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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Des gays sans papiers que l’Etat veut bannir, même si le pire les attend

Une seule solution : faire partie des milliers de victimes d’une dictature hétérosexiste et lutter toute sa vie pour ses Droits et sa Dignité, si on lui en laisse le temps

La justice confirme l’arrêté de reconduite à la frontière de Karim

Têtu par Mathieu Bouthier 30 décembre 2010,
Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande d’annulation de l’arrêté de reconduite à la frontière concernant Karim De fait, le préfet n’accordera pas le titre de séjour également demandé.

Manque de preuve Le tribunal a été sourd, considérant notamment que si Karim « soutient qu’en raison de son homosexualité, il est passible de sanctions pénales en application des dispositions de l’article 489 du code pénal du Maroc, en cas de retour dans ce pays, il ne produit pas à l’appui de ces allégations des preuves permettant d’établir que la décision fixant le pays de destination l’exposerait personnellement à des traitements inhumains ou dégradants au sens des textes précités ». HETERHOMO : si on comprend bien, il n’a pas fait de prison là-bas, il n’a pas été torturé, et même si… il n’a pas de preuves.

Karim : « Je préférerais aller en prison en France que retourner au Maroc… »

Têtu par Mathieu Bouthier 28 décembre 2010,
Marocain, gay, âgé de 25 ans, il est sous le coup depuis mercredi d’un arrêté de reconduite à la frontière.
Homosexuel, il a quitté son pays et vit pleinement en France cette sexualité qui au Maroc peut le conduire en prison.
La justice doit se prononcer aujourd’hui.

Pour son avocat Uldrif Astié, « Karim (de dos) sera encore plus démuni, marginalisé, mis au ban.
Par sa famille et notamment son père, qui est imam, et par la société

Le témoignage de Karim est édifiant, exemplaire de la difficulté d’être gay dans un pays où l’homosexualité est toujours un délit, punissable de trois ans de prison…
Arrivé en France en 2003 à la faveur d’un visa touristique, il y rejoint sa sœur, à Paris. Il vivote, fait des petits boulots, les marchés, dort à droite à gauche, parfois dehors…
Mais à côté de ce qu’il vivait au Maroc, c’était déjà ça. Là-bas en effet, son homosexualité pose problème : « J’étais complexé, j’ai subi des violences… Ma famille a mal supporté mes préférences sexuelles ». Et l’aurait mis à la porte.
« Mon père est imam… » Ça ne facilite pas les choses. « Je préférerais aller en prison en France que retourner au Maroc… » admet-il.

Et pourtant Karim veut s’en sortir. En France il vit enfin sa sexualité plus sereinement, s’habille, se coiffe comme n’importe quel jeune gay qui aime la mode et ne se cache pas… Il descend à Marseille, se forme à la comptabilité et décroche un job.
C’est là que les choses déraillent : son employeur lui promet de l’aider dans ses démarches administratives pour décrocher une régularisation par le travail. Mensonge. Son patron met un terme à son CDD. Las, Karim prend un train au hasard et atterrit à Bordeaux. Il y rencontre un compagnon qui ignore tout de sa situation.
Volontaire, se sentant dans son bon droit, il décide mardi 21 décembre de déposer plainte au commissariat central de Bordeaux contre son employeur phocéen. Il accepte à l’occasion de confier son passeport au policier qui le reçoit. Le lendemain, au lieu de repartir avec le titre de séjour escompté, contre son passeport, il se voit remettre un arrêté de reconduite à la frontière.

« Ici, Karim est intégré » « C’est tout simplement impossible », fait valoir Maître Uldrif Astié.
L’avocat qui a saisi le tribunal administratif rappelle qu’au Maroc, en raison de son homosexualité « Karim sera encore plus démuni, marginalisé, mis au ban. Par sa famille et par la société. Ici, Karim est intégré, là-bas il risque la prison. Depuis l’indépendance du Maroc en 1956, des milliers d’homos ont été emprisonnés. »


Mardi 28 décembre, une audience est prévue au tribunal administratif qui statuera sur la validité de l’arrête. Le but de maître Astié étant de montrer qu’au regard des éléments développés, il y a une erreur manifeste d’appréciation de la situation par le préfet.

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Citations

A Tardieu éminent Professeur écrivait en 1857 : "le pédéraste contrevient à l’hygiène, à la netteté, il ignore la lustration qui purifie ; sa morphologie permet de le reconnaître, le développement excessif de ses fesses, la déformation infundibuliforme de l’anus en entonnoir, le relâchement du sphincter, l’effacement des plis, les crêtes et caroncules du pourtour de l’anus…Suite demain…

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