Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

Lors d’une récente interview, Mika revient sur les moments difficiles qu’il a vécus pendant son adolescence. Le chanteur se confie : "Comme tous les adolescents, j’ai eu droit à toutes les injures. Beaucoup d’entre elles étaient homophobes".
Et, comme toute personne normalement constituée ayant subi ce genre de traumatisme, il avoue avoir été en proie au doute : "Je m’asseyais dans mon bain ou ma douche et me regardais en pensant : ’Oh mon Dieu, je suis bizarre. Je suis un monstre. Comment vais-je survivre ?’ Je pensais : ’Je vais devenir une version intouchable de moi, alors je serai capable de survivre sans être traité comme une merde pour le reste de ma vie." Bingo.
Il ajoute : "Je me suis métamorphosé en version exagérée de moi, si râleur que ces gens n’avaient pas besoin de me critiquer parce que je ne rivalisais pas avec ce qu’ils essayaient d’être. La logique était que si je me différenciais de ce qu’ils étaient, je n’étais plus une menace pour leur territoire."
_ Sliimmy
Têtu par Florent Gilles 04 février 2010
Ses amis le savaient depuis longtemps, ses parents depuis deux ans, et nous depuis aujourd’hui : Rostam Batmanglij, membre de Vampire Weekend, le groupe le plus branché du moment, est gay. Il sort du placard dans l’édition américaine de « Rolling Stone »… Et raconte sa récente rupture.

C’est l’histoire assez classique d’un jeune Américain d’origine iranienne qui sort du placard en entrant à l’université de Columbia. Quand il en sort, il monte un groupe avec ses camarades. Le groupe en question n’est autre que Vampire Weekend. L’un des journalistes du magazine, Josh Eells, nous dit tout : « A part ça, Rostam est gay, un détail dont il n’a jamais encore parlé en public. Ses amis le savent depuis l’université ». Et comment ont réagi ses parents ? A priori, plutôt bien si on en croit le jeune Rostam cité par le journaliste de Rolling Stone : « Mon père a grandi dans un pensionnat anglais, on peut difficilement faire plus gay ».
Toujours dans le même article, on apprend également que le jeune musicien sortait d’une rupture avec son copain au moment de l’enregistrement du nouvel album de Vampire Weekend : « J’ai tout fait pour le retenir », explique Rostam. « Il m’a brisé le cœur ». Pour tourner la page, Rostam s’est alors enfermé en studio avec ses camarades pour enregistrer et finaliser leur second disque, jusqu’à y passer 15 heures par jour !
Et noyer son chagrin dans le travail, parfois ça a du bon. En France, l’album Contra s’est déjà vendu à 20.000 exemplaires en l’espace de deux semaines, un chiffre très honorable en ces temps de crise du disque. Si Rostam est moins médiatisé que le charismatique chanteur Ezra Koening, il demeure néanmoins l’un des deux leaders de Vampire Weekend avec Ezra. Et aussi désormais l’un des nouveaux visages d’une homosexualité assumée dans le monde du rock.

" L’homophobe se montre moins violent envers la folle ou la camionneuse, qu’envers ceux qui n’affichent pas le stéréotype car celui-ci permet de rassurer en gardant une distance, mais une fois le cliché disparu, l’angoisse de s’imaginer lui-même homosexuel déclenche la peur et le dégoût" Daniel Borillo