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Brésil : une gay pride au cœur de la plus grande favela d’Amérique latine

São Paulo, la plus grande gay pride de la planète

Films :

Deux frères gays et amoureux

Cowboy Forever

Et Dieu créa le ménage à trois

La justice autorise le mariage des couples homos au Brésil

Têtu par Rédaction (avec agence) 14 mai 2013,

Le Conseil national de justice brésilien vient de voter une résolution stipulant que les tribunaux publics ne pourront plus refuser de marier les couples homos.

Gay pride à Rio de Janeiro, en novembre (AFP).

La justice brésilienne a annoncé mardi que les tribunaux publics qui célèbrent les mariages ne pourront pas refuser les unions entre personnes de même sexe.
Annoncée par communiqué, la décision a été adoptée à l’unanimité moins une voix par le Conseil national de justice (CNJ), une institution publique qui assure l’autonomie du pouvoir judiciaire et présidée par le président de la Cour suprême (STF), Joaquim Barbosa.

Plus de discrimination Cette décision intervient alors qu’un projet de loi sur le mariage homosexuel est à l’examen au Parlement mais dont le vote traîne en longueur.
Jusqu’à présent, seule la justice de certains Etats de la Fédération, comme Sao Paulo, reconnaissait le mariage entre personnes du même sexe tandis que dans les autres Etats, cela restait à l’appréciation du juge.

« Le STF affirme que l’expression de la sexualité et des sentiments homosexuels ne peut servir de fondement à un traitement discriminatoire, qui ne trouve aucun support dans le texte de la Constitution fédérale de 1998 », affirme Joaquim Barbosa, le premier président noir de la Cour suprême au Brésil, sur le site du CNJ.

La justice autorise le mariage homosexuel avant la visite du pape

La justice brésilienne a autorisé mardi de facto le mariage homosexuel, à deux mois de la visite du pape François et sans attendre une hypothétique loi du Parlement. E-llico.com

Mis en ligne le 15/05/2013 Le Conseil national de justice (CNJ) a annoncé dans un communiqué que les "cartorios", l’équivalent des officiers d’Etat civil, ne pourront plus refuser de dresser un acte de mariage entre personnes du même sexe.

Le CNJ, garant de l’autonomie du pouvoir judiciaire, présidé par le président de la Cour suprême Joaquim Barbosa, a pris cette décision à une majorité écrasante de ses membres, avec 14 votes pour et un contre.

Cette mesure entérine un arrêt rendu en 2011 par la Cour suprême, qui "affirme que l’expression de la sexualité et des sentiments homosexuels ne peut servir de fondement à un traitement discriminatoire, qui ne trouve aucun support dans le texte de la Constitution fédérale de 1998", affirme M. Barbosa dans le communiqué du CNJ.

"Cela équivaut à autoriser le mariage gay au Brésil", s’est félicitée Raquel Pereira de Castro Araujo, présidente de la commission des droits des homosexuels de l’Ordre des avocats du Brésil (OAB), interrogée par l’AFP.

Cette décision intervient à un peu plus de deux mois de la visite du pape François au Brésil, le pays comptant le plus de catholiques au monde (123 millions), à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse, du 23 au 28 juillet.

Elle court-circuite le Parlement qui traîne depuis des années à se prononcer sur le sujet en raison des pressions de l’Eglise catholique et des Églises évangéliques, fortes d’un puissant groupe parlementaire, selon Mme Castro Araujo.

Dans son arrêt de 2011, "le STF a reconnu que +l’union stable+ entre personnes du même sexe devait accorder les mêmes droits que ceux des hétérosexuels. Or, l’un de ces droits est de pouvoir transformer cette union en mariage et cela a entraîné une confusion dans le pays, en l’absence d’une loi au Parlement", explique Mme Castro Araujo.

Les homosexuels vivant sous le régime de "l’union stable" et voulant se marier se sont donc tournés vers la justice, à laquelle sont subordonnés les officiers d’état civil.

En théorie, la décision adoptée par le CNJ peut être remise en question par la Cour suprême. Mais cela semble improbable puisqu’elle se met justement au diapason de la jurisprudence de la plus haute juridiction du pays.

"C’est un chemin sans retour", a déclaré Luiz Kignet, spécialiste en droit de la famille à Sao Paulo.

"Comme le Parlement est très lent et ne se décide pas, le pouvoir judiciaire a pris les devants", a-t-il ajouté.

Jusqu’à présent, seule la justice d’une dizaine d’États de la Fédération, comme Sao Paulo, acceptait systématiquement de transformer les unions stables entre personnes du même sexe en mariage. Quelque 1.300 mariages entre homosexuels y ont été officiellement enregistrés en 2012.

Dans les autres États, la décision restait à l’appréciation du juge.

"La décision du CNJ est opportune et c’est le résultat d’une longue lutte des mouvements sociaux organisés", s’est félicitée Marjori Machi, présidente de l’Association des travestis de Rio (Astra).

"Cela va réduire les démarches judiciaires et assure plus d’égalité aux citoyens brésiliens. Avant, il y avait les citoyens de première et de seconde catégorie. Maintenant toutes les familles seront respectées", a-t-elle déclaré.

Une église pentecôtiste pour LGBT en plein boom

Comme dans tout culte évangélique brésilien, les fidèles chantent en frappant des mains, sautent, se déhanchent au son rythmé des chansons gospel, entraînés par une chorale sur l’estrade, mais dans cette église singulière, ils sont tous gays, lesbiennes ou transsexuels.

E-llico.com

Mis en ligne le 03/05/2013

L’Eglise Chrétienne Contemporaine, située dans le quartier populaire de Madureira, en grande banlieue de Rio, est bondée en ce mercredi soir férié du 1er mai.

Sous la devise "J’apporte l’amour de Dieu à tous, sans préjugés", cette église pentecôtiste est entrée sur le marché concurrentiel de la foi évangélique en proposant une postulat rare : l’acceptation totale de l’homosexualité.

Autour de l’enceinte, quelques agents de sécurité montent la garde.
"Ce n’est pas parce que nous sommes dans une banlieue dangereuse, mais c’est à cause de la proximité de l’Assemblée de Dieu, qui comme la plupart des églises néo pentecôtistes sont très homophobes", explique le pasteur Marcos Gladstone.

"Jusqu’à présent, ils se sont contentés de clamer haut et fort : ’C’est l’église du diable !’ en passant devant", ajoute cet avocat de 37 ans qui a fondé l’Eglise Contemporaine il y a six ans avec son compagnon Fabio Inacio de Souza, 33 ans.

Les meurtres d’homosexuels et de transsexuels ont augmenté de 26% au Brésil en 2012 par rapport à 2011, avec 336 victimes, soit une toutes les 26 heures, selon le Groupe Gay de Bahia (GGB).
En dépit de ces données alarmantes, le projet de loi de pénalisation de l’homophobie fait face à la résistance des groupes évangéliques et catholiques et dort depuis des années dans un tiroir au Parlement.

Mariés depuis 2009, les pasteurs Fabio et Marcos ont adopté Davison, 10 ans, et Felipe, 9 ans, en 2010.
Les deux garçons jouent à cache-cache dans le temple en attendant le début du culte.

"Pendant le culte, nous donnons aussi des renseignements sur le mariage gay, autorisé dans certains Etats du Brésil comme Sao Paulo", souligne Marcos.

Ouvrir des temples à Sao Paulo et dans le monde

L’Eglise contemporaine, qui vit des dons de ses fidèles, compte huit établissements actuellement, six à Rio, un à Belo Horizonte et un à Sao Paulo inauguré le week-end dernier.

On est encore loin de L’Eglise Universelle du Royaume de Dieu (EURD), fondée il y a 30 ans par Emir Macedo, qui revendique plus de six millions de fidèles dans une cinquantaine de pays, dont la moitié au Brésil.
L’église des gays ne compte que 1.800 fidèles, mais Fabio et Marcos veulent ouvrir au moins douze temples à Sao Paulo et d’autres à l’étranger.

"On nous contacte de l’étranger par internet", assure le pasteur Fabio.

Le nombre d’évangéliques pentecôtistes ne cesse de progresser au Brésil, considéré comme le plus grand pays catholique du monde.
Ils sont passés de 26,2 millions en 2000 (15,4% de la population) à 42,3 millions en 2010 (22,2%).
En revanche, le nombre de catholiques diminue. Dans les années 70, ils étaient 92% de la population contre 64,4% aujourd’hui, ce qui représente néanmoins 123 millions de personnes, selon des chiffres officiels.

Ne plus vivre caché

Le pasteur Fabio, 33 ans, ex-employé de banque, a fréquenté l’Eglise Universelle du royaume de Dieu (EURD) pendant quatre ans.

"Je devais vivre caché. Ils disent que nous avons le démon en nous et tentent de nous ’libérer’, de nous ’soigner’, une guérison qui ne vient pas", explique Fabio. "Notre histoire est celle de beaucoup ici, sans vie, sans espoir, où tout semble perdu en raison de ton orientation sexuelle. Mais une visite dans cette église te montre que tu n’es pas seul", ajoute-t-il.

Patricia Lucia Regina Soares Carrilho, 47 ans, opératrice en télémarketing, confirme.

"A l’époque où je suis venue ici, je voulais me suicider, je me droguais depuis 22 ans. Aujourd’hui, je me suis débarrassée des drogues. J’avais une relation compliquée avec ma compagne Bel et maintenant tout va bien", raconte-t-elle.

En "remerciement à Jésus", elle a ouvert dans la favela où elle se droguait un projet social avec 40 enfants et 24 personnes âgées.
C’est là qu’elle a connu la mère de sa fille Ana Beatriz.
"Elle avait dix mois quand nous l’avons adoptée, elle en a cinq maintenant. Elle continue à voir sa mère biologique. Elle le vit très bien, elle dit qu’elle a trois mamans", confie-t-elle.

L’Eglise catholique excommunie un curé ayant soutenu les homosexuels

L’Eglise catholique brésilienne a excommunié lundi un prêtre ayant refusé de se rétracter après avoir fait des déclarations de soutien aux homosexuels, a indiqué la direction du diocèse de Bauru, une ville de l’Etat de Sao Paulo. E-llico.com / Actus "Nous informons que le père Roberto Francisco Daniel ne peut plus célébrer de culte divin car il a été excommunié", indique un communiqué du diocèse.

Le religieux de 48 ans (photo) qui avait annoncé pendant le week-end qu’il renonçait à ses fonctions ecclésiastiques a été accusé "d’hérésie" et de "schisme" par le clergé, dans le plus grand pays catholique du monde qui recevra le pape fin juillet dans le cadre des journées mondiales de la jeunesse catholique (JMJ).

Le "père Beto", comme l’appellent ses fidèles, s’est attiré les foudres des autorités catholiques après avoir annoncé sur les réseaux sociaux qu’il abandonnait "l’exercice de son ministère sacerdotal" car il refusait de revenir sur ses positions.

Il défend l’homosexualité et la bisexualité et prône un changement de l’Eglise "face aux nouvelles réalités".

"Nous devrions simplement être considérés comme des être sexués et non pas comme des homosexuels ou bisexuels puisque l’amour peut surgir à tous ces niveaux", affirme le religieux dans une vidéo sur YouTube.

Le père Beto qui apparaît souriant un verre de bière à la main a refusé de se rétracter dimanche pendant la messe devant des centaines de fidèles à Bauru, une ville de 350.000 habitants.

"Pour moi il est devenu impossible de vivre l’Evangile dans une institution où la liberté de réflexion et d’expression ne sont pas respectées", a souligné le religieux sur internet.

Les couples de même sexe pourront-ils se marier à Rio de Janeiro ?

22 avril 2013

Publié par Julien Massillon

Magistrat général de l’État de Rio de Janeiro, le juge Valmir de Oliveira Silva a publié vendredi 19 avril une décision autorisant les couples de même sexe qui ont contracté une union civile à se marier.
Il estime que les lois interdisant le mariage aux couples homosexuels sont inconstitutionnelles et qu’elles vont à l’encontre de la jurisprudence de la Cour suprême, qui a ouvert la voie à la reconnaissance de ces unions.
Cette décision juridique fait de Rio de Janeiro le 11e État brésilien à ouvrir le mariage aux conjoints de même sexe, derrière São Paulo, Paraná, Mato Grosso do Sul, Espírito Santo, Bahia, Alagoas, Sergipe, Piauí, Ceará et le district de Brasília.

UNION CIVILE OBLIGATOIRE

Mais des difficultés se posent quant à l’application de cette mesure.
Comme l’explique sur son blog le député gay Jean Wyllys, pour que le mariage d’un couple homosexuel soit reconnu, ce couple doit d’abord être uni civilement.
Ce n’est qu’ensuite qu’il peut saisir un juge pour que cette union devienne un mariage à part entière.
Or, cette modification intervient au bon vouloir du juge local.
Dans certaines villes de l’État, les instances juridictionnelles transformeront effectivement les unions civiles en mariages, mais à Rio de Janeiro même, où le juge local est opposé à cette avancée, il est probable que les couples de même sexe ne bénéficieront pas du même traitement.

Le député Jean Wyllys déplore que le juge ne soit pas allé plus loin dans sa démarche vers l’égalité des droits.
Mais rien n’est perdu : dans l’État de São Paulo, un magistrat avait pris une décision similaire en 2011.
Un an plus tard, il a émis un nouveau jugement, ouvrant pleinement la voie au mariage pour tous les couples, sans qu’il soit nécessaire de contracter une union civile au préalable.

Un pasteur évangélique homophobe en charge des droits de l’homme

L’élection récente d’un pasteur évangélique connu pour des déclarations racistes et homophobes à la présidence de la Commission des Droits de l’Homme et des minorités à la Chambre des députés du Brésil a provoqué une levée de bouclier dans le pays.

E-llico.com

Mis en ligne le 27/03/2013

Elu député en 2010 avec 211.000 voix pour le petit Parti social chrétien (PSC, droite), Marco Feliciano, 40 ans, a été élu à la tête de la commission des droits de l’homme le 7 mars dernier. Cette élection est le résultat d’une négociation entre les différents partis de la coalition gouvernementale formée autour du Parti des travailleurs (PT, gauche) de la présidente Dilma Rousseff.

Mais la personnalité polémique du pasteur Feliciano et ses déclarations sur son compte Twitter selon lesquelles l’amour entre des personnes du même sexe mène "à la haine et au crime" ou que la malédiction de Noé pèse sur le continent africain a soulevé la colère de mouvements sociaux et d’intellectuels défenseurs des droits de l’homme.

"Je ne veux pas voir dans la rue un homme en embrasser un autre", a-t-il récemment déclaré à l’hebdomadaire Veja.

"Quand on encourage une femme à avoir les mêmes droits qu’un homme (…) elle commence à annuler son côté maternel et pour ne pas être mère, elle ne se marie pas ou a une relation avec une personne du même sexe", avait-il affirmé lors d’une autre interview.

Mardi, Amnesty international a diffusé un communiqué dans lequel elle a jugé "inacceptable" le fait que Marco Feliciano soit président de la Commission des droits de l’homme car il a des "positions clairement discriminatoires envers la population noire, les homosexuels et les femmes".

Dans son discours d’investiture, l’intéressé - qui fait l’objet d’une enquête pour détournements de fonds au sein de son Eglise pentecôtiste, l’Assemblée de Dieu - a nié être homophobe ou raciste.

Lundi, un groupe d’intellectuels, dont le célèbre chanteur brésilien Caetano Veloso, a exigé qu’il démissionne et plusieurs manifestations ont été organisées dans le pays.

L’élection de Marco Feliciano montre l’influence croissante des évangélistes au parlement et dans la vie politique brésilienne. Le groupe parlementaire évangélique compte 67 députés sur 513

La parade gay de Rio, un acte politique contre les préjugés

Des milliers de personnes ont empli dimanche l’avenue qui borde la célèbre plage de Copacabana pour participer à la parade gay de Rio de Janeiro, un événement qui selon ses organisateurs est un "acte politique" pour exiger le respect des droits des homosexuels et la poursuite judiciaire de l’homophobie.

E-llico.com

Mis en ligne le 19/11/2012

En début d’après-midi, quelque 15 camions aux couleurs de l’arc-en-ciel, diffusant de la musique électronique à plein volume, ont donné le ton de cette fête où un million de personnes étaient attendues.

"Durant la plus grande partie de l’année, la population LGBT vit dans un placard, cachée, privée de nombreux droits.
C’est le moment de dire, oui nous existons. Même si nous sommes en train de danser, dans une fête, ceci est un acte politique
", a affirmé Julio Moreira, président de l’ONG Groupe Arc-en-ciel de citoyenneté LGBT, organisatrice de l’événement.

Le défilé avait des allures de carnaval, avec des déguisements colorés, comportant entre autres choses de grandes plumes, des ailes, des uniformes de marin ou de policier.
La municipalité a monté des stands d’assistance et de formation, et a distribué 400.000 préservatifs et de l’information de prévention sexuelle.

"Le principal est de lutter pour la criminalisation de l’homophobie.
Je crois que nous avons beaucoup avancé, mais le monde est encore plein de préjugés
", a dit à l’AFP Ester Silveira, 28 ans, portant une chemise aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Depuis mai 2011, la cour suprême du Brésil reconnaît "l’union stable" de personnes du même sexe en tant qu’entité familiale

MARIAGE

Il y a aussi la situation du Brésil où sans changer la législation sur le mariage (= le "casamento" qui garde une valeur religieuse), ce sont les juges suprêmes fédéraux (suite à l’équivalent d’une QPC) qui ont ouvert aux couples de même sexe, à égalité de droits (y compris homoparentalité), les contrats d’unions civiles signés dans les Etats sans sacrement religieux.

Pour le Brésil, il faut distinguer entre les partenariats civils et le mariage  : Pour les partenariats civils

Le Brésil a reconnu, jeudi 5 mai 2011, l’union civile pour les personnes de même sexe par décision unanime des 10 juges de la Cour suprême. Cette décision s’applique sur un plan fédéral (elle est donc valable pour tous les état de la Fédération brésilienne Le Brésil rejoint donc l’Uruguay, l’Argentine et la Colombie en ce qui concernes les unions civiles.
Pour le mariage entre personnes de même sexe Le 26 octobre 2011, un couple de même sexe a été autorisé à se marier par la plus haute juridiction brésilienne (la Cour Supême).. Le mariage d’un couple de même sexe a ainsi pu être légalisé. Ceci est pourtant une exception. Aucune loi brésilienne ne donne ce droit sur l’ensemble du territoire. Pour l’heure, le mariage entre personnes de même sexe n’est donc toujours pas légalisé au Brésil, le plus grand pays catholique du monde, et l’Argentine (depuis le 15 juillet 2010) reste le seul pays d’Amérique latine à avoir ouvert le mariage aux homos.

Homosexuels et juifs manifestent contre la venue d’Ahmadinejad à Rio

Des centaines de juifs, homosexuels et défenseurs des droits de l’homme ont défilé côte à côte dimanche sur la plage touristique d’Ipanema à Rio contre la visite du président iranien Mahmoud Ahmadinejad attendu la semaine prochaine au Brésil pour le sommet de l’ONU sur le développement durable Rio+20.

E-llico.com

Mis en ligne le 18/06/2012

"Nous voulons attirer l’attention du monde pour dire que la haine religieuse porte préjudice à l’environnement et Ahmadinejad représente la haine.
Le développement durable passe par les droits de l’homme
", a déclaré à l’AFP Ivanir dos Santos, responsable de la Commission contre l’intolérance religieuse.

Seuls absents dimanche, les musulmans, habituellement présents dans toutes les manifestations organisées par cette commission qui rassemble plusieurs dizaines de milliers de personnes de toutes croyances chaque année en septembre. "La visite du président iranien nous donne l’occasion de critiquer son discours de haine représenté par la négation de l’holocauste, de la persécution des homosexuels, des Baha’is", les fidèles d’un mouvement religieux dissident du chiisme, a déclaré à l’AFP Michel Gherman, directeur du mouvement juif des droits de l’Homme Hillel.

Main dans la main, Claudio Nascimento et Joao Silva, le premier couple gay reconnu comme tel par la justice de Rio, affirment qu’ils "se devaient d’être là, car aujourd’hui en Iran les homosexuels sont emprisonnés et condamnés à mort".

Pour Nascimento, 41 ans, responsable du programme "Rio sans homophobie", si le "Brésil a des relations commerciales avec l’Iran, il doit en profiter pour faire pression sur ce pays en matière des droits de l’homme".

Selon le quotidien O Globo dimanche, le maire de Rio Eduardo Paes a annulé l’inauguration d’une réplique donnée par l’Iran des fameuses colonnes de Persépolis qui était prévue jeudi prochain, en présence d’Ahmadinejad, alléguant un "retard dans les travaux".

Le métro de Sao Paulo lance une vaste campagne contre l’homophobie

E-llico.com Mis en ligne le 26/01/2012
Intitulée "Voir au-delà des préjugés. Respecter les différences", la campagne a pour objectif de promouvoir le respect et de lutter contre la discrimination des personnes LGBT vivant dans la ville la plus peuplée d’Amérique du Sud.

La première étape du projet vise à lutter contre les discriminations et les préjugés contre les personnes transgenres, ainsi que la popularisation d’une loi qui punit les comportements homophobes et la discrimination au sein de l’Etat de Sao Paulo.

Les 58 stations de métro de la métropole brésilienne sont couvertes d’affiches lumineuses présentant des photos de femmes transgenres avec le slogan : "Regardez, regardez encore, et voyez au-delà des préjugés. Je suis trans, j’ai le droit d’être qui je suis"(photo).

L’année dernière, en mai 2011, une femme trans a gagné un procès historique contre la compagnie de métro de Sao Paulo, grâce à la loi punissant l’homophobie. La compagnie a dû lui verser 39.000 euros de dommages et intérêts après qu’un membre de son personnel ait été reconnu coupable d’agressions verbale homophobe contre la victime par la justice.

São Paulo accueille la plus grande gay pride mondiale chaque année en juin.

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Citations

"Où est passée l’instruction civique pour enseigner les principes de liberté d’égalité et de fraternité et ses conséquences en terme de conduite dans la vie de tous les jours, des valeurs qui, lorsqu’elles ne sont pas appliquées, oppriment". Heterhomo.

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