Concours Eurovision Inquiétudes sur l’accueil des gays en Azerbaïdjan
L’inquiétude règne autour du prochain concours de l’Eurovision qui doit se dérouler en Azerbaïdjan qui l’a remporté samedi dernier.
En cause, l’homophobie présente dans le pays qui pourrait engendrer des difficultés pour le public gay souhaitant s’y rendre.
E-llico.com
Mis en ligne le 18/05/2011
La presse britannique et allemande n’y va pas avec le dos de la cuillère et va jusqu’à prédire un boycott du prochain concours Eurovision par le public gay.
Plus sûrement, le climat d’homophobie régnant dans l’ex-république soviétique voisine de l’Iran est à même de causer une inquiétude sérieuse si les autorités ne garantissent pas la sécurité aux LGBT qui désireraient se rendre à Bakou l’an prochain.
Evoquant les droits humains bafoués en Azerbaïdjan, le militant gay Peter Tatchell a estimé que "les personnes LGBT n’y sont ni les bienvenues ni en sécurité".
Bien que le pays ait dépénalisé l’homosexualité en 2001, les homosexuels y sont fréquemment victimes de harcèlement, de violences et aussi de chantage de la part de la police.
Le quotidien "20 Minuten" rapporte même que le ministère allemand des Affaires étrangères met en garde les gays voyageant dans le pays contre des risques de tentatives d’extorsion.
L’ILGA (Intenational Gay & Lesbian Association) a invité les organisateurs de l’Eurovision à encourager le pays à être plus ouvert concernant le droit des homosexuels.
"L’Eurovision est une compétition très populaire chez les gays, c’est une bonne opportunité pour l’Azerbaïdjan de faire évoluer les esprits" a déclaré l’organisation.
Ces dernières années, des inquiétudes comparables avaient surgi lors des éditions organisées à Belgrade et à Moscou. En Serbie, les autorités avaient travaillé avec les organisateurs du concours pour garantir la sécurité aux visiteurs LGBT.
Babi Badalov obtient l’asile politique en France
Publié par Antoine Patinet, 8 avril 2011
http://yagg.com/2011/04/08/babi-bad…
L’artiste ouvertement gay Babi Badalov qui avait fui son pays natal, l’Azerbaïdjan, à cause des persécutions liées à son homosexualité a vu sa demande d’asile acceptée hier, jeudi 7 avril, par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

Sous les menaces de mort des propres membres de sa famille, musulmans chiites pour qui sa sexualité représentait une honte, Babi Badalov s’était d’abord rendu à Saint-Pétersbourg, puis au Royaume Uni, à Cardiff plus précisément, où sa demande d’asile avait été refusée.
Il fut renvoyé en Azerbaïdjan, où il resta deux jours, retourna quelque temps à Saint-Pétersbourg avant de débarquer à Paris en 2008.
SON TÉMOIGNAGE EN 2009
En février 2009, Yagg avait rencontré Babi Badalov, soutenu notamment par l’Ardhis. Celui-ci livrait alors un témoignage bouleversant sur son histoire :
Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur L’appel à l’aide de Babi Badalov demandeur d’asile gay.
« JE ME SENS ENFIN LIBRE »
Joint aujourd’hui par Yagg, Babi Badalov livre ses impressions au lendemain de la grande nouvelle : « C’est fantastique.
C’est un soulagement et je ne trouve même pas de mots qui puissent correspondre à ce sentiment. Je suis heureux, c’est certain.
J’étais choqué, mais d’un choc d’extase.
J’ai appelé tous mes amis, mon petit ami, et je me sens enfin libre.
Il m’est arrivé tellement de choses, j’étais coincé dans mon passé.
Maintenant, je peux avancer. Je n’ai pas encore de projets précis, mais je sais que je ne crée que lorsque je suis heureux.
Je n’aime pas la violence et l’agressivité dans l’art. Je préfère que l’art soit gai ».
Une victoire pour l’Ardhis, un nouveau départ pour l’artiste, et un espoir pour toutes les personnes LGBT sous le joug d’une société moins clémente que la nôtre.


