Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Bon alors on fait quoi du Marais ?
1 – Un lieu aseptisé pour touristes en mal de nostalgie suisse ?
2 – Un secteur expérimental d’un ordre nouveau où l’amusement est synonyme de dépravation ?
3 – Un centre commercial à ciel ouvert qui se vide à 19h ?
Soyons sérieux deux minutes. Cela n’aura pas lieu car la majorité beaucoup de parisiens et de touristes aiment le Marais pour ce qu’il est : un quartier animé, ou diverses tendances s’expriment et toujours dans une ambiance rassurante.
Et les Robins entendent renforcer les liens entre ses habitants en créant des services qui faciliteront la vie de certains et amèneront davantage de compréhension des uns envers les autres.
Nous ne sommes pas mais pour le moins mais pour le plus !
Non le Marais n’est pas devenu un lieu de dépravation où règne le non droit et la délinquance. Ceux qui veulent faire passer ce message se focalisent sur quelques rares incivilités, toujours les mêmes, qu’ils répètent à longueur d’année.
Oui les riverains, visiteurs et commerçants font preuve d’un grand respect de l’environnement et de la qualité de vie de tous.
Il faudrait davantage se soucier de la montée d’une intolérance à l’égard de certaines communautés et de mettre en place une réelle sensibilisation au droit à la différence et au maintien des libertés.

Le Parisien 25-01-2010-07h00
Nous y voilà, on crie au loup avant que les choses prennent forme et déjà on désigne des lieux, des individus.
Des personnes qui mettraient toute leur énergie pour que règne dans le Marais une ambiance sulfureuse de décadence et de provocation.
En 2010 certains sont encore sur des préjugés archaïques qui ont l’odeur d’un ostracisme qui nous rappelle des époques pas très glorieuses de notre histoire.
L’objectif : monter les gens les uns contre les autres et faire naître une ambiance détestable dans un quartier, une ville, un pays pour faire régner un ordre moral, le leur.
La peur est une arme dont ils se servent pour arriver à leurs fins et faire taire ceux qui les dérangent parce que leur morale ne peut s’ouvrir à une tolérance qui passe par la connaissance de l’autre.
C’est le regard qui fait le pervers et non ce qu’il regarde.
Qu’est ce que ces gens ont dans la tête pour développer et transmettre cette peur irrationnelle.
Quels fantasmes nourrissent cette opposition au maintien d’une vie festive dans leur quartier ?
Regardons les choses avec plus de pragmatisme et regardons les efforts déjà accomplis par ceux qui ont été montrés du doigt.
Ceux qui accusent n’ont aucune idée du contexte dans lequel ils travaillent en zigzaguant entre tous les interdits qu’on leur oppose.
Un fleuriste travaille, un cafetier travaille, un épicier travaille.
Ils ne sont pas là pour gêner Monsieur S qui ne semble pouvoir occuper son temps qu’en faisant la guerre.
Il aime la guerre, il aime le conflit, mais il vit dans une autre ville.
La ville de Monsieur S. n’est pas Paris, mais une ville fictive qui ne vit de rien et qui meurt.
Il entraîne avec lui quelques personnes qu’il nourrit de sa peur irrationnelle.
Paris dort-il ?, par Ian Brossat In Le Monde, 18-12-2009
Le constat est que le quartier du Marais est un quartier paisible qui a toujours su concilier activités commerciales et ludiques et respect des riverains.
Les riverains mécontents se focalisent sur quelques mètres carrés non pas pour le dérangement qu’ils pourraient générer mais par la nature de ces activités.
Presque toutes les activités contestées sont gays, Monsieur S. répondra que c’est une coïncidence, nous appelons cela un prétexte.
L’une après l’autre, les rues de Paris s’éteignent, se taisent, s’endorment. Depuis plusieurs années, les principaux lieux de vie nocturne de la capitale sont en difficulté.
Qu’on soit parisien, touriste ou persan, on ne peut pas prétendre le contraire.
Il suffit de se promener dans la ville à l’heure où passent les derniers métros.
Les grands déserts architecturaux de la nuit s’étendent.
Ils s’attaquent à des quartiers festifs depuis toujours comme le Marais, Pigalle ou Bastille.
Les fermetures administratives se multiplient, les petits commerces ferment, des centaines d’emplois disparaissent …

"Il y a continuité et non rupture du plus masculin au plus féminin. Il n’existe pas de critère qui, seul, permette de dire s’il s’agit d’un homme ou d’une femme." Guillaume Carnino