Une grande réforme qui ne coûte rien : débaptiser l’école « maternelle ».
En effet ce terme est sexiste comme un anachronisme d’un temps passé, sexisme que l’on voudrait peut-être voir perdurer.
Que veut-on signifier ? Que seules les mères doivent s’occuper des enfants ? Que papa pendant ce temps là lit son journal ?
S’agit-il de constater la société d’aujourd’hui en la pérennisant, ou de contribuer à créer celle de demain ?
Remarque : l’école « maternelle » a été instituée afin de lutter contre l’amour fusionnel entre la mère et l’enfant, il s’agit d’autonomiser les enfants par rapport à leur mère, il faudrait donc l’appeler logiquement « école paternelle ».
Le bilan de cette école « maternelle » est conforme à ce qui est attendu, ce sont les mamans qui s’y déplacent en très grande majorité, car des papas ne se sentent pas dans un lieu fait pour eux !
Il serait pourtant tellement simple de l’appeler « école enfantine ».
Partout où nous le pouvons faisons le remarquer, demandons-le, exprimons-nous ainsi.
Les 2 critiques principales du rapport de la HALDE et dont s’occupe ce site, concernent le sexisme et l’hétérosexisme
• L’école n’est pas à proprement parler sexiste, car elle n’affirme pas que les garçons sont supérieurs aux filles, mais elle laisse se développer le sexisme.
Elle l’accompagne en constatant le réel, sans ou à peine le remettre en question.
Les programmes ne précisent pas qu’il est formellement interdit aux enseignant-e-s par les illustrations et par les textes qu’ils-elles utilisent, de laisser penser que les garçons seraient supérieurs aux filles, qu’il s’agit bien au contraire de préparer la société de demain dépourvue de discriminations.
Les enseignant-e-s doivent montrer des rôles parfaitement équilibrés et identiques entre hommes et femmes, entre mères et pères (ils peuvent faire mention de ce qui existait autrefois dans la société traditionnelle, afin d’établir les différences), et les manuels scolaires suivront l’exemple.
Chaque année les enseignant-e-s doivent surveiller les insultes et mises à l’écart et réagir, poser les bonnes questions et y répondre.
• L’école n’est pas homophobe car elle n’a pas de sentiments, mais elle assure la primauté et même l’exclusivité de l’hétérosexualité, puisque l’homosexualité et la bisexualité n’ont pas droit à être citées.
L’hétérosexisme qui y règne assure le déni de leur existence, entretient le tabou et même elle pratique « l’omerta » (terme utilisé par Valérie Pécresse Secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur qui au bout de la chaine souffre terriblement de l’homophobie de beaucoup d’étudiant-e-s et de directeurs et directrices de grandes écoles qui ne veulent rien réformer) concernant les propos et les écrits lesbophobes, gayphobes et transphobes.
Cette omerta déconsidère l’école qui n’est pas en phase avec la société et ses jeunes.
En quelque sorte nous avons une école hors sol à laquelle les jeunes ne peuvent pas s’adresser car les adultes refusent de parler d’éducation psycho-affective et sexuelle (en grande partie à cause d’un manque de formation).
C’est dès l’école enfantine qu’il faut présenter des couples de parents homosexuels.
C’est chaque année que les enseignant-e-s doivent poser des questions et mettre les choses au point concernant les sexualités, non pas en devançant les préoccupations mais en les accompagnant, ils-elles doivent être attentifs et attentives aux discriminations et aux stigmatisations qu’ils-elles constatent et réagir.
De tout cela le corps des inspecteurs et inspectrices est responsable.
L’inspection doit tenir compte de toutes les remarques de la HALDE.

