"L’homosexualité : cet état de l’être normal qui peut se construire un joli chemin de vie" Christophe Botti auteur de la pièce "un cœur sauvage".
« La femme est l’avenir de l’homme » Louis Aragon.
"Imaginez à quoi ressemblerait le monde si tous les homos sortaient du placard, à un champ de bataille ? Non, on verrait des gens qui parlent davantage et qui sont plus honnêtes. Essayez pour voir " Xavier Héraud et Charles Roncier.
"Les femmes sont une force. Elles ne sont pas un pouvoir, parce qu’elles ne sont pas organisées". Yvette Roudy.
"Où est passée l’instruction civique pour enseigner les principes de liberté d’égalité et de fraternité et ses conséquences en terme de conduite dans la vie de tous les jours, des valeurs qui, lorsqu’elles ne sont pas appliquées, oppriment". Heterhomo.
"Si la première femme créée par Dieu était assez forte pour renverser le monde à elle toute seule, les femmes devraient être capables de le remettre à l’endroit. Et maintenant que les femmes le demandent, les hommes feraient mieux de les laisser faire". Sojourner Truth
"Du refus de l’égalité des droits découlent l’infériorisation, la discrimination et la haine." SOS-Homophobie
"Les femmes n’ont pas tort du tout quand elles refusent les règles de vie qui sont introduites au monde, d’autant que ce sont les hommes qui les ont faites sans elles." Montaigne, Essais, III, 5
La notion de « sex panic » paraît un comble de mauvaise foi et de cruauté cynique. Pourtant elle n’en est pas moins l’origine profonde de réactions extrêmes dont le principe tient en fait aux conditionnements hétérosexistes qui veulent que l’identité masculine se fonde sur la maîtrise plus ou moins « douce » de la femme et sur la répression plus ou moins dure de l’homosexuel. Louis Georges Tin
« Imaginons la situation sociale actuelle en renversant les rôles. Les femmes possèdent, distribuent et administrent tout le capital et toutes les industries. Dirigez maintenant votre regard sur Wall street : les capitaines de l’industrie et les habitués sont tous des femmes".
Inversons les rôles : "Seules exceptions : quelques jeunes hommes sténographes qui bavardent et quelques hommes de ménage assez âgés, avec leur seaux et leurs balais. Cela vous permet de mesurer l’absurdité ridicule de la situation actuelle. » Charlotte Perkins Gilman discours lors de la Journée de la femme le 25 fév. 1912 in Chicago Daily Socialist, 26 fév. 1912
"Considérer qu’un garçon qui aime les garçons est une fille constitue une vision hétérocentriste" Xavier Héraud et Charles Roncier.
« Tous les hommes haïssent les femmes pour des raisons vraies et avérées qu’ils partagent au quotidien sous forme de blagues et de traits d’esprit. » James Ellroy, Ma part d’ombre, Rivages/ Noir poche,1999 (dans ce roman autobiographique, il revient sur le meurtre, lorsqu’il avait dix ans, de sa mère retrouvée étranglée au bord d’une route.)
"Les mots de stigmatisation font entrer en moi le sentiment de la honte, de la peur, de l’infériorité sociale qu’elle m’attribue et qui devient la définition même de ma personnalité. L’injure est une partie fondamentale de l’identité personnelle des gays et des lesbiennes." Didier Eribon
"Sachez bien qu’une grande part de ce qui fut jadis considéré comme acceptable ne l’est plus aujourd’hui. Soyez assuré-e-s que le monde peut changer. Nous l’avons déjà beaucoup changé, et tout ce qui nous reste à faire maintenant, c’est d’achever le travail !" Susan Estrich, Sex and Power, 2000
"Le silence offre aux agresseurs une impunité qu’ils peuvent ressentir comme une légitimité" SOS-homophobie.
"Je sais la dette que j’ai contractée envers les vieilles féministes, maintenant dans leur tombe. Si, dans ma vie, j’ai pu poursuivre des études, faire ce que je voulais et comme je le voulais, si j’ai pu voyager seule autour du monde, si j’ai pu faire librement publier mes idées et même si je peux aujourd’hui parler à ce pupitre, je le dois à ces femmes, et il est peu de personnes que j’honore et respecte davantage". Karen Blixen. Suite demain…
"Je sais que pour obtenir de pareils biens au bénéfice des générations de femmes à venir, vous avez dû traverser bien des épreuves dans votre vie et renoncer à plus encore, qu’il vous a fallu supporter scandale et ridicule, et que, sans interruption, vous avez dû combattre préjugés et méfiance." Karen Blixen, conférence radio, 11 janv 1953, Des femmes, 1987, p. 276-277
"L’hétérosexuel déteste l’homosexuel, parce qu’à l’instar du juif ou du maghrébin, il lui attribue des choses que lui n’a pas : ici en l’occurrence, la possibilité plus ou moins fantasmée d’avoir avec une très grande facilité, accès à de nombreux partenaires…" Daniel Borillo
"La famille matrilinéaire est un système de filiation dans lequel chacun relève du lignage de sa mère. Cela signifie que la transmission, par héritage, de la propriété, des noms de famille et titres passe par le lignage féminin". Wikipedia Suite demain…
"Selon certains, la raison principale de la filiation est l’ignorance de la vertu reproductive du coït : avant la reconnaissance de cette vertu, les femmes étaient engrossées par un ancêtre (femelle) des dieux, le vent : les femmes étaient l’intermédiaire par lequel passait la régénération de l’espèce." Wikipédia Suite demain…
"Les Minangkabau de la province indonésienne de Sumatra Ouest, au nombre de quelque 8 millions de personnes, sont la plus grande société matrilinéaire dans le monde". Wikipédia
"L’homophobie : La discrimination que l’on tait et qui tue". Heterhomo.
A la femme il dit : "je multiplierai tes souffrances et spécialement celles de ta grossesse ; tu enfanteras des fils dans la douleur ; ton désir te portera vers ton mari et il dominera sur toi." Il dit à l’homme : " Parce que tu as écouté la voix de ta femme…le sol est maudit à cause de toi…" La Bible Genèse-II, 18, 21-23 ; III, 16-17
"Les victoires gays se limitent à une élite, la facilité de la victoire est obtenue sur des segments privilégiés de la société". Léo Bersani
"Que les femmes soient soumises à leurs maris, comme au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme comme le Christ est le chef de l’église… » St-Paul, Suite demain…
"Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre autorité sur l’homme ; mais elle doit se tenir dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Ève ensuite ; et ce n’est pas Adam qui a été séduit : c’est la femme qui, séduite, est tombée dans la transgression. Néanmoins, elle sera sauvée en devenant mère…" St Paul, Épître aux Éphésiens-V, 22-24 1ère Épître à Timothée-II 11-14
"L’homosexualité jouit du triste privilège d’avoir été combattue simultanément pendant ces deux derniers siècles en tant que péché, crime, et maladie. Si elle échappait à l’Eglise, elle tombait sous le joug de la loi laïque ou sous l’emprise de la clinique" Daniel Borillo.
"Femme vipère, trône de Satan … La femme ignoble, la femme perfide, la femme lâche souille ce qui est pur, rumine des choses impies, gâte les actions… La femme est chose mauvaise, chose malement charnelle, chair toute entière". (la tradition chrétienne médiévale) Suite demain…
"Femme empressée à perdre, et née pour tromper, experte à tromper, Gouffre inouï, la pire des vipères, belle pourriture, Sentier glissant… chouette horrible, porte publique, doux poison…" (La tradition chrétienne médiévale)
"1934 Gorki écrit dans la presse soviétique que la condamnation de l’homosexualité constitue une victoire de l’humanisme prolétaire, car c’est elle qui produit le fascisme. Par une triste ironie de l’Histoire, l’Allemagne nazie mettait en place à la même époque un plan de persécution et d’extermination des homosexuels en les assimilant aux communistes." Daniel Borillo
"Gouffre de sexualité, instrument de l’abîme, bouche des vices… La femme est un farouche serpent par son cœur, par son visage ou par ses actes. Une flamme très puissante rampe en son sein comme un venin." B de Morlas.
"La femme mauvaise se peint et se pare de ses péchés, elle se farde, elle se falsifie, elle se transforme, se change et se teint… Trompeuse par son éclat, ardente au crime, crime elle-même… Femme perfide, femme fétide, femme infecte. Bde Morlas.
La femme est le trône de Satan, la pudeur lui est à charge ; fuis-la, lecteur. B. de Morlas, cité par Delumeau, La peur en Occident, coll. Pluriel, Éd. Hachette.
"Comment pénaliser le discours de ceux qui refusent l’égalité des droits, dans la mesure où c’est l’inégalité qui est aujourd’hui la norme, la loi, et pour certains ce "bon sens" homophobe, qu’il ne va pas être facile de criminaliser" Didier Eribon
« On ne naît pas femme, on le devient » Simone de Beauvoir
"On s’autorise à se justifier de hiérarchiser les sexualités en plaidant que personnellement, on aime beaucoup les homosexuels ; cela permet de répondre politiquement à une demande de reconnaissance en tenant le langage de la compassion, de la tolérance, voire de l’affection." Eric Fassin
Au XIXème siècle encore, le célèbre médecin anglais Acton écrivait : "Toute idée de plaisir sexuel chez la femme est une infâme calomnie".
"Acceptée dans la sphère intime de la vie privée, l’homosexualité devient insupportable quand elle revendique publiquement l’équivalence avec l’hétérosexualité" Daniel Borillo.
Dicton : « une femme honnête n’a pas de plaisir »
"Combien de discours juridiques, psychanalytiques, sociologiques, politiques, etc…sont de l’ordre de l’injure, en ce sens qu’ils font exister la réalité sociale d’infériorisation que l’injure, la diffamation, le langage de haine, viennent en accord avec eux, inscrire dans la vie quotidienne des homosexuels" Didier Eribon
« Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours » Benoîte Groult
"Nous, citoyen-ne-s Lesbiennes Gays Bi et Trans, n’aspirons qu’à être des citoyen-ne-s à part entière, nous refusons d’être les seuls citoyen-ne-s entièrement à part". Heterhomo.
« Le féminisme, c’est ne pas compter sur le Prince Charmant ». Jules Renard
"L’homophobie constitue une menace pour les valeurs démocratiques de compréhension et de respect d’autrui, en ce sens qu’elle promeut l’inégalité des individus en fonction de leurs simples désirs, encourage la rigidité des genres masculin et féminin, et favorise l’hostilité envers l’autre. Il s’agit d’un délit susceptible de sanction juridique". Daniel Borillo
"Je n’ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c’est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson". Rebecca West
A Tardieu éminent Professeur écrivait en 1857 : "le pédéraste contrevient à l’hygiène, à la netteté, il ignore la lustration qui purifie ; sa morphologie permet de le reconnaître, le développement excessif de ses fesses, la déformation infundibuliforme de l’anus en entonnoir, le relâchement du sphincter, l’effacement des plis, les crêtes et caroncules du pourtour de l’anus…Suite demain…
A Tardieu éminent professeur en 1857 : "le pédéraste a une dilatation extrême de l’orifice anal, l’incontinence des matières, les ulcérations, les rhagades, les hémorroïdes, les fistules, la blennorragie rectale, la syphilis, les corps étrangers introduits dans l’anus, la forme et la dimension excessive du pénis, une verge tordue sur elle-même, signent l’appartenance à l’espèce nouvelle, stigmates physiques, témoins matériels d’une dépravation profonde inscrite dans l’esprit des invertis". Suite demain…
A Tardieu éminent Professeur écrivait en 1857 : "Monstre dans la nouvelle galerie des monstres, le pédéraste a partie liée avec l’animal ; dans ses coïts, il évoque le chien ; sa nature l’associe à l’excrément, il recherche la puanteur des latrines. Pour la débauche fellatoire, je note une bouche de travers, des dents courtes, des lèvres épaisses, renversées complètement, déformées, en rapport avec l’usage infâme auquel elles servaient."
"Tant qu’une seule femme sur la planète subira les effets du sexisme, la lutte des femmes sera légitime et le féminisme nécessaire". Isabelle Alonso
"L’homophobe se montre moins violent envers la folle ou la camionneuse, qu’envers ceux qui n’affichent pas le stéréotype car celui-ci permet de rassurer en gardant une distance, mais une fois le cliché disparu, l’angoisse de s’imaginer lui-même homosexuel déclenche la peur et le dégoût" Daniel Borillo
« Les féministes peuvent se disputer, ce sont des hommes comme les autres ! » Florence Montreynaud
"Ce n’est pas le départ de deux garçons pour aller coucher dans le même lit qui est insupportable, mais c’est leur réveil heureux" Michel Foucault
"Les femmes n’ont pas tort du tout quand elles refusent les règles de vie qui sont introduites au monde, d’autant que ce sont les hommes qui les ont faites sans elles". Montaigne, Essais, III, 5
"Je me croirais le plus heureux des mortels, si je pouvais faire que les hommes pussent se guérir de leurs préjugés" Montesquieu
"Puisque la femme n’est qu’une ménagère, n’a-t-on pas besoin d’elle dans ce grand ménage mal administré qu’on nomme Etat ?" Maïté Albistur et Daniel Armogathe, extrait de l’Histoire du féminisme français du Moyen Age à nos jours
Ça aura changé quand on dira : « Blacks Blancs Beurs Homos » Heterhomo
Il n’y a pas de prétendue « nature féminine » préexistant aux conditions sociales qui produisent les femmes en tant que femmes. Guillaume Carnino.
"Dans l’imaginaire érotique des hétérosexuels, les douches collectives revêtent une importance consternante". Léo Bersani
Le genre est une question de culture : il se réfère à la classification sociale en « masculin » et « féminin ». Le genre est le sexe social, la part variable de l’identité sexuelle, par opposition au sexe biologique considéré comme immuable. Guillaume Carnino.
"Stigmatiser l’autre pour se conforter soi-même, voici la logique d’un mécanisme psychologique bien rôdé qui a rapporté la preuve de son efficacité dans le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie…"Daniel Borillo
"Qu’il s’agisse du sur-mâle viril plein d’assurance ou de la femme-objet incarnation parfaite de la féminité, on ne peut exister en tant que stéréotype, d’où une grande frustration". Guillaume Carnino.
"La violence contre les homosexuels n’est autre que la manifestation de la haine contre la partie de soi, homosexuelle que l’on voudrait effacer, ce mécanisme de défense permettrait de réduire l’angoisse intérieure de s’imaginer soi-même en train de désirer un individu du même sexe, l’homophobie est un dysfonctionnement psychologique" Daniel Borillo
"La femme mariée est soustraite aux protections de la loi, tandis que l’homme marié est soustrait aux sanctions de la loi". Guillaume Carnino.
"Pour un raciste, les noirs seraient une race dangereuse et inférieure et ils menaceraient de nous détruire, mais même le pire raciste ne pourrait craindre que les noirs aient le pouvoir séducteur de le rendre noir. Or c’est exactement en quoi consiste l’homophobie". Léo Bersani
"La primauté de la parole masculine, son aptitude à apparaitre « neutre et universelle » est l’un des mécanismes qui permet au masculin de servir de référence, de modèle et de prototype au genre humain". Godelier.
"Non messieurs, nous ne sommes pas vos inférieurs, ni des ratés de la nature, vos idéologies totalitaires nées à une époque où l’espèce humaine en tribus devait réussir à survivre nous infériorisent, mais vous avez tort : biologiquement, spirituellement, psychologiquement, socialement nous sommes vos égaux". Bertrand Delanoë
"Drames personnels, rejet familial, scolaire ou professionnel, blessures intimes, désespoir : l’homophobie est une violence sociale encore méconnue qui continue à briser des vies" Bertrand Delanoë
Lorsque l’on parle des « hommes » en désignant des êtres humains des deux sexes, on établit déjà les premières bases de la domination masculine. Godelier.
"Depuis plus de 20 ans, les plus prestigieuses publications scientifiques considèrent l’homophobie comme un trouble de la personnalité et un problème de santé psychologique de premier ordre." Daniel Borillo
"Non seulement la société définit le sexe comme une réduction à partir de différents facteurs biologiques et sociaux, mais surtout elle transforme les individu-e-s de façon à les faire correspondre aux archétypes de sexe." Guillaume Carnino
"La prise de conscience de la gravité du phénomène homophobe est un préalable nécessaire à l’action répressive, car dans le cas contraire, celle-ci sera ressentie comme partiale, au service exclusif des intérêts d’une partie de la population" Daniel Borillo
"Il y a continuité et non rupture du plus masculin au plus féminin. Il n’existe pas de critère qui, seul, permette de dire s’il s’agit d’un homme ou d’une femme." Guillaume Carnino
"L’homophobie trouve ses origines dans la peur d’être soi-même homosexuel. Réprimant certains désirs qui sont en lui, l’hétérosexuel pour accomplir ce refoulement, établit la barrière du dégoût, de la pudeur et de la moralité contre ces désirs réprimés et les traduit en rejet de l’homosexuel" Daniel Borillo
« le sexe induit le genre » est une conception figée et réactionnaire, pour laquelle le sexe est déterminé et induit de façon directe un certain nombre de caractéristiques : le genre. Guillaume Carnino
"L’homophobie est nécessaire pour une catégorisation sexiste des comportements, elle est idéale pour une société inégalitaire et patriarcale : elle permet de cloisonner et d’inculquer les comportements sexués nécessaires à la reproduction patriarcale." Christophe Gentaz.
"L’hétérosexualité est un système politique en soi, dont la famille est la pierre angulaire. La famille se construit comme le lieu même de l’aliénation sexiste, de la soumission à l’ordre moral. L’hétérosexisme conditionne la triple journée des femmes (travail salarié, domestique, puis sexuel)." Monique Wittig
Aucun hétérosexuel ne songe à faire son coming-out, il est déjà dans l’univers public, de part sa "normalité". L’homosexuel de part sa différence, doit s’annoncer, demander la permission, et prévenir les "normaux" de son entrée dans un territoire qui ne lui est pas naturellement destiné. Mais cette demande n’est-elle pas le signe de la reconnaissance de cette forme de discrimination hétérosexiste ? Daniel Borillo
Les catégories de sexe fonctionnent parfaitement avant même le jour de la naissance : les échographies sont riches de commentaires sexistes « comme il est agité » « comme elle est mignonne » Guillaume Carnino.
"Comme il est réjouissant de constater que quelquefois les hommes sont capables de s’aimer vraiment" Heterhomo
"En fait la femme choisit d’être un individu complet, un sujet et une liberté ; si ce choix se confond avec celui de virilité, c’est dans la mesure où la féminité signifie aujourd’hui mutilation". Simone de Beauvoir.
« Les lesbiennes sont les seules à ne pas pactiser avec l’oppresseur, tandis que les autres « collaborent ». Les féministes radicales.
"Le coming-out peut devenir une situation particulièrement salutaire mettant un terme à la socialisation hétérosexiste et permettant par conséquent de restaurer l’estime de soi et de ses semblables, il peut aussi représenter une justification sociale et d’inscription dans une identité sexuelle" Daniel Borillo
« Ce qui fait une femme est une relation de servage à l’homme avec mariage, maternité, obligations physiques, et économiques ». Monique Wittig
"Si la reproduction qualifie l’intérêt social d’une sexualité (hétéro) au détriment d’une autre (homo), pourquoi ne pas obliger les célibataires hétéros à se marier, les couples mariés à se reproduire ? Pourquoi ne pas contraindre les stériles à se soigner, ou à adopter des enfants ? Pourquoi continuer à autoriser la contraception ou l’interruption volontaire de grossesse ? " Daniel Borillo
Au XIXème siècle encore, le célèbre médecin anglais Acton écrivait : "Toute idée de plaisir sexuel chez la femme est une infâme calomnie".
"L’éducation relative à la lutte contre l’homophobie consiste à sensibiliser la population hétérosexuelle de façon à ce que celle-ci ne considère plus sa sexualité comme incontestable, ni son comportement comme nécessairement partagé par tous, et que les autres sexualités ne peuvent lui nuire ou constituer une provocation" Daniel Borillo.
« La possession de la femme par l’homme s’étant démocratisée, tout représentant du sexe masculin dispose aujourd’hui d’un personnel féminin comprenant en une seule personne une putain, une mère, une compagne et une servante. »
" Bien que le principe d’égalité soit formellement proclamé c’est au nom de la différence d’orientation sexuelle et en cachant précautionneusement toute volonté discriminatoire, que les dominants réservent un traitement défavorisé aux dominés ! " Daniel Borillo
Aujourd’hui nous avons la science qui, elle, se veut objective. La psychanalyse et la psychologie qui prêchent la "vérité" de la "nature" humaine ont créé une image quasi irréfutable de la "nature féminine".
"Préalablement à la répression, la lutte contre l’homophobie nécessite donc une action pédagogique destinée à modifier cette double image ancestrale d’une hétérosexualité vécue comme naturelle et d’une homosexualité présentée comme un dysfonctionnement affectif et moral" Daniel Borillo
« La psychologie et la psychanalyse, au lieu d’employer les instruments qui leur sont propres pour démontrer comment des êtres humain-e-s ont été métamorphosé-e-s en hommes et en femmes, sont devenues elles-mêmes des instruments de manipulation sexiste pour le patriarcat ».
"La simple présupposition de l’hétérosexualité constitue en soi une violence symbolique quotidienne envers ceux qui ne partagent pas ce sentiment supposé commun : le médecin qui s’adresse à un patient de sexe masculin en parlant de sa compagne comme si l’hétérosexualité allait de soi, l’infirmière scolaire qui conseille systématiquement aux filles d’utiliser des contraceptifs sans imaginer qu’il puisse y avoir des lesbiennes dans la classe, ou bien encore les manuels de sexualité faisant exclusivement référence aux pratiques hétérosexuelles…" Daniel Borillo
Le problème de la transsexualité prouve bien que c’est l’identité sexuelle psychique qui est déterminante et non l’identité biologique. Les transsexuel-le-s sont des êtres biologiquement femmes mais qui se sentent hommes - ou vice versa. Quelque chose s’est "mal" passé lors de leur dressage à l’identité sensuelle, c’est pourquoi une âme d’homme ou de femme habite un corps qui ne lui est pour ainsi dire pas approprié. La médecine progressiste professe aujourd’hui que dans un tel cas, une seule solution possible est d’adapter le corps à la conscience et non pas l’inverse. La psyché est donc plus déterminante que l’anatomie.
" L’anti communautarisme est un nom pudique pour masquer l’opposition à la culture gay qui fait partie intégrante du multiculturalisme, mais il existe un communautarisme majoritaire, blanc, catholique, hétérosexuel". Heterhomo
Le tragique du drame de l’identité sexuelle réside dans le fait que notre société soi-disant égalitaire n’accorde aucune place a un comportement ambigu : on est soit complètement femme, soit complètement homme. Si l’on n’entre pas dans l’une ou l’autre des deux catégories, on n’a pas de place. Etre tout bonnement humain-e, mais ça ne suffit pas ! Bien au contraire, ça peut mener un-e être humain-e à un conflit déchirant qui se terminera bien souvent par le suicide.
"L’homosexualité n’est pas une maladie, mais enfin personne n’aimerait l’attraper" réflexion d’un élève lors d’une intervention en milieu scolaire de SOS-Homophobie
Rien, pas même l’appartenance à une "race" ou à une classe, ne nous marque autant que l’appartenance à un sexe. Rien ne détermine aussi profondément notre vie et les réactions de notre entourage que notre sexe biologique. Avec l’exclamation, c’est une fille !" ou "c’est un garçon !", les dés sont jetés.
" Un-e bon-ne homo est un-e homo invisible, il-elle rigole des plaisanteries homophobes, il-elle en raconte même, il-elle laisse sans réagir prononcer des insultes homophobes, il-elle ne manifeste pas, il-elle paye ses impôts, il-elle ne revendique rien et se laisse plumer ". Heterhomo
Dès le premier jour, notre sexe sert de prétexte au dressage à la "féminité" ou à la "masculinité". Impossible d’y échapper. Les parents qui tentent de briser la contrainte de la distribution des rôles n’y parviennent qu’en partie.
« La discrétion du placard n’est rien d’autre que la déférence envers une hiérarchie des identités qui réserve les positions inférieures à ceux qui consentent à garder leur secret, à parler dans le privé". Léo Bersani
Dès l’allaitement, le dressage est plus sévère pour une fille que pour un garçon. Les filles doivent se soumettre, on brise leur volonté. Le besoin d’apprivoiser l’enfant est plus fort lorsqu’il s’agit d’une fille. Si c’est un garçon, bien qu’il soit tout petit et sans défense, il représente déjà le symbole de l’autorité à laquelle se soumet la mère elle-même. Brunet et Lézine (psychologues)
"L’homophobie est le moyen le plus simple et le plus sûr de disqualifier l’adversaire et c’est pourquoi elle trouve un terrain si favorable dans les milieux où la haine sociale, religieuse, raciste, xénophobe ou antisémite et déjà profondément enracinée. D’une certaine façon elle est l’étrange dénominateur commun des diverses rancœurs, qu’elle permet de ressouder autour d’une même cause. " Louis Georges Tin
Toutes les petites filles sont plus passives, plus tournées vers les grandes personnes alors que les petits garçons sont plus actifs et plus tournés vers la réalité matérielle. C’est juste ! Mais ce n’est pas inné, c’est bel et bien inculqué. Dès le berceau !
" L’homophobe se montre moins violent envers la folle ou la camionneuse, qu’envers ceux qui n’affichent pas le stéréotype car celui-ci permet de rassurer en gardant une distance, mais une fois le cliché disparu, l’angoisse de s’imaginer lui-même homosexuel déclenche la peur et le dégoût" Daniel Borillo
« Il est frappant de constater que lorsqu’on aborde la plupart des aspects de la vie (développement de la fibre maternelle chez les petites filles, façon dont on leur apprend à se servir de leurs mains, à être adroites pour les intégrer et les exploiter plus tard dans les tâches ménagères ou professionnelles) un seul domaine reste totalement exclu, celui de la sexualité. Nous savons, bien sûr, que là aussi les hommes et les femmes se comportent différemment, mais nous jugeons ça naturel ». Ursula Scheu
"Les théories théologiques, morales, juridiques, médicales, biologiques, psychanalytiques, anthropologiques, etc., ne sont jamais que des raisons trouvées pour justifier a posteriori une intime conviction, évidemment injustifiable." Louis Georges Tin
C’est dans le processus même de socialisation des êtres que se lient la passivité et la soumission féminines, l’activité et la domination masculines. En omettant de soulever le problème de la formation d’un comportement spécifiquement sexuel, la science fait croire que le comportement sexuel, tel qu’on le rencontre aujourd’hui, est un comportement « naturel ».
L’homophobie contribue à la propagation du SIDA dans de nombreux pays : « l’épidémie continuera tant que les homosexuels ne pourront pas réclamer un traitement sans craindre pour leur sécurité ». Elton John.

