Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Mathilde Guillaume 23 septembre 2010
Leur bébé est né en début de mois. Cecilia et Veronica se sont mariées juste avant l’accouchement et ont ainsi pu faire reconnaître leur enfant sur leur livret de famille. De notre correspondante à Buenos Aires.
Pour la première fois en Argentine, deux femmes ont été légalement reconnues comme les mères d’un petit garçon.
Né le 2 septembre à Buenos Aires, Vicente est le premier enfant de Cecilia et de Veronica, qui se sont mariées le 11 août dernier dans le cadre de la récente autorisation du mariage entre personnes du même sexe.
« On s’est mariées alors que j’avais déjà un très gros ventre. C’était drôle, comme un mariage un peu pressé par les circonstances », raconte, amusée, Veronica.
Leur bébé inscrit sur leur livret de famille
Cecilia, âgée de 35 ans, s’étonne de la rapidité avec laquelle les événements se sont succédés : « quand nous avons commencé notre projet de famille, la loi de mariage pour couples du même sexe n’existait pas, c’était même une option impensable.
Et puis en un mois, nous voilà mariées, avec un bébé inscrit sur notre livret de famille à nos deux noms… C’est allé si vite ! ».
L’association Lesmadres regrette néanmoins que 300 enfants argentins nés avant le vote de cette loi ne puissent pas bénéficier du même sort que Vicente.
Têtue par Mathilde Guillaume lundi 16 août 2010
En dix ans, la situation des lesbiennes de Buenos Aires a bien changé : d’invisibles et de non fédérées, elles sont maintenant présentes et à la pointe des soirées festives qui rassemblent des artistes et des militantes de tous poils.
TÊTUE fait le point de la situation à Buenos Aires qui contraste avec le reste du pays.
« On vit une très chouette période en Argentine », convient dans un sourire Lisa Kerner (photo gauche). « Mouais. Lisa, c’est l’optimiste de notre binôme.
Moi, je trouve qu’il y a encore beaucoup à faire », tempère Jorgelina De Simone. Les deux filles, ex-copines aujourd’hui associées, ont révolutionné la nuit portègne il y a dix ans, en organisant des fêtes à travers de leur association, Brandon. « C’était très dur à l’époque, une solitude dramatique, se souvient Jorgelina.
La communauté lesbienne était quasi inexistante et sans internet, il était très dur de savoir ce qui se passait. Et puis l’offre était très segmentée et limitée. La seule image d’homosexualité, c’était le gay blanc, musclé et friqué. Le simple mot de lesbienne était bizarre à prononcer, on n’avait rien à quoi s’identifier. » Lisa renchérit : « Brandon a été la première fête gay et lesbienne explicite. On voulait que ces mots soient là, visibles. On l’a construite en dehors du mainstream homo, et on a servi de catalyseur à plein d’artistes, musiciens, designers, DJs. C’est la fête avec du contenu, mais en gardant un esprit naïf et très inclusif. »
Les droits LGBT ont explosé depuis 4 ans
Depuis cinq ans, Lisa, Jorgelina et une poignée de copines ont ouvert Casa Brandon un bar/boîte/salle de théâtre/galerie d’art (photo droite). « On est des militantes de la fête et on a participé au développement de l’offre festive pour les lesbiennes, aujourd’hui multiple. Je considère que donner de la visibilité est le plus important que l’on puisse faire pour changer la société, affirme Lisa. Même si je milite à côté à la Fédération LGBT ». C’est l’association à l’origine de la toute nouvelle loi sur le mariage pour les homos en Argentine, un acquis incroyable dans un pays à la réputation machiste. « Depuis quatre ans, on vit une véritable explosion, s’enthousiasme Lisa. Il y a une véritable volonté politique de la part des Kirchner (couple présidentiel péroniste au pouvoir depuis 2002, NDLR) de faire avancer les droits des minorités. »
En effet, entre une loi d’union civile à Buenos Aires en 2004, la possibilité de partager la sécurité sociale entre conjoints du même sexe en 2009, et finalement le mariage gay il y a quelques semaines, les droits LGBT ont beaucoup progressé en Argentine ces dernières années. Buenos Aires est d’ailleurs devenue la capitale régionale du tourisme homo supplantant même sa voisine Rio de Janeiro, considérée trop dangereuse et moins pétillante culturellement.
Une situation idyllique qui contraste avec le reste du pays encore homophobe
« L’Eglise catholique est évidemment moins puissante qu’elle ne le croyait », jubile Jorgelina. « Son opposition violente au mariage a même joué en notre faveur, analyse Lisa : la société ne veut plus entendre d’insultes homophobes d’un autre âge. Cette époque est bien révolue. »
Mais même si la situation est aujourd’hui enviable à Buenos Aires -« les gens affichent une tolérance indifférente devant nos marques d’affection en public », affirme Lisa-, il n’en est pas de même à l’intérieur du pays, où les homos restent discriminés.
Têtu par Rédaction 30 juillet 2010
Célébrités et anonymes se sont livrés à une course pour être les premiers mariés gays d’Amérique latine, grâce à la loi votée un peu plus tôt cet été. Une première à plusieurs titres…
« Je suis surpris par cette course qui s’est déclenchée pour arriver premiers », a déclaré à la presse José Navarro, un architecte de 54 ans, qui a épousé un employé à la retraite, Miguel Angel Calefato, 65 ans. Premiers mariés gays
Navarro et Calefato, qui ont vécu 27 ans ensemble, sont devenus le premier couple gay à se marier dans le cadre de la loi adoptée le 15 juillet, lors d’une cérémonie à Frias (Santiago del Estero, nord-ouest) retransmise par les télévisions.
« En ce qui nous concerne, la date est celle prévue depuis le début », a ironisé José Navarro en référence aux couples qui avaient avancé leurs dates.
« Pour nous, c’est presque une formalité : cela fait 27 ans que nous sommes ensemble. Mais cette loi est une grande avancée », a-t-il ajouté.
Premiers mariés « people »
Peu de temps après, le matin même, se mariaient à Buenos Aires l’acteur Ernesto Rodriguez Larrese, 60 ans (photo, à droite), et Alejandro Vanelli, 61 ans (à gauche), devant un parterre d’acteurs connus.
Larresse et Vanelli se sont unis dans les mêmes locaux de l’état civil de Buenos Aires où, il y a trois ans, ils avaient reçu une fin de non-recevoir à leur demande.
Si Miguel Angel Calefato est retraité, Alejandro Vanelli est grand-père.
Il a d’ailleurs salué ses petites filles en pleine cérémonie.
Ces 2 chiliens vivent ensemble depuis 23 ans, ils seront mariés en vertu d’une loi l’autorisant adoptée par le Sénat argentin il y a une semaine, a annoncé vendredi le service de l’état civil.
"Le mariage entre Giorgio Nocentino, 44 ans, et Jaime Zapata, 52 ans, sera célébré le 31 juillet au domicile de l’un des contractants dans la ville de Mendoza", a déclaré à l’AFP une responsable de l’état civil, Susana Espinosa.
Elle a précisé que les deux hommes étaient des Chiliens vivant en Argentine depuis 22 ans. Leur mariage aura lieu huit jours à peine après l’entrée en vigueur de la loi par décret présidentiel, soit le minimum requis.
Têtu par Rédaction 15 juillet 2010
La chef de d’Etat argentin, qui a défendu le projet de loi, s’est réjoui publiquement du vote du Sénat qui autorise le mariage et l’adoption pour les couples homos.
La présidente argentine Cristina Kirchner ne va pas tarder à décrocher son statut d’icône.
Après avoir défendu vigoureusement le projet de loi qui autorise le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe, elle s’est réjoui publiquement du vote favorable du Sénat la nuit dernière.
« C’est un pas positif en faveur de la défense des droits des minorités en Argentine », a déclaré la chef de l’Etat aux médias argentins à Shanghai, lors du dernier jour d’une visite officielle en Chine.
Comparable au droit de vote pour les femmes La loi a été approuvée à une courte majorité. « Le fait que l’on ait parlé de guerre de dieu, par exemple, a mis en évidence une radicalisation qui n’était absolument pas positive », a déclaré Mme Kirchner, en se référant à des déclarations de l’archevêque de Buenos Aires, le cardinal Jorge Bergoglio, en pointe contre ce projet. Pour elle, il s’agit d’une grande avancée sociétale, comparable à l’autorisation du vote des femmes, des mariages interraciaux aux Etats-Unis ou du mariage civil en Argentine, en 1888.
Son chef de gouvernement, Anibal Fernandez, considère pour sa part que « l’Argentine s’est placée à l’avant-garde de la revendication des droits » en Amérique latine. La présidente Kirchner doit encore promulguer la loi avant que celle-ci entre en vigueur. Dans cette vidéo tournée quelques jours avant le vote du Sénat, écoutez Cristina Kirchner défendre le projet de loi, au nom de la défense des minorités, et s’inquiéter du ton des protestations des catholiques.
Têtu par Rédaction jeudi 15 juillet 2010, Le vote du Sénat était attendu avec anxiété, mais le projet de loi a été approuvé tard dans la nuit à une courte majorité. L’Argentine devient le premier pays d’Amérique latine à franchir le pas.
Avec 33 voix pour, 27 contre et 3 abstentions, le Sénat argentin a approuvé cette nuit la loi qui autorise le mariage pour les couples de même sexe. Un vote historique, achevé à quatre heures du matin et retransmis pour l’occasion à la télévision, après une quinzaine d’heures de débats houleux.
« Jour de la Révolution française » « C’est un jour historique », s’est félicité le chef du groupe du parti au pouvoir, Miguel Pichetto, en rappelant que ce débat avait été entamé un 14 juillet, jour commémorant la Révolution française.
De son côté, le chef du groupe socialiste, Rubén Giustiniani, explique que l’« on se souviendra de ce jour comme d’un moment positif où le Congrès a décidé de donner des droits à ceux qui aujourd’hui n’en ont pas, et d’avancer sur les discriminations. » Et Giustiniani de poursuivre : « Le mariage est une construction sociale. D’un point de vue civil, personne ne peut s’autoproclamer comme propriétaire de cette institution. Le monde change, les institutions aussi doivent changer. »
Dans l’opposition aussi, le texte a recueilli des soutiens. Le chef du groupe radical au Sénat, Gerardo Morales, estime que « la société argentine a changé : il y a des nouveaux modèles de famille » pour justifier son vote, ajoutant que cette nouvelle loi avait pour but de « garantir les droits des minorités ». Un élu du parti s’en explique : « Mon obligation est de légiférer pour un Etat laïque, en octroyant des droits civils à ceux qui n’en ont pas. C’est notre défi ».
« Egalité ! Egalité ! » Des centaines de manifestants qui attendaient face au Congrès ont éclaté en sanglots à l’annonce du vote, de nombreux couples s’embrassant et criant : « C’est le bonheur ! ». On entendait aussi : « Egalité ! Egalité ».
L’adoption de ce texte vient achever plusieurs semaines de tensions et de confrontations entre le gouvernement de centre-gauche et l’Eglise, qui avait pris la tête du mouvement d’opposition à la loi. Face aux « défenseurs de la famille », la présidente Cristina Kirchner avait dénoncé cette semaine des propos moyen-âgeux et un retour de l’Inquisition. Ambiance…
Dixième pays La loi modifie désormais le Code Civil, la formule « mari et femme » y étant remplacée par le terme « les contractants ». Les mariés pourront en outre adopter des enfants et avoir accès aux mêmes droits : sécurité sociale, allocations ou jours de congé liés à la vie familiale.
L’Argentine devient ainsi le premier pays à autoriser le mariage homosexuel en Amérique latine et le dixième au monde à le faire sur tout son territoire après les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne, le Canada, l’Afrique du sud, la Norvège, la Suède, le Portugal et l’Islande.
e-llico : L’Argentine fait un pas en avant, mais dans la rue, hors de cette enceinte, des haines et des ressentiments vont tarder à cicatriser", a déploré en revanche le sénateur et ancien président argentin Adolfo Rodriguez Saa.
La Chambre haute était très divisée à l’image de la société.
"Eglise, ordure, tu es la dictature !", ont scandé face au Sénat des centaines de membres d’organisations homosexuelles et de partis de gauche, tandis que des manifestants catholiques répondaient en récitant des prières ou en montrant des images de la Vierge.
Des brefs affrontements avaient eu lieu entre eux mercredi à coups d’oeufs et d’oranges, les policiers séparant les foules opposées.

La présidente argentine Cristina Kirchner a critiqué lundi l’opposition de l’Eglise catholique au projet de mariage homosexuel soumis mercredi au Sénat, jugeant que ses arguments renvoyaient à "l’époque médiévale et à l’Inquisition". "C’est inquiétant d’entendre des phrases comme ’la guerre de Dieu’ ou des ’projets du Démon’, qui nous renvoient à l’époque médiévale et à l’Inquisition", a déclaré Cristina Kirchner à la presse argentine lors d’une visite officielle en Chine.
L’Eglise argentine a lancé une grande offensive contre ce texte, appelant ses fidèles à se réunir mardi devant le Congrès pour marquer leur désapprobation dans ce pays où 90% des habitants se disent catholiques. "Nous voulons une maman et un papa", pouvait-on lire lundi sur des affiches placardées dans Buenos Aires appelant à cette manifestation.
"L’union de personnes du même sexe est dépourvue des éléments biologiques et anthropologiques du mariage et de la famille", affirme l’Eglise dans un document lu par tous ses représentants lors de la messe dominicale.
L’Argentine peut devenir le premier d’Amérique latine à passer une loi autorisant le mariage entre personnes d’un même sexe si le Sénat adopte mercredi le texte approuvé le 5 mai par les députés.
La bataille sur ce projet, qui accorderait les mêmes droits aux couples homosexuels, y compris celui d’adopter, s’annonce cependant beaucoup plus serrée à la chambre haute.
La classe politique est très divisée sur le sujet et une commission sénatoriale a adopté la semaine dernière un projet alternatif d’union civile, qui interdirait aux couples homosexuels d’adopter. Ce vote n’engage toutefois en rien le reste des sénateurs.
Deux Argentins, Alex Freyre et José Maria Di Bello, ont été les premiers homosexuels à se marier en Amérique latine le 28 décembre en Terre de feu (sud), avant d’être imités par six autres couples gays ou lesbiens.
Une bataille juridique s’en est suivie. Des juges ont tenté d’annuler ces actes au motif que l’article 172 du Code civil ne prévoit pas le mariage entre personnes du même sexe. Mais les mariés ont fait à chaque fois appel et se disent sûrs de l’emporter, s’il le faut, devant la Cour Suprême.
Mis en ligne le 13/07/2010
Têtu par Rédaction 30 juin 2010,
Si le Sénat valide le projet de loi, l’Argentine deviendra le premier pays d’Amérique latine à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. En attendant, la lutte fait rage entre l’Eglise et les militants pro-LGBT, et chaque camp organise des démonstrations de force.
L’Argentine pourrait bien devenir le premier pays d’Amérique latine à autoriser le mariage entre personnes de même sexe. Le projet de loi a franchi le premier obstacle à la chambre basse début mai, où il a été approuvé par 126 voix pour, 109 contre et cinq abstentions. Reste maintenant le Sénat, où le texte doit être débattu le 14 juillet, et où la bataille s’annonce beaucoup plus serrée.
91% de catholiques En attendant le grand jour, la tension monte et des dizaines de milliers de personnes ont déjà manifesté pour le projet de loi, à Buenos Aires et en province. En face, l’Eglise catholique, qui demeure très influente dans le pays, a organisé une grande mobilisation face au Congrès pour le 13 juillet, veille du débat au Sénat. Elle fait parallèlement campagne pour un référendum.
La consultation populaire « est une voie plus raisonnable que celle empruntée par des sénateurs agissant bien souvent sous pression », estime en effet l’évêque Antonio Marino, qui compte sans doute sur le fait que 91% des Argentins se disent catholiques.
Des milliers de personnes face au Congrès Mais les militants du mariage pour les homos ne l’entendent pas de cette oreille : « les droits de l’Homme ne peuvent être soumis à référendum, car ils sont clairement énoncés dans la constitution, selon laquelle tous les citoyens sont égaux devant la loi. Aucun référendum ne peut modifier ce principe constitutionnel » explique Maria Rachid, responsable de la Fédération argentine de lesbiennes, gays, bisexuels et trans (LGBT), à l’origine de ce combat. Selon elle, trente-huit sénateurs sur 72 se sont engagés à adopter le texte. Lundi soir, des milliers de personnes étaient rassemblés face au Congrès à Buenos Aires pour soutenir le projet de loi. Le même jour, une manifestation importante avait lieu à Mendoza, à l’appel d’organisations religieuses, « en défense de la famille ». « Nous voulons un papa et une maman », « Ils veulent nous prendre notre Dieu », pouvait-on lire sur des banderoles. Et les démonstrations de force devraient encore se succéder au cours des deux prochaines semaines.
si le Sénat adopte le texte qui doit lui être soumis le 14 juillet. Le projet de loi a franchi le premier obstacle à la chambre basse, où il a été approuvé le 5 mai par 126 voix pour, 109 contre et cinq abstentions. Au Sénat, la bataille s’annonce beaucoup plus serrée.
"Trente-huit sénateurs (sur 72) se sont engagés auprès de nous à l’adopter", déclare à l’AFP Maria Rachid, responsable de la Fédération argentine de lesbiennes, gays, bisexuels et trans (LGBT), à l’origine de ce combat.
"Nous savons que l’Eglise fait pression sur eux pour les faire changer d’avis, mais nous pensons qu’ils respecteront leurs engagements", a-t-elle dit, ajoutant : "Nous espérons que le projet de loi sera adopté dès le 14 juillet".
En attendant le grand jour, la tension monte et des dizaines de milliers de personnes ont déjà manifesté pour et contre le projet de loi en province. L’Eglise catholique, qui demeure très influente dans le pays, organise une grande mobilisation face au Congrès pour le 13 juillet, veille du débat au Sénat. Elle fait parallèlement campagne pour un référendum.
La consultation populaire "est une voie plus raisonnable que celle empruntée par des sénateurs agissant bien souvent sous pression", a déclaré l’évêque Antonio Marino, même si l’Eglise a précisé par la suite qu’il s’agissait là d’une initiative d’un groupe de prélats.
Pour Rachid, en revanche, "les droits de l’Homme ne peuvent être soumis à référendum, car ils sont clairement énoncés dans la constitution, selon laquelle tous les citoyens sont égaux devant la loi".
"Aucun référendum ne peut modifier ce principe constitutionnel", dit-elle. Le projet de loi prévoit de modifier deux articles du Code Civil, la formule "mari et femme" y étant remplacée par le terme "les contractants".
Les mariés pourront en outre adopter des enfants et avoir accès aux mêmes droits : sécurité sociale, allocations ou jours de congé liés à la vie familiale.
Les stars du rock Fito Paez et Vicentico, parmi d’autres, se sont produits lundi soir devant des milliers de personnes face au Congrès pour soutenir le projet de loi. Le même jour, une manifestation importante avait lieu à Mendoza, à l’appel d’organisations religieuses, "en défense de la famille". "Nous voulons un papa et une mamam", "Ils veulent nous prendre notre Dieu", pouvait-on lire sur des banderoles. Mis en ligne le 30/06/2010
La chambre des députés argentine a donné son feu vert mercredi à un projet de loi autorisant le mariage homosexuel, mais il manque encore l’accord du Sénat pour que le pays devienne le premier en Amérique latine à légaliser l’union matrimoniale entre personnes du même sexe.
La proposition, fustigée par l’Eglise dans ce pays très majoritairement catholique, a recueilli 126 voix pour et 109 contre au cours d’une session de 12 heures qui s’est achevée au petit matin. Cinq députés se sont abstenus.
La coauteur du projet, Vilma Ibarra (majorité de centre-gauche), propose de remplacer la mention "d’homme et femme" par "contractants" dans le code civil. Sans attendre cette éventuelle réforme, Alex Freyre et José Maria Di Bello ont été les premiers homosexuels à se marier en Amérique latine le 28 décembre en Terre de feu (sud), avant d’être imités par quatre autres couples gays ou lesbiens.
Une bataille juridique s’en est suivie. Des juges ont tenté d’annuler ces actes au motif que l’article 172 du Code civil ne prévoit pas le mariage entre personnes du même sexe, mais les couples concernés ont fait appel.
Le mois dernier, l’Eglise catholique est montée au créneau contre ce projet, estimant que s’il était adopté, "l’Etat agirait de manière erronée et entrerait en contradiction avec ses propres devoirs, en modifiant les principes de la loi naturelle et de l’ordre public de la société argentine".
Mis en ligne le 05/05/2010
L’Eglise argentine est montée au créneau mercredi contre un projet de loi visant à légaliser le mariage homosexuel dans ce pays très majoritairement catholique, jugeant qu’il était contraire "aux principes de la loi naturelle".
Le parlement doit étudier, probablement la semaine prochaine, une proposition de réforme du code civil qui ferait de l’Argentine le premier pays latino-américain à autoriser les mariages entre deux personnes du même sexe, imitant ainsi la ville de Mexico qui a joué les pionnières en décembre.
L’organisation gay et lesbienne à l’origine du projet de loi estime qu’il devrait être appuyé par une majorité de députés.
Si la réforme était adoptée, "l’Etat agirait de manière erronée et entrerait en contradiction avec ses propres devoirs, en modifiant les principes de la loi naturelle et de l’ordre public de la société argentine", estime l’Assemblée des évêques de l’Eglise catholique argentine dans un communiqué.
"L’union de personnes du même sexe est dépourvue des éléments biologiques et anthropologiques du mariage et de la famille", ajoute-t-elle.
Sans attendre l’éventuelle réforme du code civil, Alex Freyre et José Maria Di Bello ont été les premiers homosexuels à se marier en Amérique latine le 28 décembre en Terre de feu, avant d’être imités par trois autres couples gays ou lesbiens.
Une bataille juridique s’en est suivie. Des juges ont tenté d’annuler ces actes au motif que l’article 172 du Code civil ne prévoit pas le mariage entre personnes du même sexe, mais dans au moins un cas cette décision a été cassée par un autre magistrat.
Mis en ligne le 22/04/2010
Une juge argentine a rétabli le premier mariage entre deux femmes de l’histoire du pays, qui avait été annulé vendredi par un autre magistrat, huit jours après la cérémonie organisée à Buenos Aires.
La juge de Buenos Aires, Elenea Liberatori, a annulé le jugement rendu par sa collègue Martha Gomez Alsina, qui avait déclaré "inexistante" l’union entre Norma Castillo et Ramona Areval, 67 ans toutes deux, au motif que l’article 172 du Code civil ne prévoit pas le mariage entre personnes du même sexe. Jeudi dernier, un juge de la province de Terre de feu avait annulé pour le même motif le premier mariage gay d’Amérique latine célébré le 28 décembre 2009, mais Alex Freyre et José Maria Di Bello ont immédiatement annoncé qu’ils allaient faire appel de la décision devant la Cour suprême.
Ils avaient dû se rendre jusqu’à Ushuaïa, à 3.000 km au sud de Buenos Aires, pour se marier, après l’annulation d’un jugement leur permettant de s’unir dans la capitale argentine.
Le parlement argentin pourrait rapidement mettre fin à cette bataille juridique.
La Chambre des députés doit en effet se prononcer mercredi ou la semaine prochaine sur un projet de loi autorisant le mariage des homosexuels.
Il devrait être appuyé par une majorité de députés, selon l’organisation gay et lesbienne à l’origine de l’initiative.
Mis en ligne le 21/04/2010
Un travesti de 37 ans a obtenu la garde définitive de deux enfants à Cordoba, dans le centre-nord de l’Argentine.
"Le prochain pas, c’est l’adoption, même si je ne me fais pas beaucoup d’illusions, car c’est difficile", a dit à la presse le travesti, Maria Belen Ochoa. "Ils savent quel est mon sexe", a-t-il ajouté, en parlant des enfants.
Le juge José Varela Geuma a décidé d’accorder la garde définitive d’une fille de quatre ans et de son frère de sept ans à ce travesti qui en avait déjà la garde provisoire, à Holmberg (Cordoba), à 700 km au nord-ouest de Buenos Aires. Maria Belen Ochoa connaissait depuis qu’ils étaient tout petits les enfants, qui étaient l’objet de mauvais traitements dans leur famille et avaient perdu leur père victime d’une surdose de drogue.
"La fille souffrait de malnutrition et avait reçu des coups, tandis que le garçon avait un bras paralysé comme conséquence des mauvais traitements", a dit de son côté la pédiatre Matilde Glineur, qui a alerté la police sur le drame des enfants et n’a que des éloges à faire pour la façon dont Maria Belen Ochoa les élève.
La très conservatrice Association d’avocats catholiques a condamné la mesure. "Les enfants n’ont pas une notion très claire de la sexualité et ils vont être dans une grande confusion", a estimé un responsable de l’Association, Eduardo Sambrizzi.
La communauté homosexuelle argentine, en revanche, a fait valoir que la future orientation sexuelle des enfants ne dépendait pas de celle de la personne qui les élevait. "La plupart des gays ont été élevés par des couples hétérosexuels", a dit l’un de ses membres, César Cigliutti.
Mis en ligne le 11/03/2010

"Imaginez à quoi ressemblerait le monde si tous les homos sortaient du placard, à un champ de bataille ? Non, on verrait des gens qui parlent davantage et qui sont plus honnêtes. Essayez pour voir " Xavier Héraud et Charles Roncier.