Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
On dit toujours : "la lesbophobie c’est de l’homophobie + du sexisme" car ce que l’on reproche aux "gouines" c’est de s’aimer, de ne pas aimer l’Homme et en plus d’être femme, c’est-à-dire une inférieure, une esclave qui ne doit pas fuir son maître.
On a raison de le dire.
La gayphobie est un triple sentiment
• Le complexe de supériorité des hommes hétéros par rapport aux homos :
"ils ne font pas leur devoir qui est de faire des enfants, ils ne se marie pas et donc sont en marge de la société, ce sont des asociaux, ils ne sont pas normaux et sont Contre-Nature, et c’est un fléau social"
• le dégoût : "ils s’enculent, ça pue, la pine pleine de merde quelle horreur !"
A noter cependant que c’est l’enculeur qui pue et qu’il n’y a pas une seule insulte qui s’en prend à lui, on ne dit jamais : "espèce d’enculeur" , l’enculé lui ne pue pas et pourtant c’est sur lui qu’on s’acharne !
D’autre part dans le cas d’un viol, c’est le violeur, l’enculeur qui est le criminel, mais on l’absout ! Par peur ?
L’enculé, lui se fait traiter de tous les noms, alors que dans le cas de viol, c’est une victime, c’est pourtant lui qu’on stigmatise !
• la terreur de se faire enculer par exemple dans une douche collective ou dans un bois quand on se baisse pour chercher des champignons, dans une prison où c’est "la double peine".
Là encore, c’est la perspective de prendre la place d’une femme, c’est-à-dire le déshonneur d’être baisé qui fait peur, car un vrai homme dans l’imagerie phallocrate, c’est celui qui baise et qui en a tout l’honneur, c’est l’actif, ce ne peut être le passif.
On voit bien la place primordiale du sexisme dans la gayphobie, comme on dit : "qui fait l’homme et qui fait l’infâme".
L’enculé est avant tout vu comme un traître à son camp, incapable de dominer une femme !

"L’hétérosexuel déteste l’homosexuel, parce qu’à l’instar du juif ou du maghrébin, il lui attribue des choses que lui n’a pas : ici en l’occurrence, la possibilité plus ou moins fantasmée d’avoir avec une très grande facilité, accès à de nombreux partenaires…" Daniel Borillo