La Corée reconnaît le statut de réfugié à un homosexuel pakistanais
Un tribunal sud-coréen a estimé qu’un homosexuel pakistanais ayant fui son pays par crainte d’être persécuté en raison de son orientation sexuelle avait droit au statut de réfugié en Corée du Sud.
En février 2009, une première demande avait été rejetée par le ministère de la Justice, qui avait déclaré la requête ne satisfaisait pas aux critères d’une "crainte bien fondée d’être persécuté" tel que stipulé par l’Organisation des Nations Unies.
Mis en ligne le 04/01/2010
Choi Hyun-sook, première candidate lesbienne aux législatives
Têtu par Franck Bianchi jeudi 20 mars 2008,
Sa candidature est symbolique dans ce pays où l’immense majorité des gays et lesbiennes ne peuvent pas assumer ouvertement leur sexualité.
Pour la première fois, une candidate ouvertement lesbienne va se présenter aux élections législatives en Corée du Sud, qui se dérouleront le 9 avril prochain.
Âgée de 51 ans, Choi Hyun-sook (photo) avait fait son coming-out public en 2004 après son divorce.
Membre du Parti travailliste, elle va se présenter dans le district Jongno, situé dans le quartier historique de Séoul.
Elle a principalement basé son programme sur la lutte contre la corruption politique et les discriminations que subissent encore les femmes et les minorités.
Elle s’était fait connaître par son combat contre les pressions exercées par des groupes chrétiens sur le ministère de la Justice pour retirer les gays et lesbiennes de la liste des minorités à protéger contre les discriminations.
Sa candidature est symbolique dans ce pays où l’immense majorité des gays et lesbiennes ne peuvent pas assumer ouvertement leur sexualité en raison des fortes pressions familiales et culturelles
La Corée du Sud autorise les trans à changer officiellement de genre
Par Judith Silberfeld vendredi 23 juin 2006,
Dans une décision historique, surtout pour un pays aussi conservateur, la Cour suprême sud-coréenne a infirmé un jugement d’une cour inférieure qui avait rejeté la demande d’un transsexuel FTM (female to male, un homme né femme) qui désirait que son genre réel apparaisse sur les registres de l’état civil.
"Les personnes transgenres, en tant qu’êtres humains, doivent avoir le droit de jouir du respect et des valeurs d’humanité, de chercher à accéder au bonheur et de vivre une vie bienveillante", a écrit le juge Lee Yong-Hun dans la décision, cité par le quotidien coréen Chosun Ilbo.
Il a précisé qu’un changement de nom devrait pouvoir être effectué parallèlement au changement de sexe.
Le nombre de trans en Corée du Sud est estimé à 30.000.
Interdiction d’un site internet gay.
Par Judith Silberfeld jeudi 10 janvier 2002,
Les militants homosexuels sud-coréens ont déposé un recours mercredi 9 janvier contre l’interdiction par le gouvernement du premier site internet sud-coréen destiné aux gays.
Un mouvement regroupant 15 associations homosexuelles estime que l’interdiction du site est contraire à la Constitution de la Corée du sud.
"Le gouvernement n’a pas le droit de déterminer les orientations sexuelles des gens", a affirmé Im Tae-Hun, responsable de l’Alliance contre la discrimination en Corée des lesbiennes et des gays.
Selon lui, l’interdiction est contraire à la loi fondamentale du pays garantissant la liberté d’expression de parole et de presse.
Un comité gouvernemental pour la protection de l’enfance a qualifié le site de "nuisible à la moralité des jeunes" avant de prononcer son interdiction.
Le comité considère ce site comme pornographique dans la mesure où il contient des informations très explicites.
Le gouvernement a bloqué les accès à ce site à partir des écoles, des bibliothèques, des administrations ainsi que des cybercafés, mais les particuliers peuvent toujours le consulter.
La Corée du sud est l’un des pays du monde où l’utilisation de l’internet est la plus répandue (avec AFP).
Pour soutenir l’Alliance contre la discrimination en Corée des lesbiennes et des gays, rendez-vous sur http://outpridekorea.com/lgaad/ et cliquez sur “IGLHRC Action Alert”.


