Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Skip to content | Skip to the menu | Skip to search
Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

Le dirigeant de l’opposition socialiste au Chili va présenter un projet de loi pour légaliser les mariages homosexuels, après leur autorisation en Argentine, mais l’initiative ne devrait pas aller au-delà du débat parlementaire dans ce pays conservateur.
Têtu par Claire Martin 28 mars 2012,
Daniel Zamudio est décédé hier à 24 ans à l’hôpital central de la capitale, des suites de la violente agression perpétrée par de présumés néo-nazis.
Une vague d’émotion s’empare du pays. Elle traverse aussi les frontières.
A Santiago du Chili
Plus de mille personnes se sont rassemblées hier au cours d’une veillée funèbre spontanée, devant l’hôpital central où est décédé le jeune gay en fin de journée.
Une bougie à la main, le visage souvent en larmes, venus accrocher des petits papiers de soutien ou des poèmes, des amis de la famille mais surtout des anonymes.
Drame national
S’ils ne connaissaient pas personnellement le jeune garçon, ils connaissaient son visage enfantin et doux dont les photos circulent sur les réseaux sociaux depuis son agression homophobe le 3 mars, dans un parc du centre de la capitale.
Une agression brutale et haineuse qui aurait duré plus d’une heure, selon l’enquête.
Son corps inanimé, torturé avait été retrouvé par les gardiens du parc au petit matin, l’oreille mutilée, le visage tuméfié, des croix gammées dessinées avec un objet coupant sur la poitrine et le dos.
L’horreur soulevait alors l’indignation de la population.
Et l’état de santé de « Daniel », comme on l’appelle désormais au Chili, faisait la une des journaux.
« Martyr des minorités sexuelles »
« Aujourd’hui, il est devenu un martyr des minorités sexuelles, il n’a rien fait d’autre que d’être homosexuel, son unique pêché a été de naître comme il est né » souligne Jaime Parada, le porte-parole du Movilh, l’association des gays, lesbiennes et trans.
Selon Jacqueline Vera, la mère de Daniel, son fils avait toujours peur en sortant le soir, des groupes néo-nazis l’avaient déjà menacé.
« Il me racontait aussi, explique-t-elle, que les gens le regardaient avec haine, avec peur, il se plaignait toujours de devoir se cacher et de ne pas pouvoir tenir la main de son ami en public ou de ne pas pouvoir sortir bras dessus bras dessous d’une discothèque. »
Ricky Martin, qui avait dédié la semaine dernière son prix Glaad Awards (attribué par l’Alliance Gay et lesbienne contre la diffamation, en reconnaissance des artistes qui soutiennent les droits des minorités sexuelles) à Daniel et à sa famille, a envoyé ces simples mots aujourd’hui « Daniel Zamudio RIP » (Repose en paix).
Réactions politiques Tandis que le Movilh organise avec la famille les funérailles du jeune homme, le vice-président Rodrigo Hinzpeter s’est engagé à ce que la discussion au Congrès de la loi anti-discrimination, qui commence la semaine prochaine, se fasse aussi rapidement que possible.
« Il est suffocant de voir tant de discrimination et de violence, de voir un groupe d’arrogants se sentir le droit d’agresser, de maltraiter et de tuer Daniel Zamudio et demain quelqu’un d’autre, pour les mêmes raisons ou pour une autre », a exprimé le ministre de l’intérieur.
« Nous demanderons la peine maximale »
Désormais les associations de défense des minorités sexuelles et la famille de Daniel réclament justice, mais « sans violence », a insisté son père Ivan Zamudio.
Jaime Silva, l’avocat de la famille a précisé qu’il demanderait la prison à vie pour les quatre présumés agresseurs, actuellement en détention provisoire.
« Leur motivation et leur haine, a-t-il expliqué, sont allées jusqu’à causer à Daniel Zamudio une mort douloureuse et brutale, il fut victime d’une session de torture, c’est pourquoi nous demanderons la peine maximale. »
Le gay chilien de 24 ans violemment agressé et mutilé par quatre jeunes néonazis, le 6 mars dernier à Santiago, est désormais maintenu artificiellement en vie.
E-llico.com
Mis en ligne le 27/03/2012 Daniel Zamudio, le jeune gay chilien violemment agressé le 6 mars dernier dans un parc de la capitale Santiago, et hospitalisé en soins intensifs depuis près de trois semaines, est en état de mort cérébrale après un accident cardiaque survenu le week-end passé, selon la presse chilienne.
Une veillée s’est tenue devant l’hôpital où il a été admis (photos).
Selon les parents du jeune gay - qui ont annoncé qu’ils porteraient plainte devant la justice chilienne - celui-ci avait été menacé auparavant.
Têtu par Raphaël Moreaux 07 mars 2012,
L’attaque de Daniel Zamudio par un groupe de néonazis a déclenché une vague d’indignation au Chili, relayée par des centaines de messages sur les réseaux sociaux, dont celui d’un certain Ricky Martin…
Triste début de semaine dans la communauté LGBT chilienne.
Daniel Zamudio, un jeune gay de 24 ans est toujours dans le coma après avoir été attaqué par un groupe de néonazis dans le centre de Santiago, samedi dernier.
En plus de le rouer de coups, les agresseurs lui ont gravé des croix gammées sur le corps avant de lui mutiler l’oreille et de le laisser inconscient sur la chaussée.
Aujourd’hui hospitalisé, le pronostic vital du jeune homme n’est plus engagé, même si les médecins le maintiennent encore dans un coma artificiel.
Indignation et messages de soutien
La famille et les proches de Daniel, accompagnés par des représentants de l’association LGBT Movimiento de Liberacion Homosexual (Movilh) ont annoncé qu’ils porteraient plainte devant la justice chilienne.
« Il nous semble grave qu’il existe encore aujourd’hui au Chili des groupes néonazis qui agissent en totale impunité, notamment parce que la classe politique et l’Etat chilien ne se sont pas préoccupés du danger représenté par de tels groupes », a déclaré le président du Movilh, Rolando Jimenez, à la radio chilienne.
De son côté, la fondation Iguales a lancé un appel à la classe politique sur sa page web : « nous demandons aux autorités chiliennes de prendre part aux actions de justice menées afin de punir les coupables. Un crime aussi barbare ne peut rester impuni ».
Au-delà des associations LGBT, les messages se sont aussi multipliés sur les réseaux sociaux ces derniers jours, à tel point que Ricky Martin a lui aussi manifesté sur Twitter son soutien à la famille de Daniel : « Plus de haine, plus de discriminations. J’attends que la justice soit faite rapidement. Mes pensées vont vers Daniel et toute sa famille »
Réactions politiques
Face à un tel soulèvement, le gouvernement chilien n’est pas resté silencieux très longtemps.
Le ministre de l’Intérieur Rodrigo Hinzpeter a « déploré du fond du cœur ce qui s’est passé » et confirmé ce matin que le gouvernement prendrait des mesures d’urgences pour faire passer son projet de loi anti-discriminations.
Une loi primordiale pour la fondation Iguales qui insiste aussi sur la nécessité de « travailler unis pour arriver à un système d’éducation qui forme nos étudiants à la diversité et non à la discrimination ».
Publié par Paul Denton
Au Chili, les associations LGBT exultent.
Comme il l’avait promis pendant sa campagne pour la présidence, Sebastian Piñera, arrivé au pouvoir il y a un an et demi, a présenté son projet de pacs version chilienne pour les couples hétérosexuels et homosexuels à la presse.
« IL N’EXISTE PAS UN SEUL TYPE DE FAMILLE »
Intitulé « Accord de Vie en Couple » (AVC), ce « pacs » peut être établi devant notaire ou en mairie.
Il permet de réguler les droits d’héritage, d’assurance-santé, de retraite pour les couples non mariés, quel que soit leur sexe.
Sans que leur soit exigé de vie commune antérieure au contrat.
« Nous devons comprendre qu’il n’existe pas un seul type de famille », a déclaré le président.
« Il existe beaucoup de formes ou d’expression de famille ».
« Ce projet de loi traite sur un pied d’égalité les couples de sexe différent et du même sexe, car dans les deux cas il est possible de développer l’amour, l’affection et le respect », a également annoncé le chef de l’État à cette occasion.
PAS DE MARIAGE
Conviées au palais présidentiel, les associations LGBT ont applaudi le courage du président. « Piñera est devenu aujourd’hui le premier président à tenir une réunion officielle avec des LGBT », s’est réjoui Rolando Jimenez, le président du Movihl, l’association LGBT la plus importante du Chili.
Lors de l’élection présidentielle, le candidat Piñera n’avait pas hésité à se mettre en scène aux côtés d’un couple d’hommes dans sa vidéo de campagne (voir photo en début d’article).
En revanche, il s’est prononcé a plusieurs reprises contre l’ouverture du mariage aux gays et aux lesbiennes.
COALITION EN PÉRIL
C’est maintenant au Parlement de trancher. L’aile catholique est évidemment vent debout contre le projet présidentiel.
« Le président Piñera humilie ses partisans. Je crois ce gouvernement capable de vendre sa mère pour gagner des points dans les sondages », a persiflé le député UDI Gonzalo Arenas sur son Twitter le 9 août dernier.
Référence aux sondages qui n’accordent que 26% d’approbation à M. Piñera pour son action, soit le taux le plus bas depuis le retour de la démocratie dans le pays en 1990.
Aux prises avec un conflit étudiant qui dure depuis deux mois (les étudiants et les élèves du secondaire manifestent pour une éducation publique fondée sur la qualité et la gratuité), le président risque en effet de perdre le soutien de sa propre coalition. Laquelle compte dans ses rangs la très puissante UDI (Union démocrate indépendante), le parti le plus important du Chili et au sein des deux Chambres du Parlement. Un parti connu pour ses liens avec l’Opus Dei.
YANN TIERSEN DÉTOURNÉ
Pour protester contre l’initiative de Piñera, des groupes catholiques-conservateurs organisent des « Marches pour les valeurs de la famille ».
Les manifestants défilent notamment au son de J’y suis jamais allé, l’un des nombreux tubes de la bande-originale du célèbre film Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain.
Son compositeur, le non moins célèbre Yann Tiersen a condamné via son site internet l’utilisation de sa musique par les organisateurs des marches.
Ces dernières années, plusieurs États d’Amérique du Sud ont reconnu les unions homosexuelles.
Parmi lesquels le Brésil, l’Équateur, la Colombie et l’Uruguay.
En 2010, l’Argentine est devenue le premier État du continent à ouvrir le mariage aux couples gays et lesbiens. À chaque fois, l’Église catholique a été à la pointe de l’opposition.
Têtu par Claire Martin 10 août 2011,
Dans le pays considéré comme un des plus conservateurs d’Amérique latine, le président a présenté un projet de loi d’union civile pour les couples hétérosexuels et… homosexuels !
De notre correspondante au Chili
« Un jour historique ». C’est ainsi que les associations de gays, lesbiennes et transexuels ont qualifié la journée d’hier.
Ainsi qu’il l’avait promis durant sa campagne présidentielle, le président de droite Sebastian Piñera (photo), arrivé au pouvoir il y a près d’un an et demi, a présenté « l’Accord de Vie en Couple » (AVC), un projet de pacs à la chilienne pour les couples hétérosexuels et homosexuels.
« Nous devons comprendre qu’il n’existe pas un seul type de famille », a souligné le président.
« Il existe beaucoup de formes ou d’expression de famille. »
Gifle pour l’Eglise
L’AVC peut être établi devant notaire ou en mairie. Il permet de réguler les droits d’héritage, d’assurance santé, de retraite pour les couples non mariés, quel que soit leur sexe, sans que leur soit exigé de vie commune antérieure au contrat.
Invitées au palais présidentiel, les associations de minorités sexuelles ont applaudi le courage du président.
« Piñera est devenu aujourd’hui le premier président à se réunir officiellement avec des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transexuels », a rappelé Rolando Jimenez, le président du Movihl, l’association de minorités sexuelles la plus importante du Chili.
Jamais avant lui un président n’avait osé.
Autant dire que la présentation d’un texte régulant leur union est considéré par l’Eglise catholique, extrêmement puissante dans le pays, comme une gifle cinglante.
Il y a encore seulement treize ans, la sodomie était passible au Chili de 541 jours de prison…
« Une balle dans le pied »
Une dizaine de jours avant la présentation du projet présidentiel, un millier de manifestants se sont rassemblés sur la place principale de Santiago pour célébrer « la morale et la famille ».
Une tendance qui ne représente pas la société chilienne, qui s’est exprimée dans les sondages majoritairement en faveur du texte de loi.
Mais elle représente en revanche les partis de la coalition du président.
Les présidents de la UDI, Juan Antonio Coloma, et de RN (le parti du président), Carlos Larrain ont refusé d’assister à la présentation du texte de loi.
Sur Twitter, le député UDI Gonzalo Arenas a sûrement été le plus acerbe : « J’ai tellement honte de mon gouvernement ! »
Quand le député UDI Gustavo Hasbún a souligné : « Le gouvernement commet une grave erreur : il est en train de se tirer une balle dans le pied. »
Coalition en émoi
Sebastian Piñera a ramené la droite au pouvoir vingt ans après la fin de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), à laquelle elle avait participé.
Mais le président est aujourd’hui au plus mal, avec seulement 26% d’approbation dans les sondages – le score le plus bas d’un président depuis le retour de la démocratie.
Avec cette initiative, en plein milieu d’un conflit étudiant qui dure depuis deux mois et ne cesse de le faire chuter dans les sondages (les étudiants et les élèves du secondaire réclament une profonde réforme du système éducatif pour rétablir au Chili une éducation publique, de qualité, gratuite), il vient de se mettre à dos sa propre coalition. Et surtout la UDI, le parti le plus important du Chili, le plus important dans les deux Chambres.
Un parti intimement lié à l’Opus Dei.
Les dirigeants de la UDI ont déjà annoncé qu’ils présenteraient plusieurs dizaines de modifications au texte présidentiel.
Dans ses allers-retours au Congrès, l’AVC pourrait bien finir par perdre son essence même.
Publié par Julien Massillon
Dans une interview accordée au quotidien de Santiago El Mercurio, le président chilien Sebastián Piñera a indiqué qu’il proposera au Congrès de voter une loi protégeant les droits des couples non-mariés, hétérosexuels comme homosexuels.
Il reste toutefois fermement opposé à l’idée d’ouvrir le mariage aux homosexuel-le-s.
NON AU MARIAGE
« Le mariage est entre un homme et une femme, par essence et par nature », a-t-il insisté.
À la tête d’une coalition de droite, le président conservateur avait promis, lors de sa campagne électorale, de donner un statut civil à tous les couples qui le souhaitent.
L’Église catholique et une partie des députés de sa majorité ont déjà exprimé leur désapprobation.
Pour Sebastián Piñera, il s’agit avant tout de « sauvegarder la dignité de ces couples » et de « protéger et d’assurer » leurs droit civiques.
Près de deux millions de couples seraient concernés par cette mesure.
Cette déclaration intervient après que la principale organisation de défense des droits des minorités sexuelles au Chili, la Movilh, a prévu une marche le 25 juin dans la capitale pour l’ouverture du mariage aux homosexuel-le-s.
vendredi 6 août 2010
Le sénateur socialiste Fulvio Rossi a présenté mardi au Congrès un projet de loi en faveur du mariage civil entre personnes du même sexe.
Le texte, qui suscite la polémique dans ce pays très conservateur et catholique, propose de modifier l’article du Code civil qui définit le mariage.
Ce « contrat solennel entre une femme et un homme » se ferait désormais entre « deux personnes » et l’objectif de procréation disparaîtrait des engagements pris par les mariés.
Réactions aux propos de l’église chilienne
Le sénateur PS aurait avancé la présentation du projet de loi à la suite des propos de l’archevêque de Santiago, Francisco Errazuriz, qui, samedi, réagissant aux célébrations d’union homosexuelle en Argentine, les a qualifiées d’« aberration ».
Propos inacceptables pour le Movilh, Mouvement d’intégration et de libération homosexuel, premier défenseur des droits des minorités sexuelles au Chili.
Ils « démontrent clairement la permanente et systématique homophobie de la haute hiérarchie de l’Église catholique, qui violente les droits de l’homme des LGBT d’une façon sanguinaire et crue, indigne du christianisme qu’elle dit promouvoir », a dit son président, Rolando Jimenez.
Le 26 juillet, le cardinal Jorge Medina, évêque émérite de Valparaiso, avait déjà provoqué la fureur en qualifiant l’homosexualité de « défaut », « comme lorsqu’il manque à une personne un œil, une jambe ou un pied ».
Distinguant la « tendance » de la « pratique homosexuelle », monseigneur Medina avait conseillé aux gays et lesbiennes de suivre une thérapie pour « corriger » cette tendance, à l’instar des « alcooliques ».
Choqué par les déclarations de ces figures de l’Église catholique chilienne, le sénateur Rossi, lui-même pratiquant, a appelé l’Église à être « plus accueillante ».
Porté par des parlementaires argentins précurseurs, le Chili va donc débattre de l’union de personnes du même sexe.
Et considérer ainsi « les deux millions de Chiliens qui, aujourd’hui, ne bénéficient d’aucune régulation concernant leurs biens, leur héritage et leurs retraites », explique Rolando Jimenez, du Movilh.
Mais le projet de loi a peu de chances de passer le cap du débat parlementaire, car la classe politique est divisée.
Si Sebastian Piñera, premier président de droite après vingt ans de gouvernements de centre gauche, a secoué sa coalition en se prononçant pour la reconnaissance des unions homosexuelles lors de la campagne, il reste opposé au « mariage ».
Et son alliée, l’Union démocrate indépendante (extrême droite), refuse tout en bloc.
Quant à l’opposition, coalition de centre gauche, elle est hésitante et partagée.
Le Parti pour la démocratie soutient l’initiative, mais des critiques ont déjà émergé au sein même du PS, parti du sénateur Rossi.
La Démocratie chrétienne, quant à elle, préfère « régulariser les unions (homosexuelles) de droit, sans que cela affecte le statut du mariage en tant qu’union entre un homme et une femme ».
Lucile Gimberg
Lauréat d’une bourse, Sebastian Lelio est hébergé dans la résidence parisienne de la Ciné-fondation du Festival de Cannes, en compagnie d’autres jeunes réalisateurs venues d’horizons divers. Auréolé d’un billant parcours festivalier, La Sagrada Familia, son premier long-métrage, sort sur les écrans français.

Vous êtes issu de la première « Ecole de Cinéma du Chili », comment est-elle née ?
Elle a été fondée il y a 11 ans maintenant, par Carlos Flores, un cinéaste documentaliste chilien. Sans vraiment le décider, cette école est devenue un pont entre les jeunes cinéastes des années 60, la plus intéressante à mes yeux, et notre génération.
La religion est au cœur du film. Êtes-vous croyant ?
Je suis une personne spirituelle et agnostique. Je ne trouve pas de réponse mais je cherche avec passion.
60 ou 70 % de la population chilienne est catholique. L’Eglise a un très fort pouvoir politique. Ce qui a une forte incidence sur la façon dont le pays est pensé.
Cependant, aujourd’hui, ce serait trop politiquement incorrect de discriminer quelqu’un parce qu’il ne croit pas en Dieu.
Mais il y a toujours des craintes face à des façons de vivre ou de penser différentes. On se méfie toujours des électrons libres.
Or, la nouvelle génération a vraiment une façon de voir la vie très différente…
La morale catholique est maintenant dans l’ADN des latino-américains.
Nous sommes les descendants des conquistadors. Nos rues sont bien droites, totalement cartésiennes. J’ai l’impression, au Chili, d’être toujours au milieu d’une guerre Sainte, d’une combat moral.
Et paradoxalement, le pays avance toujours en luttant contre les valeurs traditionnelles… représentés par la pensée catholique !
Comment représente-t-on l’homosexualité au Chili ?
En général, la représentation de l’homosexualité est très irrespectueuse, toujours caricaturale !!
C’est une des raisons pour lesquelles je voulais inclure l’histoire d’un couple homosexuel dans le film, afin d’en dresser un portrait réaliste, avec des personnes réelles.
Montrer un couple normal, simplement !
La fiction est le reflet de l’âge mental d’un pays. Il y a un décalage sur ce thème au Chili, où l’homosexualité reste une odyssée.
Ceux qui la déclarent ouvertement sont des héros. Ils doivent s’opposer tous les jours à l’hostilité générale. Ils existent mais on ne veut pas les voir.
C’est mon devoir d’explorer le monde dans lequel je vis. Et ce qui me plaît c’est le cinéma moral. Explorer la morale imposée m’intéresse.
Moins par esprit de destruction que par curiosité.
Il y a, bien sûr, une relation entre la morale imposée et la discrimination dont est victime l’homosexualité. Ce double langage, issu de la religion, le père en use, en abuse.
Amnesty International s’inquiète pour la sécurité de Rodrigo López Barrera, président de TravesChile (association de travestis) dans la province de l’Aconcagua, région de Valparaíso.
On aurait tiré des coups de feu sur ce défenseur des droits des travestis alors qu’il se trouvait dans la rue ; il aurait en outre reçu des menaces de mort.
Résumé du cas
Le 16 décembre 2003, un correspondant anonyme aurait proféré des menaces de mort contre Rodrigo López Barrera au téléphone.
Deux jours plus tard, on a fait feu sur lui à plusieurs reprises alors qu’il marchait dans la rue à San Felipe, ville située à l’ouest de Santiago.
Le 20 décembre, il a été suivi par un véhicule.
En sa qualité de président de l’association TravesChile de l’Aconcagua, Rodrigo López a été amené, depuis avril 2002, à porter plainte au nom de la communauté des travestis, en raison des manœuvres de harcèlement et des agressions subies par celle-ci, et à s’exprimer publiquement contre ces agissements.
Des plaintes concernant les récentes agressions dont Rodrigo López Barrera a été la cible ont été déposées auprès des autorités chiliennes ; il semble cependant qu’aucune enquête n’ait été ouverte.
Amnesty International craint que les attaques dirigées contre Rodrigo López ne soient liées à ses activités de défenseur des droits de la communauté des travestis dans cette région.
Informations générales
Selon les informations reçues, des membres de minorités sexuelles de la province de l’Aconcagua ont fait l’objet de manœuvres de harcèlement, et plus de 30 personnes ont subi des violences physiques.
Vladimir Mario Ibañez Carrasco et Boris Javier Covarrubias, deux travestis, ont été tués respectivement en avril et décembre 2002 dans des circonstances non élucidées.
Certes, des enquêtes judiciaires ont été ouvertes sur ces homicides, mais Amnesty International s’inquiète du fait que les autorités ne semblent pas mener des investigations dignes de ce nom sur les allégations de menaces et d¹agressions.
L’organisation craint également que les personnes signalant ce type d’atteintes aux droits humains ne subissent à leur tour des pressions qui viseraient à empêcher qu’une suite satisfaisante soit donnée aux plaintes.

"La primauté de la parole masculine, son aptitude à apparaitre « neutre et universelle » est l’un des mécanismes qui permet au masculin de servir de référence, de modèle et de prototype au genre humain". Godelier.