Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

Publié par Fabien Carlat
Une mobilisation s’organise au Danemark pour empêcher l’expulsion d’une femme trans’ guatémaltèque vers son pays d’origine après le rejet de sa demande d’asile.
Fernanda Milan raconte avoir été victime de violences transphobes de la part de civils et de policiers dans son pays, où elle militait pour les droits des personnes transgenres dans le cadre d’une organisation nommée Oasis.
Arrivée au Danemark, elle a été placée par la Croix-Rouge dans la section réservée aux hommes d’un centre pour réfugié-e-s.
Là, elle a été harcelée et violée par des hommes hébergés par le centre.
Elle a réussi à s’échapper du camp mais s’est retrouvée contrainte à se prostituer.
CONTRAINTE À LA PROSTITUTION
« Je me suis retrouvée dans la situation que je cherchais à fuir, explique-t-elle dans l’interview ci-dessous.
Au Guatemala, les femmes trans’ sont principalement forcées d’être travailleuses sexuelles parce qu’il n’y a pas d’autre opportunité pour elles.
Je n’ai pas d’opinion sur le travail du sexe, mais il ne devrait pas être forcé. (…)
J’ai essayé d’éviter cette situation. Mais quand je me suis échappée du centre, j’avais l’impression que je n’avais pas d’autre choix. »
DEMANDE D’ASILE REJETÉE
Après une descente de police en février 2011 dans le lieu où elle était contrainte à la prostitution par des proxénètes, Fernanda Milan a été hébergée pendant 1 an dans un foyer pour femmes de l’organisation anti-trafic Reden/The Nest.
Sa demande d’asile a été rejetée par le Bureau des Réfugié-e-s du Danemark en janvier 2012, malgré des conditions de vie extrêmement dangereuses pour les femmes trans’ au Guatemala.
Les 9 et 11 juillet derniers, la Commission interaméricaine des droits de l’Homme condamnait vivement le meurtre de trois femmes trans’ dans le pays.
SOIRÉE DE SOUTIEN
La mobilisation, menée par le groupe trans’ T-lounge et l’association LGBT Danemark, a pris plusieurs formes :
page Facebook, compte Twitter, pétition sur le site Change.org…
Le 25 août, un rassemblement (les manifestant-e-s étaient invité-e-s à porter un masque à l’effigie de Fernanda Milan)
et une soirée de soutien ont été organisés. Fernanda Milan était présente au rassemblement et à la soirée, au cours de laquelle elle a pris la parole.
Une chanson a ensuite été entonnée en son honneur (voir la 2e vidéo).
Un rassemblement est également prévu le 10 septembre devant l’ambassade du Danemark à Londres.
D’après les militant-e-s, le Danemark ne reconnaît pas l’identité de genre comme motif de persécution donnant droit à l’asile, au mépris des « directives de l’Union Européenne et de l’Organisation des Nations Unies ». Fernanda Milan risque d’être expulsée le 17 septembre.
Têtu par Anne-Françoise Hivert 21 mai 2012,
L’affaire fait beaucoup de bruit dans la presse danoise.
Il y a quelques jours, un prêtre de l’Église évangélique-luthérienne n’a pas voulu enterrer une défunte parce qu’elle vivait avec une femme depuis 30 ans.
De Suède.
Un prêtre de l’évêché d’Aalborg, au nord du Danemark, vient de mettre l’Église évangélique-luthérienne dans l’embarras.
Début mai, la fille d’une de ses paroissiennes lui a demandé d’enterrer sa mère, qui venait de mourir à 74 ans.
Mais en apprenant que celle dernière vivait depuis 30 ans avec une femme, il a refusé.
Il a expliqué depuis qu’il s’opposait au mariage religieux des couples de même sexe et qu’il a donc estimé qu’il ne pouvait célébrer les obsèques d’une personne homo dans son église.
Interrogée à la radio, la fille de la disparue dit avoir été profondément choquée.
Le plus terrible, selon elle, a été pour la compagne de sa mère, aujourd’hui âgée de 84 ans.
« Un incident très malheureux et regrettable »
L’affaire, qui a fait beaucoup de bruit au Danemark, a fini par atterrir sur le bureau de l’évêque d’Aalborg, Henning Toft Bro, qui fait partie des opposants de l’ouverture du mariage aux homos.
Le religieux s’est empressé de condamner l’attitude de son subalterne, évoquant « un incident très malheureux et regrettable ». Selon la presse du royaume, le prêtre risque le licenciement.
Car au Danemark, l’Église luthérienne-évangélique est une Église officielle d’État. Les prêtres sont donc des fonctionnaires comme les autres.
Leur statuts sont réglementés par la loi.
Or s’ils ont le droit de célébrer les funérailles de leurs paroissiens, ils ont aussi l’obligation de le faire, peu importe l’orientation sexuelle de ceux-ci, rappelle le Syndicat des prêtres danois.
Le mariage pour tous bientôt légalisé
Lisbet Christoffersen, professeure de droit de l’Église à l’Université de Roskilde, a affirmé au quotidien Politiken que le prêtre d’Aalborg a commis une erreur professionnelle et qu’il doit donc être sanctionné.
L’homme, qui s’est fait taper sur les doigts par sa hiérarchie, a depuis présenté ses excuses aux proches de la disparue.
Mais pour les associations danoises LGBT, l’affaire révèle surtout l’attitude négative de certains ecclésiastiques à l’égard des homos, alors que le mariage des couples de même sexe doit être bientôt légalisé, à l’initiative du gouvernement de centre-gauche, élu à l’automne dernier.
Têtu par Anne-Françoise Hivert 21 mai 2012,
_ L’affaire fait beaucoup de bruit dans la presse danoise. Il y a quelques jours, un prêtre de l’Église évangélique-luthérienne n’a pas voulu enterrer une défunte parce qu’elle vivait avec une femme depuis 30 ans.
Un prêtre de l’évêché d’Aalborg, au nord du Danemark, vient de mettre l’Église évangélique-luthérienne dans l’embarras.
Début mai, la fille d’une de ses paroissiennes lui a demandé d’enterrer sa mère, qui venait de mourir à 74 ans.
Mais en apprenant que celle dernière vivait depuis 30 ans avec une femme, il a refusé.
Il a expliqué depuis qu’il s’opposait au mariage religieux des couples de même sexe et qu’il a donc estimé qu’il ne pouvait célébrer les obsèques d’une personne homo dans son église.
Interrogée à la radio, la fille de la disparue dit avoir été profondément choquée.
Le plus terrible, selon elle, a été pour la compagne de sa mère, aujourd’hui âgée de 84 ans.
« Un incident très malheureux et regrettable »
L’affaire, qui a fait beaucoup de bruit au Danemark, a fini par atterrir sur le bureau de l’évêque d’Aalborg, Henning Toft Bro, qui fait partie des opposants de l’ouverture du mariage aux homos.
Le religieux s’est empressé de condamner l’attitude de son subalterne, évoquant « un incident très malheureux et regrettable ». Selon la presse du royaume, le prêtre risque le licenciement.
Car au Danemark, l’Église luthérienne-évangélique est une Église officielle d’État.
Les prêtres sont donc des fonctionnaires comme les autres.
Leur statuts sont réglementés par la loi. Or s’ils ont le droit de célébrer les funérailles de leurs paroissiens, ils ont aussi l’obligation de le faire, peu importe l’orientation sexuelle de ceux-ci, rappelle le Syndicat des prêtres danois.
Le mariage pour tous bientôt légalisé
Lisbet Christoffersen, professeure de droit de l’Église à l’Université de Roskilde, a affirmé au quotidien Politiken que le prêtre d’Aalborg a commis une erreur professionnelle et qu’il doit donc être sanctionné.
L’homme, qui s’est fait taper sur les doigts par sa hiérarchie, a depuis présenté ses excuses aux proches de la disparue.
Mais pour les associations danoises LGBT, l’affaire révèle surtout l’attitude négative de certains ecclésiastiques à l’égard des homos, alors que le mariage des couples de même sexe doit être bientôt légalisé, à l’initiative du gouvernement de centre-gauche, élu à l’automne dernier.
Le gouvernement de centre-gauche danois a déposé mercredi au Parlement un projet de loi visant à "supprimer l’interdiction des mariages homosexuels à l’Eglise luthérienne d’Etat".
E-llico.com
Mis en ligne le 14/03/2012
Ce projet de loi figure à l’ordre du jour des discussions du 20 mars, mais le Parlement n’a pas communiqué la date du vote.
Si elle est adoptée, cette loi entrera en vigueur le 15 juin et "nous verrons les premiers gays et lesbiennes se marier à l’Eglise luthérienne danoise dès l’été", avait affirmé le Premier ministre Helle Thorning-Schmidt lors d’une conférence de presse mardi.
C’est "une avancée réelle et qui va de soi dans un Danemark moderne", d’après Helle Thorning-Schmidt.
Toutefois, aux termes du projet présenté par son gouvernement, "chaque pasteur" sera libre de refuser de célébrer les mariages homosexuels, a-t-elle précisé.
Le Danemark a été le premier pays au monde à autoriser, le 1er octobre 1989, l’union des homosexuels à la mairie.
Ce "partenariat enregistré" accordait aux couples homosexuels, dans sa première rédaction, quasiment tous les droits dont bénéficient les couples hétérosexuels.
Manquaient le droit à l’adoption, reconnu en 2009, et le droit de se marier devant l’Eglise d’Etat, en voie d’être accordé.
Depuis 1997, l’Eglise bénit les unions civiles homosexuelles, mais ne célèbre pas la cérémonie rituelle du mariage et ne consigne pas ces couples dans les registres paroissiaux.
Au 1er janvier 2012, l’Eglise luthérienne d’Etat danoise comptait près de 4,5 millions de membres, soit 79,8% de la population danoise, d’après le ministère de l’Eglise.
Têtu par Anne-Françoise Hivert 09 décembre 2011,
Dans ce pays où l’Eglise et l’Etat restent liés, le second voudrait permettre à la première à célébrer des mariages de couples homos. Quitte à pousser les deux au divorce ?
La colère gronde dans les rangs du clergé danois.
Visé : Manu Sareen (photo), qui vient de prendre la tête du ministère des Cultes et de l’égalité des chances.
A peine arrivé, et voilà que cet ancien conseiller municipal de Copenhague né en Inde il y a 44 ans, élu de la Gauche radicale, a annoncé qu’il ferait tout son possible pour autoriser le mariage des couples homosexuels à l’Église, le plus rapidement possible.
Il a le soutien de la nouvelle majorité parlementaire de centre-gauche, élue en septembre dernier, qui en a d’ailleurs fait une de ses promesses électorales.
Les dirigeants de l’Église luthérienne danoise – l’Eglise d’État à laquelle appartiennent 80% des Danois – ne digèrent pas.
Quatre des dix évêques du royaume ont ouvertement exprimé leur opposition.
Fin novembre, trois d’entre eux ont signé une tribune dans le quotidien
Kristeligt Dagblad, où ils rappellent que « pendant des siècles », le mariage a été considéré « bibliquement, théologiquement et culturellement, comme un homme et une femme qui se promettent fidélité et amour, en tant que deux personnes de sexe différent ».
« Dieu n’a pas inventé le mariage »
Réponse du ministre : « Le mariage, ce n’est pas quelque chose que Dieu a inventé. C’est quelque chose que les hommes ont établi, et ce que les hommes établissent, ils peuvent le changer. »
D’ailleurs, selon diverses enquêtes d’opinion, une majorité des Danois serait favorable à ce que les couples homosexuels puissent se marier à l’église.
En 1989, le royaume scandinave avait été le premier pays au monde à autoriser l’union civile des couples de même sexe, appelé au Danemark « partenariat ».
Mais plus d’un quart des prêtres ont déjà annoncé qu’ils refuseraient de marier les couples homos.
3% d’entre eux seraient même prêts à renoncer à leur vocation, si la réforme du droit marital était adoptée.
Les évêques réfractaires mettent en garde : « Le parlement peut, s’il dispose d’une majorité, établir que le mariage et le partenariat sont la même chose. Mais le parlement ne peut pas imposer à l’Église un mariage sexuellement neutre. »
Sur la base du volontariat
Une chose est sûre : Manu Sareen, soutenu par la majorité de centre-gauche et plusieurs évêques dont celui de Copenhague, ne renoncera pas.
Nommé trois fois par l’association LGBT Danemark « homme politique de l’année », il avait, pendant la campagne électorale, menacé de quitter l’Église luthérienne si elle continuait à s’opposer au mariage gay.
Il assure qu’il ne forcera personne à unir deux personnes de même sexe.
Mais que ceux qui souhaitent le faire devraient en avoir la possibilité.
Le quotidien Politiken s’interroge : la séparation de l’Église et de l’État est-elle pour bientôt ?
Morten Thomsen Højsgaard, président de l’association protestante Bibelselskabet et spécialiste du sujet, répond : « Nous pouvons observer aujourd’hui une crise historique dans le mariage de raison entre l’État et l’Église et nous nous dirigeons vers une sorte de séparation. »
Rien n’indique, cependant, que le clergé danois soit prêt à aller jusque-là, d’autant plus qu’une majorité des prêtres est favorable à la réforme.
Les homosexuels danois pourront bientôt se marier devant l’Eglise évangélique luthérienne d’Etat comme les hétérosexuels, a annoncé mercredi le ministère de l’Eglise et de l’Egalité qui doit soumettre prochainement une loi à ce sujet au Parlement.
E-llico.com
Mis en ligne le 23/11/2011
"Le gouvernement a décidé que les homosexuels devaient pouvoir se marier de la même façon que les couples hétérosexuels et qu’ils pourront s’appeler des époux", annonce le ministère dans un communiqué.
"Nous nous attendons à célébrer le premier mariage l’été prochain", a confirmé à l’AFP Ellen Aagaard Petersen, rédactrice au journal de l’Eglise protestante danoise, qui estime que le vote et l’application de la loi annoncée prendront jusqu’à six mois.
"Tous les membres de l’Eglise nationale danoise doivent avoir la possibilité d’être mariés à l’église sans tenir compte de leur orientation sexuelle", ajoute le communiqué du ministère.
Le Danemark a été le premier pays au monde à autoriser, le 1er octobre 1989, l’union des homosexuels à la mairie.
Cette union est représentée par un "partenariat enregistré" qui accorde à ces couples homosexuels quasiment tous les droits dont bénéficient les couples hétérosexuels.
Depuis 1997, l’Eglise bénit les unions civiles homosexuelles mais ne célèbre pas la cérémonie rituelle du mariage et ne consigne pas les couples dans les registres paroissiaux.
Aux termes du projet de loi, les pasteurs ne seront toutefois pas tenus de marier les couples homosexuels, sans qu’un tel refus ne remette en cause le droit au mariage, a expliqué Ellen Aagaard Petersen.
"Un prêtre peut dire non, mais alors un autre acceptera", a-t-elle ajouté.
Au 1er janvier 2011, l’Eglise luthérienne d’Etat danoise comptait 4,5 millions de membres, soit 80,4% de la population du Danemark, d’après son site internet.
Le Danemark envisage la légalisation du mariage homosexuel.
Les couples homosexuels pourraient être autorisés à se marier au printemps 2012, selon une information publiée par la presse nationale.
Le Danemark a légalisé les unions civiles en 1989.
Selon le Copenhagen Post, environ 69% des Danois sont favorables au mariage gay.
Mis en ligne le 24/10/2011

"1934 Gorki écrit dans la presse soviétique que la condamnation de l’homosexualité constitue une victoire de l’humanisme prolétaire, car c’est elle qui produit le fascisme. Par une triste ironie de l’Histoire, l’Allemagne nazie mettait en place à la même époque un plan de persécution et d’extermination des homosexuels en les assimilant aux communistes." Daniel Borillo