Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Louis Maury 23 octobre 2010,

Ce sont quatre hommes, hétérosexuels, mariés et pour la plupart pères de famille qui éprouvent depuis la plus petite enfance le besoin de s’habiller en femme.
Un documentaire touchant, aux antipodes des dérives que pouvaient inspirer un tel sujet.
France, 2010. Quatre hommes. Ils habitent Paris ou Saint-Brieuc.
Trois d’entre eux sont mariés. A la ville, ils sont psychothérapeute, syndicaliste. Et parfois, ces hommes se transforment en femmes.
Ils naviguent d’un genre à l’autre. Keith devient Katie, Pierre devient Jacqueline, Claude, Loan et Francis, Florence…
Ces messieurs-dames leur donne la parole.
C’est le premier film d’une collection documentaire baptisée « Déshabillez-nous » qui ambitionne de « parler de nous-mêmes en plongeant dans notre intimité ».
Reportage posé, sans effet, l’un des intervenants confie « Etre un explorateur, un espion dans un pays étranger… »
Aucun d’entre eux ne se dit tenté par une expérience homosexuelle, par le corps d’un homme.
Co-auteur de ce document, Thierry Demaizière, l’excellent confesseur de Sept à huit.
Comme toujours, il pose les bonnes questions. Et laisse parler ses témoins.
Et ne masque pas leurs silences. Chose rare dans un doc dit de société, l’image est soignée, la BO discrète.
Ces messieurs-dames ne juge pas. Il montre sans démontrer, expose sans agresser. Ce doc a décidément un très bon genre. "On n’a de compte à rendre à personne" dit l’épouse d’un intervenant. Jolie conclusion.
Ces messieurs-dames
Dimanche 24 octobre à 23 h sur France 3
http://yagg.com/2010/10/23/ces-mess…

Publié par Yannick Barbe
Nouvelle collection documentaire intitulée Déshabillez-nous (« 13 films qui nous parlent de nous-mêmes en plongeant dans notre intimité »).
Première bonne surprise : malgré un titre de collection qui peut faire peur, le film n’a rien d’un racoleur Confessions intimes. Ici, c’est qualité cinéma : image soignée et pas de montage clipesque.
LE BONHEUR DE LA LIBÉRATION
Ces messieurs dames dresse le portrait sensible de plusieurs transgenres, pour la plupart mariées, hétérosexuelles, avec enfants.
_ Leur parole est précieuse et précise, elles racontent comment elles ont dû taire leur identité profonde, au prix de beaucoup de souffrance.
Jacqueline a mis 50 ans à naître : le bonheur de la libération, qui se lit sur son visage, est très beau à voir.
Toutes veulent briser les idées reçues.
Florence : « Ce n’est pas ce qu’on a entre les jambes qui fait qu’on est une femme ».
Ne pas manquer, en conclusion du film, la brillante leçon de déconstruction du genre, par Katie : « Nous ne sommes pas des lignes droites, nous sommes des êtres humains ».
Pas toujours facile pour elles de rebondir face aux questions de Thierry Demaizière (le « monsieur portrait » de Sept à Huit sur TF1), qui, même si l’on sent qu’il est très à l’écoute, ne peut s’empêcher d’assener quelques sorties normatives, comme celle, plusieurs fois répétées, sur « l’image du père » soit-disant « abîmée ».
AMANDA
Et puis, parmi les témoignages, il y a celui d’Amanda (photo), notre chère Amanda, fidèle de la communauté Yagg.
Sur son blog, elle raconte les coulisses du tournage et livre ses impressions.
Prochainement, la collection Déshabillez-nous s’intéressera, entre autres, aux intersexués, à la bisexualité ou encore aux escorts. Une initiative intéressante, à suivre de près.

"Les théories théologiques, morales, juridiques, médicales, biologiques, psychanalytiques, anthropologiques, etc., ne sont jamais que des raisons trouvées pour justifier a posteriori une intime conviction, évidemment injustifiable." Louis Georges Tin