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Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Cameroun (1) le pays connu pour son tourisme pédophile

en recherche de respectabilité

Alice Nkom : « Au Cameroun, la pénalisation nuit gravement aux séropositifs »

Heterhomo : L’homophobie n’est pas africaine car elle était acceptée dans toutes les ethnies, elle a été importée par les occidentaux et leurs religions.

L’homophobie et le sexisme (s’il est institutionnalisé) briment 55 à 60 % de la population, empêchant leur développement humain voire économique.

C’est cruel et stupide.

L’homophobie développe la clandestinité et la honte de soi et donc la propagation du SIDA dans la population homo.

L’obligation pour les homos et bisexuel-les d’avoir des relations hétéros non désirées entraîne l’infection des hétéros et réciproquement, atteignant ainsi des femmes enceintes et leurs futurs enfants !

Halte à l’aide inutile dans ces pays là ! (sauf aide conditionnée à l’égalité).

A Yaoundé c’est l’Archevêque qui est responsable de la chasse aux homosexuels !

En mars 2006, une émission de France 2 "Envoyé spécial" montrait une enquête en caméra cachée dans de grands hôtels avec des touristes qui payaient des employés pour leur amener des petites filles et des adolescentes de moins de 15 ans, qui ne savaient même pas ce qu’elles allaient subir !

Afin de se dédouaner, de redorer leur blason, certaines autorités de ce pays s’en prennent aux homosexuels pour masquer ou faire oublier les crimes qui continuent en toute impunité. Reportage :

Suite :

C’est en 2006 que l’amalgame entre pédophilie et homosexualité a augmenté.

Des policiers font chanter et rackettent les homos, ils tendent des pièges, des voisins dénoncent comme en temps de guerre, ainsi 3 % des camerounais peuvent se retrouver en prison (la vraie car le Cameroun n’est qu’une vaste prison) le pays se prive de talents ; beaucoup mentent en se mariant, tout cela pour faire oublier la rente des étrangers pédophiles.

En France le franco-camerounais Yannick Noah ne dit rien.

Arrestation de Stéphane Koche, vice-président d’Adefho

Publié par Judith Silberfeld http://yagg.com/2012/03/29/cameroun…

À l’initiative des associations Adefho (présidée par Alice Nkom), Sid’Ado et Cofenho, une trentaine de personnes – responsables d’associations et d’ONG, médecins, journalistes, diplomates – étaient réunies mardi matin dans la salle de conférence de l’hôtel Mansel, à Yaoundé.
Elles venaient participer à un séminaire de réflexion sur le thème « Droits et minorités sexuelles » lorsque la police, menée par le sous-préfet de l’arrondissement, Martin Locko Motassi, a fait irruption.
« Vous avez demandé une autorisation d’une rencontre portant sur le respect des personnes vivant avec le Vih/Sida, j’ai répondu à votre demande, a déclaré le sous-préfet, cité par Le Jour.
Mais vos banderoles précisent qu’il s’agit d’un séminaire sur les droits des minorités sexuelles. Nous n’acceptons pas cela ici, aller faire ça ailleurs, pas ici. »

« INTERROGATOIRE MUSCLÉ »

Plusieurs observateurs rapportent qu’une dispute assez violente, au cours de laquelle les policiers ont notamment arraché les banderoles, s’est terminée par l’arrestation du vice-président d’Adefho, Stéphane Koche (photo).
Celui-ci a été relâché après un « interrogatoire musclé », dénonce Africagay, réseau d’associations africaines identitaires et engagées dans la lutte contre le sida travaillant auprès des populations vulnérables.

« La question de la pratique homosexuelle déchaine les passions au Cameroun, un pays qui punit d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans et d’une amende de 20000 à 200000 FCFA, toute personne ayant des rapports sexuels avec une quelqu’un de même sexe », rappelle l’Agence de presse africaine (APA).

À l’origine de l’intervention de la police, une altercation entre Sismondi Barlev Bitchoka, président du Rassemblement de la jeunesse camerounaise (RCJ), et l’un des organisateurs, qui se serait interposé entre le militant homophobe et l’avocate Alice Nkom.
Le RCJ avait annoncé, avant le séminaire, son intention de se mobiliser « contre le fléau de la criminalité homosexuelle qui est condamné par notre loi ».

ALICE NKOM VA PORTER PLAINTE CONTRE L’ÉTAT DU CAMEROUN

« Le séminaire de réflexion sur les droits humains des minorités sexuelles qui devait se tenir du 27 au 29 Mars 2012 à l’hôtel Masel de Yaoundé fait partie des actions menées par le collectif d’association Adefho, Sid’Ado et Cofenho pour poser le débat sur la question homosexuelle au Cameroun avec des discussions autour de la loi, la religion, la santé et la lutte contre les IST, VIH/Sida, la culture etc., soulignent les associations dans un communiqué.
Deux séminaires ont été organisé en 2012 sur le même thème dans les villes de Douala et Limbé malgré les menaces de Sismondi Barlev Bitchoka et ses acolytes.
L’idée maitresse de ces séminaires était de sensibiliser les participants (journalistes, religieux, leaders traditionnels, médecins avocats, étudiants etc) sur les droits humains des personnes homosexuelles dans la société camerounaise dans le but de susciter des alliances. »

« Si l’État camerounais alimente lui-même la stigmatisation et la discrimination des populations vulnérables dont il se fait pourtant le défenseur devant les organisations internationales, le combat contre l’épidémie de sida ne pourra jamais être gagné.
La violation perpétuelle des droits de l’Homme étant le meilleur allié de l’épidémie de sida en Afrique », renchérit Africagay.

« Ce sous-préfet nous a causé un préjudice, a pour sa part affirmé Me Alice Nkom.
Je vais immédiatement adresser une requête au ministre en charge de l’Administration territoriale, lui relater les faits et lui dire que je vais porter plainte contre l’État du Cameroun.
Nous subissons un préjudice parce qu’il y a des gens qui sont venus de partout pour cette réunion qui, jusque là, n’a rien d’illégal et a été interdite par un acte illégal et abusif.
C’est un excès de pouvoir manifeste qui n’a pas le mérite de redorer l’image du Cameroun à l’étranger. »

Un colloque LGBT annulé après une intervention musclée d’homophobes

Un colloque "sur les droits humains et les minorités sexuelles" financé par l’UE à Yaoundé a été annulé par les autorités camerounaises après l’intervention musclée de militants homophobes.
E-llico.com

Mis en ligne le 28/03/2012

"Nous étions dans la salle quand Sismondi [Sismondi Barlev Bidjocka, un journaliste présidant le Rassemblement de la jeunesse camerounaise, organisation qui milite contre l’homosexualité] (photo) a surgi avec des ’gros bras’" pour empêcher la tenue de la réunion", a affirmé à l’AFP l’avocate Me Alice Nkom, connue pour son combat en faveur des homosexuels.

"Il y a eu une bagarre" entre des opposants et des participants à la réunion à laquelle assistaient notamment des diplomates, selon l’avocate.

Les forces de l’ordre sont arrivées et ont annulé la rencontre, autorisée, selon Me Nkom, précisant que l’organisateur du séminaire Stéphane Koch avait été "arrêté à l’hôtel", et libéré plus tard dans l’après midi.

"Nous sommes fiers d’avoir fait interdire cette réunion.
Les organisateurs ont trompé la vigilance des autorités : ils ont demandé et obtenu une autorisation pour un séminaire sur le sida alors qu’ils voulaient traiter de l’homosexualité", a affirmé Sismondi Barlev Bidjocka.

"Nous avons demandé aux diplomates présents de ne pas venir dans notre pays faire la promotion de l’homosexualité", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué mardi, Le Réseau des défenseurs des droits Humains en Afrique centrale (Rédhac) a réagi, en déclarant "que La liberté d’expression, d’appartenir à une association, d’organiser les réunions publiques et pacifiques sont des droits qui sont inscrits dans le préambule de notre constitution"

_ La réunion devait se tenir dans le cadre d’un projet de promotion des droits de l’Homme financé par l’UE et piloté par Stéphane Koch, une initiative qui avait été très critiquée au Cameroun.
Les autorités avaient demandé à l’UE de suspendre ce financement, l’assimilant à un acte de promotion de l’homosexualité.

Seul contre tous, un pasteur prêche la défense des homos

Têtu par Habibou Bangré 28 mars 2012,

Dans un livre d’entretien publié au Cameroun, où l’homosexualité est passible de cinq ans de prison, Jean-Blaise Kenmogne raconte pourquoi il pense que les gays et lesbiennes ont droit à l’égalité.
Entretien à bâtons rompus.
D’un côté, Haman Mana, directeur de publication du quotidien Le Jour.
De l’autre, le pasteur évangélique Jean-Blaise Kenmogne. Le thème de l’interview : l’homosexualité, passible de cinq ans de prison au Cameroun, pays d’Afrique centrale où les arrestations de gays et lesbiennes rapportées ont augmenté ces derniers mois.

« Un ordre clair : un homme et une femme » « Dans la nature, il y a un ordre clair : un homme et une femme.
A quoi sert-il de vouloir transformer cet ordre par des pratiques contre nature ? », demande le journaliste auteur du livre Homosexualité, Eglise et Droits de l’Homme – Ouvrons le débat (éd. Ceros), qui s’est fixé la mission d’incarner le « Camerounais moyen » lors des échanges, parfois musclés. Le docteur en droits de l’Homme répond en s’inspirant de la théologienne Isabelle Graesslé, installée en Suisse.
Il rappelle ainsi que s’il y a une différence morphologique des sexes, il existe une « anthropologie de l’acceptation qui promeut soit une vision de la reconnaissance du caractère androgyne de chaque être humain en lui-même, soit une perception de la personne du même sexe comme objet d’attirance et d’amour au sens sexuel du terme ».

Accusé d’empocher l’argent de « lobbys gays »

Jean-Blaise Kenmogne adhère. Pour lui, les homosexuels « ne sont ni un cancer à éradiquer, ni une menace sociale ».
Dénonçant les violences homophobes, il précise : « Ils sont des sujets d’humanité, des sujets de droits, des sujets de vie qu’il ne convient ni de marginaliser ni d’abandonner (…).
Je dois les considérer comme des sujets humains. (…) Voilà la réalité que je cherche à comprendre et à faire comprendre parce que je constate qu’elle pose problème ».

Ses propos sont très critiqués par des pasteurs et des fidèles.
Certains ont même demandé sa radiation, l’accusant de fouler au pied les principes de la bible et, surtout, d’empocher l’argent de « lobbys gays ». Accusation démentie : « S’il y a de l’argent en circulation, je n’ai pas vu un euro ou un dollar qui me serait destiné par des Occidentaux en vue de soutenir mon combat pour les droits humains des homosexuel-les au Cameroun ».

Deux femmes poursuivies en justice pour homosexualité

Deux femmes accusées d’homosexualité dans une petite ville du sud du Cameroun doivent comparaître devant la justice jeudi. E-llico.com Mis en ligne le 14/03/2012

All Out, l’organisation internationale de défense des droits des LGBT, révèle sur son site web qu’Esther et Pascaline ont été arrêtées le mois dernier dans la petite ville d’Ambam dans le sud du Cameroun.

Selon All Out, les deux femmes ont été dénoncées par un homme non identifié en raison de leur orientation sexuelle.
Celles-ci étaient fustigées par les résidents locaux comme "sorcières [qui] méritent la mort", apprend-on encore.

Leur procès intervient une semaine après une décision de justice qui a retardé l’audition de l’appel de Jean-Claude Roger Mbede, un Camerounais qui a été condamné à trois ans de prison pour avoir envoyé des messages "gay" et a été agressé sexuellement pendant son emprisonnement.

Les deux cas sont défendus par Alice Nkom , l’un des rares avocats défenseurs des gays dans un pays où les relations de même sexe peuvent entraîner une peine allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.

Les organisations de défense des droits humains, notamment Amnesty International, ont appelé le gouvernement camerounais à abandonner toutes les lois qui criminalisent l’homosexualité.

Trois femmes arrêtées pour homosexualité

Têtu par Habibou Bangré 28 février 2012,

Les jeunes femmes doivent comparaître le 8 mars.
Les circonstances précises de leur arrestation et le nombre de femmes arrêtées demeurent flous.

Elles passeront la Journée internationale des droits des femmes au tribunal.
Au moins trois jeunes femmes accusées d’homosexualité doivent comparaître le 8 mars devant le tribunal de première instance d’Ambam, à plus de 200 km au sud de la capitale politique Yaoundé, rapportent plusieurs médias.
La Cameroon Radio Television (CRTV), la télévision publique, a annoncé qu’au départ une dizaine de femmes avaient arrêtées. La majorité a, semble-t-il, été relâchée plus tard.

Martine, Estelle et Léonie auraient été arrêtées le 14 février suite à une dispute amoureuse.
Elles devaient comparaître le 20 février, mais le président du tribunal de la localité reculée d’Ambam a dû renvoyer la première audience du procès au 8 mars. En cause : une forte affluence de curieux.
« Selon des sources jointes à Ambam, la foule s’est massée nombreuse devant le tribunal pour avoir la suite de cette affaire qui pour elle sortait de l’ordinaire », a précisé le site Le Journal du Cameroun.

Défendues par une avocate militante Poursuivies par le ministère public, les trois femmes sont notamment représentées par Me Alice Nkom, présidente de l’Adefho.
Dans ses conclusions, que TÊTUE s’est procurées, elle relève que « l’article 347 bis du code pénal qui a servi de base aux poursuites est inopérante, illégale, irrégulière en ce qu’elle viole les droits fondamentaux et des libertés des accusées ».

Des droits et des libertés garantis, rappelle l’avocate, par la Constitution camerounaise et le discours le 23 février du premier président de la Cour suprême qui rappelle aux « juges constitutionnel, administratif, judiciaire ou international, son rôle et sa mission de protection des droits de l’Homme et de la dignité humaine ».

Jeunes filles renvoyées de leur école

Des droits également garantis par les textes internationaux, dont la résolution du 17 juin 2011 adoptée par la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies - un texte qui consacre que les droits des LGBTI sont aussi des droits de l’homme.
En conséquence, Me Nkom demande de « relaxer purement et simplement les accusées des fins de ces poursuites sans peines ni dépens ».

Les arrestations d’homosexuels présumés se sont multipliées ces derniers mois au Cameroun, où selon l’article 347 bis les gays et lesbiennes encourent un maximum de 5 ans prison.
A plusieurs reprises, notamment à Douala, la capitale économique, des jeunes filles ont été renvoyées de leur établissement scolaire pour lesbianisme.

Quatre homos présumés dénoncés, battus et arrêtés

Têtu par Habibou Bangré 20 janvier 2012,

Les arrestations ont eu lieu dans le sud-ouest du pays. L’un des hommes détenus a été frappé par la police jusqu’à ce qu’il dise être homosexuel.

Nouvelles arrestations au Cameroun.
La nuit du 27 décembre, à Kumba (dans le sud-ouest du pays), quatre jeunes hommes se sont rendus chez un ami.
En chemin, ils ont rencontré une personne « qui a l’habitude de leur demander de l’argent mais cette nuit aucun des quatre ne lui donnera ce qu’il demande », indique un communiqué signé par l’Association de défense des homosexuels (Adefho), Adolescents contre le sida (Sid’Ado) et le Collectif des familles d’enfants homosexuels (Cofenho).

« Plus tard (…) le jeune homme s’est mis à hurler, à appeler le voisinage, les alertant contre les homosexuels qui étaient en pleins ébats dans la pièce où nos quatre amis étaient couchés.
La population accourut aussitôt, il s’ensuivit une violente bastonnade pour Gidéon, Léonard, Kelvin et Raphaël
 », âgés de 22 à 30 ans et tous étudiants, poursuit le texte des associations camerounaises.

« Battu par les policiers »

Le lendemain, Raphaël a été conduit au commissariat par son beau-frère, qui l’a présenté comme étant homosexuel – un délit passible de cinq ans de prison. « L’infortuné sera sévèrement battu par les policiers jusqu’à ce qu’il avoue que Kelvin, 30 ans, est son amant, explique encore le communiqué. Immédiatement après cet aveu, une descente est faite dans les domiciles de Kelvin, Gidéon et Léonard ».

Les quatre hommes ont été emprisonnés au commissariat de Kumba du 28 décembre au 9 janvier, puis placés sous mandat de dépôt.
« Ils ont également été confiés à un établissement hospitalier pour une anuscopie devant révéler qu’ils ont effectivement eu des pratiques sexuelles anales », soulignent les associations, qui précisent que les prisonniers sont « dans un état psychologique inquiétant ».

Refuser les examens anaux

Le collectif appelle l’Ordre des médecins du Cameroun à « systématiquement refuser de pratiquer des examens anaux dans le but de déterminer si des individus ont des pratiques sexuelles anales ».
Plus largement, il proteste « vigoureusement contre toutes formes de tortures et traitement dégradants infligés aux personnes présumées homosexuelles dans les postes de police et/ou les centres hospitaliers ».

Au Cameroun, la fin de l’année 2011 a été marquée par une hausse des arrestations d’homosexuels présumés rapportées.
Roger, par exemple, avait été condamné, en avril, à trois ans de prison ferme dans la capitale Yaoundé. Son crime ? Avoir envoyé un SMS à un autre homme.
Le 27 janvier, le juge devrait se prononcer sur la procédure de liberté provisoire défendue par l’avocate Alice Nkom, présidente de l’Adefho.

Message des détenus camerounais : « Votre soutien représente l’espoir »

Têtu par Habibou Bangré 08 janvier 2012,

Dans un message de vœux déchirant envoyé du fond de leur cellule, sept hommes détenus pour homosexualité implorent ceux qui les soutiennent à ne pas baisser les bras.

Un message de vœux déchirant. Sept homosexuels détenus à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé, ont tenu à présenter leurs souhaits pour l’année 2012 depuis le fond de leur cellule.
Ces hommes ont tous été emprisonnés en 2011, dont les derniers mois ont été marqués par une recrudescence des arrestations.

« Ne vous découragez pas »

« Nous vous exhortons à ne jamais céder au découragement et à ne jamais faiblir dans votre mobilisation pour nous et pour la cause LGBT, car votre soutien représente pour les LGBT du Cameroun en général, et pour nous en particulier qui sommes en prison… l’Espoir », écrivent-ils dans un message transmis à l’Association de défense de l’homosexualité (Adefho).
« L’espoir de sortir un jour de cette prison dans laquelle nous avons été jetés, mais aussi l’espoir qu’un jour les LGBT pourront marcher en toute liberté au Cameroun, la tête haute… Sans humiliation », poursuivent les cosignataires, dont Franky et Jonas, deux hommes arrêtés en juillet parce que la police les a notamment jugés « très "féminisés" », et Jean-Claude, ici en photo avec l’avocate Alice Nkom.

Santé préocuppante

L’Adefho rencontre « régulièrement » ces prisonniers.
« Nous essayons, tant bien que mal, de les assister (matériellement et médicalement) afin d’alléger les souffrances atroces et inhumaines » dans la prison de Kondengui, réputée pour ses conditions de détention particulièrement éprouvantes,
explique Stéphane Koche, vice-président de l’Adefho.

« Séraphin, détenu pour homosexualité à ladite prison depuis le mois d’août de l’année écoulée, se trouve dans un état de santé très préoccupant, a-t-il ajouté, après une visite mercredi.
Malgré son état de santé qui va en s’empirant, Séraphin déclare n’avoir pas reçu de soin de santé des autorités pénitentiaires depuis le début de sa maladie. »
Le vice-président de l’association précise que toutes les « démarches et insistances » auprès des services ont été vains, et que Franky et Jonas souffrent pour leur part « régulièrement de gale du fait des conditions de détention insalubres ».

Deux nouvelles arrestations pour « homosexualité »

Publié par Yannick Barbe

La chasse aux « homosexuels » continue au Cameroun.
Après la condamnation de Jonas, 19 ans, Franky, 20 ans et Hilaire, la quarantaine, à cinq ans de prison ferme pour « homosexualité », le 22 novembre dernier, deux jeunes de 21 et 24 ans ont été arrêtés à Yaoundé pour le même motif et placés en garde à vue mercredi dernier, alertent les associations Alternatives Cameroun et Humanity First Cameroon dans un communiqué commun.

DÉNONCIATION ET GUET-APENS

D’après le communiqué, l’un des deux jeunes hommes, Depadou N aurait été victime d’un guet-apens organisé par un dénonciateur en compagnie de deux agents de police en civil.
Lors de sa garde à vue, Depadou N aurait cité le nom de Pierre Arno, à son tour arrêté par les forces de police.
Les associations, « révoltées » et « indignées », font remarquer que ces arrestations sont basées « sur une dénonciation et non pas sur le flagrant délit comme l’exige l’article 347 bis qui pénalise l’homosexualité au Cameroun ».

Concernant la condamnation de Jonas, Franky et Hilaire, Amnesty International réclame aux autorités camerounaises la libération immédiate des deux hommes et l’annulation du verdict pour les trois condamnés (un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre d’Hilaire).
« La Cour doit annuler ce verdict choquant, qui condamne trois hommes sur la seule base de leur orientation sexuelle », indique le communiqué, cité par l’AFP.

Condamnés à cinq ans de prison pour homosexualité

Têtu par Habibou Bangré 24 novembre 2011,

Trois hommes, qui avaient été arrêtés en juillet, ont écopé mardi de la peine de prison maximale et d’une amende de 300 euros.

Deux hommes, arrêtés en juillet parce qu’ils étaient « très féminisés », ont été condamnés mardi par le tribunal de Yaoundé à cinq ans de prison et 200 000 FCFA d’amende (environ 300 euros) -la peine maximum encourue pour homosexualité, selon l’article 347bis du code pénal camerounais.
En prime, ils devront s’acquitter « des frais de justice non payés qui entraîneront douze mois de détention supplémentaire », indique le site de Radio France internationale (RFi), qui précise qu’un troisième accusé a été condamné à la même peine par contumace.

La défense fera appel de la décision, « qu’elle estime bâclée, notant l’acharnement d’un juge homophobe qui, après avoir déclaré la culpabilité des accusés, les a condamnés dans la foulée, sans interroger le ministère public sur la peine requise, ni même donner la parole à la défense pour discuter de cette peine », poursuit RFi. Radio France internationale précise que le magistrat les a notamment condamnés parce que, le soir de l’arrestation, ils avaient bu du Baileys, un alcool selon lui typiquement féminin…

Violences physiques pendant la garde à vue

Détenus jusqu’au jour de leur comparution à la prison de Kondengui, Jonas et Franky avaient été arrêtés le 25 juillet en raison de leur apparence (maquillage, coiffure, vêtements) et, selon le quotidien camerounais Le Jour, parce qu’ils ont tenté de soudoyer les policiers les soupçonnant de « se tripoter » avec le troisième homme, prénommé Hilaire.
Une fois au commissariat, tous trois ont « avoué » leur homosexualité, selon l’enquêteur en charge de l’affaire interviewé par le journal.

« Le juge a décrit avec force détails et mot crus les pratiques sexuelles avouées par les prévenus lors de l’enquête préliminaire », écrit RFi.
Cependant, un collectif d’associations camerounaises, dont l’Association de défense de l’homosexualité (Adefho), a de son côté expliqué que les hommes avaient subi pendant leur garde à vue des violences physiques ayant pu les forcer à faire des aveux.

La communauté anéantie

« La communauté homosexuelle du Cameroun se sent abattue par ces arrestations et anéantie par un verdict aussi sévère », déclare dans un communiqué Alternatives-Cameroun, qui déplore que Hilaire, qui « disposait de moyens financiers », ait pu bénéficier d’une mise en liberté provisoire, contrairement aux autres.

L’association gay-friendly appelle par ailleurs les autorités à « revoir » la condamnation et à « favoriser des conditions idoines pour la bonne conduite des actions en faveur des homosexuels dans le cadre du round 10 du Fonds mondial » pour la lutte contre le sida.

Un gay repasse devant la justice pour l’envoi d’un texto amoureux Têtu par Habibou Bangré 25 octobre 2011,

Condamné en avril dernier à trois ans de prison pour avoir envoyé un SMS à un homme qui lui plaisait, Roger sera jugé en appel le 7 novembre à Yaoundé.

Une deuxième chance pour Roger ? Cet étudiant de 29 ans sera jugé le 7 novembre devant la cour d’appel du Centre à Yaoundé, la capitale politique du Cameroun. Il a été condamné le 28 avril dernier à trois ans de prison pour avoir envoyé un SMS amoureux à un homme qui lui plaisait.

Roger a « fait la rencontre d’un homme à travers son enseignant », raconte dans un communiqué un collectif de trois associations camerounaises gay-friendly, dont l’Association pour la défense de l’homosexualité (Adefho). « Pris de sentiments pour cette personne, Roger lui envoie un SMS pour essayer de lui en faire part. Le destinataire du message alerte alors les forces de l’ordre qui ont arrêté Roger le 2 mars 2011 lors d’un guet-apens savamment élaboré ». Le 3 mai, Me Alice Nkom, présidente de l’Adefho, a fait appel de la condamnation, et s’est heurtée « aux lourdeurs administratives au sein notamment du tribunal de première instance de Yaoundé ». « Une chasse aux homosexuels » Dans une pétition internationale contre l’homophobie au Cameroun lancée mi-septembre sur internet, Alice Nkom a évoqué le cas de Roger et dénoncé plus généralement « une véritable chasse aux homosexuels orchestrée par la police ». Elle jugeait alors qu’elle n’avait « jamais vu une situation aussi grave » et appelait le président de la République camerounaise Paul Biya - réélu le 9 octobre pour un nouveau septennat, après trente ans au pouvoir - à intervenir, jugeant qu’il était « le seul » à pouvoir arrêter le « cercle infernal d’arrestations et de violences homophobes ». L’objectif de départ de la pétition était de 50.000 signatures mais, ayant été atteint, une nouvelle cible a été fixée à 100.000 soutiens. Lundi soir, le compteur en affichait près de 61.000.

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Citations

Le problème de la transsexualité prouve bien que c’est l’identité sexuelle psychique qui est déterminante et non l’identité biologique. Les transsexuel-le-s sont des êtres biologiquement femmes mais qui se sentent hommes - ou vice versa. Quelque chose s’est "mal" passé lors de leur dressage à l’identité sensuelle, c’est pourquoi une âme d’homme ou de femme habite un corps qui ne lui est pour ainsi dire pas approprié. La médecine progressiste professe aujourd’hui que dans un tel cas, une seule solution possible est d’adapter le corps à la conscience et non pas l’inverse. La psyché est donc plus déterminante que l’anatomie.

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