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Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Brésil (2)

Une campagne pour la pénalisation de l’homophobie

Posté par Judith Silberfeld le 21 novembre 2011

http://tv.yagg.com/2011/11/21/bresil-une-campagne-pour-la-penalisation-de-lhomophobie/

Des images choc, c’est le choix qu’a fait l’Associação por Cidadania e Direitos Humanos LGBT de Rio Verde (Association pour la citoyenneté et les droits humains des LGBT de Rio Verde, ACDHRio) pour sa première campagne vidéo.
L’objectif ? sensibiliser le grand public à l’urgence qu’il y a à criminaliser l’homophobie.


En 2010, 260 personnes auraient été victimes de crimes homophobes au Brésil, selon le Grupo Gay da Bahia (GGB).
Une personne LGBT serait assassinée toutes les 36 heures.
« L’homophobie, une ignorance sociale qui détruit les rêves, les espoirs, le futur, des vies innocentes. N’attendons pas la prochaine victime
 », dit en substance la vidéo.
Attention, les images peuvent choquer. C’est sans doute le but, d’ailleurs.

La Cour suprême statue en faveur du mariage pour les homos

Têtu par Jordan Grevet 26 octobre 2011,

La plus haute juridiction brésilienne a décidé qu’un couple de lesbiennes pouvait légalement se marier car « l’orientation sexuelle ne doit pas être un prétexte » pour refuser le mariage aux homos.

La cour suprême du Brésil, à Brasilia.

Cinq mois après avoir reconnu les unions civiles pour les homos (lire notre article), la Cour suprême du Brésil a statué mardi que les personnes de même sexe pouvaient légalement se marier, répondant favorablement à la demande d’un couple de lesbiennes, préalablement déboutées par deux tribunaux.

Après un vote à 4 contre 1, la plus haute juridiction du Brésil a décidé qu’en vertu de la Constitution « il était possible que les unions civiles deviennent des mariages ».
En effet, a ajouté la Cour suprême dans un communiqué, « l’orientation sexuelle ne doit pas être un prétexte pour exclure les familles de la protection que représente le mariage d’un point de vue légal ».

Bientôt une loi ?

Si les tribunaux d’Etats ne seront pas obligés de suivre la décision de la Cour suprême lors de prochains jugements, la décision de la plus haute instance judiciaire brésilienne devrait les encourager à aller dans la même direction et inciter la République fédérale à légiférer pour autoriser le mariage des homosexuels, selon les analyses d’experts cités par l’AFP.

Soutenez le mouvement des mères brésiliennes

Rejoignez l’appel d’un groupe de mères brésiliennes qui, ensemble, veulent mettre un terme à l’homophobie et aux discriminations dans leur pays. Elles se font appeler les "Mamans pour l’Égalité".

Alors que les crimes homophobes et transphobes explosent au Brésil, les Mamans pour l’Égalité appelent les décideurs politiques à faire passer une loi contre l’homophobie.
Dans les mois à venir, ces Mamans promettent d’investir les rues, les ondes, les salles de classe pour raconter leur histoire et mettre un terme à la violence, aux préjugés et aux discriminations.

Ces Mamans pour l’Égalité font preuve d’un courage incroyable. Prenez une minute pour joindre votre voix aux leurs pour porter leur message.

www.allout.org/fr/maespelaig…

"Je préférerais que mon fils soit mort plutôt que gay."
Je m’appelle Eleonora Pereira et ces mots résonnent encore dans ma tête.

Ils ont été prononcés récemment par un parlementaire de mon pays, le Brésil.

Mon fils Jose Ricardo a été assassiné l’an dernier parce qu’il était gay.

Quand j’ai entendu ces propos, censés défendre les "valeurs familiales" des Brésiliens, j’étais sous le choc, furieuse. Je me sentais bien seule pour me battre …

Mais ça, c’était avant.

Avec l’aide d’All Out, des mères venues de tout le Brésil se sont rassemblées pour dénoncer les violences qui font du Brésil l’un des pays les plus dangereux pour les personnes gay ou transgenre. Nous nous faisons appeler les "Mamans pour l’Égalité".

Je m’apprête à rejoindre plus d’une dizaine d’autres mères à la capitale Brasilia afin d’exiger que notre Congrès soutienne une loi anti-homophobie pour protéger TOUS les Brésiliens des violences et des discriminations.

Nous dirons au Gouvernement et à la société tout entière que l’égalité fait partie des "valeurs de la famille".

Qui mieux qu’une maman pour parler de ces valeurs ?

Notre mouvement les "Mamans pour l’Égalité" rassemble également des mamans dont les enfants ne sont pas homosexuels. L’homophobie et les discours haineux sont dangereux pour tous les Brésiliens.

Récemment, un père et son fils ont été violemment agressés car ils ont été pris pour un couple gay. Une personne hétérosexuelle a été tuée en prenant la défense d’un homosexuel pendant une agression.

Pas plus tard que la semaine dernière, des hommes ont poursuivi et tiré sur une jeune femme qu’ils ont prise pour une transsexuelle.

Qui mieux que les mères pour défendre ces "valeurs familiales" derrière lesquelles des politiques brésiliens se cachent pour justifier leur homophobie ?

C’est pour cela que nous nous rendons au Congrès pour demander à nos dirigeants de voter immédiatement cette loi et de commencer à travailler ensemble MAINTENANT pour arrêter les violences et s’occuper de TOUTES les familles brésiliennes.

Notre visite au Congrès est la première étape d’un long chemin.

Dans les mois à venir, nous allons nous faire entendre dans les rues, sur les ondes, dans les salles de classes : nous, les "Mamans pour l’Égalité", allons raconter notre histoire et nous battre pour mettre un terme aux violences, aux préjugés et à la discrimination.

Je le fais pour mon fil Jose Ricardo, et dans l’espoir qu’ensemble, nous allons faire du Brésil un pays riche de diversité, et d’égalité pour tous. Eleonora Pereira, les Mamans pour l’Égalité et nos amis d’All Out.

Les évangélistes brésiliens en croisade antigay

Par CHANTAL RAYES SAO PAULO, de notre correspondante

Bianca, jeune transsexuelle, a du mal à se faire accepter dans son lycée.
Ses camarades menacent de l’agresser, ses professeurs s’entêtent à l’appeler par son prénom de garçon, celui de l’état civil.

Tout aussi inoffensifs, d’autres clips mettent également en scène des jeunes en proie aux préjugés à cause de leur orientation sexuelle.
Approuvés par l’Unesco, ils devaient être diffusés, à l’initiative du ministère brésilien de l’Education, dans 6 000 lycées du pays, dans le cadre d’une campagne de lutte contre l’homophobie.
Mais la présidente du Brésil, Dilma Rousseff (Parti des travailleurs, gauche), en a décidé autrement, alléguant que « le gouvernement ne doit pas faire la propagande d’orientations sexuelles ».


Fragilisée par les soupçons de trafic d’influence et d’enrichissement illicite pesant sur son chef de cabinet, Antonio Palocci, « Dilma » a cédé aux parlementaires chrétiens, catholiques et évangélistes, pour qui ces clips « incitent à l’homosexualité ».
Les députés évangélistes se sont même livrés au chantage, menaçant, en cas de maintien de la campagne, de convoquer Palocci à la Chambre pour s’expliquer sur la multiplication vertigineuse de son patrimoine, voire de boycotter toutes les séances de vote…

Ce puissant bloc parlementaire tente maintenant de faire obstacle à un projet de loi qui punit de prison, au même titre que le racisme, toute forme de discrimination motivée par l’orientation sexuelle, mesure pourtant jugée cruciale pour réduire la violence contre les LGBT.
Les Eglises évangélistes que ces députés représentent exigent en effet que les pasteurs puissent poursuivre impunément leur campagne haineuse contre l’homosexualité, dénoncée comme un « péché » à longueur de prêches…
Là aussi, le gouvernement se dit prêt à céder.

Avec des institutions politiques aussi perméables à l’influence religieuse, c’est surtout la justice qui fait avancer la cause gay au Brésil.
Malgré l’opposition de l’Eglise catholique comme des cultes évangélistes, la Cour suprême a reconnu, début mai, l’union civile pour les couples de même sexe, leur assurant ainsi les mêmes droits que les hétérosexuels.

São Paulo, en tête des agressions homophobes au Brésil

Têtu par Anne Vigna samedi 01 octobre 2011,

Une étude du ministère brésilien des Droits de l’homme révèle le nombre inquiétant des violences homophobes dans le pays, qu’elles soient physiques ou psychologiques.

« Etre gay n’est pas bizarre, l’homophobie est bizarre », une campagne réalisée par l’association Groupe gay de Bahia.

C’est une étude qui n’étonnera personne au Brésil et qui confirme un fait bien connu de la communauté LGBT : même si São Paulo accueille chaque année « la gay pride la plus grande du monde », c’est aussi la ville où le nombre d’agressions homophobes est le plus élevé au Brésil.
C’est en tout cas la conclusion de l’enquête du ministère des Droits de l’homme, qui montre que malgré les engagements réels de l’Etat brésilien, les mentalités évoluent bien peu dans le pays.
Depuis le début de l’année 2011, le service de dénonciation gratuit et anonyme Disque 100 est ouvert à la communauté LGBT.
Le ministère en charge de ce service vient de rendre public une enquête sur les six premiers six mois d’utilisation. _ De janvier à juin, le service a reçu 630 dénonciations anonymes suite à des agressions contre la population LGBT.

Les attaques les plus communes sont regroupées sous le terme de « violences psychologiques » (menaces, humiliations, attaques verbales, etc) et près de 30% concernent des actes de discriminations dans différents milieux (travail, famille, institutions).
« La violence contre la communauté LGBT n’est pas toujours visible par des marques sur le corps mais elle est bien réelle au Brésil », a commenté la ministre des Droits de l’homme, Maria do Rosário, en dévoilant cette enquête au journal O Estado de S. Paulo.

São Paulo et Salvador de Bahia

L’étude met en avant que si dans 40% des cas les agresseurs sont des inconnus, dans 30% des cas il s’agit des voisins et dans 10% des cas, ce sont les propres amis de la victime.
Les victimes quant à elles sont en général jeunes - 63% ont moins de 30 ans - et à 83%, il s’agit d’homosexuels.

A noter que 4% sont des hétérosexuels, pris pour des homosexuels ou agressés pour les défendre.
Le dernier exemple en date de ces cas est l’assassinat de Marx Nunes Xavier, 25 ans, le 8 août dernier alors qu’il tentait de défendre un jeune gay agressé par deux hommes.

Les villes de São Paulo et de Salvador de Bahia sont les lieux de la majorité des agressions homophobes et également des crimes.

Rio de Janeiro arrive bien plus loin dans la liste mais la municipalité détient son propre service de dénonciation anonyme depuis plusieurs années.
Selon l’association Groupe gay de Bahia, 3196 personnes ont été tuées au Brésil entre 1980 et 2009, pour leur orientation sexuelle 100 par an c’est énorme.
En 2010, 260 ont été assassinées : 140 étaient gays, 110 étaient des travestis et 10 étaient des lesbiennes.

São Paulo : la « Journée de fierté hétérosexuelle » n’aura pas lieu

Têtu par Sébastien Maudet 18 août 2011,

Proposée par des personnalités proches des milieux évangéliques, la Journée de la fierté hétérosexuelle qui était prévue en décembre a rencontré l’opposition du maire de la ville. « Cette idée est absurde, il n ’y a pas de victimes ni de violences hétérophobes. »
C’est par cette phrase, courte mais efficace, que le maire de São Paulo a opposé son veto à la Journée de la fierté hétérosexuelle que certains politiciens avaient proposé il y a quelques jours.
Le Brésil connait un grand nombre d’agressions envers les homosexuels et particulièrement les trans, et Gilberto Kassab craint qu’un tel événement n’offre une tribune à l’homophobie.
La gay pride de São Paulo est par ailleurs l’une des plus importantes au monde, avec un nombre de participants record.

Une nouvelle demande d’organisation

Malgré l’opposition du maire de la ville, les organisateurs de cette journée tentent à présent d’instituer l’événement au niveau de l’Etat de São Paulo.
Les élus chrétiens et conservateurs, qui sont à l’origine de la proposition avec le soutien de la puissante Eglise de l’Assemblée de Dieu, démarrent un nouveau combat « contre les excès et les privilèges dont bénéficient les homosexuels » (sic).

Cela faisait deux semaines que les associations LGBT grinçaient des dents en affirmant « qu’une telle idée pourrait conduire à des dérives homophobes et que la célébration de la fierté hétérosexuelle est inappropriée parce qu’elle rabaisse la cause juste de la communauté LGBT ».
Malheureusement pour elles, la lutte pour s’opposer à cette fête n’est sans doute pas terminée.

Sao Paulo sur le point d’organiser une Journée de la fierté hétérosexuelle

La ville brésilienne de Sao Paulo est sur le point d’organiser une Journée de la fierté hétérosexuelle votée en conseil municipal et suspendue à la signature du maire.
Une mesure décriée par les organisations LGBT du Brésil.

E-llico.com / Actus Mis en ligne le 05/08/2011

Sao Paulo est la plus grande ville d’Amérique du Sud et aussi celle qui accueille la plus importante gay pride du sous-continent avec plus d’un million de participants chaque année.

Cet état de fait déplaît à un membre conservateur du conseil municipal, Carlos Apolinário, qui veut organiser une "hétéro pride" pour contrer les "excès et les privilèges" des Brésiliens LGBT .

Le conseil municipal de la mégalopole a approuvé mardi dernier une loi instaurant le troisième dimanche de décembre "Journée de fierté hétérosexuelle". Cette mesure nécessite encore la signature du maire Gilberto Kassab, et il n’a pas encore dit s’il allait le signer.

La journée en question ne prévoit de défilé tel celui de la gay pride, mais se veut "un geste symbolique pour contrecarrer l’érosion morale du Brésil", selon son instigateur.

"La création de la Journée des hétérosexuels ne symbolise pas une lutte contre les homosexuels, s’est défendu Carlos Apolinário, mais contre ce que je considère être des excès et des privilèges".

Il a souligné que la gay pride se déroule sur une des rues principales de la ville, tandis que la Marche pour Jésus, organisée par des groupes évangéliques, n’est pas autorisée au même endroit.

L’Association brésilienne des LGBT a publié une déclaration dénonçant le projet. "La célébration de la fierté hétérosexuelle est inappropriée parce qu’elle rabaisse la juste cause de la communauté LGBT, indique son communiqué. Contrairement aux homosexuels, les hétérosexuels ne sont pas discriminés simplement pour être hétérosexuels".

Les organisations LGBT redoutent également que la mesure encourage la violence contre les personnes LGBT.
La proportion de gays brésiliens assassinés a doublé au cours des cinq dernières années, selon le Groupe Gay de Bahia.

São Paulo : bientôt une journée de la fierté… hétéro ?

Têtu par Rédaction 04 août 2011,

Le conseil municipal de São Paulo, au Brésil, a adopté un projet de loi qui prévoit la création d’une Journée de la fierté hétérosexuelle.
Une « contre-gay pride » qui fait grincer des dents les associations LGBT du pays.

L’initiative risque de ne pas plaire à tout le monde.
Le conseil municipal de São Paulo, au Brésil, a récemment adopté un projet de loi qui prévoit la tenue, chaque année, d’une Journée de la fierté hétérosexuelle en réponse à la Marche des fiertés LGBT.
Le maire de la ville, Gilberto Kassab, n’a cependant pas encore approuvé le texte et pourrait très bien le rejeter.

L’homme derrière ce projet de loi, Carlos Apolinario, justifie la création d’une Journée de la fierté hétéro en expliquant qu’elle constituerait une forme de protestation contre « les privilèges dont jouit la communauté gay ». Carlos Apolinario cite par exemple la marche des fiertés homosexuelle, qui a lieu chaque année sur l’avenue Paulista de São Paulo et qui, avec plusieurs millions de participants revendiqués, est la plus importante gay pride au monde. A contrario, dit-il, la Marche de Jésus organisée par les groupes évangéliques n’est pas autorisée à défiler sur cette même artère. Malgré sa démarche, l’homme se défend d’être homophobe et assure respecter pleinement les homosexuels, pour autant qu’ils aient un comportement « normal ».

Un scandale De leur côté, les associations LGBT brésiliennes crient au scandale et affirment qu’une telle initiative pourrait conduire à des dérives homophobes. « La célébration de la fierté hétérosexuelle est inappropriée parce qu’elle rabaisse la cause juste de la communauté LGBT », affirme l’association des LGBT du Brésil dans un communiqué repris par l’Associated Press.
« Contrairement aux homosexuels, les hétérosexuels ne sont pas discriminés simplement parce qu’ils sont hétérosexuels ».

Selon un récent rapport de Grupo Gay da Bahia, la plus ancienne association pour les défense des droits de la communauté LGBT au Brésil, 260 homosexuels ont été tués l’année dernière dans le pays, soit une hausse de 113% en cinq ans.

43 couples homosexuels s’unissent à Rio, un record selon les autorités

Quarante-trois couples homosexuels ont formalisé mercredi soir leur "union stable" - équivalent d’un mariage civil - au cours d’une cérémonie collective organisée par le gouvernement de l’Etat de Rio de Janeiro, ce qui est un record selon les autorités. E-llico.com

"Cette cérémonie est la concrétisation de la conquête du mouvement gay après des années de lutte. (…)
Notre objectif est d’avancer plus encore dans l’obtention de droits civils qui nous sont niés depuis des siècles", s’est félicité lors de l’événement Claudio Nascimento, secrétaire aux Droits individuels et collectifs de Rio de Janeiro.

Quarante couples se sont dit "oui" publiquement un à un avant de signer le contrat qui officialise leur union homoaffective stable.
Trois ont préféré garder l’anonymat.

"Maintenant, nous sommes une famille", se sont félicités, émus, Rodrigo Antony et Dalton Souza.

La grande gare Central do Brasil, près du centre, a servi de cadre à cette cérémonie collective au cours de laquelle vingt-deux couples de femmes et dix-huit d’hommes se sont dit "oui".

Selon Claudio Nascimento, il s’agit d’un record mondial. "La plus grande cérémonie collective d’union homoaffective avait eu lieu dans le Massachusetts (Etats-Unis) il y a trois semaines, unissant trente couples.
Rio de Janeiro écrit l’Histoire", a-t-il déclaré à l’AFP.

La Cour suprême du Brésil, le plus grand pays catholique au monde, avait reconnu le 5 mai "l’union stable" pour les couples du même sexe, leur garantissant les mêmes droits qu’un couple hétérosexuel marié.

Le jugement de la Cour suprême avait été rendu à la demande du gouverneur de l’Etat de Rio, Sergio Cabral, qui réclamait l’égalité de droits pour tous ses fonctionnaires, et du Procureur général du Brésil. Source : AFP

Un juge décide d’accorder le mariage à un premier couple homosexuel

Le débat - déjà très embrouillé - sur la légalité des couples de même sexe au Brésil vient d’être relancé par la décison d’un juge d’accorder le mariage à un couple homosexuel.
E-llico.com

Mis en ligne le 28/06/2011

Après une requête juridique, un juge de Sao Paulo a officiellement accordé le mariage à deux homosexuels en couple depuis 8 ans, bien que le mariage entre personnes de même sexe ne soit pas reconnu dans le pays.

Hier, le juge Fernando Henrique Pinto a statué que deux hommes pouvaient prétendre à transformer leur union civile en mariage. Selon un communiqué de la cour, il a fondé sa décision sur la constitution brésilienne.

Seule l’union civile est légale pour les couples homosexuels depuis mai dernier, mais Sergio et Luiz André ont bénéficié d’une décision favorable d’un tribunal qui relance de fait le débat sur l’ouverture du mariage.

Il faut dire que la situation des couples de même sexe est très incertaine au Brésil depuis qu’un juge a décidé d’annuler des "unions stables" - termes légal des uinons gay - malgré la décision de la Cour suprême les autorisant.

Ce premier et unique mariage homosexuel risque fort d’être annulé par une autre juridiction, mais le dossier est à nouveau ouvert et devrait à nouveau remonter jusqu’à la Cour suprême. Le couple se dit prêt à se battre pour le droit de rester marié.

UNE LOI CONTRE L’HOMOPHOBIE AU BRÉSIL ?

La loi PLC122 est une loi ambitieuse pour lutter contre l’homophobie au Brésil : elle permettrait à TOUS et TOUTES les brésilien-ne-s d’être également protégé-e-s par la loi, quelle que soit leur identité.
Le Brésil a un des taux de violences et de meurtres homophobes et transphobes les plus élevés au monde.
Le 17 mai dernier, pour la Journée Internationale contre l’Homophobie, notre pétition All Out / Avaaz réunissant plus de 100 000 signatures a été remise au parlement brésilien, recevant une bonne couverture dans les médias locaux.
Puis dans la soirée, All Out a projeté sur un bâtiment proche du parlement à Brasilia des milliers de photos envoyées par nos membres pour montrer l’ampleur du soutien international à cette loi contre l’homophobie.

La présidente censure des vidéos scolaires contre l’homophobie

Têtu par Pierre-Olivier Gerdolle 26 mai La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a décidé de retirer des écoles le kit contre l’homophobie.

Les associations de défense des droits LGBT dénoncent les pressions des lobbies religieux.

Regardez ici un de ces films interdits.

Ce kit de prévention, intitulé « Ecole sans homophobie » et distribué par le ministère de la Santé et de l’Education, contenait trois courts-métrages : l’histoire d’un couple lesbien dont la relation est rendue publique sur Facebook sans son consentement, celle d’un jeune homme assumant sa bisexualité et l’histoire d’une trans. Le tout via un traitement visuel plutôt chaste et distancié.

C’est Gilberto Carvalho, le porte parole de la « dame de fer », surnom que lui ont donné les Brésiliens, qui a fait cette annonce. Motif : Dilma Rousseff n’aurait « pas aimé ce qu’elle a vu » et que les court-métrages ne présentaient « pas une vision objective de l’homosexualté ».
Dorénavant, il a précisé qu’« afin de ne pas générer ce type de polémique qui finit par être préjudiciable à la cause pour laquelle il est destiné, ce genre de matériel scolaire sera produit à partir de consultations plus larges ».

Des pressions trop fortes

Mais la suspension de la diffusion du kit pédagogique « Escola sem homophobia » pourrait bien s’expliquer surtout par les pressions qu’ont exercé les lobbies religieux.
C’est ce que dénoncent en tout cas les militants LGBT.
Dans ce pays qui compte cent millions de catholiques, l’influence des Eglises évangéliques reste très importante.

Plusieurs membres de la chambre des députés, proches des Eglises évangéliques chrétiennes, ont déclaré que « ces kits d’éducation sexuelle encouragent un comportement homosexuel. »
D’autres, comme la leader du Parti de la République (principal parti de droite) estiment qu’« il faut plus de précautions pour que le remède ne soit pas surdosé ».

Les réprésentants politiques plus au centre ont également émis des réserves sur le message transmis par ces films.
La menace de perdre des voix cruciales pour son parti lors des prochaines éléctions au Congrès aurait donc fait basculer Dilma Rousseff en faveur de la censure.

Dans les rangs des associations de défense des droits LGBT, on fait grise mine.
Pour Jean Wyllys, premier député brésilien ouvertement gay mais aussi militant dans la lutte contre l’homophobie, c’est la déception : « J’ai voté pour elle aux dernières éléctions, déclare-t-il, parce que je pensais qu’elle défendrait les droits des citoyens LGBT.
Si elle ne change pas d’avis et d’état d’esprit, j’appellerai les personnes homos à ne plus voter pour elle. »

Après beaucoup de progrès au Brésil en matière de droits pour les personnes homosexuelles, dont le meilleur exemple reste la légalisation des unions civiles le 5 mai dernier, les associations espèrent que cette censure restera le seul recul de Dilma Rousseff sur ce sujet.

HETERHOMO : depuis le début elle a déclaré qu’elle était contre le mariage, la décision des unions homosexuelles c’est faite contre elle par la justice, au moins on sait que des pédagogues on fait des films qui vont pouvoir servir à des associations LGBT et autres associations des Droits de l’Homme, le DVD pourra être vendu ou circuler sous le manteau, les pays qui censurent ont du mal à empêcher que la vérité soit révélée

Regardez le meilleur des trois courts-métrages :

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Citations

"Combien de discours juridiques, psychanalytiques, sociologiques, politiques, etc…sont de l’ordre de l’injure, en ce sens qu’ils font exister la réalité sociale d’infériorisation que l’injure, la diffamation, le langage de haine, viennent en accord avec eux, inscrire dans la vie quotidienne des homosexuels" Didier Eribon

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