Il est indéniable dans les faits qu’il existe un certain nombre de produits culturels fortement connotés LGBT : la « communauté gaie » a ainsi construit, de façon active depuis les années 1970, ses symboles (le drapeau en est l’exemple le plus éloquent), ses lieux de rencontre, ses icônes, mais aussi son histoire, qui fait la part belle au militantisme homosexuel ainsi qu’à la mémoire des militants.
De là à l’élaboration d’une culture et d’une identité LGBT, il n’y avait qu’un pas que certains n’ont pas hésité à franchir.
Mais ne fait-on pas un usage abusif de ces termes ?
Parler de culture, ou de contre-culture, gaie pourrait également être le signe d’une certaine forme de communautarisme exacerbé.
Il est aussi possible que les défenseurs de la culture gaie surestiment son ampleur, en la considérant comme supérieure à un simple apport culturel, d’autant que les stéréotypes font de quelques domaines (tels que la mode) la chasse gardée des homosexuels.
Et dans le cas où il serait légitime de parler de culture, le problème consisterait alors à en définir les contours, en particulier dans le domaine artistique, que nous n’avons que peu évoqué jusqu’à présent : la musique de Wendy Carlos y contribue-t-elle de la même manière que celle d’Elton John, pour se montrer caricatural ?
C’est autour de ce type de questions que nous vous invitons à débattre, le jeudi 24 juin, après une projection au cinéma « Le nouveau Latina ».
Suivi d’un débat animé par Akram (Centrale Gay) et Paul (Plug n’Play) sur le sujet : « Y a-t-il une culture gay ? » avec :
- Frédéric Martel, auteur du "Rose et le Noir"
• Franck Finance-Madureira, organisateur de la Queer Palm,
Le programme complet de la Pride Week ici : http://prideweek.caelif.fr/programme.pdf

