Noir et homosexuel : une double peine
(Syfia Canada) Le Canada vient de légaliser le mariage entre conjoints de même sexe. Alors que les gays et lesbiennes jubilent, les Noirs homosexuels, eux, restent emmurés dans leur silence. www.syfia.info/index.php5 ?vi…
Vanessa Dorvily n’est plus hantée par la mort. L’horizon de la chanteuse d’origine haïtienne s’est soudain éclairci quand elle a arrêté de se cacher.
"J’ai commencé à vivre à l’âge de 26 ans, en révélant ma véritable orientation sexuelle, confie-t-elle en enlevant la casquette qui emprisonne ses cheveux défrisés.
À partir de ce moment, j’ai cessé de penser au suicide !"
La jeune femme vit son homosexualité au grand jour depuis quatre ans.
Un choix que sa famille et sa communauté lui font payer cher.
"Ma mère m’a reniée, lâche-t-elle d’une voix étranglée.
Si je me retrouve à l’hôpital et que j’ai besoin d’aide, je ne sais même pas si elle viendra…
" Vanessa est l’exception plutôt que la règle parmi les gays et lesbiennes noirs du Canada.
Pour eux, pas question de révéler à leurs proches – et encore moins publiquement – leur "déviance".
La peur de représailles au sein de communautés où l’homophobie est encore systématique l’emporte sur leur désir de liberté.
Jacques François en sait quelque chose : "Impossible de faire la paix avec la communauté en s’affichant comme gay", constate le quinquagénaire, né d’un père noir américain et d’une mère québécoise.
Son cabinet de massothérapie, situé en plein cœur du village gay à Montréal, voit passer de nombreux homosexuels africains et haïtiens.
Une clientèle davantage à la recherche de soutien psychologique et de compréhension que de massage proprement dit.
Une "maladie de l’Occident"
"Certains copains africains m’ont dit qu’ils préféreraient mourir plutôt que de révéler leur homosexualité, de peur de faire trop de peine à leur famille", affirme le massothérapeuthe qui a renoncé à convaincre Hamed (nom fictif, Ndlr), son ex-copain djiboutien, à abattre le mur du silence.
Âgé d’une trentaine d’années, ce dernier vit au milieu de ses frères et sœurs, en veillant à préserver le secret sur son orientation sexuelle.
Pendant longtemps, Itshel Odoin, un maquilleur haïtien, a également laissé sa mère dans l’ignorance. Jusqu’au jour où celle-ci l’a surpris en pleine conversation galante…
Il se rappelle encore le choc provoqué par la découverte de son homosexualité.
"J’aurais dû avoir le courage de le lui annoncer moi-même, confie-t-il.
Le choc de ce qu’elle considère comme une malédiction aurait été moins brutal.
" Certains n’hésitent pas à prendre femme pour sauver les apparences.
Né aux États-Unis où de nombreux homosexuels noirs mènent une double vie en contractant un mariage hétérosexuel, le phénomène, nommé Down low, est de plus en plus répandu.
"Ce sont parfois des acteurs importants dans la transmission du VIH", regrette un leader de la communauté noire de Montréal, sous le couvert de l’anonymat.
Pour lui, les Afro-canadiens restent dans leur grande majorité homophobes en dépit du climat général de tolérance au Canada.
L’homosexualité est perçue comme une perversion occidentale, d’où le rejet systématique de ceux qui osent la pratiquer.
L’idée qu’il s’agisse d’une orientation sexuelle comme une autre rebute Bakayoko Mariam, une Malienne qui prie jour et nuit pour que ses deux fils ne dévient pas du droit chemin.
Pour elle, "la société canadienne devrait soigner ces malades plutôt que de les encourager sur cette voie satanique".
Une maladie de Blancs, l’homosexualité ? Pas si sûr quand on se rappelle que dans l’ancien royaume du Congo, chez les Nuba du Soudan, les Chibadi d’Angola et les Afro-brésiliens, l’homosexualité était non seulement tolérée mais le mariage de conjoints de même sexe permis…
Préjugés tenaces
Les organismes engagés dans la lutte contre l’homophobie peinent à recruter des gays et lesbiennes noirs.
Plusieurs tentatives de regroupements, à l’image de ceux des Asiatiques ou des Italiens homosexuels, ont fait long feu.
Un manque d’engagement et de visibilité qui renforce la perception que l’homosexualité n’est qu’une affaire d’Occidentaux, y compris au sein de la communauté.
Les Noirs peinent à se faire accepter des homosexuels blancs.
Désiré (nom fictif, Ndlr), un homosexuel d’origine rwandaise, se souvient de sa première visite dans un bar gay alors qu’il accompagnait un ami de coeur.
"Vous savez que c’est un bar réservé aux gays et aux lesbiennes ? ", leur avait-on lancé sans aménité.
"La communauté est petite et nous sommes déjà fragiles psychologiquement, nous percevons plus intensément le racisme", soupire Désiré.
Le cumul de ces rejets crée beaucoup de détresse chez les homosexuels issus des minorités et le fossé se creuse avec ceux de la majorité blanche.
Mais quand on demande à Vanessa Dorvily si elle entend se prévaloir un jour de la loi qui autorise le mariage des conjoints de même sexe au Canada, elle répond par un haussement d’épaules.
Pour la jeune artiste, qui doit apprendre à vivre sans les siens, les priorités sont ailleurs.
Pink blood, la violence homophobe au canada
Le Mot de l’éditeur
Cet ouvrage pluriel aborde sous tous ses angles et sous toutes ses coutures la dure réalité de la violence homophobe.
Les exemples sont canadiens - le livre analyse 120 homicides et plus de 350 actes de violence envers la communauté gaie, qui se sont produits au Canada depuis 1990 -, mais chacun et chacune s’y reconnaîtra sans peine, peu importent son lieu d’origine, son âge, sa culture, sa religion ou même son orientation sexuelle. Car la violence n’a ni sexe ni visage, elle n’a que la haine pour tout motif de survie.
Les victimes de violence homophobe ne sont pas seulement attaquées physiquement, on les agresse aussi dans leur identité et dans leur sentiment d’appartenance à la société.
Dans la majorité des cas d’agression homophobe que j’ai recensés, les hommes étaient seuls au moment de l’agression.
Plus de la moitié des attaques se sont produites dans des endroits déclarés gais et, dans 40 % des cas, il y avait de multiples agresseurs. Près des deux tiers des victimes d’homicide dont j’ai étudié le cas ont été tuées à domicile.
Les rencontres organisées par l’entremise d’Internet, de lignes téléphoniques et d’annonces classées ont donné lieu à des vols et à des voies de fait et ont parfois entraîné la mort.
Les transsexuelles semblent être agressées et tuées en plus grand nombre.
Les prostitués gais sont pris pour cibles ; ceci dit, un important pourcentage des tueurs dans mon échantillon étaient également des prostitués.
De plus, on sait que les prisonniers gais et autres détenus vulnérables sont la cible d’agressions physiques et sexuelles et de coercition sexuelle dans les prisons canadiennes.
« Si nous ne pouvons pas nous sentir en sécurité au Canada, où diable le pourrons-nous ? »
Douglas Victor Janoff est conseiller en matière de politiques à la fonction publique du Canada . Extrait du livre : La méthodologie et les médias : lire entre les lignes
Au premier chapitre, je décris les difficultés méthodologiques inhérentes à ce genre de recherche : occultation, sous-signalement et définitions contradictoires de l’expression « violence homophobe ». J’explique comment j’ai pu rassembler plus de 400 cas et j’examine d’un oeil critique la manière dont les médias rendent compte de cette forme de violence.
Dans le crime décrit ici, c’est la honte ressentie par la victime qui a contribué à occulter les événements. En 1998, un jeune homme de 19 ans,
Stewart Myers, rencontra sa victime - un homosexuel de 40 ans refoulé - à l’extérieur d’un bar de la rue Water, à St. John’s. Ils achetèrent de la bière et se rendirent dans un secteur boisé du quartier.
Myers déclara ensuite : « Je suis sûr qu’il était gai. Il a joué avec mon pénis… Pendant qu’il urinait, il est tombé par terre ; je me suis penché pour ramasser une roche et je l’ai frappé à la tête…
Ensuite, j’ai pris l’argent qu’il avait en poche. Du sang coulait de ses narines et je l’ai laissé là sans savoir ce qu’il adviendrait de lui. »
La victime, qui avait perdu trois dents, se rendit en titubant jusqu’à une station-service et appela une ambulance, prétendant qu’elle avait été agressée dans un bar local.
Elle fut hospitalisée pendant une semaine, souffrant de lacérations, d’une commotion cérébrale et de fractures.
La police ne découvrit que plusieurs mois plus tard la nature homophobe de l’agression.
Plus tard, après avoir tenté de se suicider, Myers confia à un policier à l’hôpital qu’il était violent envers les gais et lui avoua les sentiments confus qu’il avait éprouvés après avoir un jour embrassé un homme.
Son avocat fit valoir que l’attaque était un vol qualifié et qu’elle n’avait eu lieu « ni parce que son auteur éprouvait de la haine à l’endroit des homosexuels ni parce qu’il avait l’intention de s’en prendre à eux ».
Le juge, qui n’était pas de cet avis, déclara, en condamnant Myers à trois ans d’incarcération pour vol qualifié : « L’orientation sexuelle de l’accusé peut lui avoir fourni une victime toute désignée, tout au moins à ses yeux. »
Douglas Janoff
Le libéralisme face à l’homophobie islamofasciste
Daniel Laprès Cet article a paru dans The Métropolitain, vol. 3, no 1 du 3 septembre 2009. 2008-10-10
Le dimanche 16 août , au moins 100 000 spectateurs assistaient au défilé de la Fierté gaie de Montréal.
Le parti libéral du Canada a profité de l’occasion pour rappeler que c’est un gouvernement libéral qui, il y a 40 ans, avait légalisé l’homosexualité au Canada.
Accompagnés de quelques dizaines de militants libéraux, cinq députés libéraux ont participé au défilé en arborant fièrement des affiches dont le slogan ne manquait ni d’originalité ni de saveur : « 69 une position libérale ». Il fallait effectivement y penser…
Étant moi-même un membre en règle – assez peu docile, je l’avoue – du parti libéral du Canada, j’ai d’abord été amusé par ce jeu de mots qui, dans les circonstances, me paraissait plutôt brillant.
Mais j’ai assez vite ressenti un certain malaise, qui depuis ne s’est pas atténué, bien au contraire.
L’émergence d’une idéologie homophobe et haineuse
C’est que, même si les libéraux sont tout à fait justifiés d’être fiers de tout ce que leur parti a accompli pour établir au Canada les droits et libertés des gais et des lesbiennes, ils doivent néanmoins s’interroger face à l’émergence, de plus en plus évidente dans notre société, d’une idéologie qui répand activement la haine homophobe.
À la lumière de certains faits, je me sens bien désolé d’admettre en tant que libéral que non seulement les libéraux font jusqu’à présent preuve d’un silence assourdissant face à la propagation chez nous de cette idéologie haineuse, mais également que plusieurs dirigeants du parti révèlent une complaisance indécente pour ces semeurs de haine en les courtisant activement pour s’attirer les faveurs purement électorales d’une clientèle dont pourtant les valeurs sont radicalement opposées au libéralisme.
De quoi diable je parle donc ? Eh bien, voici : que diriez-vous du fait qu’à Montréal, un personnage influent auprès d’une certaine communauté a produit ces dernières années un livre qui circule sur le Web et dans lequel on peut lire que :
• L’homosexualité est une « perversité » ;
• Les homosexuels « sèment le désordre sur la terre » ;
• Les homosexuels et les lesbiennes méritent d’être « anéantis dans cette vie » ;
• « Les homosexuels qu’on trouve en train de faire la sodomie, on coupe la tête de celui qui le fait et de celui qui le subit ».
Vous avez bien lu : non seulement il s’agit d’une incitation à la haine des homosexuels, mais aussi d’un appel à les anéantir physiquement.
Des semeurs de haine tolérés et protégés
Le fait est qu’une telle incitation à la haine et leur auteur sont pleinement tolérés, sinon protégés dans notre pays.
En effet, la Commission canadienne des droits de la personne, une instance gouvernementale formée de zélotes multiculturalistes non-élus, rejetait du revers de la main, en décembre dernier, une plainte déposée par un citoyen contre l’auteur de ces propos haineux.
Pourquoi donc la Commission des droits de la personne a-t-elle agi ainsi ?
Parce qu’il s’agit de religion et qu’en cette matière tout est devenu permis, relativisme culturel oblige.
On peut donc répandre en toute impunité des appels à l’anéantissement de certaines catégories humaines, à condition seulement de couvrir du mot de « religion » ce qui en réalité constitue essentiellement une idéologie haineuse.
Les propos en question proviennent d’un livre, intitulé « L’Islam ou l’Intégrisme ?
À la lumière du Qor’an et de la Sounnah, (2006/2007), 3ième édition corrigée »1.
Son auteur est l’imam Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti, dirigeant de la mosquée de l’Association Musulmane de Montréal Est, 3661, rue Jean-Talon Est.
Précisons que le livre révèle que l’imam Al-Hayiti n’est pas uniquement violemment homophobe : il est aussi clairement antisémite, épouvantablement misogyne, grossièrement méprisant, sinon carrément raciste à l’égard des « infidèles » que sont tous les Canadiens et Canadiennes non-musulmans.
Les libéraux et leur raison d’être
Bref, l’imam Al-Hayiti prône une idéologie totalitaire et inhumaine qu’à juste titre on appelle l’islamofascisme.
Il s’agit non seulement d’une idéologie pour laquelle les libéraux canadiens ne devraient jamais montrer quelque complaisance que ce soit, fût-ce au prix de la perte de quelques votes, mais qu’ils doivent également combattre ouvertement et résolument.
Devant la montée de la haine islamofasciste, il faut d’urgence que les libéraux se secouent et s’attachent à mettre leurs actes en cohérence avec les valeurs qu’ils proclament.
Un bon moyen pour ce faire serait de manifester devant les mosquées où l’islamofascisme est prêché tout en déployant les mêmes affiches portant le slogan « 69 une position libérale » qu’ils portaient si admirablement lors du récent défilé de la fierté gaie.
Il est vrai que, par un tel acte, le parti ne s’attirerait guère les sympathies des islamofascistes, mais il y gagnerait très fortement en estime et en crédibilité auprès de nos concitoyens, y compris ceux de religion musulmane qui, ayant rejeté l’idéologie islamofasciste dans leurs pays d’origine, ont choisi de s’établir sur cette terre de liberté qu’est le Canada.
Justin Trudeau peut montrer la voie
Il s’adonne, figurez-vous, que le comté de Papineau est pourvu de certaines mosquées où l’islamofascisme est véhiculé, y compris celle que dirige l’imam homophobe Al-Hayiti !
Et par bonheur, Papineau est représenté au parlement canadien par Justin Trudeau, celui-là même dont la notoriété et la fougue démonstrative ont contribué à rendre très visible le message libéral durant le dernier défilé de la fierté gaie.
Le député de Papineau dispose donc d’une opportunité unique de mettre sa notoriété au service de la défense des libertés partout au Canada, et aussi de rappeler aux libéraux leur devoir de combattre toute forme d’idéologie haineuse.
M. Trudeau, qui apprécie sans doute être perçu comme un politicien dynamique et audacieux, serait certainement en mesure d’organiser en un rien de temps une manifestation paisible devant les mosquées de son comté où l’homophobie fait loi, et au cours de laquelle seraient brandies les fameuses affiches « 69 une position libérale ».
De cette manière non-équivoque, non seulement M. Trudeau montrerait aux adeptes d’une idéologie homophobe quelles sont les vraies couleurs du parti libéral en matière de défense des droits des gais et lesbiennes, mais il leur ferait également savoir tout aussi clairement que quiconque cherche à semer chez nous la haine et l’intolérance trouvera un ennemi résolu en le parti libéral.
Mais pour que ça puisse arriver, il faudra faire preuve d’un minimum de courage et de leadership moral.
Ce courage et ce leadership, les libéraux le trouveront en se rappelant que leur parti émane précisément du difficile et héroïque combat qui a été mené par leurs prédécesseurs historiques pour l’établissement du règne des libertés et des droits humains au Canada.
Les crimes homophobes ont plus que doublé au Canada
par Julien Daigneault-Boucher le 12 décembre 2010
Les crimes motivés par la haine de l’orientation sexuelle ont plus que doublé entre 2007 et 2008, selon le rapport annuel de Statistique Canada sur Les crimes haineux déclarés par la police, dévoilé il y a quelques semaines.
Un constat confirmé sur le terrain par certaines associations LGBT québécoises.

Soixante et onze cas de crimes homophobes avaient été déclarés aux services de police canadiens en 2007.
Ce nombre est passé à 159 en 2008. Il s’agit de la hausse des crimes haineux la plus marquée (+124 %) pour l’année du rapport.
Pour 2008, Statistique Canada fait état au total de 1.036 crimes haineux rapportés, soit une augmentation de 35% par rapport à 2007 (765 cas).
Sur ces 1 036 cas, 16 % ont été motivés par la haine de l’orientation sexuelle.
Ces crimes ont été les plus brutaux de tous : 75 % des cas d’agressions contre les LGBT sont ainsi considérés comme violents.
À titre de comparaison, on descend à 38 % pour les crimes racistes et à 25 % pour les crimes motivés par la religion.
Les hommes ont été visés dans la majorité des actes homophobes (85 %).
Les Noirs et les Juifs, groupes les plus ciblés
Toujours concernant 2008, un peu plus de la moitié (55 %) des crimes haineux ont été motivés par la haine de la race ou de l’origine ethnique.
Près de 4 crimes sur 10 (205 cas) ont été commis contre des Noirs. Une hausse de 30 % (158 cas) par rapport à 2007. De façon globale, les crimes reliés à la race ou l’origine ethnique ont connu une augmentation de 15 % de 2007 à 2008.
Au chapitre des crimes motivés par la haine de la religion, ces derniers ont augmenté d’un peu plus de la moitié (53 %) en 2008 (265 cas) par rapport à 2007 (173 cas). À l’instar des années précédentes, environ les deux tiers de ces crimes ont été commis contre des personnes de confession juive (64,2 % en 2008).
Selon Statistique Canada, le nombre de crimes haineux présentés dans son rapport « constitue probablement une sous-estimation du véritable nombre de crimes motivés par la haine au Canada, puisque ce ne sont pas tous les crimes qui sont signalés à la police ».
Géographie des crimes haineux
C’est au Québec que le taux de crimes haineux par 100 000 habitants est le plus bas (3 %), d’après les chiffres compilés pour les dix plus grandes régions métropolitaines du Canada.
À l’opposé, l’Ontario possède le taux le plus élevé avec 23,4 %.
Avec sept cas de crimes motivés par la haine de l’orientation sexuelle, Montréal arrive en troisième position des dix grandes régions métropolitaines canadiennes, derrière Toronto (43 cas) et Vancouver (34 cas).
La ville de Québec arrive quant à elle ex aequo avec celle d’Edmonton (4 cas).
Formulaire de dénonciation anonyme
En octobre dernier, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a lancé un formulaire de dénonciation anonyme des agressions, disponible sur le site du poste de quartier 22, situé dans le Village.
Même si le SPVM refuse de parler d’une vague d’attaques homophobes, l’inquiétude règne au sein de la communauté gaie.
Le président de Gai Écoute, Laurent McCutcheon, a affirmé au Journal de Québec avoir reçu, durant les derniers mois, une dizaine de plaintes de personnes qui ont été victimes d’agression, le plus souvent à caractère homophobe.
D’après lui, il ne s’agit que de la « pointe de l’iceberg ».
« On parle principalement d’attaques qui surviennent à la sortie des bars.
Le phénomène existe, ce qu’on ne connaît pas, c’est son ampleur », a-t-il affirmé au Journal de Québec, en octobre dernier.
Un formulaire de déclaration d’actes homophobes est disponible sur le site de Gai Écoute
au www.gai-ecoute.qc.ca.

