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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Délinquance juvénile et discrimination sexuelle

Un livre essentiel à lire et relire

Comprendre, prévenir et lutter contre le sexisme et l’homophobie à l’adolescence


Dans une société où depuis des millénaires, le pôle masculin de la psyché domine et écrase le féminin, assumer ce dernier fait forcément peur.

Voici le lien : www.buenosbooks.fr/delinquance.html_

A l’adolescence, moment fragile de formation de la personnalité, cette peur du féminin est tellement amplifiée qu’elle pousse parfois les adolescents à des actes de délinquance sexiste et homophobe.

Les statistiques sur la violence scolaire montrent qu’elle est un phénomène sexué.

La ségrégation sexuelle qui règne dans les quartiers sensibles est le reflet grossi de notre société où l’adolescent à la fois gay et homophobe est l’archétype de cette adolescence apeurée.

Pour mieux comprendre ce phénomène et trouver des solutions pour prévenir cette délinquance, l’auteur vous propose de mieux saisir ce type de déviance à travers une présentation commentée des différentes données psychologiques, psychiatriques, psychanalytiques, sociologiques et philosophiques.

Il envisage des solutions juridiques au plan national, européen et international et apporte un éclairage nouveau et très documenté sur ce sujet de grande actualité et pourtant encore très peu pris en considération par les pouvoirs publics.

Cet ouvrage est destiné aux étudiants et professionnels du droit pénal, mais aussi aux victimes de cette délinquance qui souhaiteraient connaître les moyens de se défendre.

Parce qu’essayer de comprendre les agissements de son agresseur peut servir à se rassurer et renforcer l’estime de soi, ainsi montrer que celui qui est le plus terrifié, ce n’est pas forcément celui que l’on croit.

Il est un bon outil pour les associations et les personnes qui viennent en aide aux personnes atteintes par ce phénomène.

Les professionnels de l’éducation, dans toute leur diversité, et les intervenants sociaux y trouveront également des éléments de réponse face à leurs jeunes interlocuteurs.

Ce petit résumé du livre montre l’intérêt qu’il y a à l’acheter afin de le lire en entier.

Constat : le féminin fait peur, surtout aux hommes.

La discrimination sexuelle rassemble les formes de discrimination en raison du sexe, du genre et de la sexualité : c’est une partiale et injuste attribution de valeurs : biens et services, salaires, opportunités, mais aussi de certains biens comme la sécurité et la liberté, c’est aussi une distinction qui stigmatise, porte atteinte à la dignité de la personne, comme les violences, le harcèlement verbal ou physique en raison de critères prohibés par la loi.

Cette expression regroupe le sexisme et l’homophobie car ce sont des phénomènes inextricablement liés.
Il est nécessaire de les analyser conjointement. Il s’agit d’un seul et même rejet : celui de la féminité.

Le sexisme organise la domination des femmes et l’homophobie vient sceller la cohésion entre dominants.

Il est possible de parler de « chiffre noir » de cette délinquance : le grand silence des victimes, la prise en compte limitée aux faits graves.
Il semble donc qu’il y ait une certaine volonté de minimiser ces discriminations.

Ce que disent encore certains psychanalistes et psychiâtres ! c’est incroyable :

La distinction entre l’homosexualité de la première partie de l’adolescence qui est dite normale et l’homosexualité de la seconde partie qui a une signification différente, dite « inquiétante » (Daniel Marcelli et Alain Braconnier).

Ou encore que les gays sont des personnalités narcissiques, et les lesbiennes sont des perverses, donc anormales (Serge Lesourd).

Il y a également encore des choses aberrantes sur la femme : elle est toujours définie par rapport à l’homme. Le langage psychanalytique est toujours en fonction du pénis et des représentations phalliques.

Une construction psychique identitaire conflictuelle. La discrimination sexuelle est le résultat de la peur de l’autre en soi, et donc d’un sentiment d’insécurité personnelle. L’autre est le féminin.

La peur entraîne une réaction agressive de rejet. C’est un « préservatif psychique » qui permet de conserver les apparences.

Il y a un doute obsessionnel sur la puissance virile du corps.
C’est une défaillance narcissique qui se manifeste par la négation de l’autre.
L’agression permet de se réassurer.

Cette insécurité vient de la bisexualité fondamentale de l’être humain.

L’homophobe est un bisexuel à préférence homosexuelle refoulée. Les réactions les plus violentes proviennent en général des personnes qui luttent contre leurs propres désirs homosexuels. Le gay met l’homophobe face à sa propre homosexualité ressentie comme intolérable.

L’homophobie est un trouble de la personnalité, c’est un problème psychologique grave.

Normopathie ou pathologie de la norme.

C’est la tendance à se conformer excessivement à des normes sociales de comportement sans parvenir à exprimer sa propre subjectivité.

L’éducation des garçons se fait par mimétisme de violences.
D’abord violences envers eux-mêmes et ensuite contre les autres.

Le sport tel qu’il est pratiqué est le producteur d’une violente masculinité homophobe et sexiste puisqu’il entretient l’exclusion de la féminité comme une valeur absolue et la discrimination sexuelle comme une preuve de l’appartenance à la masculinité recherchée.

L’adolescent a besoin d’ordre : l’insulte fonctionne comme un rappel à l’ordre sexuel. C’est un auto-contrôle qui s’opère au sein des bandes d’adolescents des uns sur les autres.

Le groupe a une fonction désinhibitrice : la subjectivité de l’auteur des faits s’efface complètement au profit de la subjectivité du groupe, il dit lui-même qu’il ne se reconnaît pas dans les faits.

Les adolescents sexistes et homophobes endossent le rôle d’une « police du genre ».

Le harcèlement global imposé aux LGBT et aux femmes par l’injure banalisée et les gestes déplacés, est un régulateur social pour montrer à tout un chacun où est sa place.

Il faut parvenir à esquisser des solutions de prévention et de lutte contre ce phénomène.

Il y a une faible visibilité voire une quasi invisibilité des faits de discrimination sexuelle rapportés à la justice…

Ce qui est fait en cas de délit ou crime raciste n’a jamais été pensé dans le cadre de propos homophobes !

Le délai de prescription est différent pour les délits de presse entre la circonstance aggravante liée à l’origine et l’appartenance ou non à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée qui est de 1 an, et les circonstances aggravantes liées à l’orientation sexuelle, le sexe ou le handicap qui est de 3 mois.

Pas de chargé de mission, au cabinet du Procureur général du TGI de Paris pour les délits homophobes contrairement aux violences faites aux femmes.

Inapplication de la loi qui prévoit que le parquet peut agir d’office contre les auteurs d’injure ou de diffamation sans plainte de la victime. C’est une réelle méconnaissance de l’oppression subie par LGBT que de leur demander de porter plainte alors qu’ils sont souvent dans l’incapacité mentale de le faire.

Il est nécessaire d’intervenir dans la prévention, notamment à l’école mais aussi dans les familles.

Il y a un manque de formation des professionnels sur ces questions.
Il faut développer et encourager les interventions en milieu scolaire…

Les associations LGBT d’Europe vont bientôt avoir un rôle très important dans l’initiative législative européenne.
En effet, dès le 1er avril 2012, il sera possible d’user de l’initiative citoyenne européenne.
Elle permet de proposer à la Commission européenne des actes juridiques qu’elle fera entrer dans le processus de vote européen.
Des directives européennes pourraient être ainsi adoptées.

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Citations

"Depuis plus de 20 ans, les plus prestigieuses publications scientifiques considèrent l’homophobie comme un trouble de la personnalité et un problème de santé psychologique de premier ordre." Daniel Borillo

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