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Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

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Canada (2)

Transports aériens : le Conseil québécois des gais et des lesbiennes proteste contre une loi transphobe

31 janvier 2012 14:11 (il y a 6 minutes) http://yagg.com/2012/01/31/transpor…

Publié par Maëlle Le Corre Le Conseil québécois des gais et des lesbiennes (CQGL) a fait parvenir hier, lundi 30 janvier, au ministre des Transports Denis Lebel (Parti conservateur) une lettre pour protester contre une loi discriminatoire envers les personnes transsexuelles et transgenres, adoptée le 29 juillet dernier. Cette loi porte sur le contrôle d’identité dans le cadre des déplacements en avion et empêcherait les personnes transsexuelles ou transgenres de pouvoir se circuler librement pour des voyages intérieurs. L’article 5.2 dispose en effet « qu’il est interdit au transporteur aérien de transporter un passager dans les cas suivants : c) s’il ne semble pas être du sexe indiqué sur la pièce d’identité qu’il présente », souligne la lettre.

MÊME TRAITEMENT POUR LES TRANS’ ET LES TERRORISTES

Dans ce texte, Steve Foster, le président du Conseil québécois des gais et des lesbiennes, ne cache pas son inquiétude et explique le caractère discriminatoire de l’article. Il mentionne par ailleurs un autre texte, la loi C-389 (qui n’a pas été adoptée), auquel s’était opposé le gouvernement actuel et qui visait justement à une meilleure protection contre la transphobie. Il signale enfin que le traitement des personnes transgenres deviendra alors comparable à celui appliqué « aux terroristes ». Alors qu’il y a quelques mois, l’Australie ouvrait la voie avec la mise en place de passeports comportant un « x » devant la mention « genre », le Canada, qui s’est déjà fait peur mi-janvier avec l’éventualité d’une remise en cause de la validité des mariages des couples de même sexe, fait clairement un pas en arrière en imposant cette loi.

ET EN FRANCE ?

Qu’en est-il en France, concernant les droits des trans’ en matière de mobilité sur le territoire ? « Il n’y a pas de législation spécifique. Le passage aux frontières, c’est la loterie, explique Anne-Gaëlle Duvochel, du Groupe d’Étude sur la Transidentité (le GEsT). Au final, tout dépend de la bienveillance des policiers ou des douaniers. On compte sur le respect et la discrétion dont ils doivent faire preuve. Parfois les différences physiques entre la photo sur le passeport et la personne qui se présente sont très marquées. Il faut donc pouvoir prouver son identité, ou son changement, avec une attestation médicale, ou un document attestant d’un changement de nom. Après, c’est un peu au petit bonheur la chance, le personnel des contrôles ne sait pas toujours s’y prendre, il y a beaucoup de maladresses. Mais les transsexuel-le-s sont soumis-e-s à la loi de l’identité comme tout le monde, au même titre que les femmes qui portent la burqa par exemple. Même s’il n’y a rien, ni pour, ni contre dans la loi. »

Le Canada veut combler le vide juridique entourant les mariages gay d’étrangers conclus sur son sol

Le ministre de la Justice du Canada a voulu rassurer les milliers de couples homosexuels étrangers qui se sont mariés dans son pays sur la validité de leur uinion, mais il a admis il y a un "vide juridique" dans les règles sur les mariages des ressortissants étrangers.

E-llico.com

Mis en ligne le 16/01/2012

La semaine dernière, commentant une affaire de divorce entre deux lesbiennes, un avocat du gouvernement fédéral a affirmé que les mariages entre étrangers n’avaient aucune valeur juridique.

Il a estimé que les deux femmes, une Britannique et une Américaine résidant en Floride, mariées à Toronto en 2005, ne pouvaient pas demander le divorce car leur mariage n’avait aucune valeur légale au Canada puisqu’il n’est reconnu ni en Grande-Bretagne, ni en Floride.

Selon lui, le mariage entre deux ressortissants étrangers ayant eu lieu au Canada n’a de valeur légale que si les deux conjoints viennent d’un Etat ou d’un pays reconnaissant l’union homosexuelle.

Me Gaudet a aussi fait valoir que pour pouvoir divorcer au Canada, les couples homosexuels étrangers doivent avoir vécu au moins un an dans ce pays.

5.000 mariages de cette nature ont ainsi été mis en doute.

Depuis, le gouvernement a fait savoir qu’il ferait en sorte que les mariages homosexuels conclus au Canada soient reconnus indépendamment des lois des pays d’origine des mariés.

Rob Nicholson, ministre de la Justice du Canada, a déclaré : "Nous allons modifier la loi sur le mariage civil afin que tout mariage célébré au Canada qui ne serait pas reconnus dans le pays d’origine du couple soit reconnu au Canada".

Université de Montréal Une chaire de recherche consacré à l’étude de l’homophobie

L’Université du Québec à Montréal est la première sur le continent nord-américain à financer une chaire de recherche consacré à l’étude de l’homophobie. Le gouvernement québécois a donné 475.000 dollars canadiens au programme de langue française de l’Université, qui a été lancé lors d’une cérémonie en présence de Jean Charest, premier ministre du Québec. C’est Line Chamberland, qui sera la première à occuper le poste.

Selon le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, qui est responsable de la lutte contre l’homophobie, "les statistiques les plus récentes dressent un portrait alarmant. Les homosexuels sont presque trois fois plus susceptibles de devenir victimes d’un crime violent que les hétérosexuels". Mis en ligne le 25/11/2011

Suicide de Jamie Hubley, 15 ans

Publié par Xavier Héraud

Comme Jamey Rodemeyer il y a quelques semaines, Jamie Hubley, 15 ans, se faisait régulièrement traiter de pédé au lycée et comme lui il a choisi de mettre fin à ses jours, rapporte l’Ottawa Citizen.

Autre similitude, tous deux avaient largement fait part de leur désespoir en ligne, sur un blog Tumblr et sur une chaîne Youtube.
La lecture du tumblr de Jamie, qui montre que le jeune homme se battait avec une dépression sévère, est d’ailleurs particulièrement éprouvante.
Les photos d’auto-mutilations alternent avec des posts manifestant son envie d’en finir, des photos de beaux garçons qui s’embrassent ou des messages d’incompréhension de ses amis, jusqu’au post final, intitulé « Je suis une victime de l’amour », où il fait ses adieux, avec une référence explicite à la campagne It Gets Better : « C’est triste d’être triste. Cela fait trop longtemps que je suis comme ça.
Je ne supporte pas l’école, je ne supporte pas la terre, je ne supporte pas la société, je ne supporte pas les cicatrices sur mes bras, je ne supporte plus rien du tout. Je ne veux pas que mes parents pensent que c’est de leur faute non plus. J’aime mon père et ma mère. C’est juste trop dur. Je ne veux pas attendre trois ans de plus. Comment sait-on seulement si ça va aller mieux ? Ce n’est pas vrai. »


Son post se termine sur une référence à Glee : « Remember me as a unicorn » (« Rappelez-vous de moi comme d’une licorne »).
Dans la série, une licorne est un être fabuleux qui sait qu’il est magique et qui ne s’en cache pas.

Malgré tout, ses ami-e-s se souviennent de lui comme d’un garçon malheureux mais souriant : « Même s’il se sentait tout le temps mal, il arrivait toujours à donner le sourire à tout le monde », raconte l’une de ses amies à l’Ottawa Citizen.

Le journal en profite pour rappeler qu’au Canada, le suicide est la deuxième cause de mortalité pour les 10-24 ans et que les jeunes LGBT sont particulièrement touché-e-s.
Enfin, comme Jamey Rodemeyer, Jamie Hubley aimait aussi beaucoup Lady Gaga. Dans une vidéo on peut le voir reprendre Born this way

Le Québec publie une charte de bientraitance pour homosexuels âgés

Une "charte de bientraitance" destinée à rendre la vie plus facile aux personnes âgées homosexuelles et transsexuelles, élaborée avec le soutien du gouvernement du Québec, a été rendue publique mardi à Montréal.

E-llico.com

Mis en ligne le 09/08/2011

"Une première génération de personnes ouvertement homosexuelles arrive au troisième âge et elle ne souhaite pas retourner dans le placard", a déclaré le président de la Fondation Emergence, Laurent McCutcheon, à l’origine de l’initiative.

Le document a été élaboré dans le cadre du programme "Pour que vieillir soit gai" de cette fondation, avec une subvention de 400.000 dollars canadiens (autant de dollars américains) du ministère québécois de la Famille et des Aînés.

Ce programme, a dit Laurent McCutcheon, est destiné à "soutenir les personnes qui côtoient les aînés dans leur désir de respect des différences et à leur donner des outils favorisant l’inclusion de tous, indépendamment de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre".

La charte doit "sensibiliser et informer" les personnes travaillant avec aînés, infirmiers et employés des maisons de retraite en premier lieu. Un syndicat d’infirmiers, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, a d’ailleurs adhéré officiellement à ses principes. La charte a été lancée au début de la semaine de Fierté Gaie de Montréal qui doit culminer avec le traditionnel défilé dimanche. Source : AFP

L’église évangélique luthérienne en faveur du mariage gay et de l’ordination d’homos

L’église évangélique luthérienne du Canada s’est prononcé pour le mariage homosexuel et pour l’ordination des homosexuels comme pasteur lors de sa dernière convention nationale.

Au Canada, l’église évangélique luthérienne compte plus de 152.000 membres et 607 églises.

L’église évangélique luthérienne des Etats-Unis accepte les homosexuels des deux sexes comme pasteurs depuis 2009.

Mis en ligne le 05/08/2011

Découvrez l’histoire du « gay qui n’était pas assez gay »

Têtu par Pascal Parvis mardi 07 juin 2011,

Pour recruter de nouveaux membres, l’équipe de rugby gay de Toronto a créé une drôle de vidéo sensée briser les clichés sur les homos et le sport gay. Convaincante ?

Pas facile de savoir comment mener sa vie en tant que gay.
Avoir fait son coming out ne signifie pas que l’on sache vraiment à quoi s’identifier.
Trouver sa tribu, en quelque sorte.
C’est ce genre de considérations existentielles pas si sottes que montre un faux-documentaire mis en ligne par l’association de rugby gay de Toronto afin de recruter des membres, et qui se dit « inspiré par l’histoire vraie » de l’un d’eux.

Briser des stéréotypes

On y suit donc le parcours d’un jeune gay en recherche de lui-même.
« Mon nom est Richard et je suis gay », dit une voix off au délicieux accent canadien.
« Tout le monde dit qu’accepter sa sexualité marque la fin des soucis.
Mais pour moi, ce n’était que le début.
Plus j’essayais, plus j’étais perdu. Qui étais-je ? Où était ma place ? » explique-t-elle alors que Richard s’essaie au curling, aux fringues SM, à la couture ou à la danse classique.

Et finalement, il fait la découverte de sa vie en découvrant une annonce de recrutement pour l’équipe de rugby gay de Toronto (qui n’est pas un casting porno).
« Ce que j’ai trouvé sur le terrain c’est la confiance, la fraternité, la capacité de dépasser mes limites, de surmonter mes peurs.
Est-ce que je connaissais ce sport ? Non ! Pourrais-je briser quelque chose ? Oui ! Essentiellement un stéréotype ou deux ! »

Regardez la vidéo « Trouvez-vous dans l’équipe de rugby gay » :

Le Québec annonce un plan sans précédent contre l’homophobie

Têtu par Christophe Louis 27 mai 2011,

Le gouvernement québécois a dévoilé il y a quelques jours les mesures contenues dans son Plan de lutte pour combattre l’homophobie dans la province canadienne.
Le détail de ce dispositif presque unique au monde.

Le Québec est en passe de ressembler au village d’Astérix.
Alors que le Canada a dernièrement opéré un virage néfaste pour les gays et les lesbiennes en donnant la majorité absolue au parti ultraconservateur et réactionnaire de Stephen Harper, le gouvernement de la province francophone vient pour sa part de révéler un plan de lutte contre l’homophobie, sur cinq ans (2011-2016), pour lequel 7,1 millions de dollars canadiens (plus de cinq millions d’euros) ont été débloqués.

HETERHOMO : si la France veut égaler, il en faudra un de 40 millions d’euros

Il s’agit d’une initiative unique, dans le pays bien sûr mais aussi ailleurs en Amérique du Nord, voire dans le reste du monde.
Le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier (ci-dessus), qui a détaillé son projet le 20 mai dans un centre culturel du quartier homo de Montréal, a ainsi affirmé que seul le Brésil pouvait se targuer d’avoir conçu un tel plan
(entre temps, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a d’ailleurs fait un pas en arrière lire notre article)

Mieux comprendre la détresse des jeunes

Quatre « mesures phares » figurent au menu de celui-ci, à commencer par l’augmentation de l’aide allouée aux associations LGBT de la province.
La plus grande partie de l’enveloppe accordée par le gouvernement concerne cet objectif. 3,6 millions de dollars canadiens sur cinq ans sont ainsi destinées à « bonifier le[s] actions actuelles et […] réaliser des projets d’information et de sensibilisation ».
200.000 dollars seront ajoutés à cette somme, pour des projets spécifiques, afin, notamment, d’approfondir les connaissances sur les besoins de la communauté.

Le Plan prévoit par ailleurs la mise en place d’une chaire de recherche sur l’homophobie, en partenariat avec l’Université du Québec à Montréal (UQAM), une « première du genre dans le monde anglophone et une deuxième en Amérique du Nord après Harvard », a tenu à préciser le ministre.

475.000 dollars canadiens seront alloués pour des travaux permettant davantage de connaissance sur la problématique du suicide chez les jeunes GLBT et sur les meilleures méthodes pour combattre ce fléau.
Ce projet devrait être dirigé par la chercheuse Line Chamberland, connue au Québec pour ses travaux de référence sur l’homophobie en milieu scolaire.

Des campagnes de pub en 2012 et 2014 Deux campagnes de sensibilisation verront également le jour en 2012 et 2014 dans toute la province. Enfin, un Bureau de lutte contre l’homophobie sera mis sur pied dans les prochains mois, afin d’assurer une bonne coordination entre les différents acteurs (notamment les onze ministères concernés).

Après son discours tenu devant la communauté LGBT, le ministre a été ovationné par la salle, preuve que les associations gays et lesbiennes (qui ont été à de très nombreuses reprises consultées par le gouvernement) approuvent cette initiative longtemps attendue.
Laurent McCutcheon, fondateur de Gai Écoute, organisme qui vient en aide aux personnes (notamment les jeunes) dans la détresse, a salué ce plan qui est « le fruit d’une très longue démarche » après des années de lutte.

Photos de couples célèbres de même sexe en première mondiale à Montréal

Une exposition de photos retraçant "les couples de même sexe célèbres à travers l’histoire" a été inaugurée vendredi à Montréal en première mondiale.

E-llico.com

Mis en ligne le 16/05/2011

L’initiative en est due à la Fondation Emergence créée en 2000 au Québec pour "assurer l’égalité juridique et sociale des minorités sexuelles" et mettre "fin à l’homophobie".

"Il est important de montrer que les relations amoureuses entre personnes de même sexe existent depuis toujours, ce qui constitue des modèles pour les personnes LGBT, leurs familles et leurs proches", explique Denis Cormier, le directeur des programmes à la Fondation Emergence et concepteur de l’exposition.

Installée dans le quartier des spectacles de Montréal, l’exposition intitulée "D’Apollon à DeGeneres" retrace les célèbres relations amoureuses entre les personnes de même sexe depuis l’Antiquité jusqu’au 21ème siècle.

Sur les photos de leurs sculptures ou portraits, on trouve dieux et héros grecs, rois, artistes, politiciens, poètes et acteurs : Apollon, Achille, Zeus, Richard Coeur-de-Lion, De Vinci, Verlaine, Rimbaud, Lincoln, Proust, Marguerite Yourcenar, Martina Navrátilová, Edgar Hoover, Jean Cocteau, Charles Trenet, Rock Hudson, James Dean, Elton John, Jodie Foster, Yves St-Laurent… La liste compte une cinquantaine de couples.

La Fondation Emergence a lancé en 2003 la journée nationale contre l’homophobie.
Cette journée, qui se déroule le 17 mai, a par la suite été reprise à partir de 2005 dans plus de 50 pays à travers le monde et elle s’est ainsi transformée en journée internationale contre l’homophobie
.

Les élèves homosexuels ne se sentent pas en sécurité à l’école

Plus de 75 % des élèves LGBT ne se sentent pas en sécurité à l’école, selon un sondage effectué auprès de jeunes Canadiens du secondaire.

60 % des élèves LGBT se disent harcelés verbalement et 25 % disent avoir été agressés physiquement à l’école.

Côté encadrement, la situation n’est pas brillante non plus : 34 % des élèves gays, lesbiennes et bisexuels et 47 % des transgenres affirment ne pas avoir été écoutés ou soutenus par les enseignants en cas d’homophobie.

Pire, 10 % des répondants affirment avoir entendu leurs professeurs tenir des propos homophobes.

Mis en ligne le 13/05/2011

HETERHOMO : mais au Quebec l’effort est beaucoup plus grand que celui fait en France

Le Canada va aider financièrement les réfugié-e-s LGBT

http://yagg.com/2011/03/30/le-canad…

Publié par Maxime Donzel

Quelques jours avant la démission forcée du gouvernement fédéral canadien, le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme Jason Kenney (photo ci-dessus) annonçait un plan d’aide aux réfugiés LGBT, qui consiste en une aide de 100 000 dollars canadiens (70 000 euros).
Le programme, qui sera géré par une association, a pour objectif de guider les réfugié-e-s, les loger, les nourrir, et les aider à s’installer et à trouver un emploi.
La somme de départ a vocation à être complétée grâce au secteur privé.

Si certains activistes LGBT redoutent un effet d’annonce venant d’un ministre qui s’était jusqu’ici montré peu gay-friendly, et d’un gouvernement conservateur sur la sellette, on ne sait pas encore si cette mesure verra le jour malgré le désordre institutionnel qui règne en ce moment au Canada : des élections anticipées auront lieu le 2 mai prochain.
Mais Helen Kennedy, présidente d’Egale Canada, est confiante : « L’argent est dans la banque ! ironise-t-elle. Ces gens viennent de pays qui sont hors de contrôle. Ils arrivent ici, uniquement avec les vêtements qu’ils ont sur le dos.
Et il faut encore qu’ils arrivent à convaincre qu’ils ont le droit d’être ici. »

Elle considère l’aide apportée aujourd’hui par le gouvernement comme un bon début : « C’est un premier pas, mais nous ne sommes pas naïfs au point de croire que ça suffira.
C’est dur. Ici aussi des réfugiés sont expulsés.
Le Canada a une bonne législation pour les LGB (pas pour les trans’), mais l’homophobie à l’école et au travail est aussi élevée qu’en France ou en Angleterre  ».

En France, selon Thomas Fouquet-Lapar de l’Ardhis, les demandeurs d’asile reçoivent 320€ par mois et ont accès à la CMU mais n’ont pas le droit de travailler, ce qui rend leur situation extrêmement précaire.
En outre, la question de la légitimité d’une aide spécifique aux LGBTI (et non aux autres) peut se poser.
Si leur hébergement dans des centres d’accueil peut s’avérer particulièrement problématique dans la mesure où ils peuvent se retrouver face au même type de harcèlement que celui qu’ils ont fui, Thomas Fouquet-Lapar explique que la réflexion de l’Ardhis à ce sujet est en cours.
Helen Kennedy relativise : « Nous parlons de la frange la plus marginalisée de notre communauté, surtout ceux qui proviennent des pays afro-caribéens et qui souffrent de discrimination raciale et homophobe de surcroît. Il faut les aider ».

À noter : L’Ardhis animera un atelier sur les demandes d’asiles des homosexuels et la problématique de la preuve, Samedi à 14h Paris, Espace des Blancs-Manteaux, dans le cadre du Printemps des Assoces.

HETERHOMO : Ne nous cachez surtout pas ces statistiques, elles prouvent que les immigrants non européens ont déjà beaucoup évolué par rapport à ceux restés au pays, cela prouve qu’au pays, ça évolue aussi même si c’est plus lent, et ces immigrants vont faire évoluer les autres :

"Désinformation" : l’homophobie des immigrés africains et maghrébins escamotée par la presse canadienne

lundi 18 mai 2009, par Djamila Gérard

La semaine dernière, je vous avais expliqué comment le site oumma.com trompait ses lecteurs sur un sondage à propos des musulmans de France (1). Et cette semaine, c’est la presse canadienne qui nous fait une désinformation flagrante.

En effet, à l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie du 17 mai, la Fondation Emergence a commandé un sondage à l’institut Léger Marketing sur la perception de l’homosexualité dans les « communautés ethnoculturelles québécoises » (sic !)

Ce qui est déjà surprenant, c’est qu’on désigne par ce vocable de « communautés ethnoculturelles québécoises » les primo immigrants ou leurs enfants. Comme si les « Québécois de souche » n’étaient pas une « communauté » possédant une « culture ».

Et quasiment toute la presse canadienne, en notant toutefois davantage de réticences envers les homosexuels chez les immigrants que chez les « de souche », se félicite que les enfants d’immigrés acceptent mieux l’homosexualité que leurs parents :

Canoë info : « seulement 50% des immigrants de première génération croient que l’homosexualité est normale contre 71% pour ceux de la deuxième génération  » (2) Cyberpresse : « Le président de la fondation Émergence, Laurent McCutcheon, considère la diminution du clivage entre les générations d’immigrants comme « rassurante » (3) CNW : « Les enfants issus des communautés ethnoculturelles affichent une perception beaucoup plus positive de l’homosexualité que leurs parents  » Etc.

Une belle unanimité dans la louange de l’intégration à la québécoise, mais qu’en est-il réellement ? Hélas, les chiffres détaillés de l’étude complète (5) montre une réalité moins idyllique.

Les définitions des « générations » d’immigrants sont conformes à ce que l’on pouvait penser :

Immigrants de 1ère génération : personnes nées à l’extérieur du Canada et y ayant immigré.

Immigrants de 2ème génération : personnes nées au Canada dont au moins un des parents est né à l’extérieur du Canada.

Par contre, l’échantillon montre une nette corrélation entre « génération » et origine géographique, puisque 56% des « seconde génération » proviennent d’Europe de l’Ouest et 12% des Etats-Unis, tandis que les origines africaines, asiatiques et moyen-orientales sont plus présentes dans la première génération que dans la seconde.
Par exemple, les Africains (y compris les Maghrébins) représentent 19% de l’échantillon de première génération tandis qu’ils ne sont que 4% de la seconde. Et ces chiffres sont respectivement de 13% et 5% pour les Asiatiques, et 8% et 1% pour les moyen-orientaux.

En conséquence, la différence de perception entre première et seconde génération peuvent être dues bien davantage à l’origine géographique qu’à l’intégration des enfants d’immigrés !
Et le sondage ne corrige pas ce biais, tout en le reconnaissant toutefois : il voit comme un « facteur » des « écarts » le fait que « les immigrants de 2ème génération sont majoritairement originaires de l’Europe de l’Ouest et des États-Unis, tandis que les immigrants de 1ère génération sont majoritairement originaires de l’Afrique, de l’Asie, des Antilles et des Caraïbes. »

Le document ne donne pas le tableau complet de chaque réponse ventilée par origine, mais il donne au moins les catégories arrivant en tête dans chaque opinion. Et là, la confirmation de notre hypothèse précédente est flagrante  :

21% des immigrants pensent que l’homosexualité est une maladie ou une déviation, ils sont 52% chez les Africains (pour 42 % ce n’est plus une maladie ! bravo !).
69% pensent que c’est une orientation sexuelle comme une autre, bravo !, ils sont 80% chez ceux qui viennent d’Europe de l’Ouest.

38% pensent que l’homosexualité est anormale, 59% chez les Africains. 57% pensent qu’elle est normale, bravo !, 70% chez les Sud-Américains et 66% chez les Européens de l’Ouest (les sud-américains sont en avance sur certains européens de l’est !)

64% n’auraient pas de honte à dire à leur famille que leur enfant est homosexuel, bravo !, 82% chez les Européens de l’Ouest.
« Ce serait un déshonneur » ou « cela ne peut pas arriver dans ma famille » pour 18% des sondés, et 41% des Africains.

53% des immigrants approuvent le mariage homosexuel, ils sont 75% chez les Européens de l’Ouest. 40% veulent l’abolir, et 73% chez ceux qui viennent d’Afrique. (27 % acceptent le mariage, bravo !)
« Au Québec, il est interdit de faire de la discrimination en raison de l’orientation homosexuelle ». On trouve tout de même 15% de gens qui ne sont pas d’accord avec cette interdiction. Et… 26% chez les Africains et… 28% chez les Asiatiques ! (c’est peu !)

En conclusion, contrairement à ce que vous font croire les journaux, le clivage quant à la tolérance à l’homosexualité n’est pas dû à un facteur de première et seconde génération des « communautés ethnoculturelles québécoises », mais à la différence de culture (et sans doute de religion) entre ceux qui viennent d’Afrique ou du Maghreb et ceux qui viennent d’Europe ou des Etats-Unis. Cachez-moi cette statistique ethnique (ou « ethnoculturelle » ?) que je ne saurais voir !
HETERHOMO : ça avance bien sûr, il faudrait enquêter dans les mêmes familles pour voir la position des parents et des enfants, alors ce serait clair ! Mais ça avance moins vite que l’étude bâclée faite ici.

Le retard est dû aux missionnaires qui ont fait courir le bruit que l’homosexualité n’existe pas chez les autochtones, et ce sont les religions qui ont amené l’homophobie, le retard est normal

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Citations

"La violence contre les homosexuels n’est autre que la manifestation de la haine contre la partie de soi, homosexuelle que l’on voudrait effacer, ce mécanisme de défense permettrait de réduire l’angoisse intérieure de s’imaginer soi-même en train de désirer un individu du même sexe, l’homophobie est un dysfonctionnement psychologique" Daniel Borillo

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