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De nombreux africains se trompent car on les trompe

Des politiques trouvent facile de dire : s’il y a des problèmes dans ce pays, c’est à cause des homos

C’est "à cause des blancs" qui apportent cette maladie (ils connaissent la rancoeur des populations envers les anciens esclavagistes et colons).

Des religieux en face d’une population non instruite par une école publique laïque, peuvent faire croire n’importe quoi, qu’ils ne peuvent en occident où ils sont en déconfiture.

On ne diffuse pas les découvertes scientifiques sur les orientations sexuelles.

L’homosexualité, entre tabou et idées fausses

De nombreux Africains continuent à présenter l’homosexualité comme une “maladie” apportée par les Occidentaux.
Et l’homophobie fait de plus en plus de ravages
. 22.05.2008 | Christian Eboulé | Courrier international Cotonou

Dans de nombreux pays d’Afrique noire, une partie de la population continue d’affirmer que l’homosexualité vient de l’Occident.

Et, dans ces mêmes pays, le sentiment homophobe est très largement répandu.
Au Cameroun, par exemple, des scandales politico-médiatiques liés à la “question homosexuelle” ont soulevé il y a quelques mois une vague homophobe sans précédent.
Les homosexuels sont ainsi devenus les boucs émissaires d’une société où les valeurs morales sont en perte de vitesse, où les égoïsmes prennent le pas sur les solidarités ancestrales, où l’argent est roi, quelle que soit la manière dont il est gagné, où la majorité de la population est en proie à d’incommensurables difficultés économiques et sociales.
Désormais, l’homophobie s’affiche au grand jour dans toutes les couches sociales.


Pis, les amalgames entre homosexualité, pédophilie, pédérastie, franc-maçonnerie, Rose-Croix, prostitution, tourisme sexuel et pratiques perverses de toutes sortes se multiplient.

l’immense majorité est violemment homophobe

Dans cette cacophonie, le débat est souvent difficile, voire impossible.
Les positions sont manichéennes.
Il faut être pour ou contre.
Et, pour l’immense majorité, qui est bien entendu violemment homophobe, l’homosexualité est une inclination contraire aux “traditions africaines”.

D’où la résurgence du vieux mythe selon lequel l’homosexualité aurait été introduite en Afrique par les Occidentaux.
Or ce qui est vrai, c’est qu’à leur arrivée sur le continent les premiers explorateurs et les missionnaires considéraient les pratiques sexuelles africaines comme le comble de la dépravation.

Et, sans avoir réalisé la moindre étude sur le sujet, ils affirmèrent que l’homosexualité n’existait pas en Afrique.

Des recherches faites dès le début du XXe siècle ont démontré l’existence de pratiques homosexuelles en Afrique.
Malheureusement, aujourd’hui encore, beaucoup continuent de croire que l’homosexualité n’a jamais existé avant l’arrivée des Européens.

Ainsi, ces affirmations sinon mensongères, du moins hâtives, associées aux deux grands monothéismes dont l’Afrique noire a hérité, l’islam et le christianisme, déterminent en grande partie la perception que les populations ont actuellement de l’homosexualité.
Mieux, dans la quasi-totalité des pays francophones, nous avons aussi en héritage le Code napoléonien, qui interdit l’homosexualité.
Et, lorsqu’on sait qu’en Afrique noire l’univers de la sexualité est entouré de tabous, alors on comprend les controverses que peuvent susciter ces questions.
On oublie trop souvent que, pour tous les êtres humains, la construction de l’identité sexuelle est un processus complexe qui intègre des facteurs psychologiques, sociologiques et culturels.

De plus, des études récentes, réalisées notamment au Cameroun*, montrent que l’homosexualité est et a toujours été de toutes les cultures.
Seule sa perception sociale, sa désignation, son interprétation… bref, sa conceptualisation changent, en fonction des univers sociaux.
Et l’histoire de l’homosexualité en Afrique noire démontre non seulement son existence, mais aussi son enracinement à travers tros grands piliers de certaines traditions africaines.

Le premier pilier concerne l’homosexualité liée aux classes d’âge et aux jeux érotiques.
Il existait par exemple chez les Bafia du sud du Cameroun, où l’on considérait autrefois que les garçons devaient franchir trois étapes pour bénéficier d’une bonne croissance.
Au cours de la première étape, tous les garçons âgés de 6 à 15 ans vivaient entre eux, à l’écart des jeunes filles.
D’où une très grande promiscuité, qui amenait nombre d’adolescents à avoir parfois des relations sexuelles avec les plus jeunes d’entre eux.

Le deuxième pilier concerne les rites initiatiques, qui comportaient parfois des pratiques homosexuelles.
Ces rites servaient soit à resserrer les liens au sein du groupe, soit à initier les hommes à l’art de la guerre, ou encore à permettre le passage de l’adolescence à l’âge adulte.
Dans le sud et le centre du Cameroun, deux rites ancestraux, le Mevungu chez les Beti et le Ko’o – l’escargot – chez les Bassa, sont des cérémonies initiatiques qui comprenaient notamment des attouchements à caractère homosexuel entre femmes.
Le Mevungu, par exemple, est un rite exclusivement féminin, dans lequel les initiées ménopausées jouent le rôle masculin.
Ce rite n’était pratiqué que lorsque le gibier était rare en forêt ou encore en cas de mauvaise récolte.
En revanche, chez les Fang du Gabon, du Cameroun et de Guinée-Equatoriale, les relations homosexuelles étaient considérées comme le meilleur moyen de devenir riche.

Le troisième pilier concerne les pratiques homosexuelles en l’absence d’hommes ou de femmes.
Chez les Azande du sud-ouest du Soudan, au sein des foyers polygames, les relations homosexuelles entre femmes n’étaient pas rares.
Tout comme en république démocratique du Congo, où dans les foyers polygames des femmes nkundo les pratiques homosexuelles existaient parfois entre coépouses qui disaient ne pas être satisfaites par leurs maris.
En Afrique australe, lorsqu’elles étaient mariées, les jeunes femmes herero expliquaient également leurs pratiques homosexuelles, désignées par le terme epang, par l’insatisfaction à laquelle elles étaient confrontées dans leurs foyers.

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Citations

A Tardieu éminent Professeur écrivait en 1857 : "le pédéraste contrevient à l’hygiène, à la netteté, il ignore la lustration qui purifie ; sa morphologie permet de le reconnaître, le développement excessif de ses fesses, la déformation infundibuliforme de l’anus en entonnoir, le relâchement du sphincter, l’effacement des plis, les crêtes et caroncules du pourtour de l’anus…Suite demain…

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