou les progrès dans les droits individuels aujourd’hui, fait-elle valoir.
Le parti péroniste au pouvoir dispose d’une majorité confortable dans les deux chambres et n’a en face qu’une opposition incapable de s’unir depuis la grande crise de 2001 qui a fait exploser le parti radical alors à la tête de l’Argentine.
L’Eglise, quant à elle, a également beaucoup perdu de son poids face à Nestor Kirchner (2003-2007), puis à Cristina Kirchner, réélue pour quatre ans en 2011.
Population urbaine
Ensuite, « c’est une société dont l’opinion publique est urbaine, ce qui permet à l’Argentine d’adopter des lois qui demeurent impossibles ailleurs », selon Mme Sarlo.
« En France et dans d’autres pays, l’opinion publique a ses racines dans les campagnes », a-t-elle ajouté.
La population urbaine argentine, qui représentait 70% de la population totale en 1970, a atteint près de 90% (89,31%) en 2001, date des dernières statistiques disponibles.
La plupart des mariages entre personnes de même sexe ont été ainsi célébrés dans les grandes agglomérations du pays : Buenos Aires (1.240), Grand Buenos Aires (1.160), Santa Fe (397), Cordoba (345), Mendoza (320).
Au sein de cette population urbaine, les ONG de défense des droits d’individuels font entendre leur voix d’autant plus facilement que le gouvernement y est favorable.
Dans le reste de l’Amérique latine, la ville de Mexico, l’Etat mexicain de Coahuila, l’Etat brésilien du Rio Grande do Sul et l’Uruguay permettent aussi les unions civiles entre personnes du même sexe.
Les travestis et les transsexuels argentins auront désormais le droit sans astreinte médicale d’être enregistrés à l’Etat civil selon le sexe qu’ils auront choisi, a décidé jeudi la Chambre des députés de Buenos Aires. E-llico.com Mis en ligne le 01/12/2011
La loi, approuvée par 167 députés contre 17 opposés au projet et sept abstentions, doit encore être entérinée par le Sénat argentin.
Le projet stipule qu’il n’y aura plus besoin d’une requête particulière pour enregistrer un changement de sexe et que, plus aucun diagnostic médical, psychiatrique ou chirurgical, ne seront exigés.
Cette décision "permet de rompre le silence complice sur l’exclusion et la discrimination dont souffrent les personnes au sujet de l’identité sexuelle qu’ils ressentent dans leur for intérieur", a estimé le père Paradiso Sottile, coordinateur de la section juridique de la Communauté Homosexuelle Argentine (CHA).
Selon le projet de loi, "toute personne à partir de 16 ans pourra demander la rectification de son nom, de son sexe et de sa photographie dans tous les registres d’Etat civil où ces données ne correspondent pas à ce qu’il ressent personnellement en la matière".
La loi précise qu’aucune "attestation d’intervention chirurgicale ni de thérapies hormonales ou de traitements psycothérapiques, ne seront désormais exigés pour un changement de sexe total ou partiel."
Les travestis et les transsexuels des forces de police et de sécurité nationales pourront également revêtir un uniforme correspondant au sexe qu’ils perçoivent personnellement, selon une resolution signée par le ministre de l’intérieur Nilda Garre.
(Source AFP)
Têtu par Mélanie Vives 23 novembre 2011,
La récente campagne « Can you believe this ? » et ses deux spots dénoncent des situations aberrantes de transphobie et d’homophobie. Regardez.
Il y a plus d’un an, l’Argentine devenait le premier pays d’Amérique latine à autoriser le mariage et l’adoption pour les couples homo. Dans le pays, la bataille contre les discriminations subies par les LGBT n’est pas pour autant finie. L’Observatory for the Promotion of Sexual Diversity Rights de la province de Salta vient de dévoiler une campagne, financée par l’ONU, qui demande aux Argentins de soutenir l’extension des droits des citoyens transgenres.
La campagne, sobrement intitulée « Can you believe this ? », met en lumière des situations aberrantes de transphobie et d’homophobie.
Comme celle que vit ce joggeur tatoué qui court torse nu et se fait arrêter sans raison, alors que les forces de l’ordre font mine de lui reprocher son attitude provocante…
Ou ce couple d’hétéros sommé de quitter la table d’un resto et à qui on annonce qu’ils « ne sont pas dans un endroit pour les gens comme eux ».
Dans les deux cas, les clips choquent.
D’autant que leurs chutes ne sont dévoilées que dans les ultimes secondes…
Déterminé à lutter contre la prostitution et la discrimination, un chef d’entreprise tend la main aux personnes transgenres en décidant d’employer six vendeuses recrutées au sein de cette communauté.
Oscar Cribari ne fait rien comme les autres. À 51 ans, ce chef d’entreprise de la province de Santiago del Estero, au nord de l’Argentine, affiche clairement ses idées militantes.
Ancien membre des jeunesses péronistes et écologiste convaincu, il dirige depuis cinq ans l’une des seules fabriques de charbon de bois écologiques du pays, baptisée Sachamanta.
L’ensemble de sa production provient de forêts gérées durablement, ce qui lui permet d’exporter ses produits en Europe, aux États-Unis ou au Chili.
Pour Oscar Cribari, la responsabilité sociale des entreprises ne doit pas être un vain mot.
C’est pour cette raison qu’il a décidé de s’engager en faveur d’un groupe qui compte parmi les plus stigmatisés de notre société, les personnes transgenres : Je me suis rendu compte qu’on ne montrait que ce qui ne va pas : des gens qui vendent du sexe dans la rue.
Et je me suis demandé ce que je pouvais faire.
C’est triste d’apprendre que l’espérance de vie des personnes transgenres ne dépasse pas 40 ans, d’écouter tout ce que notre société leur fait subir.
Ces personnes ont choisi leur mode de vie, et je crois que s’ils nous dérangent, ou que nous ne comprenons pas qu’elles se prostituent, nous devons les aider à sortir de la rue.
Offre d’emploi sur un site de prostitution
Après avoir obtenu le soutien de l’Institut national contre la discrimination et la xénophobie (INADI) et du ministère du Travail, ce chef d’entreprise atypique s’est lancé dans le recrutement de son équipe de vente, en mettant une annonce directement sur un site Internet de prostitution.
Oscar Cribari raconte que la première réaction des personnes contactées était un mélange de méfiance et d’incrédulité : Elles trouvaient suspect qu’on leur offre des conditions de travail dignes.
[…] Le sentiment d’exclusion qu’elles ressentent est si puissant qu’elles se discriminent elles-mêmes.
Ce n’est pas étonnant ; si elles sont obligées de quitter leur maison quand elles sont encore adolescentes, comment peuvent-elles s’adapter ensuite ?
Les nouvelles recrues de Sachamanta gagneront entre 1100 et 1400 euros par mois, un salaire plus que correct en Argentine, et bénéficieront de la sécurité sociale.
Elles devront se mettre en quête de clients dans la province de Buenos Aires et gérer les relations commerciales avec les chaînes de supermarchés qui vendent le charbon de bois écologique.
Oscar Cribari souhaite que son initiative incite d’autres chefs d’entreprise à lutter contre la discrimination, et puisse générer une véritable culture d’intégration par le travail : Nous espérons que les gens valoriseront eux aussi ce projet, ainsi que la détermination de ces personnes qui veulent changer leur vie ; qu’on leur en donnera la possibilité, et qu’elles seront jugées pour leurs capacités. Le côté humain est le plus important.
tiempo.elargentino.com
Têtu par Rédaction 07 septembre 2011
REVUE DE PRESSE. Les militants homos ont applaudi la nouvelle, signe que le mariage des couples de même sexe, autorisé depuis plus d’un an dans le pays, gagne tous les milieux.
Un lieutenant-colonel et un capitaine de l’armée de terre argentine vont prochainement se marier et former ainsi le premier couple « officiel » de militaires gays en Argentine.
C’est l’austère revue Tiempo militar, spécialisée dans « l’actualité politique militaire et des forces de sécurité », qui a relayé l’information hier, suite à un communiqué des militants de Comunidad Homosexual Argentina.
« Important et très nécessaire »
Parallèlement, un couple de sous-officiers a également entamé les démarches pour en faire de même prochainement, en application de la loi de juillet 2010 qui autorise le mariage entre personnes du même sexe, ajoute le journal. L’identité des militaires n’a pas été révélée.
« La visibilité des LGB est importante et très nécessaire dans les forces armées, un milieu qui reste traditionnellement fortement conservateur.
Nous espérons que d’autres couples de même sexe seront encouragés à exercer leur droit au mariage » s’est réjoui la Comunidad Homosexual Argentina dans son communiqué.
De son côté, l’armée n’a pas confirmé l’information.
Uniforme de gala ?
Selon Tiempo Militar, le mariage devrait être célébré à Buenos Aires. People à sa manière, le journal soulève d’ores et déjà la question - cruciale- de l’habit.
« La cérémonie de mariage étant strictement civile, aucune sorte d’acte religieux n’étant prévu, il ne sera nécessaire dans aucun des deux cas d’appliquer la norme qui veut qu’un officier ou un sous-officier revête l’uniforme de gala et porte les décorations qu’il peut avoir au moment de ses noces », précise la publication dans sa version digitale.
Cependant, si les mariés le souhaitent, cette règle du cérémonial militaire pourra être appliquée, ajoute-t-elle.
Le journal rappelle enfin que les plus hauts gradés des trois armes ont récemment participé au ministère de la Défense à une réunion avec des représentants de plusieurs secteurs de la communauté LGBT, qui ont applaudi la décision du gouvernement de mettre fin à toute discrimination au sein de l’armée.
L’Argentine a été le premier pays latino-américain et le dixième au monde à reconnaître le mariage de plein droit entre personnes de même sexe après le vote par le parlement en juillet dernier de la loi ad hoc. Dans la première année après la promulgation de la loi, 2.697 mariages homosexuels ont été célébrés dans le pays.
Têtu par Mathilde Guillaume 30 juillet 2011,
Osvaldo López, qui était déjà le premier haut-fonctionnaire gay à se marier, a bien conscience de son rôle de modèle, milite pour les droits des trans et croit en une Argentine plus ouverte.
De notre correspondante à Buenos Aires
« Cette journée m’a donné le vertige. »
Osvaldo López en tremblait encore mercredi soir : ce jour-là, il a été intronisé sénateur – le premier sénateur officiellement gay du Congrès argentin.
Il appartient au parti de gauche Encuentro popular (« rencontre populaire »), et remplace à mi-mandat le sénateur de Terre de feu José Martinez, décédé lors d’un accident de la route.
Il est aussi le premier fonctionnaire argentin à avoir profité de la loi autorisant le mariage homosexuel, en épousant l’année dernière son compagnon de longue date et secrétaire.
« Cette loi a représenté une avancée spectaculaire, je suis fier de mon pays d’avoir réussi pareille gageure. »
C’est tout ce qu’il dira sur le sujet.
Le jour de son entrée en poste, il ne souhaitait pas parler de sa vie privée : « la société m’a toujours jugé sur les résultats de mon travail, dans mon rôle de fonctionnaire ou de simple citoyen.
Mais pas sur mon intimité », avance-t-il seulement.
Il a cependant conscience de son rôle de modèle : « J’espère que beaucoup de politiques vont commencer à assumer leur homosexualité au grand jour.
C’est important de gagner de la visibilité pour gagner plus de droits, pour pouvoir réfléchir ensemble sans préjugés.
Mais pour l’instant, beaucoup considèrent qu’être gay n’est pas payant en termes de vote. Moi je ne fonctionne pas de cette manière là, je marche à l’authentique et ne me suis jamais demandé si cela pouvait me faire gagner ou perdre des votes. »
Institutionnaliser la réalité
Osvaldo López se veut militant de l’identité individuelle, qui permet la construction de l’identité collective.
Et il se montre optimiste face à la construction de l’identité collective argentine, qu’il juge plus ouverte et tolérante aujourd’hui, et des nombreuses avancées que la communauté LGBT a su conquérir.
Mais il refuse que le pays s’endorme sur ses lauriers : « Je ne veux pas perdre de temps et commencerai dès la semaine prochaine à militer pour une loi d’identité sexuelle », déclare-t-il solennellement.
Il existe en effet un projet de loi dormant depuis des années dans les tiroirs du Congrès argentin qui propose notamment de permettre le changement de nom des personnes transgenres qui le demandent, ce qui est impossible sous la législation actuelle.
Les associations LGBT considèrent cette bataille comme la prochaine frontière à conquérir.
López se prononce également en faveur de l’avortement, toujours interdit dans le pays.
« Il s’agit de deux projets nécessaires et il faut que l’on agisse dans ce sens.
La loi est toujours à la traîne de la société, on arrive pour légiférer sur des faits, des pratiques qui existent déjà.
On n’invente pas une autre réalité, mais on institutionnalise celle qui existe déjà. »
Têtu par Rédaction 17 juillet 2011,
Le pays, devenu l’an dernier le premier en Amérique du Sud à ouvrir le mariage aux couples homos, souhaite profiter de cette notoriété auprès des LGBT pour développer une offre touristique ciblée.
Vous êtes à la recherche d’une destination friendly pour vos prochaines vacances ?
L’Argentine a bien l’intention de vous faire les yeux doux.
Ce pays, dont la capitale est déjà parmi les premières destinations pour le tourisme gay dans le monde, cherche en effet à développer ce marché sur tout son territoire.
« Buenos Aires doit être désormais une porte pour d’autres destinations en Argentine », a déclaré devant des chefs d’entreprise Gustavo Noguera, vice-président et co-fondateur de la Chambre de commerce gay et lesbienne, au cours d’une conférence organisée vendredi dans la capitale.
Mendoza, à l’ouest du pays, qui jouit d’une capacité hôtelière importante et de l’attrait de ses routes du vin, souhaite s’imposer comme l’une des destinations gays émergentes en Argentine, selon Maria Belén Gaua, une responsable du secrétariat du Tourisme de la province.
Dans cette perspective, 60 points d’information LGBT vont être inaugurés à travers ce pays, devenu le 21 juillet 2010 le premier pays à légaliser le mariage homosexuel sur l’ensemble de son territoire en Amérique latine.
18,5% de touristes gays
L’Argentine est le pays latino-américain qui reçoit le plus de touristes étrangers, devant le Brésil, a fait valoir Leonardo Boto, secrétaire de l’Institut de promotion touristique de l’Argentine.
Le nombre de visites (5,3 millions par an) a progressé de 102% entre 2001 et 2010.
On estime que 18,5% des touristes qui voyagent en Argentine sont issus de la communauté gay.
L’Argentine veut maintenant spécialiser l’offre pour conquérir les différentes niches du marché LGBT : célibataires gay mais aussi transsexuels ou familles homoparentales.
Autre initiative importante à destination de ce marché : la première croisière gay d’Amérique latine quittera le port de Buenos Aires le 12 décembre à bord de l’Ego, long de 220 mètres, à destination des villes uruguayennes de Punta del Este et Montevideo.
Têtu par Paul Parant 13 juillet 2011,
www.tetu.com/actualites/inte…
L’engagement personnel contre l’homophobie d’un jeune gay argentin accouche d’une vidéo sur YouTube, en forme de long argumentaire contre l’homophobie traduit en 17 langues.
Avant la vidéo, il y a eu l’expérience d’un jeune étudiant gay, arrivé de Buenos Aires en Europe à l’âge de 19 ans.
Aujourd’hui âgé de 28 ans, Nicolás est à la fois prof d’Espagnol à Vienne en Autriche, où il réside depuis cinq ans, et étudiant en linguistique.
C’est au cours de ses études qu’il a été amené à réfléchir sur les causes de l’homophobie.
Rhétorique gay-friendly
« J’ai suivi un cours sur l’histoire du Judaïsme, nous raconte Nicolás, et le théologien catholique qui nous donnait le cours expliquait qu’il n’y avait pas de lien entre la religion et la violence. Cela m’a mis très en colère.
J’ai aussitôt parlé des violences racontées dans la Bible, et de la façon dont elle traitait des homosexuels.
On a poursuivi notre échange par mail et je crois l’avoir un peu fait changer d’avis ! » La joute verbale se transforme en exposé en classe.
« J’ai même mentionné quelques anecdotes tristes de mon adolescence », se souvient le jeune argentin.
Peu à peu, Nicolás prend goût à l’art de la rhétorique.
Il rédige un texte qu’il envoie à des théologiens allemands, autrichien et suisses.
Et un de ses amis, étudiant en communication, lui propose de diffuser encore davantage son message, en passant par la vidéo en ligne.
Ainsi est née cette vidéo, déjà traduite en 17 langues, et bientôt davantage encore.
« Je pense que cela peut aider beaucoup de gens », estime-t-il.
C’est en tout cas une manière originale de partager un salutaire plaidoyer contre les homophobes de tous bords.
Les élus de la ville de Buenos Aires se sont engagés symboliquement à l’unanimité mardi soir à lutter contre les comportements machistes, et en premier lieu les leurs, lors d’une session extraordinaire du conseil municipal.
E-llico.com
Mis en ligne le 21/04/2011
"Nous devons revoir nos comportement machistes, profondément ancrés dans notre culture familiale et sociétale pour atteindre l’égalité ses sexes", a déclaré au micro Gonzalo Ruanova, parlementaire (Nuevo Encuentro, centre droit) à l’origine de l’initiative.
La session s’est déroulée dans le cadre de la campagne "260 hommes contre le machisme" lancée début mars par Alicia Kirchner, ministre des Affaires sociales et soeur de l’ancien président Nestor Kirchner aujourd’hui décédé.
Dans la salle, une centaine de représentants d’associations et d’employés de la mairie étaient présents.
"Il faut être moins macho et plus homme", a dit en marge de l’hémicycle, José Maria Di Bello, le premier homme à s’être marié en Argentine avec son compagnon, Alejandro Freyre. C’était fin 2009 à la suite d’une décision judiciaire locale, et avant que le Sénat ne légalise le mariage homosexuel dans tout le pays le 15 juillet 2010.
Selon les chiffres officiels, 260 femmes sont décédées sous les coups de leurs conjoints en 2010 en Argentine.
Chaque homme présent à la session a brandi une pancarte avec le nom de l’une d’elle.
A l’issue de la session, chacun était invité à signer un "engagement" pour agir quotidiennement contre les discriminations.
En 2007, Cristina Kirchner, 58 ans, a été la première femme élue chef d’Etat au suffrage universel en Argentine.
Source : AFP
Têtu par Rédaction (avec agence) 07 mars 2011
Le prêtre Nicolas Alessio avait simplement apporté son soutien au mariage des couples de même sexe, possible dans le pays depuis l’an dernier.
Il se dit « en rébellion » contre la hiérarchie catholique.

« Ils m’ont condamné et expulsé parce que je pensais différemment », a déclaré le prêtre Nicolas Alessio, ce lundi.
Il venait d’annoncer sa destitution par un tribunal religieux à Cordoba (700 km au nord de Buenos Aires), parce qu’il avait soutenu la légalisation du mariage homosexuel dans son pays.
Alessio, 53 ans, a relevé qu’il avait été sanctionné par cette « même Eglise qui n’a pas réprimandé des prêtres pédophiles » condamnés par la justice pour abus sur mineurs.
Et qui n’avait pas non plus sanctionné le prêtre Christian von Wernich, condamné à la prison à la perpétuité pour des crimes contre l’Humanité pendant la dictature (1976-1983) qui a fait 30.000 morts et disparus, selon les organisations de défense des droits de l’Homme.
Procès sans précédent
« La hiérarchie de l’Eglise se croit tellement maîtresse de la vérité qu’elle pense qu’elle peut dire le dogme sur les affaires civiles qui échappent à la sphère religieuse », a-t-il ajouté.
Le soutien de Nicolas Alessio au mariage homosexuel s’est terminé par un procès canonique sans précédent à Cordoba.

Dès l’allaitement, le dressage est plus sévère pour une fille que pour un garçon. Les filles doivent se soumettre, on brise leur volonté. Le besoin d’apprivoiser l’enfant est plus fort lorsqu’il s’agit d’une fille. Si c’est un garçon, bien qu’il soit tout petit et sans défense, il représente déjà le symbole de l’autorité à laquelle se soumet la mère elle-même. Brunet et Lézine (psychologues)