Toulouse : 30 ans de prison confirmés en appel pour le meurtre d’un gay
Têtu par Rédaction 11 octobre 2010

En appel, la justice a confirmé la peine prononcée en première instance contre un homme reconnu coupable d’avoir torturé et tué Laurent Francazal, 34 ans, en 2006.
Un cambrioleur a été condamné vendredi à 30 ans de prison pour le meurtre d’un homosexuel en 2006 à Toulouse, lors de son procès en appel devant la cour d’assises du Tarn-et-Garonne.
Alors que la partie civile dénonçait un crime homophobe prémédité, Edir Hakim, 25 ans, a reconnu un meurtre, au cours d’un cambriolage qui s’est terminé en bagarre mortelle.
Meurtre sauvage
Laurent Francazal, 34 ans, a été retrouvé égorgé dans son appartement du centre de Toulouse le 15 décembre 2006 (lire Une marche silencieuse un an après le meurtre de Laurent Francazal).
Au terme de trois jours de procès, la cour d’assises du Tarn-et-Garonne a confirmé la condamnation à 30 ans d’emprisonnement prononcée en première instance (lire Toulouse : 30 ans de prison ferme pour le meurtre d’un gay) et l’a assortie d’une peine de 20 ans de sûreté. L’avocat général avait requis la réclusion criminelle à perpétuité.
« Prédateur »
Pour Me David Gerbaud, avocat de la famille constituée partie civile, l’accusé est « un prédateur qui avait repéré sa victime car il était homosexuel, en pensant qu’il s’agissait d’un homme plus faible et plus facile à dépouiller ».
Un autre avocat de la partie civile, Christian Etelin, a comparé l’accusé à Youssouf Fofana, condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre d’un jeune homme juif séquestré et torturé pendant trois semaines dans une cité HLM de Bagneux.
La partie civile estime qu’Edir Hakim a torturé la victime pour lui soutirer le code de la carte bancaire qu’il lui a dérobée.
L’accusé, affirmant avoir tué accidentellement Laurent Francazal qui tentait de le forcer à une relation sexuelle, avait été confondu par son empreinte génétique (des gouttes de sang) car il apparaissait dans les fichiers de la police pour des cambriolages.
Lesbophobie à Segré : de nouvelles peines sévères sont tombées
Têtu par Stéphane Corbin 10 juin 2010,
Deux dernières condamnations, dont l’une beaucoup plus sévère que le réquisitoire du ministère public, viennent clore l’affaire d’agressions et d’insultes lesbophobes à répétition subies par un couple de lesbiennes de Segré, il y a un an.
Hier, deux jeunes des environs de Segré étaient convoqués devant le tribunal correctionnel d’Angers pour répondre de faits commis en juin 2009, pendant la vague d’agressions en tout genre qui avaient conduit Jessica et Virginie à déménager en urgence.
Un an de prison, deux ans de mise à l’épreuve, et des dommages et intérêts
Matthieu absent à l’audience, déjà condamné en novembre 2008 et en septembre 2009 pour injures et menaces envers Jessica et Virginie, a été condamné cette fois à un an de prison avec six mois de sursis et à deux ans de mise à l’épreuve, avec obligation de se soigner.
Il devra verser 1000 € de dommages et intérêts à chacune ainsi que 400 € de frais de justice.
Il a été reconnu coupable d’avoir, le samedi 6 juin 2009, tiré sur les victimes avec un pistolet à billes, en état de récidive, et d’avoir voulu le lendemain les intimider pour les déterminer à ne pas porter plainte.
La circonstance aggravante de lesbophobie n’a pas pu être ajoutée à celle d’usage d’une arme, car les victimes n’avaient pas pu justifier de jours d’incapacité de travail.
Le tribunal a joint un autre dossier, celui d’Antoine.
Il l’a condamné à une peine de 3 mois de prison avec sursis pour injures lesbophobes sur la voie publique avec une mise à l’épreuve de cinq ans. Cette peine est plus sévère que les réquisitions du procureur qui n’avait demandé que 40h de travaux d’intérêt général.
Ce jeune de 19 ans a convaincu les magistrats de sa culpabilité en adoptant durant l’audience une attitude d’étonnement face à l’évidence des éléments matériels décrits par les victimes, qui recevront chacune 600 € de dommages et intérêts ainsi que 400 € de frais de justice de sa part.
Un message très clair envoyé aux lesbophobes
Durant l’audience, Jessica et Virginie ont été blessées par les allégations des avocats des agresseurs présumés, insinuant qu’elles auraient porté plainte contre ces jeunes uniquement pour se venger et pour toucher de l’argent.
Le conseil de Matthieu, qui avait au préalable présenté son client comme « un ado pré-pubère » en dépit de ses 20 ans, d’ajouter : « Il aurait mieux valu qu’elles n’habitent pas au-dessus du bar de la place de la République (sic), seul lieu de détente de bandes de jeunes, dont les SNT [Segré Nique Tout], parce qu’à Segré il n’y a rien pour les jeunes ». Le tribunal n’a semble-t-il pas été sensible à cet argument, au contraire.
L’association Quazar a aussitôt réagi en se « félicitant pour Jessica et Virginie des peines infligées à ces deux jeunes.
La société vient de les reconnaître comme des victimes à part entière et d’envoyer un message très clair à ces bandes de jeunes lesbophobes ; elle ne peut pas tolérer de tels agissements. Jessica et Virginie vont pouvoir désormais tourner sereinement la page ».
Photo : S.C./TÊTU

Victoire totale pour une lesbienne agressée à Metz
Têtue par Gwenaël André 07 juin 2010
Le caractère homophobe des faits survenus en août, à Metz, a été reconnu par la justice, qui condamne l’agresseur à cinq mois de prison ferme…
Il avait injurié et violemment frappé la jeune femme, la laissant inconsciente sur le pavé.
Isabelle Charissous n’en revient pas de la décision rendue, lundi après midi, par le tribunal correctionnel de Metz.
« A ma mère, ma p’tite femm’, mes amis, et tous ceux qui m’ont soutenue, je pense que là, on tient notre victoire, notre fierté, et j’espère que cette décision fera grave jurisprudence ! »
Injures de nature sexuelle et propos lesbophobes
L’agresseur d’Isabelle a été condamné à cinq mois de prison ferme.
Le tribunal est allé au delà des réquisitions du parquet, qui étaient de trois mois.
Les magistrats ont également reconnu le caractère homophobe de l’agression survenue le 3 août 2009, vers 20h, dans la principale artère piétonne de Metz.
Isabelle Charissous, 30 ans, gestionnaire en ressources humaines, se promenait avec deux amies, rue Serpenoise, quand elle a entendu une voix d’homme qui disait : « C’est quoi ça, des lesbiennes ? C’est pas normal… »
Isabelle s’est retournée, a demandé aux trois jeunes garçons qui se trouvaient derrière de les laisser tranquille.
Pour toute réponse, la jeune femme a été vertement rabrouée. Des injures de nature sexuelle ont succédé à des propos lesbophobes.
Les mots orduriers ont fusé. Isabelle ne s’est pas démontée.
Ses deux amies l’ont pourtant prise par le bras, lui demandant « de laisser tomber ».
Mais Isabelle a exigé des excuses. Puis tout s’est déroulé très vite.
Frappée à la nuque « comme au football »
Le plus vindicatif des trois hommes, 22 ans, a empoigné la jeune femme. « Il m’a mise à terre. J’avais à peine touché le sol qu’il a pris son élan et, d’un violent coup de pied, il a tapé sur ma nuque. Comme au football pour un dégagement… »
La jeune femme est tombée dans les pommes. Une bonne dizaine de passants se trouvait dans la rue, à quelques mètres.
Personne n’est intervenu. Les trois agresseurs sont repartis sans être inquiétés, laissant Isabelle inconsciente sur le pavé, ses amies affolées à ses côtés.
Isabelle Charissous n’a retrouvé ses esprits qu’une fois à l’hôpital.
L’agression a provoqué un vif émoi dans la population LGBT lorraine.
Une marche de soutien a rassemblé 200 personnes, le 8 août, dans les rues de Metz.
La plainte déposée par la jeune femme et la description qu’elle a faite de son agresseur ont permis à la police de retrouver le jeune homme et de le traduire en correctionnelle.
Isabelle a obtenu des dommages et intérêts pour préjudices moral, physique, financier.
L’association LGBT de la ville, Couleurs Gaies, a également été reconnue dans sa constitution de partie civile.
Quatre agresseurs de plusieurs homosexuels sur un lieu de drague gay d’Angoulême, le 20 décembre 2008, ont été lourdement condamnés.
Angoulême : lourdes peines de prison pour des agressions homophobes Quatre agresseurs d’homosexuels ont été lourdement condamnés par le tribunal correctionnel d’Angoulême le 4 novembre.
Ce soir-là, la petite bande voulait aller en discothèque et n’avait pas d’argent. Elle a donc décidé de "secouer" - selon ses termes - quelques homos pour les détrousser.
Pour cela, direction le Jardin vert à Angoulême (photo), connu pour abriter les rencontres nocturnes gay de la région.
Le lieu n’est pas choisi au hasard et c’est bien ce choix qui va occuper une partie des débats du tribunal, car il révèle une préméditation homophobe.
L’une de leur victime sera Frédéric, 44 ans, le seul parmi les quatre homos agressés à avoir porté plainte.
Devant le tribunal, il racontera le déferlement inouï de violence des agresseurs à son encontre.
Roué de coups, il sera laissé inanimé. Son avocate qui plaide l’homophobie parle, elle, de "haine bestiale, primaire".
Les trois autres victimes seront seulement, si l’on ose dire, insultées, coursées et "secouées".
L’un des accusés, Joé Lefleur, 21 ans, a présenté des excuses, ce que n’ont pas fait les autres accusés.
Il écope de deux ans de prison ferme. Son frère de quatre ainsi que son cousin. Tous deux avaient un casier judiciaire déjà chargé de violences. Ils devront en plus verser près de 3.500 euros à leur victime. Leur quatrième complice, mineur, sera jugé par le tribunal des enfants.
e-llico Mis en ligne le 06/11/2009
Condamnations exemplaires à Angoulême
Heterhomo
Bravo !
Mais Ceci ne peut être compris que si derrière, il y a un travail éducatif, pour ces prisonniers là mais aussi pour tous les prisonniers afin que ça ne recommence pas à leur sortie

Prison ferme pour la nuit de cauchemar infligée à un jeune gay
Têtu par Rédaction 17 juin 2010
Trois hommes qui avaient enlevé, torturé et humilié un garçon avant de l’abandonner en plein champ ont écopé hier de lourdes peines de prison.
Le récit de leurs exactions fait froid dans le dos.
C’est une terrible affaire dont Le Parisien relate aujourd’hui l’aboutissement judiciaire. Trois hommes ont été condamnés mercredi à Meaux à de la prison ferme, de six mois à trois ans, pour avoir enlevé, torturé et abandonné en plein champ un jeune gay. Ils avaient été mis en examen en mars 2008.
Imagination sadique
Le récit des méfaits de cette « équipée sauvage », comme l’a désignée la présidente du tribunal correctionnel, est difficilement soutenable. Les trois garçons se trouvent le 8 décembre 2007 au Hurricanes, la boîte de nuit de Disney Village. Ils y rencontrent Sébastien, un styliste de 29 ans qui flirte avec celui qui deviendra quelques heures plus tard l’un de ses plus violents bourreaux.
Alors qu’il pense poursuivre la soirée dans un hôtel, Sébastien s’engouffre dans la voiture des trois individus.
A partir de cet instant, le cauchemar commence ; il durera cinq heures et demie. Le véhicule s’arrête en plein champ, du côté de l’Oise.
Le jeune homme est d’abord dépouillé de ses cartes bancaires. Puis viennent les humiliations dont le caractère homophobe n’est pour une fois pas remis en cause : il est obligé de se déshabiller, se retrouve en slip dans le coffre de la voiture, aspergé d’huile, qu’on lui fait prendre pour de l’essence, puis brûlé avec une cigarette.
« Les pédales comme toi, on les brûle » entend-il.
L’imagination sordide et sadique des trois tortionnaires est fertile : Sébastien, à genoux, doit s’excuser d’être gay, puis maintenu comme en laisse avec une écharpe, il est contraint de se traîner dans la boue. Il est ensuite abandonné sur place.
« C’est dur, ce n’est pas effacé »
Sébastien n’a pas voulu assister à l’audience et revoir ses bourreaux. « C’est dur, ce n’est pas effacé » expliquent ses parents, présents au tribunal, au Parisien. Du côté des prévenus, on se victimise, on se renvoie la balle. « Je venais de perdre ma mère » explique l’un d’eux. « Je l’ai insulté, je l’ai tapé, mais c’est Hichem qui lui a arraché son jean » poursuit-il. Cet Hichem qui avait engagé le flirt avec Sébastien dans la boîte de nuit, est aussi celui qui a mis en scène la fausse immolation.
Ces deux-là ont été condamnés à quatre ans de prison, dont trois ferme. Le troisième homme, qui s’est contenté d’assister à la scène et d’en rire, écope de deux ans de prison, dont dix-huit mois ferme. Le parquet avait requis jusqu’à cinq ans de prison, pour la « vie brisée » de Sébastien.


