Lutter contre la violence et les discriminations
Face à la montée des incivilités, parfois au sein même de l’institution, l’importance de l’éducation civique dispensée aux élèves doit être réaffirmée. À cet égard, les nouveaux programmes de l’école maternelle, de l’école élémentaire et du collège demeurent d’indispensables références pour les enseignements comme pour la vie scolaire.
Ils sont ancrés au socle commun de connaissances et de compétences qui fixe au nombre des acquis fondamentaux de la scolarité obligatoire la maîtrise de compétences civiques et sociales (connaissance des symboles de la République, connaissance et pratique du droit et des règles de la vie collective, comportements respectueux d’autrui).
Le refus des discriminations
L’École est un lieu où s’affirme l’égale dignité de tous les êtres humains : la communauté éducative doit faire preuve de la plus grande vigilance et de la plus grande fermeté à l’égard de toutes les formes de racisme, d’antisémitisme, d’homophobie et de sexisme.
Tout propos, tout comportement qui réduit l’autre à une appartenance religieuse ou ethnique, à une orientation sexuelle, à une apparence physique, appelle une réponse qui, selon les cas, relève des champs pédagogique, disciplinaire, pénal ou de plusieurs d’entre eux.
Les règlements intérieurs doivent impérativement mentionner le refus de toutes les formes de discrimination et les nommer clairement, ainsi que l’interdiction de tout harcèlement discriminatoire portant atteinte à la dignité de la personne. Il en va de même pour les propos injurieux ou diffamatoires.
Notre remarque : il y en a 18 que voici, il y manque la transphobie, puisque notre République est transphobe.
Liste des 18 critères de discriminations prohibés par la loi : âge, sexe, origine, situation de famille, orientation sexuelle, mœurs, caractéristiques génétiques, appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une race, apparence physique, handicap, état de santé, état de grossesse, patronyme, opinions politiques, convictions religieuses, activités syndicales.
Dans les lycées, la campagne d’affichage sur le thème « Parler de sa différence », organisée à compter de la fin de la présente année scolaire et poursuivie à la prochaine rentrée, sensibilisera la communauté éducative à la lutte contre l’homophobie.
Elle sera complétée par le dispositif d’écoute téléphonique « ligne Azur » (0810 20 30 40).
Malheureusement elle ne concerne que moins de 2000 lycées (aucun lycée professionnel où le besoin est plus grand !) 2 brochures par établissement, 100 cartes mémos (3 classes) et rien en collèges où les élèves stigmatisé-e-s souffrent le plus !
Les enseignements et l’éducation à la sexualité, dans leurs différents développements, offriront par ailleurs l’occasion de répondre aux questions que peuvent se poser les élèves.
Bonne conscience : il suffit d’afficher pour que cela existe, la réalité est toute autre, car rien n’est impulsé au niveau central.
Le refus de la violence
Si la violence est partout inacceptable, c’est particulièrement le cas quand elle s’exerce au sein de l’École ou contre elle.
Vous ne tolérerez aucune atteinte à un membre de la communauté éducative quel qu’il soit : les directeurs d’école et chefs d’établissement, les professeurs et tous les personnels qui encadrent et travaillent à la réussite des élèves.
Il importe que soient utilisées les dispositions du code pénal qui répriment les atteintes, les injures, les menaces et plus généralement les agressions contre les personnes chargées d’une mission de service public.
La prévention et la lutte contre les violences s’organisent d’abord au sein de chaque établissement.
Le phénomène des jeux dangereux continue à faire l’objet d’une vigilance constante.
La généralisation des plans de prévention, élaborés dans le cadre des CESC se poursuit.
L’appui des partenaires de proximité (police, gendarmerie, justice) est nécessaire pour la réalisation de diagnostics de sécurité partagés et d’opérations de sécurisation aux abords des écoles et des établissements.
La signature des conventions départementales avec ces partenaires est généralisée.
La prévention des violences intrafamiliales
Les personnels doivent être à même de repérer les signaux qui peuvent laisser penser qu’un élève est en situation de danger dans sa famille et connaître la conduite à tenir.
Les personnels sociaux et de santé contribuent à la prise en charge des élèves dans le cadre de la protection de l’enfance.
Toute l’attention sera accordée aux élèves susceptibles d’être victimes de violences intrafamiliales ou d’inceste.
Des séances d’information à l’intention des élèves sur l’enfance en danger sont à mettre en oeuvre.
Le numéro vert « 119, Enfance en danger » sera largement affiché.
Il appartient à l’École de lutter contre les nouveaux risques sanitaires, en mettant en oeuvre l’apprentissage des règles élémentaires d’hygiène, notamment face aux risques épidémiques, en aidant les élèves à prendre en charge leur santé.
Les projets d’école doivent comporter un volet d’éducation à la santé ; tout établissement est chargé de définir, au sein de son CESC, un programme d’actions organisé autour des thématiques suivantes.
L’éducation à la sexualité (mais il y a plusieurs sexualités, l’oublier est une violence)
L’éducation à la sexualité est une composante de la construction de la personne.
Elle permet aux jeunes (seulement hétéros ? C’est ce que Valérie Pécresse, Secrétaire d’Etat aux Universités appelle "l’Omerta") d’adopter des attitudes de responsabilité individuelle, familiale et sociale.
L’École est un relais essentiel pour transmettre les connaissances utiles en matière de protection contre le VIH.
Pour les élèves des lycées, l’accès aux moyens de protection est facilité, notamment par l’installation de distributeurs de préservatifs.
Vous veillerez à ce que cette installation soit effective, à la rentrée 2009, dans tous les lycées publics, ainsi que dans les établissements privés sous contrat qui en auront exprimé le souhait.
La prévention des conduites addictives
La prévention des conduites addictives doit désormais intégrer les nouveaux modes de consommation de produits psycho-actifs, notamment la consommation d’alcool.
Une version actualisée du guide d’intervention en milieu scolaire « Prévention des conduites addictives » sera mise en ligne à la rentrée 2009 sur le site Eduscol.
L’éducation à la nutrition
L’éducation à la nutrition permet de développer des projets en lien avec les enseignements et d’aborder l’éducation à la consommation et au goût.
Son objectif est également de mieux informer les élèves pour prévenir le surpoids et l’obésité précoces.
En appui à cette démarche globale, le programme de distribution de fruits « un fruit à la récré » est reconduit en 2009-2010 dans les écoles maternelles et élémentaires, en partenariat avec le ministère chargé de l’agriculture.
La pratique régulière de l’activité physique
L’éducation physique et sportive (E.P.S.) contribue de façon efficace à l’éducation et à la promotion de la santé. Les pratiques physiques constituent en particulier un excellent moyen de lutter contre la sédentarité et de limiter la surcharge pondérale des élèves.
Par ailleurs, les activités sportives proposées dans le cadre de l’accompagnement éducatif, prolongent les enseignements obligatoires d’E.P.S. et offrent aux élèves un temps supplémentaire de pratique sportive.
La sensibilisation aux bonnes postures
L’action engagée en 2008 pour alléger le poids des cartables est poursuivie en mobilisant les conseils d’administration pour trouver les solutions appropriées, à partir des propositions du CESC. On pourra se référer utilement « au guide de sensibilisation aux bonnes postures » mis en ligne sur le site Eduscol.
La formation aux premiers secours
L’apprentissage des gestes de premiers secours est obligatoire pendant la scolarité.
La formation « Apprendre à porter secours », commencée à l’école, se poursuit au collège jusqu’à l’obtention du certificat « Prévention et secours civiques de niveau 1 ».
Au lycée professionnel, les élèves bénéficient de la formation « Sauvetage, secourisme du travail ».

