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Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Canada (3)

Le gouvernement fédéral accusé d’homophobie

Les organisateurs du festival de la fierté gaie de Toronto ne recevront pas d’argent de la part du gouvernement cette année.

Pourtant en 2009, cet événement avait reçu 400 000 dollars dans le cadre du Programme des manifestations touristiques de renom (PMTR).

« Le PMTR a été mis en place pour aider, pour une durée limitée, les manifestations touristiques de renom déjà établies à améliorer les activités qu’elles proposent et à offrir des programmes et des expériences de calibre mondial », explique le site d’Industrie Canada.

Le gouvernement de M. Harper est accusé d’homophobie pour son refus de financer cette manifestation qui aura lieu du 25 juin au 4 juillet.

Le ministre fédéral de l’Industrie, Tony Clement, a expliqué vendredi que cette décision n’avait aucun lien avec de l’homophobie. L’argent du gouvernement n’est pas réparti de la même manière cette année.

Les deux événements de Toronto qui obtiendront du financement sont le festival Luminato arts et la Royal Agricultural Winter Fair

Des millions de $ pour nourrir l’homophobie au Canada ou quand l’homophobie est religieuse

Grâce à l’aide financière du consistoire Laurentien et du Synode Montréal-Ottawa, j’ai participé à de la Conférence internationale sur les droits humains des LGBT, tenue dans le cadre des 1ers Outgames mondiaux qui a rassemblé plus de 1,500 personnes de 102 pays en juillet dernier.

Des conférenciers/ères de plusieurs pays ont témoigné comment les discours intégristes religieux incitent à l’homophobie et à la violence sous toutes ses formes. Voici seulement quelques exemples.

En Afrique, le discours véhiculé par des Églises chrétiennes et islamiques, à l’effet que le condom cause le sida, fait des ravages dévastateurs.

En Pologne, où 95 % des gens sont catholiques et 65 % pratiquants, les gens sont obligés de rester officiellement catholiques sinon ils risquent leurs carrières.
Toute manifestation pour les droits des gais et lesbiennes est empêchée ou réprimée.

Des budgets qui proviennent d’Églises fondamentalistes catholiques des Etats-Unis fournissent des posters et de la documentation qui font, en Pologne, la promotion de préjugés anti-gais.

Un budget de 10 millions de dollars par année provenant de ces groupes est consacré pour la même cause au Canada.
Dans neuf pays islamiques, l’homosexualité est punissable de mort. En Iran, l’an dernier deux garçons mineurs ont été pendus pour ce délit.

Par ailleurs, lors de la présentation de la Déclaration de Montréal, le ministre Cauchon a rappelé qu’à l’origine, l’institution du mariage était civile.
Et c’est uniquement ce mariage civil qui a été ouvert aux couples de même sexe l’an dernier.
Au Québec, des représentants de l’Église catholique acceptent de bénir, des maisons, des motocyclettes, des chiens … mais en aucun cas deux hommes ou deux femmes qui s’aiment et se promettent fidélité !
Le Canada est un pays envié par beaucoup de participantEs de cette Conférence.
Des propos religieux comme ceux tenus par Mgr Ouellet le 26 juillet nous montrent que les acquis sont fragiles.
La loi C38 est menacée. En effet, à la Basilique de Ste-Anne-de- Beaupré, de Québec[…]« Mgr Ouellet a aussi fait une nouvelle sortie sur le mariage entre conjoints de même sexe.
Il s’est montré heureux que le premier ministre Harper ait voulu rouvrir le débat en étudiant la possibilité d’avoir un vote libre sur cette question.
Le cardinal Ouellet a indiqué qu’il était temps de se manifester auprès des députés pour faire connaître son opposition. »

Je me demande comment une institution religieuse pourrait être contre la Déclaration de Montréal, dont voici des extraits : […] « Les LGBT, tout comme leurs activités, existent et continueront d’exister dans toutes les cultures et tous les lieux de notre planète ; ils font tout simplement partie de la condition humaine. Combattre l’ignorance et l’injustice demeure notre priorité. » […] « Nous exigeons que les institutions religieuses, tout comme les organisations non-confessionnelles, de mettre en pratique leurs principes de tolérance et d’égalité pour les LGBT qui sont dans leurs rangs et de contribuer à la lutte mondiale pour les droits humains des LGBT. » […] « Nous devons combattre la discrimination dans nos propres rangs. Nous ne pouvons tolérer ni le sexisme ni le racisme dans notre communauté.
Nous sommes musulmans, chrétiens, juifs, bouddhistes, hindouistes, sikhs, non croyants…et humanistes. » […]

N’oublions pas que trop de suicides sont des conséquences de propos méconnaissants. C’est encore plus tragique lorsque qu’ils sont liés à une homophobie religieuse.

« Money For Nothing », un tube qui fait toujours polémique chez les gays

Têtu par Paul Parant 14 janvier 2011

Le classique de Dire Straits vient d’être interdit des ondes canadiennes, plus de 25 ans après sa sortie.
En cause ? Le mot « faggot » (« pédé »), prononcé trois fois dans la chanson. Une mesure exagérée ?

Il aura fallu plus de 25 ans pour que Money For Nothing, le plus gros tube des Dire Straits et certainement l’un des morceaux les plus emblématiques des années 80, soit retiré des ondes canadiennes.
La raison ? L’usage du mot « faggot » (« pédé »), à trois reprises, soudainement jugé insupportable hier par la Canadian Broadcast Standards Council, le CSA local.

Cette autorité était saisie par un auditeur d’une station radio de Terre-Neuve-et-Labrador (à l’extrême est du Canada).
Si de nombreuses versions censurées du morceau circulent, dans lesquelles le mot « faggot » est remplacé par un autre ou édité à l’envers, la version originale ne pourra plus être diffusée.
Une décision qu’a saluée Helen Kenedy, de l’association LGBT Egale Canada.
Particulièrement à la lumière des suicides récents de jeunes homos aux Etats-Unis, « ce mot, qui perpétue les stéréotypes de façon négative et insultante, doit disparaître de notre répertoire », estime-t-elle.

Question de degré

Problème : ces mots dans la chanson ne sont pas utilisés au premier degré.
La polémique n’est d’ailleurs pas nouvelle, et existe depuis que le morceau, qui est sorti en 1985, commençait à devenir un énorme tube, jusqu’à devenir aujourd’hui un « gold » inébranlable.
Car les paroles reprennent les pensées d’un ouvrier, livreur et installateur de meubles (« We gotta install microwave ovens/Faut qu’on installe des micro-ondes ») qui jalouse les stars de la musique qui passent sur MTV – « Money for nothin’ and chicks for free, Now that ain’t workin’ that’s the way you do it, Lemme tell ya them guys ain’t dumb/
Ils gagnent un max en foutant rien, ils ont des filles à l’œil, c’est pas un vrai travail, ces mecs ont tout compris ».

Puis, en regardant un chanteur que certains ont interprété comme pouvant être Prince ou David Bowie : « See the little faggot with the earring and the makeup, Yeah buddy that’s his own hair, That little faggot got his own jet airplane, That little faggot he’s a millionaire/
Regarde ce petit pédé, avec sa boucle d’oreille et tout maquillé, ce sont bien ses cheveux, ce petit pédé a son propre jet, ce petit pédé est millionnaire. »
On est bien dans le discours d’un personnage, ce qui est d’ailleurs souligné par le clip du morceau (vidéo ci-dessous).
Ce morceau a par ailleurs été également taxé de misogynie et de racisme.

« Il y a des idiots partout »

Le leader de Dire Straits, Mark Knopfler (photo), s’est d’ailleurs prononcé à ce sujet dès 1985 dans une interview au magazine Rolling Stone : « J’ai reçu des critiques du rédacteur en chef d’un magazine gay à Londres, qui m’a dit que c’était un coup bas », confiait Knopfler.
Il poursuit : « Mis à part le fait qu’il y ait des idiots chez les gays comme chez les gens en général, cela veut peut-être dire qu’il vaut mieux ne pas laisser matière à interprétations multiples, il faut être direct.
En fait, je suis même partagé quant au fait que ce soit une bonne idée d’écrire des chansons dans la bouche d’un personnage, autrement qu’à la première personne… »

D’ailleurs, certains gays continuent de défendre la chanson. Ainsi Nathan Cuckow, un gay canadien auteur d’une comédie musicale contre l’homophobie, a-t-il déclaré que « personne, en écoutant la chanson, ne va y trouver une haine des homosexuels.
Je suis pour la liberté d’expression, pas pour ce politiquement correct, cette forme de censure. »
La chanson a d’ailleurs un autre fan notable en la personne d’Elton John.
Il l’avait même chanté en concert au côté de Dire Straits dès 1986… sans en changer les paroles.

HETERHOMO : Elton John à cette époque n’assumait pas son homosexualité, ni encore moins d’en parler, il se cachait ains.

Québec dévoile sa politique contre l’homophobie

12 DECEMBRE 2009 par Lia Levesque

La bannière de Gai-Ecoute

Le gouvernement du Québec a dévoilé, vendredi 11 décembre 2009, sa politique de lutte contre l’homophobie, une politique qui le place comme leader mondial dans ce domaine, selon la ministre de la Justice, Kathleen Weil.

La politique n’est pas un plan d’action et ne contient donc encore aucune mesure concrète.
Elle énonce de grandes orientations.
On y indique, par exemple, qu’il faut davantage d’information et de sensibilisation sur la réalité des minorités sexuelles. « Il arrive encore d’entendre dire que l’homosexualité est une maladie, qu’il s’agit d’un mal moral, d’un comportement déviant, ou encore qu’on choisit son orientation sexuelle  », relate-t-on dans la politique, qui compte une trentaine de pages.
La politique évoque aussi la nécessité de faire davantage de recherches, notamment sur les femmes de minorités sexuelles et les personnes transsexuelles.
La politique propose également d’épauler les personnes des minorités sexuelles dans l’exercice de leurs droits et de soutenir l’action communautaire auprès de ces personnes.
Elle suggère aussi de prendre en compte les spécificités des minorités sexuelles dans l’offre de services.
« On a fait des recherches, au ministère, et je pense qu’on peut confirmer aujourd’hui qu’on est un leader mondial avec cette politique.
On n’a rien trouvé ailleurs. C’est sûr qu’en Amérique du Nord, on est leader.
On espère inspirer le monde entier », s’est exclamée la ministre Weil, au cours d’une rencontre avec la presse pour présenter sa politique à Montréal.
Un comité interministériel sera formé d’ici la fin du mois de janvier 2010, constitué de représentants de neuf ministères, notamment de l’Education, de la Santé et des Services sociaux.
C’est ce comité qui sera chargé d’élaborer un plan d’action comptant des mesures concrètes : campagne d’information dans les médias, services particuliers et autres. Et c’est alors qu’il sera question d’argent à investir. « Les ministères devront dégager des sommes, dépendant des actions et des gestes qui vont être choisis pour réaliser cette politique  », a indiqué la ministre Weil.

Kathleen Weil

Bien qu’embryonnaire, cette annonce a été bien reçue par la communauté. « Il s’agit d’un grand jour pour nos communautés LGBT  », a lancé le président de Gai-Écoute, Laurent McCutcheon, présent aux côtés de la ministre.
Laurent McCutcheon

« Avec sa politique québécoise de lutte contre l’homophobie, le Québec innove de nouveau.
Et je pense qu’on doit être très à l’aise et surtout très fiers : nous sommes, à ma connaissance, à l’avant-garde sur le plan mondial au niveau de la reconnaissance des droits et de la reconnaissance sociale pour les personnes homosexuelles et les autres minorités sexuelles.

L’égalité juridique est faite.
Nous sommes désormais en marche vers une véritable égalité sociale. Cette politique est notre levier pour y arriver », s’est réjoui M. McCutcheon. Lia LEVESQUE

Immigration : le Canada garde un œil sur les réfugiés homosexuels

Tëtu par Rédaction jeudi 05 février 2009

L’office canadien de l’immigration sera plus tatillon sur l’homosexualité comme motif d’obtention de l’asile.

De plus en plus de demandeurs d’asile, principalement originaires du Nigeria et du Mexique, prétendent être homosexuels en arrivant aux douanes canadiennes.

Depuis 1993, le Canada reconnait en effet l’orientation sexuelle comme motif d’obtention du statut d’asile.

Mais il s’avère que l’homosexualité serait souvent invoquée de façon abusive : des consultants en immigration recommanderaient ouvertement d’user de cet argument plutôt que de faire une demande d’immigration normale, car ce serait beaucoup plus facile et avantageux.

Selon une source du consulat mexicain, révélée par le journal La Presse, "plusieurs des demandeurs d’asile mexicains font une fausse déclaration concernant leur orientation sexuelle afin de tenter de demeurer au Canada".
L’agence canadienne des services frontaliers a décidé de mettre fin à cette pratique et étudiera dorénavant beaucoup plus en profondeur chaque dossier de réfugié homosexuel.

La Table de concertation des organismes au service des personnes immigrantes et réfugiées a indiqué être au courant de cette pratique depuis de nombreuses années, quant aux organismes LGBT, c’est le silence complet. Par Samuel Pratier

LE CANADA ACCUEILLE LES IMMIGRANTS HOMOSEXUELS A "BRAS OUVERTS"

Posté par melany le Jeu, 2007-11-29 http://pedagogie.collegemv.qc.ca/ar…

Pourquoi n’avez-vous pas porté plainte à la police ?
C’est une question que l’immigration demande chaque fois qu’un candidat homosexuel fait sa demande de refuge au Canada.
Discriminations, menaces, mort, c’est la réalité que vivent les homosexuels présentement.
C’est une réalité cruelle, violente, où le gouvernement ne les protége pas, et forcement, ils sont obligés de quitter le pays pour des raisons de vie où de mort.
Heureusement, le Canada les accueille librement.
Selon, l’avocate Mabel E. Fraser, le Canada est très généreux et très accueillant.
C’est grâce a elle que Monserrat a peut acquérir son statut de réfugiée.

Résident où Réfugiée ?

Conformément aux lois canadiennes, le statut de réfugié est une façon de rester au Canada parce ce qu’on demande la protection du Canada quand on a eu des problèmes dans son pays.
D’autre part, résident est un prolongement de votre séjour au Canada en tant qu’immigrant.

« Nous avons besoin des immigrants au Canada  », affirme l’avocate Mabel E. Fraser. On constate que le Canada a le tiers des immigrants comparé aux États-unis, où on retrouve après près 12 millions d’immigrants illégaux.

Les avantages d’un réfugié au Canada ?

Quand une personne est acceptée au Canada, comme réfugiée, même si cette personne a une maladie très sérieuse et très coûteuse, on ne peut pas refuser le statut de résident permanent parce qu’elle a été acceptée comme réfugiée.
Si vous êtes un étranger et vous voulez, vous établir au Canada comme résident permanent et vous avez un maladie très sérieuse ou coûteuse, le statut de résident permanent peut vous être refusé, par contre le réfugié a, disons un statut spécial parce qu’on lui a donné la protection, même si le résident commet quelques crimes, qui ne sont pas des crimes affreux, il peut rester au Canada parce qu’il a la protection de ce pays-ci.
Le résident permanent, contrairement au réfugié, s’il commet un crime, il pourrait être déporté dans son pays.

Le mauvais côté de la médaille.

« Chaque immigrant est un cas spécial » mentionne Mabel E. Fraser.
Dans chaque pays, on découvre une différente facette de ce qui est le danger. En particulier, au Mexique.
La police mexicaine est souvent le principal responsable des ennuis que rencontrent les gais au Mexique. Pourtant, la police signifie la sécurité pour les citoyens de leur pays.
Comme trop souvent, l’écart est immense entre l’égalité juridique et l’égalité réelle.
Au quotidien, rien n’a réellement changé. Et ce, pour de multiples raisons liées surtout à la mentalité mexicaine qui, depuis des décennies, a appris à vivre avec la corruption dans tous les points de vue de l’administration fédérale et locale, le système judiciaire et le système policier.
Corruption à laquelle s’ajoute une culture machiste et catholique qui fait que les mentalités n’ont pas évolué.
Le changement prendra des années, le temps que les Mexicains reprennent confiance en leur gouvernement.
Les Mexicains n’ont pas besoin de visa pour rentrer au Canada, il suffit de demander le statut de réfugié
Par contre, ceux-ci perdront leur statut social et professionnel, mais en général ils ne vivront plus sur la peur ni l’angoisse.

Le Canada et l’homosexualité ?

Ces deux mots font une seule unité. A première vue, c’est très étrange,
Mais est-ce vraiment vrai ? La question, ne se demande plus.
Il y a plusieurs immigrants gais qui immigrent dans le pays, justement parce que le Canada est le premier à accepter librement l’homosexualité.
Les gais, travestis et lesbiennes sont bien vues au Québec.
Il y a des lois qui les protégent même dans des cas spéciaux, le mariage est permis, alors on peut en déduire que le Canada est très démocratique de ce point de vue.
L’avocate Mabel E. Fraser a suivi le processus de Monserat.
« Quand elle a demandé son statut de réfugiée, mentionne l’avocate, on déclenche toute une procédure par laquelle la personne va passer pour aboutir a un résultat, si le résultat est positif on lui donne, on lui reconnaît le statut de réfugiée selon la convention de Genève et par la suite le Canada lui donne le droit de demander la résidence permanente ».

D’autre part, il y plusieurs personnes qui critiquent les lois concernant les homosexuels, comme le Pape Benoît XVI, qui n’est pas d’accord avec les lois canadiennes.
Il a déclaré publiquement dans l’arène politique canadienne, a des évêques ontariens que le Canada avait exclu « Dieu de la place publique » en adoptant des lois qui permettent le mariage homosexuel.

"Au nom de la tolérance, votre pays a dû subir cette extravagance qu’est la redéfinition de ce qu’est un époux, et au nom de la liberté de choix, il est confronté à la destruction quotidienne d’enfants qui ne sont pas encore nés", a dit le pape.
Selon lui, notre société est inévitablement inconcevable que le Canada ait accepté les homosexuels en tant que humain.

Cependant, le Canada continue à protéger les homosexuels en leur donnant le droit de s’exprimer sans qu’ils se sentent obligés de cacher leur orientation sexuelle. Melany Bermudez. www.amnistie.ca/content/view…

www.immigrer.com/page/Sinsta…

Pour que vieillir soit gai : des fonds pour les respects des seniors homosexuels

Gai Ecoute et la Fondation Emergence viennent d’annoncer dans un communiqué, le ministère de la Famille et des Aînés (Québec) leur accordait une aide financière pour le développement d’un programme de sensibilisation aux réalités homosexuelles destiné aux personnes oeuvrant auprès des aînés.

Comme le soulignent les deux structures dans leur communiqué, « après 40 ans de lutte pour l’obtention d’une égalité juridique, une première génération de femmes et d’hommes homosexuels arrive au troisième âge ».
Pour autant, « les gains obtenus vers une égalité juridique n’ont pas toujours été accompagnés de ceux devant conduire à l’égalité sociale ».

Les seniors homosexuels veulent trouver des milieux de vie et des milieux de loisirs où il est possible de s’épanouir indépendamment de l’orientation sexuelle.
De manière à favoriser cet objectif, Gai Ecoute et la Fondation Emergence ont mis de l’avant un programme intitulé « Pour que vieillir soit gai ».

« Malgré l’existence d’un réseau de services aux aînés fort développé, les réalités homosexuelles y sont complètement ignorées », regrette Laurent McCutcheon, président de Gai Ecoute et de la Fondation Emergence.

D’une part, il y a les lesbiennes et les gais issus des générations qui ont caché leur orientation sexuelle toute leur vie et qui, rendus au troisième âge, demeurent dans le placard, seuls et isolés.
D’autre part, il y a les nouveaux arrivants au troisième âge, qui ont vécu à l’extérieur du placard et qui craignent de devoir y retourner en raison de l’ignorance du milieu.

« Ce que nous voulons, continue M. McCutcheon, qui, lui-même arrive au troisième âge, c’est tout simplement d’informer et de sensibiliser les personnes qui oeuvrent auprès des aînés et qui ne demandent pas mieux que d’être bien outillées ».

« Les réalités homosexuelles des aînés étant encore fort taboues au Québec, il est donc nécessaire de sensibiliser et d’informer la population afin de lutter contre les stéréotypes et les préjugés.
En se sentant acceptées dans la société, ces personnes auront davantage tendance à s’intégrer dans leur communauté, ce qui favorisera leur vieillissement actif.
C’est une excellente nouvelle pour les aînés de minorités sexuelles du Québec ! » a déclaré de son côté la ministre Blais.

Pink blood - La violence homophobe au Canada

Lu par Gaétan Breton

Douglas Janoff, Pink blood - La violence homophobe au Canada, Montréal, Triptyque, 2007, 410 p.
Voilà un livre important. Il existe partout dans le monde une violence à l’encontre des homosexuelles pouvant aller, dans certains cas, jusqu’à la mise à mort par des régimes intégristes.
Les pays se prétendant plus civilisés se croient au-dessus de tels actes ; le livre de Janoff nous montre qu’il n’en est rien. La violence anti-homosexuelle existe partout au Canada et est tolérée par le système.
La plupart du temps, elle ne fait pas l’objet de plaintes et, lorsque c’est le cas, ces plaintes sont souvent classées dans d’autres catégories que celle des « crimes haineux ».
On préfère ne pas voir et, de ce fait, on encourage en douce…

Le faible taux de dénonciation vient de l’attitude même de la police, affichant dans plusieurs cas une attitude « macho »
– Janoff donne même des exemples où la police en rajoute !
Il n’est donc pas surprenant que les homosexuels se cachent après avoir été agressés.
Cette attitude de la police reflète celle d’une bonne partie de la population.
On sait ce que les milieux religieux intégristes (toutes religions confondues) pensent de l’homosexualité.
On peut ajouter que la psychologie n’a pas toujours été particulièrement brillante sur cette question.
De plus, on assimile l’homosexualité à une sexualité sans but (absence de procréation), ce que rejettent précisément la religion et Denise Bombardier.
Cette sexualité sans but s’affirme alors comme pur plaisir, constituant par là une hérésie complète.
Comment conserver un contrôle social quand le plaisir devient la valeur centrale ?
La perception de l’homosexualité comme échappant aux contrôles sociaux habituels incite à toutes les complaisances devant les crimes contre les homosexuels : s’ils refusent les règles, ils recevront une « juste » rétribution.
D’après Janoff, dans la grande majorité des cas, l’agresseur est connu de la victime, laquelle ne constitue donc pas un choix au hasard.
Même quand le mobile du crime est le vol, l’homosexuel est une victime toute désignée, car il est perçu comme ayant moins de chances de se défendre…
Pink blood comporte une description de cas – et la façon dont les autorités locales les ont traités – touchant la plupart des grandes villes canadiennes.
Le mythe de l’unité de la communauté homosexuelle ne résiste pas à l’analyse des groupes de soutien.
Il y a là un vaste sujet d’enquête qui est loin d’être épuisé et il y a encore beaucoup de travail à faire pour que notre société dite laïque et égalitaire applique les principes antidiscriminatoires émaillant les articles de la Déclaration des droits de l’Homme.

Gaétan Breton

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Citations

"Considérer qu’un garçon qui aime les garçons est une fille constitue une vision hétérocentriste" Xavier Héraud et Charles Roncier.

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