:

Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

Bas
Accueil du site > Parents > Pour l’égalité des sexualités > Toute une histoire : d’autres réactions
agrandir le texte réduire le texte texte normal imprimer envoyer l'article par mail

Toute une histoire : d’autres réactions

Quand l’homosexualité bouleverse la famille


Quand l’homosexualité bouleverse toute la famille (2-3)
envoyé par TouteUneHistoire. - L’info internationale vidéo.


Les tabous de l’homosexualité


Les tabous de l’homosexualité
envoyé par youngspirit.


Homosexualité acceptée facilement

Le coeur a ses raisons… Regard sur les Yvelines
envoyé par YVELINESPREMIERE. - L’info video en direct.


Pourquoi révéler son homosexualité


Pourquoi révélé son homosexualité ? (1-3)
envoyé par TouteUneHistoire. - Regardez les dernières vidéos d’actu.



Pourquoi révélé son homosexualité ? (2-3)
envoyé par TouteUneHistoire. - L’actualité du moment en vidéo.

Du site suisse Lambda Education :

Un jour, votre enfant a lancé cette petite phrase à laquelle vous vous attendiez sans vraiment y croire

 :
"Je suis homosexuel(le)". Accepter que son enfant soit différent n’est pas simple. Passé le choc initial, il faut encore surmonter de nombreuses interrogations : est-ce ma faute ? Mon enfant peut-il être heureux ? Et comment va réagir l’entourage, ses collègues de bureau ? Accepter l’homosexualité de son enfant est un long chemin qui demande du temps, de la réflexion, mais qui repose sur deux piliers fondamentaux. Le dialogue et l’amour.

"On se sent mieux quand on l’a dit, sauf quand on se fait virer !"

"Je savais que je ne pourrais pas assumer complètement le fait d’être homosexuel tant que je ne l’aurais pas dit à mes parents", se souvient François. Faire son "coming out", ou en d’autres termes, "confesser ses préférences sexuelles à ses parents" répond souvent à la nécessité, au besoin trop fort de "dire la vérité". Pourtant, personne ne recommande de "le dire à tout prix". "Il y a des moments dans la vie, des raisons de le dire", souligne Gisèle Le Bourgeois, psychanalyste en formation (et collaboratrice des Carrés d’Hélène). "Si l’on se sent trop mal dans sa peau, il vaut mieux parler, mais dans d’autres cas, il vaut mieux se taire. Cette révélation peut faire l’effet d’une bombe". C’est ainsi que David s’est retrouvé, du jour au lendemain à la porte : "Je ne veux pas de ça chez moi", lui a rétorqué son père. "Tu changes ou tu t’en vas !"… Très rares sont les cas où les parents "prennent bien" l’homosexualité de leurs enfants. Rose Cosson, présidente de l’Association Contact, raconte : "D’abord, il y a une grande part d’étonnement, l’impression que l’on est les seuls à qui cela arrive. Il y a une part de soi qui est bouleversée". Pour surmonter ce choc, chacun doit y mettre du sien. "Les parents doivent faire un effort, évidemment, continue Rose Cosson, mais les enfants doivent aussi savoir être patients".

Des parents désemparés qui culpabilisent

A l’annonce de la nouvelle, nombreux sont les parents qui culpabilisent. "Immédiatement, je me suis demandé ce que j’avais fait pour que notre fille soit comme ça", se souvient Marcel : "Mes parents se sont accusés mutuellement d’être une mère trop envahissante et un père trop absent", déplore Audrey. Pourtant, personne n’est coupable, ni l’enfant qui n’a pas choisi d’être comme il est, ni les parents qui doivent faire face tant à la situation qu’à leur propre remise en cause. Il faut sortir du questionnement sur l’origine de la sexualité, qui n’a aucune réponse fiable à l’heure actuelle. L’aveu d’une homosexualité oblige les parents à faire un grand travail sur eux-mêmes. "J’ai dû faire le deuil du garçon que j’avais en tête", se souvient Maryse. "Je pense de toute façon qu’aucun parent ne rêve d’avoir un enfant homosexuel". A ce renoncement, s’ajoute un second deuil, celui de la descendance : "Ma première réaction a été de me dire que je ne serais jamais grand’mère", se souvient Claire. Sans doute réside-là le plus difficile travail à faire sur soi : accepter de ne pas avoir prise sur la sexualité de son enfant.

Cet enfant "hors norme" que la société montre du doigt

L’homosexualité pâtit encore d’images réductrices et caricaturales dans notre société. Bon nombre de parents associent notamment homosexualité et sida. C’est un faux débat, car tout le monde est concerné. En fait, c’est l’image déformée des médias qui hante l’imaginaire collectif et celui des parents. "Quand j’ai dit que j’étais homo, raconte Frédéric, mes parents ont immédiatement pensé aux bars gays, aux endroits de débauche. Pourtant, j’ai un ami et je suis sûr d’être beaucoup plus sage que bon nombre de mes potes hétéros !". Ce sont, en effet, bien les préjugés de la société que les parents vont aussi devoir affronter "Même si on est plutôt ouvert, remarque le père de Frédéric, on avait tendance à résumer l’homosexualité aux relations sexuelles. Avec notre fils, on a découvert un monde plus large, très sensible". Découverte qui a pris du temps et qui a demandé beaucoup de communication et de dialogue. Marie-Thérèse Allex, bénévole chez Contact insiste sur ce point : "Révéler à ses proches ses préférences sexuelles est évidemment une étape cruciale, mais encore faut-il continuer à les informer de ce que l’on est vraiment, de ce que l’on éprouve. Tout n’est pas dit en une seule fois". Reste à faire accepter à son entourage l’homosexualité de son enfant, et c’est là peut-être que la difficulté réside. La mère d’Audrey en avait assez des quolibets de ses collègues sur les homosexuels et de leurs incessantes remarques sur le célibat de sa fille. "J’ai fini par leur répondre que le mariage homosexuel n’était pas encore autorisé et que de fait, il n’y avait pas de noces en vue pour le moment", explique-t-elle. Un sacré cran dont malheureusement, il n’est pas toujours possible de faire preuve.

Sandra Rude

Sujet tabou, l’homosexualité est au centre des préoccupations de beaucoup de parents. Au moindre signe jugé par eux avant-coureur, ils se demandent si leur enfant ne serait pas en train de « virer sa cuti ».

Susie préfère son fusil à sa Barbie. Elle porte les cheveux courts et ne met jamais de jupe. André, lui, joue à la poupée et déteste se bagarrer. Son truc préféré : se déguiser en fille ! Les deux reviennent parfois en pleurs de l’école parce qu’ils se sont faits respectivement traités de « gougnotte » et de « tapette ». Ces chérubins n’auraient-ils pas quelque peine à construire leur identité sexuelle ou, en d’autres termes, ne prendraient-ils pas une orientation plutôt homosexuelle ?

« A ma connaissance, je ne crois pas qu’il existe de signes précurseurs de l’homosexualité, précise le psychiatre Dominique Chatton, chef de clinique à l’unité de gynécologie psychosomatique et de sexologie de Genève. C’est une tendance qui se cristallise à la post-adolescence. » Ces propos suffisent-ils à rassurer les parents ? Pas vraiment, tant ils craignent que leur progéniture ne se marginalise, souffre un jour d’être gay ou lesbienne. Une enquête de L’Express révèle d’ailleurs que 58 % des familles françaises ne supportent tout bonnement pas l’idée d’avoir un gosse homosexuel !

Est-ce pour autant une raison d’arracher le fusil des mains de Susie et la poupée de celles d’André ? Non. « L’homosexualité est plurielle. Il n’y a pas d’indice permettant de dire que tel ou tel enfant sera homo à l’âge adulte », renchérit Christine Maquelin, présidente du Groupe information sexuelle et éducation à la santé du canton de Neuchâtel (GIS).

Un comportement de garçon ou de fille « manqués » ne devrait donc pas alarmer papa-maman. Même s’il prend les proportions décrites dans Ma vie en rose, un film récent d’Alain Berliner où Ludovic (7 ans) se glisse dans des robes, se maquille et rêve de se marier avec son petit voisin ? « Se déguiser doit rester un jeu avec un début et une fin, note l’animatrice en information sexuelle du GIS. Sans règles, c’est-à-dire sans qu’on lui dise à quel moment quitter son déguisement, l’enfant risque de se complaire dans son rôle de fille ou de garçon. » Et d’ajouter : « Cela vaut alors la peine de discuter avec lui, de lui demander pourquoi il fait cela et qu’est-ce que ça lui fait ? » D’autant qu’une telle attitude peut aussi traduire un trouble de l’identité de genre, un transsexualisme.

Et quand deux mômes du même sexe jouent au docteur, voire se caressent réciproquement ? « Du moment que cela reste des échanges où les deux sont consentants, qu’il n’y a pas de domination, je ne pense pas qu’il faut s’inquiéter et se mettre d’emblée en tête qu’on prendra plus tard le chemin de l’homosexualité », estime Christine Maquelin. Ces jeux sexuels constituent une étape importante du développement des juniors. Punir cette curiosité naturelle, c’est prendre le risque que certains d’entre eux n’associent la sexualité à ce qui est mal, sale ou défendu.

Confrontés aux scénarios précités, nombre de parents se demandent pourtant s’il ne serait pas possible de prévenir l’homosexualité… Mais prévenir comment, puisqu’on n’en connaît pas les « causes » ? Et surtout, de quel droit puisque, comme l’a déclaré l’Organisation mondiale de la santé en 1996, « il n’est pas éthiquement acceptable d’essayer de changer l’orientation sexuelle d’un(e) homosexuel(le) ».

« Par conséquent, le mieux consiste à soutenir le développement normal de son enfant », conseille le Dr Chatton.

Facile dans le cas des kids, mais plus compliqué quand il s’agit de teenagers qui ont des « amitiés particulières » et pratiquent des « jeux interdits » ! « On peut adopter à l’adolescence des conduites de type homosexuel sans qu’on puisse affirmer qu’il s’agit vraiment d’homosexualité, souligne le psychiatre genevois. Les jeunes se cherchent et, dans cette quête d’identité, ils peuvent être amenés à faire des expériences de toute sorte. » Une fois de plus, rien ne permet de conclure si l’ado deviendra plutôt hétéro, bi ou homo. « Une trop grande focalisation de ce problème, notamment durant la puberté, pourrait contribuer à crisper les choses », avertit toutefois Dominique Chatton.

L’orientation sexuelle ne se fixe généralement que vers l’âge de 19 ans. Il est alors judicieux pour celles et ceux qui sont persuadés de leur homosexualité de l’assumer le mieux et le plus rapidement possible, à savoir dès les premiers rapports amoureux. « Beaucoup de jeunes gays et lesbiennes affirment que leurs relations avec leurs parents ont été bien meilleures après leur coming out, parce qu’elles étaient plus honnêtes », confirment les auteurs de la brochure Etre soi-même.

Dévoiler son homosexualité, « sortir du placard », n’est pas chose facile. Surtout lorsqu’on a en face de soi des géniteurs peu préparés à cette situation. « Le plus dramatique pour ces jeunes adultes, c’est de ne pas se sentir acceptés tels qu’ils sont, remarque le Dr Chatton. Si on a un fils ou une fille homosexuels, pourquoi ne pas l’aimer comme il /elle est ? C’est sa vie ! »

Alain Portner

Haut

Citations

« Le féminisme, c’est ne pas compter sur le Prince Charmant ». Jules Renard

S'inscrire à la Newsletter

 

S'inscrire pour participer à la vie du site

Vous inscrire sur ce site

L'espace privé de ce site est ouvert aux visiteurs, après inscription. Une fois enregistré, vous pourrez consulter les articles en cours de rédaction, proposer des articles.

Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Liens Contact Mentions légales Plan du site Admin Haut