Manifestations gay durant la visite du pape
Les homosexuels vont organiser des manifestations de protestation durant la visite du pape Benoît XVI au Brésil, notamment contre les prises de position de l’Eglise catholique sur l’homosexualité.
A l’heure où le pape posera le pied sur le sol brésilien, le groupe Gay de Bahia, l’un des plus actifs dans la défense des homosexuels, organisera une manifestation devant la cathédrale, dans le centre de Salvador. "C’est un acte de protestation face à l’arrivée du pape". "Nous brûlerons une photo du pape et un document de l’Eglise considérant l’homosexualité comme une chose intrinsèquement mauvaise", a indiqué à l’AFP le président de cette organisation Marcelo Cerqueira. D’autres organisations d’homosexuels et de lesbiennes prévoient des manifestations symboliques dans plusieurs villes du Brésil, en particulier à Sao Paulo où le pape restera deux jours et à Rio de Janeiro, a indiqué Cerqueira. "Les manifestations ne sont pas contre les catholiques, car beaucoup d’homosexuels sont catholiques, mais contre les propositions du pape qui voyage à travers le monde en semant la discorde", a-t-il ajouté.
Mis en ligne le 07/05/07
Un couple d’homosexuels obtient le droit d’adopter une fillette
La justice brésilienne a reconnu pour la première fois à un couple d’homosexuels masculin le droit d’adopter une petite fille de cinq ans, a annoncé leur avocat Heveraldo Galvao.
Vasco Pedro da Gama, âgé de 38 ans, et Junior de Carvalho (46 ans) se sont vu reconnaître le droit d’adopter la petite Theodora. "Nous espérons qu’il sera désormais plus difficile pour les juges de rejeter une demande d’adoption par un couple homosexuel", a indiqué Me Galvao à l’agence de presse Globo.
La décision a été prise par un juge des enfants et de la jeunesse à Catanduva, une ville de 110.000 habitants dans l’Etat de Sao Paulo. C’est la première fois qu’un couple masculin obtient le droit d’adoption au Brésil.
Des couples de femmes homosexuelles avaient déjà conquis ce droit, dans le Rio Grande do Sul et à Rio de Janeiro. Theodora vit avec ses parents depuis le mois de décembre.
Gama et Carvalho constituent un couple stable dont la relation a débuté il y a 14 ans, un élément qui a pesé dans la décision de la justice.
"Nous sommes partis du principe que ce qui n’est pas explicitement interdit peut devenir légal", a souligné l’avocat.
Mis en ligne le 23/11/06
Homophobie : plus de 2000 gays assassinés au Brésil en dix ans
Le chiffre est tout bonnement incroyable et particulièrement effroyable mais 2 509 homosexuels ont été assassinés au brésil au cours des dix dernières années.
Au cours de la dernière décennie, 2 509 homosexuels ont été assassinés au Brésil, a indiqué, le 12 juillet, Toni Reis, le secrétaire général du collectif d’organisations gay, lesbiennes, bisexuelles et transgenres. "Il s’agit d’assassinats barbares et cruels", a expliqué Toni Reis lors d’un séminaire à la Chambre des députés destiné à évaluer les progrès des programmes publics contre la discrimination. Des représentants d’organisations de tout le Brésil ont demandé aux députés d’approuver un projet de loi punissant l’homophobie, actuellement à l’examen au Parlement. "Le Parlement a une dette gigantesque envers la communauté GLBT brésilienne", a estimé quant à lui le président du collectif des organisations, Marcelo Nascimento. L’édition 2006 de la Gay Pride brésilienne, l’une des fêtes les plus animées après le carnaval, a attiré cette année trois millions de personnes au cœur de Sao Paulo. Ce record de public a été considéré comme une "victoire" par le GLBT qui avait appelé les participants et sympathisants à se rassembler sur le thème " l’homophobie est un délit".
Mis en ligne le 13/07/06
Le président des évêques reçoit un Oscar gay
Le président de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) et archevêque de Bahia, Monseigneur Geraldo Majella Agnelo, a reçu le "Trophée Triangle Rose", un Oscar gay symbolique décerné par le Groupe Gay de Bahia (GGB) aux personnalités ayant le mieux défendu les droits des homosexuels.
En 2005, Monseigneur Agnelo avait affirmé qu’il était "légitime que les homosexuels revendiquent de pouvoir vivre dans une société où leurs différences soient respectées sans discrimination ou persécution". Selon le CGB "l’hommage à l’archevêque Agnelo doit servir à ouvrir un canal de communication plus effectif avec l’Eglise catholique et à encourager la création d’une pastorale exclusivement consacrée aux homosexuels".
Le président de la Chambre des députés, le communiste Aldo Rebelo et le député et ex-guérillero, chef de file des Verts, Fernando Gabeira, ont également reçu un hommage du GGB pour avoir "soutenu activement" le programme national du gouvernement Lula "Un Brésil sans homophobie".
Mis en ligne le 20/03/06
La communauté gay mobilisée après la censure d’un baiser à la télévision
Des organisations LGBT brésiliennes vont manifester cette semaine leur indignation contre le géant des médias Globo après la "censure" d’un baiser entre deux homosexuels dans le dernier épisode d’un feuilleton télévisé.
Gloria Perez, l’auteur du feuilleton "America" avait annoncé tout au long de la semaine que l’histoire d’amour d’un couple d’homosexuels s’achèverait sur un baiser romantique. Mais la chaîne Globo qui touche plus de soixante millions de téléspectateurs a finalement décidé de ne pas diffuser la scène, à la fureur de la communauté gay.
Mardi à l’occasion des rencontres Gay, Lesbiennes et Transsexuels (GLT) à Brasilia, un "baiser" public géant sera organisé entre couples gay dans le centre de Brasilia, a annoncé l’association Groupe Gay de Bahia. La communauté gay est "très déçue", avait déclaré ce week-end Marcio Caetano, directeur de l’organisation Arco Iris (Arc en-Ciel) au quotidien Folha de Sao Paulo.
Le groupe Globo a de son côté précisé qu’après avoir tourné quatre versions de la scène finale de la "telenovela" la chaîne avait choisi "la plus pertinente".
Gloria Perez a quant à elle regretté cette décision. "D’après les enquêtes, même les hommes hétérosexuels, qui sont les plus conservateurs, voulaient voir le baiser. Tout le monde voulait voir", a-t-elle déclaré. "Ce résultat m’enchante parce que cela montre que les choses changent au Brésil", a-t-elle ajouté. Mais selon Marcelo Cerqueira, président du Groupe Gay de Bahia, "il n’y aura jamais de baiser aux heures de grande écoute sur Globo".
Mis en ligne le 08/11/05
les juges au secours des homos
La Gay Pride de Sao Paolo vient de pulvériser tous les records de fréquentation : plus de 2 millions de personnes se sont rassemblées dans les rues de la ville pour réclamer la légalisation des unions civiles entre personnes du même sexe.
Une affluence qui reflète bien l’impatience et la colère des homosexuels brésiliens. " Le projet de loi sur le contrat d’union civile est au point mort depuis plus de dix ans ", explique Marcos Maciel, juriste de Brasilia.
C’est Marta Suplicy, ex-maire de Sao Paolo, qui l’avait initié.
Le texte dort désormais au fond d’un tiroir de la chambre des députés.
" La pression de l’Eglise est extrêmement forte au parlement fédéral " ajoute Marcos.
De fait, les présidents successifs du parlement ont toujours refusé d’organiser un vote sur ce thème polémique malgré les protestations des associations gays et lesbiennes.
Face à ce vide juridique, la résistance s’organise. De nombreux juges ont pris les devants.
Les décisions judiciaires faisant jurisprudence se sont multipliées ces cinq dernières années.
Le cas le plus médiatisé fut celui de la chanteuse Cassia Eller, décédée fin 2002. S’appuyant sur la Constitution du pays, la justice brésilienne décida de concéder la garde du fils de la chanteuse à sa compagne, et non au père de l’artiste, comme le prévoyait pourtant la législation fédérale.
Plus récemment, un juge de Porto Alegre a prononcé le divorce d’un couple gay, reconnaissant du même coup qu’il y avait eu union.
Le juge a justifié sa décision en déclarant que " la Constitution brésilienne ne stipule nulle part que les homosexuels ne peuvent pas contracter d’union civile, ou même se marier et adopter ".
Entre ces victoires judiciaires ponctuelles et une vraie loi nationale favorable à l’union civile, la route risque pourtant d’être longue. D’autant que le président Lula ne semble pas décidé à ouvrir ce débat polémique à un an d’élections générales qui pourraient le reconduire au pouvoir.
Forman, première chaîne gay d’Amérique latine
La première chaîne brésilienne à s’adresser à un public exclusivement gay masculin sera lancée sur le câble le 31 mars prochain.
"Forman", chaîne à la carte produite par Globosat, branche du groupe Globo, diffusera principalement des films érotiques pour un public adulte gay masculin, à une fréquence de quatre nouveaux films par semaine.
En 2006, Forman commencera à élargir sa programmation à des émissions non érotiques.
L’objectif pour les six premiers mois est de vendre 50.000 abonnements mensuels.
Mis en ligne le 25/03/05
un juge prononce le divorce d’un couple homosexuel
Un juge de Porto Alegre au sud du Brésil a prononcé, pour la première fois dans ce pays, le divorce d’un couple d’homosexuels qui vivaient ensemble depuis cinq ans. Selon le journal O Estado de Sao Paulo, le jugement "ouvre la voie à la reconnaissance du mariage entre personnes de même sexe au Brésil".
Le juge a mis en lumière un vide juridique dans ce pays, car la justice reconnaît une union stable entre homosexuels, notamment lorsqu’elle doit se prononcer sur la répartition de biens.
Pour son argumentation, le magistrat a estimé que le mariage pouvait être accessible "à toutes les personnes, indépendamment de leur orientation sexuelle". "Il n’est dit nulle part que les homosexuels ne peuvent se marier et qu’ils ne peuvent adopter un enfant", souligne le jugement.
Mis en ligne le 18/02/05
les gays ne se feront pas soigner
L’Assemblée législative de l’Etat de Rio a rejeté un projet de loi controversé qui prévoyait de fournir une assistance thérapeutique aux homosexuels souhaitant ne plus l’être. Par 30 voix contre six, au cours d’une séance houleuse à laquelle assistaient plusieurs organisations gays opposées au projet, les députés de Rio ont rejeté mercredi soir ce texte présenté en 2003 par le député évangélique Edino Fonseca.
Il proposait la création d’un programme d’aide aux personnes "qui souhaiteraient volontairement changer d’orientation sexuelle, d’homosexuel à hétérosexuel".
"Cette maison a fait un pas important dans la lutte en faveur des droits de l’homme et pour la promotion des droits des gays, lesbiennes et travestis", s’est réjoui Claudio Nascimento, président du groupe Arc-en-ciel de prise de conscience homosexuelle. La majorité des députés, à l’exception de ceux de confession évangélique, ont jugé ce projet "inconstitutionnel".
"Je n’ai voulu blesser personne. Les grands changements commencent par des débats où l’auteur de l’idée est massacré", a déclaré Edsino Fonseca à l’issue du vote.
Il a affirmé que l’idée lui était venue du fait que de nombreux homosexuels cherchaient l’aide des églises pour tenter de changer.
"Les centres religieux catholiques, évangéliques, juifs ou spirites reçoivent tous les jours des fidèles malheureux de leur homosexualité (…) ce n’est pas une race, ce n’est pas une maladie, c’est une orientation et il est erroné de penser qu’une personne peut suivre cette orientation pour le restant de ces jours", a conclu Fonseca.
Mis en ligne le 10/12/2004
programme de lutte contre l’homophobie
Le gouvernement de gauche brésilien lance aujourd’hui un programme de lutte contre la discrimination et la violence envers les homosexuels et les travestis inédit dans ce pays mais aussi toute l’Amérique du sud. Le dispositif "Brésil sans homophobie" a été élaboré par le Secrétariat des droits de l’homme et le Conseil national de lutte contre la discrimination en collaboration avec différents ministères.
"Brésil sans homophobie" comprend notamment la formation de personnel dans les domaines de la sécurité publique, de l’éducation et de la santé et le développement des politiques en faveur des homosexuels afin de réduire les discriminations. Selon le Secrétariat des droits de l’homme, plus de 2.000 homosexuels ont été assassinés au Brésil, au cours des vingt dernières années.
Mis en ligne le 26/05/04
premier temple pour homos à Rio
Le premier temple pour homosexuels de l’Eglise de la communauté metropolitaine (ECM), une scission de l’Eglise pentecôtiste américaine, sera inauguré dimanche à Rio de Janeiro avec la célébration d’un mariage entre deux hommes.
L’ECM a été fondée en 1968 à Los Angeles par le réverend américain Troy Perry après qu’il eut été expulsé de l’Eglise pentecôtiste car il était homosexuel.
Aujourd’hui, l’ECM compterait un millier de fidèles au Brésil. Elle doit son influence au fait que la majorité des Eglises n’acceptent pas les homosexuels.
Mis en ligne le 28/04/04
union civile gay dans l’Etat du Rio Grande
L’union civile des personnes de même sexe a été autorisée vendredi dans le Rio Grande do Sul par une décision des autorités locales publiée au Journal Officiel de cet Etat.
Le texte de la décision prévoit que les homosexuels "qui vivent une relation de fait durable" pourront enregistrer officiellement leur union.
"En dépit des discussions ethiques, philosophiques, anthropologiques et religieuses sur ce thème, le fait est que les relations homosexuelles existent et sont dignes d’être officialisées", souligne le texte.
Mis en ligne le 08/03/04
les homos renient la foi catholique
Le principal groupement d’organisations homosexuelles du Brésil a lancé vendredi une campagne pour le reniement de la foi catholique afin de protester contre l’opposition du Vatican au mariage de personnes du même sexe.
Le groupe gay de l’Etat de Bahia a convoqué pour ce lundi une manifestation devant la cathédrale de Salvador où commencera la campagne.
Mis en ligne le 04/08/03
CHEVAUCHÉE ÉLECTORALE GAY
Pour lancer sa campagne pour les élections générales du 6 octobre au Brésil, où il est candidat à la députation dans l’Etat du Rio Grande do Sul , José Antonio Caettaneo a décidé d’organiser une "chevauchée gay" sur 250 kilomètres.
Avocat de profession, Caettaneo a quitté sa ville de Pelotas à destination de Porto Alegre, accompagné de huit cavaliers homosexuels et héterosexuels et de deux travestis portant des drapeaux du Mouvement Gay et du Rio Grande do sul.
"Nous représentons la thèse et l’anti-thèse : le gaucho ’macho’ et l’homosexuel", a déclaré au journal Zero Hora l’avocat qui a le droit d’utiliser, après enregistrement officiel par la justice, son surnom de "Capitaine Gay".
Sa chevauchée a pour but, explique-t-il, de dénoncer "l’hypocrisie sociale qui perpétue l’image d’un Rio Grande do Sul terre des ’machos’ par excellence".
Cheveux coupés à la mode mohican, bouc, des boucles d’oreilles en forme de tête de mort, quatre grosses bagues à la main droite et deux colliers, le candidat du Parti progressiste brésilien (PPB, droite) affirme ne pas craindre les defenseurs de la "tradition" macho lors des commémorations de la Semaine de la Patrie et la fête nationale du 7 septembre, date anniversaire de l’indépendance en 1822.
Il y a deux ans, Caettaneo avait déjà provoqué une polémique dans la région en se portant candidat à un poste de conseiller municipal. Il avait présenté un programme "gay" et posé en slip, cravate et bottes de cuir sur les affiches électorales.
Mis en ligne le 03/09/02
LE FAVORI DE LA PRÉSIDENTIELLE PRO-GAY
Bonne nouvelle pour les gays brésiliens : le favori du prochain scrutin présidentiel, Luiz Ignacio da Silva (plus connu sous le nom de Lula) s’est clairement prononcé en faveur de la reconnaissance légale des couples de même sexe. Il a confirmé son intention de réformer la Constitution en ce sens s’il était élu. Ce n’est pas la première fois que le parti de Lula, le Parti des Travailleurs (PT), se place du côté des gays.
Le PT était déjà à l’origine d’une proposition de loi en faveur des couples homosexuels qui avait été repoussée sur l’opposition expresse du président actuel, Fernando Henrique Cardoso. Le PT compte également dans ses rangs la maire de Sao Paulo, Marta Suplicy, connue pour son soutien permanent aux mouvements gay et sa participation à la Gay Pride locale.
Mis en ligne le 20/08/02

