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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Des juges et des Procureur-e-s de la République n’appliquent pas la loi

combien de temps encore des homophobes se sentiront légitimes ?

Si certain-e-s Procureur-e-s ont à cœur de lutter contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle, d’autres irréductibles refusent encore d’utiliser la circonstance aggravante d’agression à caractère homophobe pourtant votée en 2003 !

Les juges n’ont pas tous le même sentiment du caractère inacceptable de l’homophobie et beaucoup ne mesurent pas l’impact de leur décision”, tempête Me Caroline Mecary, avocate de Cynthia et Priscilla, avant d’ajouter : “Il y a un énorme travail à faire sur la prise de conscience".

"Il est aussi grave d’être homophobe que d’être raciste, antisémite, sexiste"….

Pour Hussein Bourgi, le carton rouge revient au tribunal de grande instance de Lyon dont “le magistrat a fait preuve d’une mauvaise volonté manifeste à plusieurs reprises”.

Manque de moyens ou travail bâclé, les raisons ne manquent pas.

Beaucoup de magistrat-e-s sont incompétent-e-s. Ils-elles n’ont jamais fait l’effort de se renseigner sur le contenu des lois contre l’homophobie parce qu’elles concernent moins de personnes, parce que ce genre d’affaire est moins prestigieux pour eux qu’un trafic de drogue”, ironise amèrement Hussein Bourgi.

Au fond, c’est donc encore dans les mentalités qu’il faut avancer. Et Me Caroline Mecary de conclure : “La seule solution est que l’État donne les mêmes droits aux homosexuel-le-s. Il faut donc ouvrir le mariage et l’adoption.”

Pour que le courage de David, Jérémy, Cynthia, Priscilla ou Jakob ne reste pas lettre morte.

Raphaëlle Santini

Un « exemple » à ne pas suivre : celui du Parquet de Lyon

Le Parquet de Lyon qui refusait de reconnaître le caractère homophobe d’une agression a reçu un camouflet.

Le Tribunal Correctionnel de Lyon a requalifié les faits et a reconnu l’homophobie comme circonstance aggravante. Le Président du Tribunal s’est désolidarisé du Parquet et est allé à l’encontre de l’avis du Procureur de la République.

Il est capital que la justice donne l’exemple, que les victimes osent porter plainte car elles savent qu’elles obtiendront justice comme en cas d’agression raciste, et qu’un signal soit donné aux agresseurs et leurs amis. Il serait fort dommageable à l’ordre public si des gayphobes pouvaient se vanter d’être légitimes.

Cet exemple édifiant peut être cité en cours d’Education civique, ou pour des jeunes encadrés par la PJJ (voir en PJ un outil pédagogique).

Jérémy, victime d’une agression homophobe en novembre 2007 a gagné son procès. Pour la Lesbian and Gay Pride de Lyon, il s’agit d’une "victoire" pour la victime et d’un "camouflet" pour le Parquet de Lyon qui refusait de reconnaître le caractère homophobe de l’affaire.
Jérémy avait été agressé par deux jeunes hommes de 21 et 22 ans dans la nuit du mercredi 31 octobre au jeudi 1er novembre 2007 et s’en était sorti avec 8 jours d’ITT suite à ses blessures.

Dans son dépôt de plainte, Jérémy avait rapporté les propos homophobes ("sales pédés""sales tarlouzes") qui ont motivé l’agression et qui avaient été attestés par le principal témoin des faits.
Pourtant, depuis 2 ans, le Parquet de Lyon refusait de reconnaître le caractère homophobe de l’agression dont il avait été la victime.
La 12ème Chambre Correctionnelle du TGI de Lyon, quant à elle, ne s’y est pas trompée.

Dans sa décision rendue hier, le Tribunal Correctionnel de Lyon a requalifié les faits et a reconnu l’homophobie comme circonstance aggravante. Le Président s’est désolidarisé du Parquet de Lyon et allé à l’encontre de l’avis du Procureur de la République.

Antoine et Dalil ont été reconnus coupables de "violences volontaires en réunion en raison de l’orientation sexuelle de la victime". Ils sont condamnés à 8 mois de prison avec sursis, contre 6 mois requis par la Procureure de la République et à verser 2.500 euros de dommages et intérêt à la victime et 2.000 euros de frais d’avocat.

La LGP de Lyon, quant à elle, a été reconnue partie civile. Elle obtient 1.000 euros de dommages et intérêt.

La victime et la LGP de Lyon saluent cette condamnation qu’elles accueillent "avec soulagement et satisfaction".

Pour eux, "le tribunal ne s’est pas laissé influencer par la mansuétude et le laxisme du Parquet de Lyon".

"Nous considérons qu’il s’agit d’un désaveu, d’une claque infligé au Parquet", estiment-ils.

Et c’est pourquoi la LGP de Lyon a décidé de saisir la ministre de la Justice et la HALDE de l’attitude du Parquet lyonnais.

e-llico Mis en ligne le 20/10/2009

Lesbophobie : un couple de lesbiennes obligé de quitter sa cité de l’Essonne

Cynthia et Priscilla

Après des mois d’insultes et de harcèlements homophobes, Cynthia et Priscilla, deux jeunes femmes de 21 ans vivant dans la cité des Gerbeaux à Epinay-sous-Sénart (Essonne), ont été violemment agressées jeudi dernier. Elles ont décidé de déménager…

« Ils ont gagné, on ne reviendra pas chez nous  » : interrogée par "Le Parisien" qui révèle cette affaire ce matin, Cynthia tire la conclusion de ces six mois d’enfer vécus dans la cité des Gerbeaux depuis qu’elle et sa compagne Priscilla, 21 ans comme elle, s’y sont installées en janvier.

Après l’affaire de Segré dans le Maine-et-Loire, l’histoire se répète : deux jeunes femmes chassées de chez elles en raison de leur orientation sexuelle et de l’hostilité que celle-ci provoque dans leur voisinage.

Dans le cas de Cynthia et Priscilla, cette homophobie au quotidien qui a débuté dès le jour de leur emménagement (insultes, remarques méprisantes, tags "Les gouines" sur leur immeuble…) a pris un tour dramatique jeudi dernier lorsqu’un groupe de jeunes les a physiquement agressées, avec pour conséquences un nez fêlé pour l’une, un oeil poché et une dent abîmée pour l’autre, et quatre jours d’ITT pour chacune.

Durablement traumatisées, les deux amoureuses ont décidé de partir. En attendant, elles vivent chez des ami-e-s.

Dans un communiqué, SOS Homophobie rappelle que cette agression est loin d’être la seule, puisque son "rapport annuel 2009 (…) constatait déjà une hausse des agressions physiques contre les lesbiennes qui passaient de 6% des témoignages en 2007 à 15% en 2008."

L’association, qui insiste sur le fait que leurs agresseurs s’en sont pris aux deux jeunes femmes sur le thème "l’homosexualité c’est péché", rappelle le gouvernement à ses promesses : "Nicolas Sarkozy avait pourtant, parmi ses nombreuses promesses, affirmé qu’il remettrait les valeurs de la République au sein des cités.
Pourtant, force est de constater une fois encore que ce sont des jeunes, imbibés de discours religieux sexistes, machistes et homophobes, qui font la loi dans certains quartiers."

"Où sont les valeurs laïques de la République ?", continue SOS Homophobie. "Les discours et les pratiques religieuses intolérantes se développent à une vitesse inquiétante dans certaines banlieues. De multiples lieux de cultes divers et variés se développent dans l’indifférence des autorités, épandant un terreau d’intolérance et de haine notamment vis à vis des femmes et des homosexuel-le-s."

e-llico Mis en ligne le 7/07/09.

SOS homophobie faisait partie des associations invitées le 22 octobre au Groupe de travail sur la lutte contre les discriminations en Ile-de-France, réuni par la cour d’Appel de Paris.
La Justice constate qu’en dépit de la mise en place des pôles anti-discrimination dans les parquets, le nombre de plaintes reste faible, en décalage avec le nombre de cas recensés par la HALDE.
Les associations ont détaillé les raisons qui dissuadent les victimes de se rendre devant la police ou la justice : difficulté d’apporter des preuves, honte, mauvaise qualité de l’accueil, grand nombre d’affaires classées sans suite, faiblesse des condamnations…
Dans ce contexte, nous déplorons la décision de la majorité UMP de l’Assemblée nationale de réduire les crédits de la HALDE de 324 000 € en 2010.

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Citations

Le problème de la transsexualité prouve bien que c’est l’identité sexuelle psychique qui est déterminante et non l’identité biologique. Les transsexuel-le-s sont des êtres biologiquement femmes mais qui se sentent hommes - ou vice versa. Quelque chose s’est "mal" passé lors de leur dressage à l’identité sensuelle, c’est pourquoi une âme d’homme ou de femme habite un corps qui ne lui est pour ainsi dire pas approprié. La médecine progressiste professe aujourd’hui que dans un tel cas, une seule solution possible est d’adapter le corps à la conscience et non pas l’inverse. La psyché est donc plus déterminante que l’anatomie.

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