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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

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Brésil (4)

TÊTU récompensé du « Prix du soutien à la diversité » au Brésil

Par Pascal Roger-Praud mercredi 16 juin 2010

C’est en marge de la gay pride de São Paulo – et avec une grande fierté ! – que TÊTU a reçu ce prix. Notre modestie dût-elle en souffrir, il fallait qu’on vous en parle. Notre ami Saad Dantas de Oliveira (à ga.) a reçu le prix au nom de TÊTU. Pour la dixième année consécutive, l’APOGLBT de São Paulo, organisatrice de la Gay Parada, a décerné son « Prix citoyen de soutien à la diversité » à des associations, groupements ou encore artistes qui œuvrent pour une meilleure représentativité de la communauté gay et la défense des droits des gays, lesbiennes, bi et trans dans le monde. C’est dans la catégorie « presse » que TÊTU a reçu ce prix pour son travail de vulgarisation, d’information auprès de la communauté gay et le soutien qu’elle apporte aux gays persécutés à travers le monde. Parmi les primés, la municipalité de São Paulo a reçu deux prix : l’un dans le domaine de la santé, pour la création d’un dispensaire destiné aux travestis, et l’autre pour avoir légalisé l’appellation de travesti et transexuel.

TÊTU a été primé parce qu’il dispose d’une forte image positive auprès des gays brésiliens, qui le considère comme un magazine à la fois « chic » et « engagé politiquement ». TÊTU est devenu une référence et est souvent imitée dans sa conception par de nouveaux magazines gays sortis récemment au Brésil, à commencer par Junior.

Les travestis pourront porter leur nom d’usage dans l’administration

Les travestis et transexuels qui travaillent dans l’administration publique au Brésil pourront désormais utiliser leur nom d’usage, selon un décret du Journal Officiel publié mercredi. Les fonctionnaires travestis et transexuels pourront "dans le cadre de l’administration publique fédérale utiliser le nom d’usage qu’ils ont adopté", c’est-à-dire celui qu’ils ont pris en fonction de leur nouvelle identité sexuelle, souligne le texte. Les fonctionnaires pourront utiliser leur nom d’usage sur les cartes d’identification interne, dans leur courrier électronique et système informatique, précise le texte.

Mis en ligne le 20/05/2010

Un tribunal de Sao Paulo autorise l’adoption par un couple homo

Un tribunal de Sao Paulo a autorisé l’adoption par un couple de lesbiennes, estimant que celui-ci constituait bien une famille et avait donc le droit d’adopter des enfants. La décision permet à une petite fille d’avoir une "double maternité". "Peu importe que la relation ne soit pas classique, ou qu’il y aurait pas les mêmes repères que dans un couple hétéro, a estimé le juge. La justice de l’État du Mato Grosso a également décidé l’adoption d’un enfant par un couple gay la semaine dernière.

Mis en ligne le 07/05/2010

Polémique après des déclarations homophobes d’un général

Un général brésilien a déclenché une polémique en manifestant son opposition à la présence d’homosexuels dans l’armée de son pays, car il les juge incapables de se faire respecter des troupes.

"Il est prouvé (…) que la troupe n’obéit pas normalement à des individus de ce genre", a déclaré le général Raymundo Nonato de Cerqueira Filho, lors de son audition par une commission du Sénat, qui a approuvé sa nomination comme juge du Tribunal suprême militaire, a rapporté jeudi la presse locale. Selon le général, "la vie militaire requiert des caractéristiques déterminées, en raison du type d’activité, sans parler des combats, qu’on ne retrouve pas forcément dans le comportement de cet individu (homosexuel)".

"La plupart des armées du monde n’admettent pas (les homosexuels). Ce n’est pas parce que l’individu est un criminel, je n’ai rien contre le fait qu’il soit homosexuel, mais peut-être doit-il exercer d’autres activités", a dit le militaire, alors qu’aux Etats-Unis, l’armée la plus puissante au monde se prépare à l’abrogation de la loi imposant aux militaires homosexuels de cacher leur orientation sexuelle.

Les déclarations du général ont provoqué une polémique au Brésil. "C’est lamentable que ce genre de discrimination existe encore de nos jours dans les forces armées brésiliennes", a dit le président de l’Ordre des avocats du Brésil, Ophir Cavalcante.

"Alexandre le Grand était homosexuel et la troupe lui obéissait. J’ai travaillé pendant quinze ans dans les forces armées et jamais on ne m’a manqué de respect", s’est insurgé, sur le site d’informations G1, l’ancien sergent Fernando de Alcantara Figueiredo, qui a révélé publiquement son homosexualité.

Des sénateurs ont exigé que le général Nonato soit à nouveau auditionné. Sa nomination au Tribunal suprême militaire dépendra ensuite d’un vote du Sénat.

Mis en ligne le 05/02/2010

Manifestation d’homosexuels contre le visite du président iranien

Un millier de personnes se sont rassemblées dimanche devant la plage touristique de Ipanema pour manifester contre la visite qu’effectue le président iranien Mahmoud Ahmadinejad ce lundi au Brésil. Les manifestants, appartenant à des associations juives, antiracistes et de défense des droits des homosexuels scandaient le slogan : "Brésil : c’est quoi cet invité ?" Des banderoles dénonçaient notamment "l’homophobie", "l’autoritarisme" ou "la négation de l’existence de l’Etat d’Israël".

Mis en ligne le 23/11/2009

L’Eglise catholique fait campagne pour un dépistage du sida

L’Eglise catholique, en conflit avec le gouvernement sur l’usage du préservatif, va faire campagne au Brésil pour inciter au diagnostic précoce du sida et de la syphilis.

Les prêtres et des volontaires, par le biais des paroisses, vont encourager les fidèles à se rendre dans les centres de santé et à faire les examens, a expliqué le porte-parole de la commission pastorale sur le sida, frère Luiz Carlos Lunardi.

Les objectifs de cette campagne sont "de faire prendre conscience à la population des risques du sida et, en cas de diagnostic positif, de commencer un traitement le plus rapidement possible", a-t-il dit.

L’Eglise, qui a testé cette campagne dans cinq villes brésiliennes, va l’étendre à tout le pays, a souligné la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB).
Elle devait officiellement être lancée jeudi soir par le ministre de la Santé José Gomes Temporao et le sécrétaire de la Conférence des evêques, Mgr Dimas Lara Barbosa.

L’Eglise catholique du Brésil, considéré comme le plus grand pays catholique du monde, s’est souvent opposée aux campagnes de prévention du sida faites par le gouvernement parce qu’elles encouragaient l’usage du préservatif.

Le gouvernement brésilien a prévu de distribuer cette année 1,2 milliard de préservatifs.

Le nombre de nouveaux cas de sida est stable depuis huit ans grâce aux campagnes de prévention et à la distribution gratuite d’antirétroviraux aux quelque 630.000 personnes contaminées dans ce pays de 190 millions d’habitants, selon le ministère de la Santé.

Mis en ligne le 23/10/2009

Décès du travesti à l’origine d’un scandale avec Ronaldo

Le travesti qui avait provoqué un scandale avec la star du football brésilien Ronaldo est mort jeudi à Sao Paulo de complications du sida.

André Albertini, 22 ans, connu comme Andreia, avait accusé en avril 2008 Ronaldo, alors attaquant vedette du club italien de l’AC Milan, de l’avoir emmené avec deux autres travestis dans un motel d’un quartier résidentiel de Rio et d’avoir refusé de payer le prix convenu.

Ronaldo avait fini cette nuit-là au commissariat avec Andreia et ses deux compagnons et avait expliqué aux policiers qu’il ne s’était pas aperçu qu’il s’agissait de travestis.

Récit d’Andreia à la presse et photos du travesti s’étaient étalés dans les journaux brésiliens, un épisode dont l’ancien double Ballon d’or brésilien (1997, 2002) a avoué avoir "incroyablement honte".

Peu de temps après, le procureur de l’Etat de Rio a accusé le jeune travesti d’avoir menacé d’extorsion Ronaldo. Selon l’accusation, il avait exigé qu’il paye 50.000 reais (25.000 dollars) pour étouffer l’affaire.

Mis en ligne le 11/07/2009

Un pas vers la reconnaissance des couples de même sexe

Ça bouge dans les grands pays émergents du côté des droits LGBT. Quelques jours après la décriminalisation de l’homosexualité en Inde, le Brésil pourrait bien reconnaître prochainement les couples de même sexe…

Le parquet général du Brésil a déposé jeudi une requête auprès de la Cour suprême fédérale pour qu’elle reconnaisse les unions entre personnes du même sexe et leur concède les mêmes droits que les couples hétérosexuels.

L’avocate générale Deborah Duprat, à l’origine de cette requête, a demandé en outre que ces mesures soient valables à l’échelle de tout le Brésil, ce qui n’est pas obligatoire dans cet Etat fédéral où chaque Etat a souvent sa propre législation.

« L’individu hétérosexuel est en mesure de former une famille, en suivant ses orientations affectives et sexuelles. Non seulement il peut se marier mais aussi constituer une union stable sous la protection de l’Etat. Mais on refuse cette possibilité à l’homosexuel, sans aucune justification acceptable », a indiqué la procureure.

Selon Mme Duprat, refuser de reconnaître les unions homosexuelles tend à accroître et légitimer l’homophobie. Pour elle, « la reconnaissance sociale implique une valorisation des identités individuelles et collectives ». En revanche, « la dévalorisation sociale des caractéristiques et du mode de vie de certaines populations comme les homosexuels tend à générer en eux des conflits psychiques graves, provoquant de la douleur, de l’angoisse et une crise quant à leur propre identité ».

Le Brésil fait partie des 66 pays qui ont signé en décembre 2008 une déclaration de l’ONU contre les discriminations à l’égard des homosexuels.

Mis en ligne le 6/07/09.

La police soupçonne un tueur en série d’avoir tué 13 homosexuels à Sao Paulo

La police de Sao Paulo soupçonne un tueur en série d’avoir assassiné treize homosexuels en cinq mois et va rouvrir l’enquête sur ces crimes initialement qualifiés "d’homicides simples".

Depuis juillet dernier, les meurtres ont tous eu lieu dans le parc des Paturis, dans la banlieue de Sao Paulo.

Douze des victimes ont été assassinées par balles et la treizième à coups de bâton, a précisé le quotidien Folha de Sao Paulo.

La police soupçonne un "maniaque de l’arc-en-ciel", en allusion aux couleurs symboles du mouvement LGBT qui traquerait les homosexuels pour les tuer.

L’assassin présumé "pense qu’il procède à un nettoyage. Il n’aime pas les homosexuels, il les hait", a déclaré le chef de la police locale, Paulo Fernando Fortunato, à Folha.

"Le cas a dépassé les limites du crime commis de façon isolée. Nous sommes face à un homme qui tue uniquement les homosexuels", à conclu Fernando Fortunato qui a mobilisé 15 policiers pour élucider ces meurtres.

La "Parade gay" de Sao Paulo, qui a lieu en mai, est l’événement qui attire le plus de monde dans la grande métropole brésilienne.

Cette année 3,5 millions de gays et sympathisants ont défilé pour réclamer une loi criminalisant l’homophobie, un projet que les parlementaires liés aux Eglises chrétiennes et évangéliques s’efforcent de contrecarrer. Ils réclament aussi la reconnaissance des unions civiles entre homosexuels et le droit d’adoption pour les parents du même sexe.

Mis en ligne le 10/12/08

L’assassin d’un touriste français en marge de la Gay Pride de Sao Paulo condamné à 27 ans de prison

L’assassin d’un touriste français, Grégor Landouar, 35 ans, tué en juin 2007 à coups de couteau à la sortie d’un bar gay de Sao Paulo a été condamné à 27 ans et six mois de prison ferme vendredi dernier. Le crime avait eu lieu à l’issue de la 11ème Parade Gay de Sao Paulo, le 10 juin 2007. Un groupe de trois à quatre jeunes s’était approché du touriste, puis l’un d’eux lui avait porté plusieurs coups de couteau dans le ventre avant de prendre la fuite, sans rien voler. Transporté aux urgences, le touriste français était décédé à son arrivée.

Mis en ligne le 17/11/2008

Le président Lula soutient la légalisation du mariage gay

Le président brésilien Lula da Silva a déclaré être favorable à la légalisation des mariages homosexuels et a appelé à en finir avec "l’hypocrisie", dans une interview à la chaine de télévision publique TV Brasil.

"J’ai toujours défendu le droit à l’union civile des personnes du même sexe. Je pense qu’il faut en finir avec l’hypocrisie dans ce pays", a dit le président du Brésil. "Il y a des hommes qui vivent avec des hommes et des femmes avec des femmes et souvent ils se construisent une vie extraordinaire ensemble, c’est pourquoi j’y suis favorable. Nous devons en finir avec les préjugés", a ajouté Lula.

"Chaque être humain peut vivre comme bon lui semble à partir du moment où il ne porte préjudice à personne", a poursuivi le chef de l’Etat, rappelant que plusieurs projets de loi pour légaliser le mariage gay sont à l’examen au parlement. "Ce que nous devons faire, c’est l’approuver", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l’avortement, aujourd’hui autorisé au Brésil uniquement en cas de viol ou quand la vie de la mère est en danger, Lula, qui est catholique, a dit qu’il était "personnellement contre", mais qu’étant donné qu’il s’agissait d’un problème de santé publique il était favorable à sa légalisation.

Mis en ligne le 19/09/2008

Les opérations de changement de sexe seront faites dans les hôpitaux publics

Au Brésil, les opérations de changement de sexe pourront désormais être réalisées dans le système public de santé qui prendra en charge tous les frais, selon un décret du ministère de la Santé publié mardi. Grâce à cette décision "on évitera nombre d’automutilations" a déclaré une des directrices du ministère de la Santé, Ana Maria Costa. Le changement de sexe, qui doit être prescrit par une équipe médicale après un processus d’évaluation médicale et psychique, avait été légalisé en 1997 dans le système de santé privé. Il y a un an, une décision judiciaire, acceptée par le gouvernement, avait déterminé que le système public finance ces opérations.

Mis en ligne le 20/08/2008

Le Président Lula qualifie l’homophobie de maladie perverse

Le président brésilen Lula a pris part à la première conférence nationale LGBT pour la promotion de l’égalité qui s’est tenue dans son pays, il y a quelques jours. Il a estimé dans son discours d’inaugauration que "le temps de la réparation" était venu au Brésil pour les personnes LGBT. Lula s’est engagé à "faire son possible pour criminaliser l’homophobie" - qu’il a qualifié de "maladie perverse’"- et à légaliser l’union civile entre personnes de même sexe.

Mis en ligne le 12/06/08

Cinq millions de personnes à la Gay Pride de Sao Paulo

Quelque cinq millions de personnes ont défilé dimanche à Sao Paulo pour les droits des homosexuels, selon les organisateurs de la Gay Pride la plus importante du monde.

La foule a rempli la principale artère de la capitale économique du Brésil. "Nous sommes cinq millions", s’est félicité le dirigeant de l’association "Gay, lesbiennes, travestis et sympathisants" qui organise cette manifestation depuis 1996.
Le premier défilé avait alors tout juste réuni 2.000 personnes. Les autorités n’avaient pas encore donné d’estimations du nombre de participants, mais s’attendaient à quelque 3,5 millions de personnes.

"L’homophobie tue : pour un Etat vraiment laïque" était le principal slogan de cette marche gay qui est annoncée comme la plus importante du monde par ses organisateurs. Les homosexuels brésiliens demandent l’adoption de lois assurant la protection de leurs droits, notamment la criminalisation de l’homophobie, un projet auquel s’opposent les parlementaires liés aux Eglises chrétiennes et évangéliques. Ils réclament aussi la reconnaissance des unions civiles entre homosexuels et le droit d’adoption pour les parents du même sexe. "Nous demandons ni plus ni moins que les droits que la Constitution reconnaît à tous les Brésiliens", a déclaré Alexandre Santos, président de l’association organisatrice.

La Gay Pride de Sao Paulo s’est jumelée cette année à celle de Moscou en signe de soutien à la gay pride interdite et réprimée de la capitale russe.

La "Parade gay" de Sao Paulo est l’événement qui attire le plus de monde dans la grande métropole brésilienne, juste après le Grand Prix de Formule 1. Quelque 320.000 touristes étaient ainsi attendus ce dimanche, a estimé le secrétariat au Tourisme de l’Etat. Environ 1.400 policiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité du défilé.

Mis en ligne le 26/05/08

L’agression du président de la Gay Pride de Sao Paulo relance le débat sur les violences homophobes

Le président de l’association organisatrice de la Gay Pride de Sao Paulo a été hospitalisé après l’agression dont il a été victime dans son bureau, lundi dernier. Ce cas rappelle l’homophobe violente qui règne au Brésil où on compte un meurtre homophobe par jour.

Alexandre Peixe dos Santos a été bailloné et tabassé par ses agresseurs qui l’ont abandonné inconscient. C’est après avoir repris connaissance qu’il a prévenu la police. L’association qu’il dirige organise une des plus grande Gay Pride au monde. L’an dernier, elle a rassemblé trois millions de personnes. L’affaire est suivie par une unité spéciale de la police brésilienne, la Division des crimes raciaux et d’intolérance.

En septembre 2007, les organisations LGBT brésiliennes avaient alerté les autorités sur le fort degré d’homophobie régnant dans la société et après le meurtre violent d’un jeune homosexuel.

Osvan Inacio dos Santos, un jeune gay de 19 ans, avait été agressé dans la rue à proximité d’un bar où il avait remporté le concoures de "Miss Gay". Son corps dénudé avait été retrouvé le crâne fracassé. L’autopsie a révélé qu’il avait été victime de violences sexuelles.

Cette agression, survenue dans une ville du nord est du pays, est représentative des nombreux cas d’homophobie violente qui surviennent au Brésil. Tedy Marques, président de Alagoas Gay Group, dénonce cette situation : "L’homophobie est un des grands problèmes auxquels le Brésil est confronté. Il est insupportable que chaque jour, dans notre pays, un homosexuel soit assassiné", dit-il. Les organisations LGBT estiment que plus de 2 680 homosexuels ont été tués au Brésil entre 1980 et 2006 ; une chiffre tout bonnement incroyable et particulièrement effroyable.

Mis en ligne le 13/02/2008

Le Président Lula organise un sommet sur l’homosexualité en 2008

Le Président Lula da Silva a invité les principaux responsables LGBT brésiliens à un sommet autour des droits des homosexuels et de la lutte contre l’homophobie.

La réunion aura lieu entre le 8 et le 11 mai 2008 et rassemblera des représentants du cabinet présidentiel, du gouvernement et des législateurs.

Un porte-parole de Lula a indiqué que l’agenda prévoyait un plan national en faveur de droits humains LGBT et la mise en place du dispositif gouvernemental baptisé "Le Brésil sans Homophobie".

La conférence devrait également étudier la question de la reconnaissance des couples de même sexe et de l’adoption. La lutte contre le sida dans la communauté gay fera également partie des sujets de discussion.

Le leader LGBT brésilien Julian Rodrigues a salué l’annonce de ce sommet. "Il y a des pays avec des législations plus avancées qu’ici, a-t-il dit, mais c’est la première fois qu’un gouvernement fédéral met sur pied une conférence globale". Julian Rodrigues a dit espérer une légalisation des couples homosexuels à l’exemple de ce qui se prépare en Uruguay.

La lutte pour les droits LGBT a pris une ampleur importante au Brésil depuis une dizaine d’années.

Mis en ligne le 07/12/07

Trois millions de personnes à la Parada Gay de Sao Paulo

Plus de trois millions de personnes, gays, lesbiennes, bisexuels et sympathisants, ont envahi dimanche le centre de Sao Paulo pour la traditionnel "Parada Gay", selon les organisateurs.

L’an dernier, la police avait estimé la participation à la "Parada" à 2,5 millions de personnes, chiffre enregistré dans le Livre Guiness des Records. Cette année, la police n’a pas donné d’estimation chiffrée.

Le maire de Sao Paulo, Gilberto Kassab et plusieurs ministres du gouvernement fédéral, dont l’ex-maire Marta Suplicy (Tourisme) ont accompagné le défilé pour marquer leur appui à la manifestation placée sous le signe de la lutte contre les discriminations, l’homophobie, le racisme et le machisme.

Mis en ligne le 11/06/07

Un million d’évangéliques manifestent contre l’homosexualité à Sao Paulo

Un million de protestants évangéliques ont manifesté jeudi à Sao Paulo pour condamner l’homosexualité, à trois jours de la Gay Pride de la ville.

"Vade retro, satanismo ! Vade retro homosexualismo !", était le mot d’ordre de la Marche de Jésus organisée par plusieurs églises évangéliques brésiliennes. Cette manifestation se voulait une contre-gay pride à trois jours de la grande marche homosexuelle de la capitale économique du Brésil.

En effet, la 11ème Gay Pride de Sao Paulo aura lieu dimanche pour "défendre un monde sans racisme, sans machisme ni homophobie". Elle devrait réunir plus de trois millions de personnes dans le coeur financier de Sao Paulo, ont indiqué les organisateurs sur le site www.paradasp.org.br. L’édition 2006 de la Gay Pride de Sao Paulo avait rassemblé 2,8 millions d’homosexuels et sympathisants. Pendant la visite du pape Benoît XVI à Sao Paulo il y a un mois, les organisations homosexuelles avaient dénoncé les pressions exercées par les groupes religieux.

Mis en ligne le 08/06/07

Manifestations d’homosexuels en faveur de la laïcité

Les organisations homosexuelles brésiliennes ont manifesté contre la visite du pape Benoît XVI dans les grandes villes du pays en réclamant un "Etat laïc de fait".

"Les catholiques font l’amour par plaisir, soutiennent la diversité sexuelle et ne condamnent pas les femmes qui avortent.
Quand la hiérarchie de l’Eglise va-t-elle changer ?", interrogeait une pancarte brandie jeudi dans l’une des manifestations de femmes et d’homosexuels organisées devant les principales églises des douze grandes villes brésiliennes.

L’Association brésilienne des gays, lesbiennes, bisexuels, travestis et transexuels (ABGLT) a de son côté publié mercredi une lettre réclamant "un Etat laïc de fait". "Nous dénonçons les pressions publiques que les groupes religieux, à commencer par le Vatican, exercent contre l’approbation de lois en faveur des gays, lesbiennes, bisexuels, travestis et transexuels dans le monde entier", indique l’ABGLT, qui représente quelque 200 organisations à travers le Brésil. Les convictions religieuses "ne peuvent influencer l’élaboration des politiques gouvernementales et encore moins servir à établir des discriminations", poursuit la lettre.

"Jésus aime les gays", proclamait une pancarte, lors d’une manifestation organisée par des associations d’homosexuels mercredi soir, à proximité du monastère de Saint-Benoît où est hébergé le pape. "Une bonne partie de la violence dont nous sommes victimes est le fruit du discours intolérant de l’Eglise catholique sur les homosexuels", a indiqué à l’AFP Beto de Jesus, l’un des organisateurs de la Gay Pride de Sao Paulo. "La ville de Mexico a autorisé l’avortement, le Portugal aussi, dans plusieurs pays d’Europe l’union entre personnes du même sexe a été approuvée. Le programme caché du pape est d’éviter que la même chose ne se passe dans le reste de l’Amérique latine", a conclu Beto de Jesus.

Mis en ligne le 11/05/07

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Citations

"Gouffre de sexualité, instrument de l’abîme, bouche des vices… La femme est un farouche serpent par son cœur, par son visage ou par ses actes. Une flamme très puissante rampe en son sein comme un venin." B de Morlas.

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