Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
28 février, 2012
http://almanach.yagg.com/2012/02/28…
Samedi 3 mars 2012 aura lieu le fameux Mardi Gras de Sydney, la plus importante LGBT pride d’Australie.
Cet événement, qui existe depuis 1978 (c’était alors une simple marche de protestation d’environ 500 personnes), réunit aujourd’hui plusieurs milliers d’Australiens et de touristes venus de toute la planète pour l’occasion.
http://youtu.be/IBCv4tqDghQ
La fête sera d’autant plus folle cette année que Kylie Minogue viendra célébrer ses 25 ans de carrière (‘K25′) en défilant sur un char de la parade.
http://youtu.be/ayWuvrIb2cY
Malgré tout, ce Mardi Gras aura un goût amer pour certains militants LGBT suite à la décision des organisateurs de changer le nom de l’événement.
En effet, « The Sydney Gay and Lesbian Mardi Gras » a laissé la place à « The Sydney Mardi Gras » en novembre dernier.
Richard Cobden, un des anciens présidents du Mardi Gras, a été particulièrement choqué par cette décision.
Il a cité le titre d’un journal de Sydney comme le meilleur résumé de ce changement « Le Mardi Gras devient hétéro », conséquence logique selon lui de l’abandon des mots « Gay » et « Lesbian » que les médias et les sponsors étaient jusqu’à présent obligés d’utiliser, et ce de manière positive, dans le cadre de cette fête populaire.
Certains habitués du Mardi Gras ont également dit qu’ils ne voyaient plus l’intérêt de s’y rendre si la visibilité des gays et des lesbiennes n’était plus explicite.
Damien Eames, responsable de la communication du Mardi Gras 2012, a donné trois raisons à ce changement :
• Les intérêts représentés lors du Mardi Gras ne sont pas seulement ceux des gays et des lesbiennes, mais aussi ceux des personnes bisexuelles, transgenres, queers et intersexes.
• Beaucoup de jeunes rejettent les étiquettes, et c’est à cette audience qu’il faut s’adresser pour pérenniser le Mardi Gras.
• Le Mardi Gras représente la célébration de la diversité et l’inclusion de tous, qu’ils appartiennent aux LGBTQI ou pas.
Assez bizarrement, dans le même temps, l’organisation qui s’appelait « New Mardi Gras » est redevenue « The Sydney Gay and Lesbian Mardi Gras » en hommage à l’origine du mouvement qui a résulté en la création de cette manifestation connue dans le monde entier.
http://yagg.com/2012/02/24/australi…
Publié par Maëlle Le Corre
Un dîner chez François Fillon pour le convaincre d’ouvrir le droit au mariage aux couples homosexuels, ça vous tente ?
Si l’idée aurait de quoi déconcerter en France, le concept des « celebrity auctions » (autrement dit, la mise aux enchères d’une rencontre avec une célébrité) est beaucoup plus populaire dans les pays anglo-saxons.
En juin dernier les organisations LGBT Get Up ! et Australian Marriage Equality avaient remporté un dîner avec la Première ministre Julia Gillard (à gauche sur la photo) lors de la vente de charité de la Press Gallery of Australia pour une enchère de 31 000 dollars australiens (environ 24 500 euros).
Mardi 21 février, trois couples étaient donc invités à dîner avec la Première ministre Julia Gillard à son domicile officiel de Canberra, The Lodge (l’équivalent de notre Matignon français).
Issue du parti travailliste australien (l’Australian Labor Party ou ALP), Julia Gillard a toujours montré son hostilité à l’ouverture du mariage, en dépit des positions favorables de son clan politique, dont Penny Wong, ministre des Finances ouvertement lesbienne et maman depuis décembre, ou des sondages montrant que 62% des Australien-ne-s sont favorables au droit au mariage pour tous.
Les trois couples ont eu l’occasion de s’adresser en personne à la cheffe du gouvernement et tenter de la convaincre de reconnaître et autoriser le droit au mariage pour les couples de même sexe.
Dylan et Matthew, les enfants de Sandy Miller et Louise Bucke, un des couples invités, ont eux aussi profité de cette occasion pour expliquer leur besoin d’être reconnus comme une vraie famille : « Je ne sais pas pourquoi je suis là, vraiment, pour moi c’est très simple et ce débat aurait dû être réglé depuis longtemps.
Les gens devraient pouvoir se marier avec la personne qu’ils aiment et être acceptés par la société », a déclaré Matthew, 12 ans.
Les autres convives étaient Sharon Dane et Elaine Crump, deux quinquagénaires de Brisbane déjà unies par les liens d’un mariage célébré au Canada mais non reconnu sur le sol australien, et Steve Russell et John Dini, de Melbourne.
UNE ÉVOLUTION « INÉVITABLE »
Pour Alex Greenwich, le porte-parole d’Australian Marriage Equality lui aussi présent au Lodge, les invité-e-s sont ressorti-e-s confiants de cette entrevue : « Nous avons eu l’impression que l’opposition de Mme Gillard n’était pas inébranlable ».
Selon Sharon Dane, l’une des convives, la Première ministre aurait affirmé que le nombre croissant de pays ouvrant le droit au mariage pour les couples de même sexe faisait pression sur l’Australie.
Une évolution serait donc « inévitable ».
Ce dîner qui aura peut-être ébranlé les convictions de la Première ministre a eu lieu quelques jours avant un vote de confiance au sein du parti travailliste.
Les 103 membres de l’ALP devront décider de celui ou celle qu’ils/elles souhaitent placer à la tête de leur parti, et donc du gouvernement de leur pays.
Le duel se jouera entre l’actuelle Première ministre et son prédécesseur Kevin Rudd, qui à l’instar de Julia Gillard était plutôt réfractaire à l’idée de permettre aux couples homosexuels de se marier.
Publié par Judith Silberfeld
À une époque, Margaret Court était une grande joueuse de tennis australienne (elle a remporté 62 titres du Grand Chelem, dont 24 en simple).
Aujourd’hui, elle est pasteure évangélique.
Alors que l’Australie s’interroge très sérieusement sur l’opportunité d’ouvrir le mariage aux couples de même sexe, Margaret Court est intervenue dans le débat, dénonçant cette tentative « de légitimer ce que Dieu appelle des pratiques sexuelles abominables ».
Arguant que dans le Massachusetts, où les homos peuvent se marier depuis 2004, l’effet de telles unions se fait déjà sentir, Margaret Court a précisé : « Le fait que les homosexuels disent “Nous ne pouvons rien y faire puisque nous sommes nés comme cela” pour justifier leur choix personnel est inquiétant.
Au départ de chaque action il y a une pensée. Il y a un choix à faire ».
Margaret Court n’a pas attendu d’être pasteure pour faire ce genre de déclarations fracassantes, elle a souvent accusé les joueuses lesbiennes de mettre en péril le tennis féminin et s’en est en particulier pris à Martina Navratilova, qu’elle considérait comme une mauvaise influence sur les jeunes.
La Tennis Channel a fait réagir Martina Navratilova et et une autre légende du tennis, Billie Jean King, toutes deux ouvertement lesbiennes.
« Je marque mon désaccord, avec respect, avec la position de Margaret sur le mariage des couples homos, a répondu Billie Jean King.
Nous devons nous engager contre l’homophobie parce que tout le monde a droit aux mêmes droits, aux mêmes chances et à la même protection. (…)
Plus nous parlerons ouvertement de sujets comme l’ouverture du mariage, plus nous apprendrons les uns sur les autres.
C’est une chance que le peuple australien puisse vivre librement et exprimer ses opinions parce que nous avons besoin de discuter pour avancer. »
Martina Navratilova est un peu moins diplomate, qui déclare : « Il me semble que pas mal de gens ont évolué par rapport à ce que dit la Bible, par exemple sur l’esclavage. Malheureusement ce n’est pas le cas de Margaret Court. Sa vision étroite est vraiment effrayante et dangereuse pour les milliers d’enfants qui vivent déjà dans des familles homoparentales. (…) J’ai tenté de parler avec elle, mais dire qu’elle est complètement obtuse sur la question est un euphémisme. (…) Espérons que l’Australie sera du bon côté de l’Histoire et des droits humains, et viendra s’ajouter aux démocraties qui accordent les mêmes droits à tou-te-s ses citoyen-ne-s ».
Au risque de dénaturer le quartier gay de la ville ?
Magasins mainstream
Une préoccupation majeure ressort toutefois des discussions entre les différents acteurs impliqués dans l’épanouissement des populations LGBT du monde entier : il est indispensable de trouver un équilibre entre encouragement du « tourisme rose » et protection des populations LGBT résidentes.
« Prenez Oxford Street à Sydney, c’est un paradis perdu », regrette Ian Johnson, fondateur de l’agence de marketing LGBT Out Now.
« Ce quartier LGBT a perdu son identité à la fin des années 90 en devenant très attractif avec le tourisme.
Oxford Street a attiré les investisseurs et aujourd’hui, beaucoup de magasins mainstream remplacent des établissements gays autrefois légendaires.
Cela montre la fragilité d’un quartier LGBT et la nécessité d’une protection politique. »
A ce titre, l’agence Out Now mène en ce moment une enquête LGBT 2020 en plusieurs langues afin d’informer les décideurs politiques comme les entrepreneurs sur les besoins des populations LGBT.
Par Pascal Parvis samedi 03 décembre 2011,
Qui est l’acteur de cette campagne australienne ? Comment a été tourné le clip ? Quel impact sur les politiques australiens ?
Le directeur de l’association Get Up ! a répondu aux questions que tout le monde s’est posé.
En une semaine tout juste, la vidéo « It’s Time » de l’association GetUp ! Action For Australia a déjà vue plus de trois millions de fois.
Un score qu’elle doit à son idée brillante qui permet à chacun de s’identifier (qui n’a pas rêvé de vivre une telle histoire d’amour ?), ainsi qu’à sa réalisation soignée,
L’un des créateurs de la vidéo, Paul Mackay de l’association GetUp !, est revenu sur le succès de sa vidéo devant plusieurs médias américains, dont MTV News et le magazine américain The Advocate. L’occasion de revenir sur le phénomène
Qui est l’acteur de la vidéo ?
Julian Shaw. Néo-zélandais de 25 ans, c’est un touche-à-tout, réalisateur, écrivain et acteur qui réalisait son premier film alors qu’il était encore au lycée : il s’agissait du documentaire Darling ! The Pieter-Dirk Uys Story sur une drag-queen qui travaille à éduquer les jeunes d’Afrique du Sud contre les dangers du sida (on peut le voir en entier sur YouTube).
Grand fan des All Blacks, il a tourné un documentaire et un court-métrage à propos de l’équipe de rugby de son pays natal.
Julian Shaw est aussi présent sur Twitter, où il exprime ces jours-ci sa joie devant le succès de la vidéo It’s Time, et il en a parlé récemment à la télévision australienne : « La majorité des Australiens approuve le mariage des homos, j’ai plein d’amis gays, je voudrais aller à leur mariage » a-t-il déclaré…
Comment a été créé le film ?
Le projet a mis plus d’un an à se concrétiser.
L’association GetUp, qui n’est d’ailleurs pas exclusivement dédiée aux LGBT, avait déjà réalisé une autre vidéo sur l’histoire de deux jumeaux,
l’un gay, l’autre hétéro, et dont seul l’un pouvait se marier.
« On a beaucoup réfléchi sur le fait de montrer un couple de femmes ou un couple d’hommes, on a écrit plusieurs versions du script, raconte Paul Mackay.
D’après les études en Australie, les couples lesbiens sont mieux acceptés que les couples gays.
Pour cette raison et aussi pour que la chute soit plus surprenante, on a donc choisi de présenter un couple masculin. »
Créée pour émouvoir et inciter le public à partager la vidéo pour préparer, il semble que cela ait fonctionné…
« On est ensevelis sous les retours positifs ! » se réjouit-il, tout en espérant que Ellen DeGeneres et Lady Gaga accélèreront la diffusion du film aux Etats-Unis.
Où en est le débat sur le mariage en Australie ?
C’est justement la raison pour laquelle la vidéo a été lancée ces jours-ci : le Parti travailliste australien (gauche), dont est issue la Première ministre Julia Gillard, n’a jamais prôné l’ouverture du mariage aux couples homos.
Mais ce week-end, à l’occasion du congrès du parti, de nombreuses personnes espèrent que le mariage sera enfin inscrit sur la plate-forme de ses propositions.
C’est dans ce but qu’une grande manifestation LGBT est organisée ce samedi à Sydney.
« On ne veut plus d’unions civiles, on veut le mariage et l’égalité totale des droits ! » revendiquent les militants.
Actuellement, les homos australiens n’ont droit qu’à des unions civiles dans certains Etats, dont le New South Wales et South Australia, et une reconnaissance des couples « de fait » au niveau fédéral, tandis qu’une loi est passée en 2004 pour définir le mariage comme l’union strictement d’un homme et d’une femme…
Têtu par Romain Burrel 28 novembre 2011,
Ce spot australien poignant et efficace est en passe de devenir un phénomène mondial. Regardez.
« Il est temps ! », c’est le titre de cette vidéo pro-mariage homo qui rencontre un succès phénoménal sur la toile.
En quelques jours, cet émouvant petit clip d’à peine deux minutes a déjà été visionné près d’1,5 millions de fois sur Youtube !
Une belle performance à laquelle les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter ont largement contribué.
Difficile de résumer cette vidéo sans en éventer la fin mais on y découvre un beau garçon, filmé en caméra subjectve, dans les grandes étapes de sa relation amoureuse.
Une belle histoire racontée sans un mot, ce qui rend son message d’autant plus universel.
Regardez la vidéo :
Ce film a été commandé par l’association « Get Up ! Action For Australia », une organisation australienne à but non-lucratif qui milite pour « une économie plus juste, une plus grande justice sociale et préservation de l’environnement ».
Le but de cette vidéo est d’appeler les Australiens à signer une pétition en ligne en faveur de l’ouverture du mariage aux couples du même sexe.
L’association Get Up ! lance également un appel aux dons afin de pouvoir diffuser ce spot sur les chaînes nationales.
Selon un récent sondage, plus de 68% des Australiens seraient favorables à l’ouverture du mariage aux les couples homosexuels.
Têtu par Jordan Grevet 24 octobre 2011,
A l’occasion d’une vidéo sur l’homophobie dans le sport, Gus Johnston parle pour la première fois de son homosexualité.
Il devient le quatrième sportif professionnel à être ouvertement gay en Australie.
Voilà un coming out qui a bien failli passer inaperçu.
Le mois dernier, l’ancien joueur de hockey australien Gus Johnston a posté une vidéo sur internet dans laquelle il révèle son homosexualité.
Mais ce n’est que ce que week-end que cet acte de courage extrêmement rare dans le milieu sportif a été porté à l’attention des médias.
« Mon nom est Gus Johnston. Je suis écrivain, directeur artistique, cinéaste et joueur de hockey.
Je suis aussi gay, et c’est quelque chose que je ne pensais jamais dire en public », déclare un Gus Johnston particulièrement ému dans une vidéo de douze minutes, dans laquelle il affirme regretter ne pas avoir fait son coming out avant de prendre sa retraite l’année dernière.
« Je n’ai jamais envisagé d’abandonner le sport.
Mais lorsqu’on a 25 ans, qu’on a peur, qu’on se sent seul et qu’on a personne à qui parler, (l’homosexualité) n’est pas quelque chose dont on est fier.
Pendant longtemps, il ne se passait pas une semaine sans que je n’hésite à me suicider », explique l’ancien joueur dans la vidéo alors qu’il semble retenir ses larmes.
« D’une certaine manière, je suis complice »
Si Gus Johnston a aujourd’hui décidé de franchir le pas, c’est pour contribuer à enrayer un phénomène qui ne cesse de perdurer : l’homophobie dans le sport.
« Pendant 20 ans, j’ai travaillé très dur pour devenir le meilleur joueur de hockey possible et un homme irréprochable.
Je me suis battu pour me faire une réputation qui pourrait servir d’exemple », explique Gus Johnston.
« Mais pas une fois je n’ai défendu quelqu’un qui faisait l’objet d’insultes ou de moqueries à cause de son orientation sexuelle.
Je n’ai jamais tenu tête à mes coéquipiers à ce sujet, donc d’une certaine manière, je suis complice ».
Selon le quotidien australien Sydney Morning Herald, qui a rapporté ce week-end l’existence de la vidéo de Gus Johnston, ce dernier n’est que le quatrième sportif professionnel du pays à publiquement révéler son homosexualité.
L’ont précédé le plongeur et médaillé olympique Matthew Mitcham, le nageur et triple médaillé olympique Daniel Kowalski et le joueur de rugby Ian Roberts, qui fut, en 1995, le premier rugbyman au monde à faire son coming out.
Chez les filles, le tableau est encore plus sombre et, à ce jour, une seule sportive professionnelle australienne a publiquement affiché son homosexualité : la cycliste Michelle Ferris.
Publié par Judith Silberfeld
« Homme », « femme » ou « x », désormais les trans’ australien-ne-s auront la possibilité de choisir la mention qu’ils/elles veulent voir figurer sur leur passeport.
C’est ce qu’ont annoncé hier, mercredi 14 septembre, les ministres des Affaires étrangères Kevin Rudd et de la Justice Robert McClelland.
« Pour la plupart des gens, voyager librement et sans peur d’être discriminé-e va de soi, a commenté M. McClelland.
Cette mesure étendra les mêmes libertés aux Australien-ne-s trans’.
S’il est probable qu’il ne concernera qu’une poignée d’Australien-ne-s, c’est un pas important vers la suppression des discriminations à l’encontre des personnes trans’. »
Pour obtenir le passeport correspondant à leur genre, les trans’ n’auront plus besoin de passer par la case chirurgie.
Une lettre d’un médecin sera néanmoins nécessaire mais les demandes sans courrier médical seront étudiées au cas par cas.
SATISFACTION DES ASSOCIATIONS
Les associations LGBT et plus particulièrement les associations trans’ se sont réjouies de ce changement de politique.
« Auparavant, de nombreuses personnes trans’ ont été forcées de voyager avec un passeport qui montrait un sexe différent de celui dans lequel elles s’identifient et vivent, a déclaré Peter Hyndal, porte-parole de l’association A Gender Agenda, félicitant le gouvernement.
Cet inconvénient a posé de vrais problèmes de sécurité à des personnes trans’ ou intersexes en voyage à l’étranger. »
C’est « une merveilleuse avancée », a renchéri Tracie O’Keefe, sexologue et activiste trans’.
« Les personnes qui ne s’identifie ni comme homme ni comme femme devraient à présent pouvoir demander à leur médecin de préconiser l’utilisation du « x » sur leur passeport pour indiquer l’absence de marqueur sexuel », a-t-elle expliqué, citant le cas de Norrie May-Welby (lire En Australie, on peut être ni homme ni femme).
Alors que nombre d’activistes trans’, en France et ailleurs, militent pour la suppression de toute mention de sexe sur les papiers d’identité, le ministère des Affaires étrangères australien rappelle que cette information est rendue obligatoire par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
« UN RÉGIME INÉGAL »
La prochaine bataille portera sur la possibilité de modifier son acte de naissance, ce qui, dans la plupart des États australiens, n’est possible qu’à condition d’avoir subi une opération de réassignation sexuelle.
« C’est un régime très inégal de par le pays, a souligné la sénatrice Louise Pratt, première membre du Parlement fédéral dont le compagnon est trans’. J’espère très fort que dans la remise à plat des lois anti-discrimination (…), l’orientation sexuelle et le genre seront reconnus comme critères de discrimination. »
Pendant ce temps, aux Pays-Bas, un rapport publié par HRW critique l’obligation faite aux trans’ de se faire opérer et stériliser avant de pouvoir demander des papiers d’identité correspondant à leur genre réel.
Il y a 2 jours, le ministère de la Justice a fait savoir qu’un projet de loi était en cours d’achèvement et que « le problème était réglé ».
« C’est une bonne nouvelle, a commenté Boris Dittrich, d’HRW, mais j’attends de voir avant d’y croire ».
Têtu par Pascal Parvis 18 août 2011, | Parce que la loi n’autorise pas plus de deux parents, deux lesbiennes désormais séparées ont été préférées à un donneur de sperme qui veut assumer ses responsabilités de père.
Un homme qui a donné son sperme à un couple d’homosexuelles désireuses d’avoir un bébé n’a pas le droit de réclamer l’inscription de son nom sur le registre de naissance de l’enfant, a décidé mercredi la justice australienne.
Le tribunal du district de Sydney a ordonné que le registre d’Etat civil enlève le nom du donneur de sperme et inscrive à la place celui de la partenaire de la mère biologique, sur l’acte de naissance.
Le juge Stephen Walmsley a reconnu que l’homme concerné dans cette affaire avait une véritable relation avec l’enfant, aujourd’hui âgé de quelques années. Mais il ne dispose d’« aucun droit contractuel » à devenir parent, pour avoir donné son sperme, a précisé le juge, qui a dit avoir « beaucoup de sympathie » pour cet homme. « Il a agi comme il pensait devoir agir au mieux pour l’enfant », a-t-il ajouté.
Pas plus de deux parents
L’homme a déclaré être très déçu par cette décision. « Les mères recherchaient un donneur de sperme pour leur enfant.
Moi-même, je cherchais une femme seule ou un couple pour produire un enfant dont je serais le père, a-t-il raconté à une radio de Sydney.
« On a connu beaucoup de stress, on le voulait vraiment.
Mais quand l’enfant est né, il n’y avait pas d’indication très précise sur les contacts que j’allais avoir avec lui, où était ma place. »
Sans cadre contractuel, la situation s’est dégradée, et plus encore lorsque les deux mères se sont séparées et ont souhaité partager la garde de l’enfant.
Puis, la mère qui ne figurait pas sur le certificat de naissance a voulu être incluse dans ce document.
« Avec la loi actuelle il ne peut pas y avoir plus de deux parents légaux », regrette l’homme, qui souhaite qu’elle soit changée pour figurer trois parents légaux, « comme cela s’est fait au Canada par exemple ».
Une histoire qui souligne la nécessité de préparer un projet parental en amont, et le besoin d’un contrat tel que la charte de coparentalité telle que suggérée sur le site de l’APGL.
Têtu par Alexandre Lassalle jeudi 11 août 2011, Penny Wong, ministre australienne des Finances, a annoncé que sa compagne était enceinte. Félicitée par la classe politique, certains lui reprochent cependant d’avoir tardé à prendre position pour le mariage homo…
« Faire un enfant n’est pas un acte politique », a déclaré Penny Wong, ministre australienne des Finances, tentant ainsi de clore le débat sur le mariage homosexuel relancé par l’annonce de la grossesse de sa compagne, Sophie Allouache.
Mais quand on est, comme elle, la première membre du gouvernement ouvertement lesbienne, l’arrivée d’un enfant conçu par fécondation in vitro passe difficilement inaperçu. Avant d’annoncer qu’elle ne fera pas de déclaration supplémentaire, la ministre a précisé que le donneur est connu et qu’il fera partie de la vie de l’enfant.
Une prise de position tardive
Si elle n’a jamais caché sa sexualité, Penny Wong, 43 ans, n’en est pas moins une figure controversée dans le mouvement LGBT australien.
Considérée comme l’une des 25 personnalités LGBT les plus influentes du pays par le magazine en ligne australien Same Same, il lui est reproché d’avoir un peu trop tardé à prendre publiquement position en faveur du mariage homosexuel. « Je ne crois pas qu’elle se définisse elle-même comme une activiste LGBT, explique Peter Furness, secrétaire national du lobby Australian Marriage Equality. Mais le fait même d’avoir une lesbienne à ce niveau de responsabilité est en soi quelque chose d’important. »
« Ma préoccupation première est de protéger Sophie et bien sûr le bébé, a expliqué Penny Wong. En tant que personnalité publique, l’exposition médiatique est inévitable. Mais Sophie n’en est pas une. »
C’est sans doute la raison pour laquelle la ministre aura choisi d’attendre la toute fin du second trimestre de grossesse de sa compagne pour rendre l’affaire publique.
A l’exception de celle du révérend Fred Nile, unique élu du parti Family First, les réactions de la classe politique ont été unanimement positives : de nombreux élus, tels que Julie Bishop, vice-présidente du parti conservateur, ont ainsi tenu à féliciter les futures mamans.
Débat sur le mariage homo
Pour Peter Furness, « cette annonce rend encore plus inconfortable la position de Julia Gillard. »
Le Premier ministre australien, contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, doit en effet faire face à une opposition grandissante au sein de son parti : toutes les sections locales du Labor Party, à l’exception de la branche de Nouvelles Galles du sud, soutenant désormais un changement de loi.
« Comment Julia Gillard peut-elle dans le même temps féliciter son « amie de longue date » et ne pas reconnaître à son enfant le droit à avoir des parents mariés ? », souligne Peter Furness.
Prévue pour décembre, l’arrivée du bébé de Penny Wong et Sophie Allouache devrait coïncider avec la Conférence Nationale du Parti Travailliste.
Un évènement que les militants en faveur du mariage homo attendent avec impatience : « Nous sommes confiants sur le fait qu’il y aura un changement du parti travailliste sur la question du mariage, poursuit Peter Furness.
Mais nous ne savons pas quelle sera la réponse de Julia Gillard, qui a laissé entendre qu’elle pourrait choisir d’ignorer la nouvelle position de son parti. »
Si tel était le cas, la leader travailliste déciderait également d’être sourde aux 68% d’Australiens soutenant l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.
Têtu par Alistair Dupaquis 01 juin 2011,
D’abord suspendue par l’afficheur, cette campagne a été remise en place lorsqu’on a découvert qu’une association chrétienne était à l’origine des multiples messages de plainte reçus.

Revirement de situation à Brisbane, dans la région du Queensland en Australie.
Après avoir annoncé mardi la suspension d’une campagne de promotion du préservatif, une compagnie d’affichage publicitaire vient de décider de la relancer, admettant avoir été dupée par le lobbying d’une association chrétienne.
Une décision qui devrait réjouir tous ceux qui s’étaient mobilisés contre cette suspension, jugée incompréhensible.
Car si certaines campagnes choc de lutte contre le sida peuvent faire polémique, celle lancée il y a une semaine en Australie par une association LGBT était plutôt chaste.
Et pourtant, cette image de deux garçons qui se tiennent la main et un préservatif étaient encore trop choquante pour certains passants, qui se sont plaints auprès de l’ADSHEL, la compagnie qui gère l’affichage publicitaire sur les abribus de la ville.
« Affichage inacceptable et dommageable pour la jeunessse »,
« Les campagnes pour les homosexuels ne devraient se trouver que là où il y a des homosexuels »…
Ce sont une quarantaine de messages de ce genre (visibles ici) qui ont convaincu l’afficheur d’abréger la campagne. Au grand dam de la Queensland Association for Healthy Communities, l’association LGBT d’informations sur la santé soutenue par l’Etat depuis plus de quinze ans, qui était à l’origine de ce message de prévention.
« Nous sommes bien réels »
Au grand dam aussi de Michael, l’un des hommes qui figure sur l’affiche (en arrière plan), avec son compagnon.
Il a aussitôt créé une page facebook pour dénoncer cette décision, rejoint en quelques heures par plus de 50 000 personnes.
« Cette affiche ne montre pas seulement de l’amour et de la tendresse.
Vous pouvez aussi voir notre bague de fiançailles et la croix que porte Anthony autour de son cou.
Nous sommes bien réels, et le sujet de cette campagne, ce sont les gens réels » écrit-il.
Et de mettre en cause, comme d’autres associations LGBT, les pressions de l’Australian Christian Lobby qui s’était rapidement réjoui, via un communiqué, de la suspension de la campagne.
Des pressions que l’afficheur n’a pas voulu reconnaître, dans un premier temps, considérant que rien ne permettait de faire un lien entre les différents messages de protestation.
Or c’est semble-t-il le communiqué triomphal de l’association chrétienne qui a dévoilé le pot-aux-roses, et qui a fait revenir l’ADSHEL sur sa décision.
« Suite à l’aveu de la directrice de l’Australian Christian Lobby du Queensland que les plaintes reçues avaient été orchestrées par son association, l’ADSHEL va remettre en place la campagne "Rip and Roll" » indique la compagnie dans un communiqué publié il y a quelques heures.
« Il est désormais clair que la société a été la cible d’une campagne organisée par l’ACL.
Ceci nous conduit à revoir notre décision et à reproposer immédiatement la campagne » précise son patron. La photo des deux tourtereaux devrait donc vite retrouver le chemin des abribus de Brisbane.

"1934 Gorki écrit dans la presse soviétique que la condamnation de l’homosexualité constitue une victoire de l’humanisme prolétaire, car c’est elle qui produit le fascisme. Par une triste ironie de l’Histoire, l’Allemagne nazie mettait en place à la même époque un plan de persécution et d’extermination des homosexuels en les assimilant aux communistes." Daniel Borillo