Bientôt plus de droits pour les couples de même sexe ?
Têtu par Rédaction (avec agence) 14 mai 2012,
Zoran Milanovic, Premier ministre du pays majoritairement catholique qu’est la Croatie, vient d’annoncer que son gouvernement discutait en ce moment d’un « partenariat enregistré » destiné aux couples de même sexe.
Le sujet risque de déclencher des controverses dans ce pays plutôt conservateur des Balkans.
Vendredi, le premier ministre croate Zoran Milanovic (photo) a annoncé que son gouvernement de centre gauche allait accorder davantage de droits aux couples de même sexe.
Au gouvernement, « nous discutons d’un partenariat enregistré » par les pouvoirs publics, « ce qui représente une norme plus élevée » que l’actuelle législation sur les couples homosexuels, a expliqué Zoran Milanovic.
Il a exprimé l’espoir que cette mesure soit « acceptable » par la société croate, puisqu’il s’agit « simplement d’une forme d’empathie sociale, de décence et de liberté ».
L’opposition condamne
L’annonce du Premier ministre a aussitôt été saluée par les associations locales gays et lesbiennes comme un « tournant majeur » sur le chemin de la conquête de leurs droits, tandis que l’opposition conservatrice condamnait la mesure.
Majoritairement catholique, la société croate est plutôt conservatrice sur de tels sujets et l’Eglise a publiquement stigmatisé l’homosexualité comme un « handicap » ou une « perversion ».
La dernière Gay Pride a été organisé en juin 2011 dans la ville côtière de Split, et avait été émaillée d’incidents : des protestataires avaient jeté des pierres et des bouteilles sur la parade, blessant une dizaine de personnes.
En 2003, la Croatie a accordé aux couples du même sexe les mêmes droits qu’aux hétérosexuels vivant en union libre, dont une sorte de reconnaissance de la communauté de biens.
Cette loi s’applique uniquement aux couples homosexuels vivant ensemble depuis au moins trois ans.
Le Parlement européen presse les autorités croates de mieux protéger les homosexuels
Le Parlement européen presse les autorités croates de mieux protéger les homosexuels avant de rejoindre l’Union européenne selon le terme prévu de 2013. E-llico.com Mis en ligne le 05/12/2011
Le Parlement européen a adopté une résolution qui rappelle à la Croatie de son obligation de protéger les citoyens homosexuels de l’homophobie et de la violence homophobe avant de rejoindre l’UE en 2013.
L’année dernière, le Parlement européen a estimé que la Croatie, la Macédoine et la Turquie devaient prouver qu’ils pouvaient offrir "une véritable protection" pour les homosexuels afin de devenir des Etats membres. L’été dernier, une gay pride organisée dans la ville côtière de Split s’est terminée en affrontements violents.
La résolution adoptée par le Parlement européen indique qu’il est "profondément préoccupé par la violence contre les participants à la marche de la fierté LGBT à Split le 11 juin 2011 et l’incapacité des autorités croates à protéger les participants à cette marche".
Les autorités croates sont invitées à "enquêter et poursuivre les crimes commis et à développer des stratégies pour prévenir des incidents similaires à l’avenir".
Le texte les appelle également à "rapidement adopter et mettre en œuvre un plan d’action contre l’homophobie ".
Selon Ulrike Lunacek, eurodéputée et membre de l’Intergroupe du Parlement européen sur les droits des LGBT, "le travail de certaines autorités locales et nationales en Croatie mène lentement à une amélioration de la situation, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires pour s’assurer que les personnes LGBT peuvent vivre sans peur et sans discrimination dans le Sud de Europe de l’Est".
L’année dernière, le président de la Fédération de football de Croatie s’est excusé après avoir affirmé qu’il n’y aurait "pas d’homosexuels jouant dans l’équipe nationale".
Un lycéen sur deux voit l’homosexualité comme une maladie
Têtu par Rédaction (avec agence) 03 juillet 2011,
Selon un sondage réalisé par une ONG locale, les jeunes Croates ne sont pas très gay-friendly.
Pour 64% d’entre eux, les apparitions publiques d’homos devraient carrément être interdites.
Voilà un sondage qui ne vas pas donner une image très gay-friendly de la Croatie : 47% des lycéens croates de classe terminale affirment que l’homosexualité est une maladie, selon une étude publiée vendredi.
L’enquête a été réalisée au cours de l’année scolaire qui vient de s’achever auprès de 999 lycéens de classe terminale, dans 43 écoles au total réparties dans tout le pays.
Par ailleurs, plus de 64% des lycéens interrogés jugent que les apparitions publiques d’homos devraient être interdites car « elles ont un effet néfaste pour l’éducation des jeunes ».
Ce sondage a été réalisé par une ONG locale réputée, Gong, active dans la surveillance des processus démocratiques en Croatie.
Violence lors d’une gay pride
Selon le sondage, 40% des lycéens affirment également que les Croates devraient avoir dans leur pays plus de droits que les membres des communautés ethniques minoritaires.
Bientôt membre de l’UE
Ce sondage reflète les « résultats des vingt années de la transition croate, le diagnostic d’un état qui règne parmi les jeunes et qui doit inciter à ce qu’on adapte les méthodes d’éducation aux processus démocratiques », a déclaré Nenad Zakosek, professeur de la faculté des sciences politiques de Zagreb.
La Croatie a achevé jeudi avec succès ses négociations d’adhésion à l’UE et devrait devenir le 28e membre du bloc le 1er juillet 2013.
Plusieurs blessés lors d’une gay pride
Têtu par Rédaction (avec agence) 11 juin 2011,
Malgré l’importance de l’escorte policière, dans cette manifestation classée « à risque » dans ce pays très catholique, des homophobes ont pu jeter des projectiles aux participants.
Plusieurs personnes ont été blessées samedi au cours d’incidents qui se sont produits à Split, dans le sud de la Croatie, à l’occasion d’une marche d’homosexuels, pris à partie par quelque 10.000 manifestants hostiles, a annoncé la télévision publique croate.
Deux cents personnes environ participaient à cette Gay pride, sous haute protection policière, lorsque quelque 10.000 manifestants ont entrepris de lancer dans leur direction des bouteilles et des pierres, a précisé la télévision.
Plusieurs dizaines de personnes avaient été interpellées avant même le défilé, qui avait été classé à hauts risques par la police, dans cette ville souvent présentée comme le foyer des milieux conservateurs et nationalistes en Croatie.
Critiques de la police
Une centaine de manifestants ont été arrêtés après la marche homosexuelle.
Sanja Juras, membre de l’association de femmes homosexuelles Kontra, a accusé la police de ne pas avoir pris de mesures adéquates pour empêcher les violences.
« Le rassemblement d’aujourd’hui à Split a montré qu’en Croatie, le droit de choisir l’homosexualité n’est pas garanti et qu’il n’y a pas d’Etat de droit », a-t-elle dit.
Amnesty International et l’Association des journalistes croates (HND) ont condamné ces actes de violence et reproché à la police de n’avoir pas assuré d’une manière correcte la protection des manifestants.
« La police doit absolument faire comprendre que la violence discriminatoire est un délit criminel et qu’elle ne sera pas tolérée », a souligné le communiqué d’Amnesty, qui a appelé les autorités croates à agir afin d’empêcher de tels incidents à l’avenir.
Pays très catholique
L’Association des journalistes croates s’est pour sa part déclarée « choquée par la violence homophobe » qui s’est manifestée à Split, déplorant que « manifestement une police mal préparée n’ait pas pu la prévenir ».
Selon la HND, un cameramen de la chaîne RTL a été atteint à la tête par une pierre. L’association a regretté « qu’un évènement qui aurait dû mettre en évidence la maturité de la démocratie en Croatie, n’ait pas été une réussite complète car on a cédé à des petites frappes ».
La première gay pride jamais organisée en Croatie avait eu lieu à Zagreb, la capitale, en 2002, et plus d’une dizaine de participants avaient été frappés à l’issue de la manifestation.
Depuis lors, les défilés des milieux homosexuels ont lieu à Zagreb chaque année sans incidents, tout en faisant l’objet d’importantes mesures de sécurité.
La société croate reste très traditionnelle et l’Eglise catholique, très influente dans le pays, a qualifié publiquement l’homosexualité de "handicap" et de "perversion". Près de 90% des Croates sont catholiques.
Un prêtre croate condamné pour des propos homophobes
Un prêtre croate a été condamné à une peine de trois mois de prison avec sursis pour avoir exprimé sur son blog des propos homophobes, au sujet de la Gay Pride qui s’est déroulée l’année dernière à Belgrade.
E-llico.com
Mis en ligne le 25/03/2011
Franjo Jurcevic, un prêtre catholique de Kastav, à proximité du port de Rijeka, dans le nord du pays, a été reconnu coupable d’incitation à la discrimination des homosexuels et soumis à une année de mise à l’épreuve, a précisé à l’AFP une porte-parole du tribunal de Rijeka, Sandra Juranovic.
Si Franjo Jurcevic ne réitère pas son délit pendant un an, il n’ira pas en prison, a-t-elle précisé.
Le jugement a été prononcé en janvier et court désormais puisque le prêtre n’a pas fait appel, a indiqué Sandra Juranovic.
Le défilé des homosexuels, lesbiennes et autres minorités sexuelles serbes, le premier en près de dix ans à Belgrade, avait été émaillé en octobre dernier de violents accrochages entre la police et plusieurs milliers de jeunes manifestants homophobes, pour la plupart des éléments ultra-nationalistes et des supporteurs de football.
Le prêtre croate avait estimé sur son blog que de tels débordements "ont montré ce que (les habitants de Belgrade) pensent des psychopathes". "Bravo aux citoyens normaux de Belgrade !", ajoutait Franjo Jurcevic."
C’est comme cela que les gens normaux de Zagreb devraient réagir quand ces malades occupent l’espace public", poursuivait-il à l’adresse des homosexuels.
Un mouvement croate de défense des lesbiennes, Kontra, s’est félicitée de la décision de justice à l’encontre de Franjo Jurcevic, y voyant un "message important en direction de l’opinion publique, selon lequel l’incitation à la discrimination et à la violence à l’encontre de groupes sociaux quels qu’ils soient, ne doit pas être tolérée". Kontra a décidé de poursuivre le prêtre en justice.
En Serbie, la commissaire serbe pour l’Egalité, Nevena Petrusic, a invité récemment un archevêque de l’Eglise orthodoxe, Amfilohije, à présenter ses excuses aux participants de la Gay Pride à Belgrade après des propos qu’ils avaient tenus à leur encontre après le défilé.
L’archevêque avait estimé qu’une telle manifestation "polluait plus que l’uranium". Amfilojihe a refusé de présenter ses excuses.
Source : AFP
Le président de la Fédération de football s’excuse pour ses propos homophobes
Devant la polémique, le président de la Fédération croate de football s’est finalement excusé mercredi après ses propos homophobes.
"Je m’excuse auprès de tous ceux qui ont été blessés par des parties de mon interview", a déclaré Vlatko Markovic dans un communiqué. Mon intention n’était pas de blesser qui que ce soit (…)
Je n’ai absolument rien contre des membres des minorités en général et notamment contre les homosexuels".
Mis en ligne le 10/11/2010
Les homos bannis de l’équipe nationale de football
Le président de la fédération croate de football a provoqué la colère des associations LGBT en affirmant qu’il n’y avait pas de place pour les homosexuels dans l’équipe nationale de football.
Les associations gays et lesbiennes croates ont condamné les propos de Vlatko Markovic, qui a affirmé qu’il n’y avait pas de place pour les homosexuels dans l’équipe nationale.
Interrogé pour savoir si dans sa carrière, il avait déjà rencontré un footballeur homosexuel, il a répondu : "Heureusement, seuls les gens normaux jouent au football".
Les organisations LGBT croates ont annoncé qu’elles allaient poursuivre le responsable sportif pour discrimination et saisir l’UEFA.
Emy Ritt, co-président de la Fédération des Gay Games, a estimé que ces commentaires étaient "totalement inacceptables" et "témoignaient d’un langage et d’une pensée que nous espérions ne plus avoir cours chez les officiels du sport, et encore moins du président d’une fédération sportive nationale".
L’équipe de football nationale croate est dans le top dix du classement mondial de la FIFA.
Mis en ligne le 10/11/2010
Une jeune lesbienne hospitalisée illégalement en institution psychiatrique pendant plusieurs années
Une jeune Croate a été hospitalisée en institution psychiatrique, de force et illégalement pendant cinq ans, en raison de sa seule orientation sexuelle.
Les organisations LGBT croates réclament aujourd’hui justice.
Ana Dragičević, aujourd’hui âgée de 21 ans a été placée à l’âge de 16 ans par ses parents dans l’hôpital psychiatrique de Lopača, à côté de Rijeka en Croatie. Ils avaient découvert que leur fille avait une petite amie et refusaient son orientation sexuelle. Au cours de son hospitalisation contrainte, Ana a subi un traitement proprement inhumain.
Il a été établi depuis qu’aucun élément légal n’avait jamais existé pour justifier son hospitalisation forcée, en particulier après l’âge de 18 ans.
L’affaire est rendue publique aujourd’hui en France par le Centre LGBT Paris IDF.
Sur place, l’association LGBTIQ Coordination of Croatia exige des institutions judiciaires et gouvernementales croates qu’elles instruisent ce dossier abusif et que les personnes responsables des violences infligées à Ana pendant toute son adolescence, qu’il s’agisse des responsables de l’hôpital comme de ses parents, soient jugées comme il se doit.
L’association appelle à un soutien international "pour réparer le préjudicie subi par Ana mais également pour empêcher à l’avenir tout cas similaire en Croatie".
L’association procède également à une collecte de fonds pour aider Ana à vivre et entreprendre des études.
Mis en ligne le 03/02/2009
Des statues de Zagreb revêtues de foulards arc-en-ciel
Des statues de personnalités historiques croates du centre de Zagreb ont été revêtues de foulards aux couleurs de l’arc-en-ciel par des militants des droits des homosexuels pour marquer la journée internationale du "coming out".
Une dizaine de statues d’hommes politiques, de scientifiques ou de poètes ayant marqué le passé de l’ex-république yougoslave ont été ornées d’une étoffe arc-en-ciel, un des symboles de la communauté LGBT.
"Notre objectif était de donner un peu de lumière à ces monuments ternes et renfrognés. Il ne s’agit pas d’un acte de vandalisme, car aucune de ces sculptures n’a été profanée ou endommagée", lit-on dans un communiqué de presse de l’association locale Kuga, auteur de cette "exposition de rue".
Une journée internationale du "coming out" ("sortie du placard") est célébrée chaque 11 octobre depuis 1988, un an après la tenue à Washington d’une marche historique qui avait rassemblé quelque 500.000 personnes réclamant l’égalité des droits des homosexuels.
La société croate est largement conservatrice et réticente à l’égard des libertés des gays. La puissante Eglise catholique croate condamne publiquement l’homosexualité, qu’elle qualifie de "perversion" et de "handicap".
Une Gay Pride est organisée à Zagreb une fois par an depuis 2002, mais ces défilés sont toujours sécurisés par d’importants dispositifs policiers. Plus de vingt participants à cette marche ont été blessés en juillet 2007.
Depuis juillet dernier, la discrimination en raison de l’identité et de l’orientation sexuelles est sanctionnée en Croatie par une loi.
Mis en ligne le 13/10/2008
La Croatie adopte une loi anti-discrimination malgré l’opposition des Eglises
Le parlement croate a adopté mercredi une loi sur la prévention de la discrimination en raison de l’orientation sexuelle malgré l’opposition des principales religions du pays, notamment de l’Eglise catholique, qui ont dénoncé un texte "violant les valeurs du mariage et de la famille".
La loi, "alignée sur la législation de l’Union européenne" que la Croatie souhaite vivement intégrer en 2010, a été approuvée par 117 élus sur les 153 que compte le parlement croate.
Outre des articles concernant la discrimination sur l’appartenance ethnique, raciale, nationale, sociale, politique ou religieuse, cette loi réprime également la discrimination en raison de l’identité et de l’orientation sexuelles.
Plusieurs associations locales de droits de l’homme ont félicité le gouvernement pour n’avoir pas cédé aux pressions religieuses.
Mis en ligne le 10/07/08
Condamnation à une peine de prison pour l’attaque de la Gay Pride de Zagreb
Un homme de 25 ans a été condamné à 14 mois de prison après avoir été déclaré coupable d’un crime de haine par un tribunal croate lors la Gay Pride de Zagreb en 2007.
Josip Situm a été condamné pour avoir mis en danger la vie d’autrui et soumis à un traitement psychiatrique pendant sa détention.
Suspecté d’avoir préparé des cocktails Molotov destinés à une attaque contre la Gay Pride de Zagreb le 7 juillet dernier, il avait été arrêté par la police alors qu’avec deux autres hommes il s’appêtait à lancer des œufs et des tomates contre les manifestants. Il était jugé pour mise en danger de la vie et de la propriété par un acte de haine.
L’accusation a retenu qu’il avait confestionné ces engins explosifs chez lui avec l’intention de les jeter sur la foule des marcheurs de la Gay Pride.
L’accusé a nié avoir eu l’intention d’utiliser ses bombes, bien que se déclarant hostile à la marche gay du fait de ses convictions religieuses de catholique.
C’est la première personne condamnée pour un crime de haine en Croatie depuis que ce pays a introduit ce délit dans son code pénal en 2006.
Une dizaine de personnes avaient été injuriées et victimes de violences lors de la Gay Pride de Zagreb en juillet 2007 qui avait rassemblé quelques centaines de marcheurs. Une bande homophobe d’une vingtaine de jeune avait agressé les participants à la marche. Huit d’entre eux avaient été arrêtés par les forces de police.
La Croatie a légalisé l’homosexualité en 1977 et mis l’âge de consentement sexuel sur un pied d’égalité entre les relations hétéro et homosexuelles en 1998.
Néanmoins une forte culture catholique imprègne encore les mentalités et l’homophobie reste très forte dans ce petit pays qui aspire à rejoindre l’UE dans les prochaines années.
Mis en ligne le 27/02/2008
La 6ème Gay Pride réclame la visibilité pour les homosexuels
Plus de deux cents gays et lesbiennes croates, protégés par presque autant de policiers, ont défilé samedi à Zagreb pour réclamer leur droit à la "visibilité", une marche accueillie par quelques huées et des injures.
"Nous souhaitons être visibles ! On en a marre de se taire, de se cacher, d’avoir peur, on en a marre de l’homophobie.
Nous voulons avoir le droit à la visibilité 365 jours par an", ont proclamé des leaders d’associations gays locales depuis une estrade au centre-ville.
"Nous faisons face au rejet, à la discrimination, aux injures, aux licenciements, à la violence physique", ont-ils lancé.
Peu auparavant, les participants à cette 6ème Gay Pride annuelle, qui ont défilé pendant une demi-heure au son de tambours et de sifflets, ont fait l’objet de huées et d’injures proférées par certains passants. "C’est ça la Croatie ?", leur lançait un homme d’une cinquantaine d’années, se présentant comme membre d’un "mouvement anti-européen". "Il faudrait tous les abattre par une mitrailleuse", a-t-il dit, ajoutant que la Croatie était "dirigée par une Europe homosexuelle". Sans pouvoir se rapprocher du cortège, entouré d’un cordon de policiers, une vingtaine de jeunes gens ont également insulté les manifestants.
En Croatie, où l’Eglise catholique a qualifié l’homosexualité de "handicap" et de "perversion", la première Gay Pride en 2002 s’est terminée par l’agression de dizaines de participants. Une loi sur l’union entre personnes du même sexe a été adoptée en 2003 par le Parlement croate. Elle reconnaît uniquement le droit au "soutien mutuel" au sein du couple et le droit à la succession.
Mis en ligne le 09/07/07
Un couple de touristes gay allemands sauvagement battu
Un couple de touristes gay allemands a été sauvagement battu par des inconnus car les deux hommes se promenaient main dans la main.
Les deux touristes allemands, âgés respectivement de 39 et 20 ans, ont été agressés dans une rue du centre-ville de Split, au sud de la côte adriatique croate. L’homme le plus âgé a eu besoin de soins médicaux en raison de blessures au visage, notamment le nez cassé, a expliqué à l’AFP une porte-parole de la police.
Il s’agit de la quatrième attaque brutale contre des touristes étrangers gay et lesbiennes dans la région de Split depuis juillet. Lors de la plus grave agression, deux gay britanniques ont été sauvagement battus par des habitants de l’île de Hvar.
Mis en ligne le 18/09/06
Les gay croates dénoncent l’hostilité à l’égard de touristes gay étrangers
Des associations de défense des homosexuels croates ainsi qu’une agence de tourisme et des responsables locaux ont dénoncé mercredi l’homophobie manifestée ces derniers jours par certains médias croates à l’égard de touristes gay, notamment Français.
"Ces derniers jours, l’opinion publique a été témoin d’un sensationalisme jamais vu (…) quant aux vacances d’un groupe de touristes français", a affirmé un activiste local, Dorino Manzin, dans un communiqué de presse. "Il s’agit d’une homophobie évidente des rédactions" des quotidiens Vecernji List et de Slobodna Dalmacija, a-t-il ajouté.
Depuis plusieurs jours, les deux journaux se sont attaqués à l’arrivée de groupes de touristes "homosexuels qui envahissent" l’île de Hvar, une destination très convoitée dans le centre du littoral croate.
Pour sa part, l’agence Croatie Tours qui a organisé le voyage d’une trentaine de touristes français à Hvar, a adressé une lettre ouverte au quotidien Slobodna Dalmacija pour dénoncer son "homophobie nuisible pour une société qui souhaite se présenter comme ouverte et tolérante". "Nous vous prions (…) de laisser nos clients se reposer en paix", écrit l’agence.
Le maire de Hvar, Pjerino Bebic, a lui aussi fustigé certains "articles de presse qui depuis des semaines tentent de provoquer des conflits entre les habitants de Hvar et des touristes" homosexuels.
Mis en ligne le 23/08/08
Une liste sur internet sème la panique chez les homosexuels
Une liste de noms de quelque 800 homosexuels circulant sur internet ces derniers jours a semé la panique parmi les homosexuels de Croatie où un sentiment homophobe prédomine parmi sa population majoritairement catholique. Cette liste comportant les noms mais aussi les numéros de téléphone des personnes circule depuis le milieu de la semaine dernière sur les courriels selon un responsable de l’organisation de défense des droits des homosexuels croates Iskorak. Cette liste contient aussi les noms de personnalités publiques, a-t-il ajouté.
Iskorak a demandé à la police d’ouvrir une enquête afin de découvrir l’identité des personnes qui ont diffusé ces informations à caractère personnel et commis ainsi un délit passible d’une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison, selon le responsable d’Iskorak.
Mis en ligne le 15/02/05
Les gays dénoncent des menaces du ministère de la Défense
L’organisation de défense des droits des gays croates, Iskorak, a indiqué samedi avoir demandé l’aide de l’Otan et de l’UE après avoir reçu des courriels de menace en provenance du ministère croate de la Défense.
Iskorak proteste également contre le laxisme des autorités locales pour identifier les auteurs de ces courriels.
Pour ces raisons, "nous avons demandé à l’Otan et à Bruxelles de nous apporter leur soutien", a indiqué dans un communiqué le président d’Iskorak, Dorino Manzin.
"Nous espérons que ces institutions vont condamner cet incident de même que l’enquête inefficace menée par la police croate", a-t-il ajouté.
La porte-parole de la police de Zagreb, Gordana Vulama, a confirmé samedi au quotidien Vecernji List, que les courriels de menace adressés à Dorino Manzin il y a une vingtaine de jours ont bien été envoyés à partir du serveur du ministère de la Défense. Par ailleurs, Dorino Manzin a été cette semaine victime d’un nouvel acte d’homophobie, selon la presse nationale. Quatre jeunes hommes ont fait voler en éclats des fenêtres de sa maison et endommagé la façade à coups de briques, selon la même source.
La plupart des Croates, qui sont à 90% de confession catholique, sont hostiles à l’homosexualité.
Mis en ligne le 08/11/04
LE DROIT AU MARIAGE POUR LES GAYS
Les associations croates d’homosexuels demandent la légalisation du mariage pour personnes du même sexe.
Les lois croates sur la famille doivent être amendées pour légaliser le mariage des homosexuels en définissant le mariage comme l’"union de deux personnes", et non l’"union d’un homme et d’une femme", selon l’association gay Iskorak.
Les associations homosexuelles croates demandent que les couples homosexuels aient des droits égaux à ceux des hétérosexuels dans les mariages ordinaires. Elles appuient leurs demandes sur les dispositions de la constitution croate qui donnent des droits égaux à tous et interdit toute discrimination.
Un défilé est prévu à Zagreb le 29 juin, pour dénoncer les discriminations dont la population homosexuelle masculine et féminine fait l’objet.
Selon un sondage, 66,2% de la population est opposée à la légalisation du mariage des homosexuels. 18% seulement des 450 personnes interrogées par le quotidien Vecernji List sont favorables à une telle législation, tandis que 15,8% sont indécis.
Mis en ligne le 27/05/02


