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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

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Belgique (5)

Flics et homos : la police belge enquête

Têtu par Christophe Cordier 19 août 2010

En Belgique, les forces de l’ordre viennent de lancer une vaste enquête interne afin de traquer d’éventuels problèmes et de promouvoir la diversité. Un bel exemple…

Etre policier et vivre ouvertement son homosexualité, est-ce possible ?
En France, après l’affaire des policiers cannois ou de l’ambassade au Brésil, les faits connus semblent démontrer que ce n’est pas si simple.
Le métier de policier concentre d’ailleurs autant de clichés que l’homosexualité elle-même.
Le flic serait forcément macho, homophobe, misogyne… Mais qu’en est-il en réalité ?

En Belgique, la police a décidé de mener l’enquête.
Les 50.000 agents de la police locale et de la police fédérale du pays viennent en effet de recevoir un questionnaire.
Anonymement, ils sont invités à répondre à des questions comme « Vous considérez-vous comme sorti(e) du placard au travail ? ».
Mais l’enquête s’adresse à tous : « Avez-vous déjà été confrontés, au travail, à des réactions négatives liées, selon vous, aux préférences sexuelles d’un collègue ?
Est-ce un problème pour vous de travailler avec des gays ?
Pensez-vous que les problèmes liés à la sexualité de vos collègues peuvent être discutés à votre hiérarchie ? ».

Promouvoir la diversité

Grâce à ce questionnaire, la police espère objectiver la situation des homosexuels, lesbiennes et bisexuels qui y travaillent, et identifier d’éventuels problèmes d’homophobie.
Au bout du compte, l’enquête permettra de promouvoir au sein des forces de l’ordre belge une culture fondée sur le respect des différences, tant en interne qu’au bénéfice des citoyens.

Ce travail est réalisé grâce au service Egalité et Diversité de la police belge, mis en place en 2002 et récompensé par un label du ministère fédéral de l’Emploi. Le service s’intéresse à toutes les discriminations et a notamment pour objectif la sensibilisation de la hiérarchie ou encore la mise en place de modules de formation dans le cadre de l’examen d’entrée.

Menaces de mort homophobes contre le probable futur Premier ministre belge

Publié par Audrey Banegas http://yagg.com/2010/08/07/menaces-…
La chaîne de télé flamande VTM a reçu hier, vendredi 6 aout, une lettre de menaces de mort homophobe à l’encontre d’Elio Di Rupo, président du Parti socialiste belge francophone (PS) et préformateur royal (chargé par le roi d’une mission de préformation du gouvernement), pressenti comme futur Premier ministre.

La lettre commence ainsi : « Au nom d’Allah (…) dans un pays musulman tel que la Belgique, un homosexuel ne peut en aucun cas devenir Premier ministre », avant de laisser entendre que si Elio Di Rupo prenait la tête de l’État, l’auteur de la lettre pourrait attenter à sa vie.

Des menaces prises très au sérieux dans l’un des pays européens les plus progressistes sur les droits LGBT, l’un des premiers à avoir ouvert le mariage et à avoir autorisé l’adoption aux couples de même sexe.

Le ministre wallon Benoît Lutgen (CDH – Centre démocrate humaniste) a dénoncé hier soir ces « propos profondément choquants et injurieux d’un imposteur » à l’encontre de celui qui s’apprête à reprendre des négociations institutionnelles extrêmement importantes pour l’avenir de la Belgique.

La rédaction de la chaine VTM a depuis transmis ce courrier à la police judiciaire de Bruxelles qui a annoncé qu’une instruction serait ouverte. L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) est désormais chargé d’analyser ces menaces, de déterminer si le danger est réel ou non et de prendre éventuellement les mesures nécessaires de protection.
« La menace est prise au sérieux, c’est sûr, commente le porte-parole du centre de crise, ce n’est pas tous les jours qu’on a des menaces d’attentat sur un éventuel futur Premier ministre ».

Bruxelles : La communauté LGBT se mobilise contre la venue du chanteur homophobe Beenie Man

Publié par Judith Silberfeld

Le festival Couleur Café, qui se tient à Bruxelles du 25 au 27 juin, a invité le chanteur jamaïcain Beenie Man à se produire le 26 juin.
Star du dance hall, Beenie Man fait partie des chanteurs jamaïcains qui hérissent la communauté LGBT internationale depuis de longues années en raison des paroles homophobes de certaines de leurs chansons.

En 2007, Beenie Man s’était engagé à ne plus chanter les morceaux incriminés mais il n’a pas tenu sa promesse : en décembre dernier, en Ouganda, il a ainsi interprété la chanson Mi Nah Wallah, dans laquelle il invite à égorger les homosexuels…
Sa programmation dans les différents festivals européens et nord-américains donne régulièrement lieu à des protestations.
Aux Pays-Bas, le festival Parkpop de La Haye vient ainsi d’annuler le concert prévu ce week-end, sous la pression du COC, le centre LGBT néerlandais.
À Bruxelles en revanche, Couleur Café insiste : « En 20 ans, le Festival a toujours été une plate forme pour la tolérance.
Les propos extrémistes ne trouveront jamais de place sur les scènes ».
« Le festival a également pris toutes les garanties contractuelles et juridiques pour que cette exigence soit respectée », rapporte la RTBF.

Francis et Laurent, du site homo LaLucarne.org, ont lancé un groupe sur Facebook et proposent plusieurs actions à mener d’ici samedi, dont une lettre-type à envoyer aux organisateurs du festival.

[mise à jour, 18h45] Selon la RTBF, Couleur Café aurait annulé le concert, après un communiqué du secrétaire d’État bruxellois à l’Égalité des chances, Bruno De Lille, dans lequel il annonçait son intention de remettre en question la subvention accordée au festival.
Les organisateurs, cités par la RTBF, se disent « absolument abasourdis par l’ampleur de la campagne anti-Beenie Man prodiguée par certaines associations homosexuelles, n’hésitant pas à discréditer la réputation du festival auprès de notre public, de nos partenaires publics et privés et de la presse.
Nous sommes révoltés que ces associations n’aient pas eu la décence de nous rencontrer pour dialoguer ».

Via Gay Kosmopol

Manifestation d’homosexuels contre le nouvel archevêque de Bruxelles

Plusieurs dizaines de militants homosexuels ont manifesté samedi 27 février à Bruxelles pour protester contre les prises de position homophobes de Mgr Léonard consacré archevêque de la capitale ce jour-là.

C’est un groupe sur Facebook qui avait organisé la protestation avant la cérémonie à la cathédrale en présence des monarques belges et de la hiérarchie ecclésiastique.

Mgr Léonard a profité de sa consécration pour rappeler son hostilité au mariage homosexuel en vigueur en Belgique alors qu’un prêtre de Liège a procédé à l’union de deux hommes le 13 février dernier.

Mis en ligne le 01/03/2010

Un prêtre catholique a célébré une union homosexuelle à Liège

Un prêtre belge a procédé à l’union de deux hommes à Liège, le 13 février dernier. L’Eglise de Belgique parle d’"une cérémonie qui entraîne la confusion".

Un prêtre belge, Germain Dufour, a uni Diego et son compagnon, connu dans la communauté homo sous le surnom de Carbut, à l’église Saint-Servais à Liège, le 13 février denier, apprend-on aujourd’hui.

"Je voulais absolument avoir un mariage à l’Église. Diego a fait tout ce qui était possible pour l’obtenir", explique Carbut, "chrétien pratiquant", à la Nouvelle Gazette belge.

Germain Dufour, qui a accepté de célébrer cette union, est personnalité connue à Liège ; c’est un prêtre-ouvrier et un ancien sénateur Ecolo.

Selon les deux hommes, la cérémonie a été identique à un mariage hétéro "sauf qu’il n’y a pas eu de sacrement ni de communion".

Immédiatement la nouvelle connue, l’Église Catholique de Belgique a rappelé que "le sacrement du mariage est réservé à l’union entre un homme et une femme".

Le porte-parole des évêques de Belgique parle d’"une cérémonie qui entraîne la confusion, en faisant penser qu’il y aurait une forme de mariage religieux alors que tel n’est pas le cas".

Photo : La Nouvelle Gazette. Mis en ligne le 23/02/2010

Le chef de l’Eglise compare l’homosexualité à l’anorexie

Invité ce week-end de l’émission "Controverse" sur la chaîne belge RTL-TVI, le nouveau primat de Belgique, Mgr Léonard - qui s’était déjà illustré par ses positions homophobes - a comparé l’homosexualité à l’anorexie.

"Je prends une comparaison pour éclairer… Comparaison qui ne signifie pas que j’identifie les deux situations.
Par exemple, je pense qu’anthropologiquement, l’anorexie (…) est un développement qui n’est pas dans la logique de l’appétit (…)
Mais jamais je ne vais dire que les anorexiques sont des anormaux…", a-t-il affirmé.

Un homophobe à la tête des catholiques

Le Vatican a nommé lundi un évêque homophobe, Mgr André-Mutien Léonard, nouveau primat de Belgique, pour succéder au cardinal Godfried Danneels, symbole d’ouverture de l’Eglise.
Pour lui, l’homosexualité est "anormale" et le sida "une sorte de justice immanente".

Mgr Léonard est âgé de 69 ans. Sa désignation à la place de Mgr Danneels, tenant d’une doctrine sociale avancée, symbolise un tournant pour l’Eglise belge, au moment où elle souffre de désaffection.

Dans ce pays de tradition catholique qui, contre l’avis du cardinal Danneels lui-même, a légalisé l’euthanasie et le mariage des homosexuels, l’arrivée d’un primat connu pour ne pas mettre son drapeau dans sa poche, pourrait sonner comme une reprise en main doctrinale.

Mgr Léonard a assuré à l’AFP que son refus de l’avortement, du clonage thérapeutique ou du mariage des homosexuels, n’était pas ce qui le distinguait de Mgr Danneels, mais sa manière de l’exprimer.

"La différence est surtout dans le style, l’approche. Le cardinal a d’abord le souci de l’harmonie, de la paix, de la concorde… J’ai aussi ce souci. Mais je veux bien risquer un petit combat, une petite polémique", a-t-il confié.

Le nouvel archevêque s’attend bien sûr à des "réactions critiques". Déjà considéré comme très traditionaliste, il avait fait face à une levée de boucliers en 1991 à son arrivée à l’évêché de Namur.

Il s’est vu surnommé par certains le "Ratzinger belge", en référence à Benoît XVI (Joseph Ratzinger), qu’il "connaît et apprécie" depuis 1983.

Il a siégé à ses côtés de 1987 à 1991 dans la Commission théologique internationale, au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi, l’ancien redouté Saint Office.

Ses prises de positions dans le passé sur de problèmes "sociétaux", notamment sur l’homosexualité, jugée par lui "anormale", le sida, "une sorte de justice immanente", l’usage du préservatif, digne d’une "roulette russe", provoquent aussi des crispations même hors des cercles de l’Eglise.

Des partis politiques ont prévenu lundi Mgr Léonard qu’il était sous surveillance.

Les socialistes francophones l’ont appelé à faire preuve de "tolérance", tandis que les humanistes du CDH, l’ex-démocratie-chrétienne francophone, lui ont demandé de s’inscrire dans la lignée modératrice du cardinal Danneels, qui se définissait lui-même comme d’"extrême centre".

Le nouveau primat a assuré lundi être "plus nuancé" que les qualificatifs de "conservateur ou homophobe" circulant à son sujet.
"Avec le temps, les clichés, les jugements tout faits, tomberont", a-t-il affirmé.

Ce qui le distingue, a-t-il encore assuré, ce n’est pas une quelconque dureté, c’est que "je sais par conviction personnelle, par expérience, qu’on gagne à montrer avec clarté ce qu’être chrétien implique".

Mis en ligne le 18/01/2010

Ministre, parrain de la Croix-Rouge et interdit de don de sang en tant qu’homosexuel (+ vidéo)

Le nouveau ministre de l’Education et de l’Egalité des chances en Flandre, le socialiste Pascal Smet, qui a récemment dévoilé son homosexualité, n’a pas le droit de donner son sang alors qu’il est le "parrain" de la Croix-Rouge de Belgique, ont relevé jeudi plusieurs associations belges.

L’aile flamande de la Croix-Rouge de Belgique a lancé cet été une campagne de parrainage visant à augmenter le nombre de donneuses et de donneurs de sang, à laquelle participe Pascal Smet, qui a appelé "tous les enseignants à donner leur sang".

Pourtant, le ministre ministre flamand, qui a fait son coming out il y a quelques jours, ne peut pas montrer l’exemple, a relevé une association flamande de défense des droits LGBT, Cavaria.

La ministre de la Santé, la socialiste francophone Laurette Onkelinx, a expliqué jeudi à la radio que les "pratiques à risque, comme la multiplication des partenaires posaient problème", et que ces pratiques étaient plus courantes dans la communauté homosexuelle que dans la population hétérosexuelle.

"Contrairement à ce que la ministre de la Santé a déclaré, le questionnaire que doit remplir chaque donneur mentionne clairement que les ’hommes ayant eu des rapports sexuels avec d’autres hommes’ sont systématiquement écartés du don de sang", a réagi le parti vert Ecolo.

"Il faut exclure du don de sang toute personne, hétérosexuelle ou homosexuelle, adoptant des comportements représentant un risque pour le receveur, sans stigmatiser d’emblée un groupe entier de donneurs sur base de leurs comportements sexuels présumés", a ajouté Ecolo.

"Je comprends que la Croix-Rouge ne veuille pas prendre le moindre risque, mais je comprends également la frustration que peut ressentir un homosexuel monogame qui souhaite donner du sang mais ne le peut pas", a déclaré Pascal Smet au journal flamand De Standaard.

Laurette Onkelinx, est "prête à reprendre la discussion avec la Croix-Rouge, les experts médicaux et le milieu associatif, pour trouver une solution moins discriminante", a indiqué à l’AFP sa porte-parole, Annaïk De Voghel.

"Il serait peut-être aussi utile de chercher une position commune au niveau européen", a-t-elle ajouté, en soulignant que la grande majorité des pays de l’UE interdisent aux homosexuels masculins de donner leur sang.

coming out du ministre flamand de l’Enseignement et de l’Egalité des chances

Le nouveau ministre flamand de l’Enseignement et de l’Egalité des chances Pascal Smet, 42 ans issu du parti socialiste flamand, affiche ouvertement son homosexualité.

Dans une interview au magazine Humo, il déclare : "En tant que ministre de l’Egalité des Chances, j’aurais donné un mauvais signal si je l’avais nié".

Il a également fait état de son homosexualité sur la première chaîne de télévision néerlandophone belge dans une interview le 1er septembre.

Mis en ligne le 03/09/2009

2 joueurs de D1 sur 3 contre les homosexuels dans le foot

67,8% des 296 footballeurs de Division 1 estime que les homosexuels n’ont pas leur place dans le football selon une enquête qui paraît ce mercredi dans Sport/Foot Magazine.

La même enquête révèle qu’une majorité de joueurs de D1 belge juge le racisme comme un fléau dans leur sport. L’homophobie n’a donc pas le même statut à leurs yeux.

Mis en ligne le 10/06/2009

De plus en plus de mariages homosexuels

Les homosexuel-le-s belges se marient de plus en plus. C’est ce qui ressort des statistiques officielles.

En 2006, 1.124 unions entre personnes de même sexe ont été célébrées, contre 1.027 en 2005 et 854 en 2003, soit une augmentation de 9,4%.

Les lesbiennes se sont davantage mariées que les gays et les régions de Bruxelles-capitale et d’Anvers ont enregistré le plus grand nombre d’unions.

Mis en ligne le 06/11/07

Foot : la Belgique s’engage contre l’homophobie

L’Union Belge de Football a signé le week-end dernier une charte l’engageant à lutter contre l’homophobie.
La fédération belge rejoint ainsi la Football Association anglaise dans ce combat.
Dans un communiqué commun, SOS Homophobie et le Paris Foot Gay regrettent que les instances françaises restent quant à elles silencieuses. "
Fidèles à leur ligne de conduite actuelle, les instances françaises font toujours la sourde oreille", souligne ce communiqué qui souligne que "les déclarations de Messieurs Deschamps et Nicollin, même s’ils ont présenté des excuses, ne font même pas sourciller la Ligue ou la Fédération.(…)
Faut-il donc attendre une agression homophobe sur un stade pour que les chose changent ?
Faut-il qu’un équipementier célèbre organise une gigantesque opération de marketing pour que la Fédération y trouve soudainement un intérêt financier ?
Faut-il attendre le coming-out ˆ suicidaire dans le contexte actuel ˆ d’un joueur français ?"
Et les deux associations de conclure par un appel à la Fédération française de foot : "Nous leur demandons de reconnaître l’homophobie comme une discrimination à part entière
 ; nous nous tenons prêts à travailler avec elles pour mettre en place les actions adéquates en termes de prévention et d’information auprès des éducateurs, dirigeants, joueurs, supporters…"

Mis en ligne le 17/07/2007

17.000 personnes à la Gay Pride de Bruxelles

17.000 personnes ont participé samedi à la 12e Gay Pride de Bruxelles, parade annuelle des homosexuel-le-s de Belgique.

Le cortège arc-en-ciel comptait une quinzaine de chars ont défilé dans les rues de Bruxelles avec un accent particulier cette année sur la solidarité internationale.

"En Belgique, les homos, lesbiennes et bisexuels ont des raisons de faire la fête" car ces dix dernières années, "la législation anti-discrimination, le mariage et l’adoption pour les homos ont été des avancées énormes", a souligné Mieke Stessens, porte-parole de la fédération Holebi, citée par l’agence Belga.

"Mais dans d’autres pays, a-t-elle déploré, la situation est beaucoup moins rose. Il suffit de voir ce qui se passe en Pologne.
Ce pays, membre de l’UE, a un gouvernement homophobe" qui "ne garantit pas la législation européenne anti-discrimination".

Dans la matinée, avant le lancement de la parade, un débat politique s’étaient tenu à l’Hôtel de ville, ainsi qu’une célébration religieuse à l’église Notre-Dame du Bon secours.

Une grande soirée a suivi la manifestation samedi soir dans la salle de spectacle de l’Ancienne Belgique, avec un mélange de tous les styles musicaux allant du commercial à l’alternatif en passant par la house.

Mis en ligne le 14/05/07

Lutte contre l’obstruction aux mariages

Plusieurs pays européens empêchent leurs ressortissants gay et lesbiens de se marier dans des pays où les unions de même sexe sont légales.
Un phénomène qui agace beaucoup les associations LGBT et les couples eux-mêmes.

La presse belge s’en fait parfois l’écho mais certains pays, y compris européens, qui ne reconnaissent pas les unions homos dans leur législation, font souvent obstruction pour s’assurer que leurs ressortissants ne puissent pas se marier là où c’est pourtant possible.

C’est ce qui est arrivé à un gay grec vivant en Belgique et souhaitant se marier avec son copain américain — ce que la loi belge permet.
Les autorités grecques ont refusé de lui délivrer l’indispensable certificat de célibat, lui interdisant ainsi le mariage.
Cette volonté d’"obstruction" plus fréquente qu’on ne suppose, comme le rappelle le journal gay "Tels quels", est telle que des législateurs belges ont déposé une proposition de loi permettant au candidat au mariage de déclarer devant témoins et devant un juge qu’il est célibataire.
Si le texte est adopté, les projets de mariage de gays étrangers vivant en Belgique ne dépendront plus du bon vouloir de leurs pays d’origine.

Jean-François Laforgerie

Mis en ligne le 17/07/06

La Belgique autorise l’adoption par les couples homosexuels

La Belgique a définitivement approuvé jeudi soir le projet de loi autorisant l’adoption par les couples homosexuels après un vote serré au Sénat.

Les sénateurs belges se sont montrés relativement divisés, comme les députés lors du vote à la Chambre des représentants en décembre : le texte n’a été approuvé au Sénat qu’à une voix d’écart (34 voix pour, 33 contre et 2 abstentions).

L’ensemble des sénateurs socialistes et écologistes ont voté pour. Les libéraux flamands ont dispersé leurs votes, les libéraux francophones, les sociaux-chrétiens et l’extrême droite ont voté contre.

Avec l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi, les homosexuels, mariés ou en union libre, seront soumis aux mêmes règles que les couples hétérosexuels pour l’adoption d’enfants belges ou étrangers.

Avec sa légalisation de l’adoption par les couples gay, la Belgique rejoint l’Angleterre, l’Espagne ou la Suède et, dans une moindres mesure, les Pays-Bas qui réservent l’adoption des couples gay aux enfants de nationalité néerlandaise.

"La France serait-elle à la traîne ?" s’interroge pour sa part l’Inter-LGBT. "Les débats qui traversent le pays depuis de nombreuses années montrent au contraire que la société française est prête à accueillir de semblables évolutions, et est loin d’être rétive à l’égalité des droits".

L’Inter-LGBT dénonce le gouvernement et sa majorité qui refusent de "reconnaître la réalité de ces dizaines de milliers d’enfants élevés par des parents de même sexe".
L’Inter pointe aussi les réserves de "certaines personnalités en vue à gauche, (Ségolène Royal pour ne pas la citer,ndlr), pour qui la famille reste fondée sur "un père et une mère", alors que tous les partis de l’opposition se sont prononcés en faveur de la reconnaissance de l’homoparentalité ".

Mis en ligne le 21/04/06

Insémination : afflux de couples lesbiens français en Belgique

Les centres belges de procréation assistée font de plus en plus difficilement face aux demandes d’insémination artificielle des couples étrangers, notamment français, selon une enquête du quotidien Le Monde.

Le quotidien du soir cite même le chiffre de 70 % des demandes d’insémination avec don de sperme (IAD) provenant de couples de lesbiennes françaises pour l’hôpital universitaire Erasme de Bruxelles.

Face à un tel afflux, un appel public au don de sperme a même dû être lancé. La Belgique est victime de l’hypocrisie de la plupart des législations européennes qui interdisent la PMA aux couples de même sexe et évacuent le problème vers les Etats voisins.
Ainsi, la loi française réserve l’assistance médicale à la procréation aux couples mariés ou aux concubins vivant ensemble depuis deux ans au moins.

Les couples de lesbiennes françaises n’ont donc d’autre choix que se tourner vers des pays plus ouverts comme la Belgique où les délais d’attente peuvent atteindre vingt-quatre mois, désormais.

Mis en ligne le 25/11/05

Une eurodéputée allemande épouse sa partenaire samedi à Bruxelles

Une eurodéputée allemande va se marier avec sa partenaire belge samedi à Bruxelles.
La Belgique autorisant le mariage entre personnes de même sexe, la députée va s’unir avec son amie pour ce qu’elle considére comme "une affaire privée" mais aussi comme une "question politique".

(Photo : Lissy Gröner)

Lissy Gröner, députée européenne socialiste de 51 ans, a choisi la loi belge plutôt que celle de son pays, l’Allemagne, moins favorable puisqu’elle ne permet pas le mariage homosexuel.
Depuis août 2001, un contrat de vie commune, proche du PaCS français, mais réservé aux personnes de même sexe a été instauré en Allemagne par la coalition Socialistes/Verts.

Le mariage de Lissy Gröner et de sa compagne sera célébré samedi par le maire de Bruxelles, Freddy Thielemans, ancien député européen qui est un ami personnel du couple.

Mis en ligne le 08/09/05

2.442 mariages gay célébrés en Belgique en deux ans

Au total 2.442 mariages homosexuels ont été célébrés en Belgique depuis l’entrée en vigueur de la loi autorisant le mariage de personnes du même sexe le 1er septembre 2003.

"Il apparaît qu’au 10 juin 2005, 4.884 personnes du même sexe ont conclu un mariage.
Il s’agit ici de personnes et non de mariages", a indiqué en réponse à la question d’une parlementaire la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx.

Les homosexuels de nationalité belge ou qui résident en Belgique disposent des mêmes droits que les hétérosexuels en matière de mariage, à l’exception toutefois des droits liés à l’adoption et à la filiation.

Des discussions sur une proposition de loi visant à autoriser les couples homosexuels à adopter des enfants doivent reprendre au parlement belge après les vacances.

La Belgique (10 millions d’habitants), était devenu il y a deux ans le deuxième pays au monde, après les Pays-Bas, à autoriser le mariage homosexuel. L’Espagne a à son tour récemment franchi le pas, tandis qu’un processus semblable est en cours au Canada.

Mis en ligne le 21/07/05

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Citations

"Nous, citoyen-ne-s Lesbiennes Gays Bi et Trans, n’aspirons qu’à être des citoyen-ne-s à part entière, nous refusons d’être les seuls citoyen-ne-s entièrement à part". Heterhomo.

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