L’étude n’a été faite qu’en Italie
Tempête sur les mariages italiens : l’infidélité est de plus en plus homo / 07-04-2009
Selon une enquête des avocats de la Péninsule, les ruptures pour cause de flirt avec un-e amant-e du même sexe atteignent des proportions considérables.
Drôles de catholiques ces Italien-ne-s.
Se fichant pas mal du septième commandement qui prône de ne pas commettre d’adultère, les couples mariés de la péninsule ne parviennent plus à résister à la tentation d’une relation extraconjugale.
Selon les résultats d’une recherche récente menée par l’AMI, l’association qui réunit les avocats italiens spécialisés en droit matrimonial, l’infidélité touche désormais un mariage sur deux.
Mais, et c’est encore moins catholique, 7% de ces tromperies sont causées par un-e amant-e du même sexe !
Un chiffre voracement repris ces jours-ci par la presse italienne.
« L’infidélité homosexuelle est de plus en plus répandue » a expliqué l’avocat Gian Ettore Gassani, président de l’AMI.
« Très souvent les procédures de divorce dévoilent que le mari ou l’épouse ont des relations extraconjugales avec des personnes du même sexe.
Une découverte qui donne lieu à des inévitables sentiments de surprise, d’incrédulité, de déception et de honte. »
Egalité devant les juges
Les avocats aussi auraient des difficultés à aborder ces sujets avec leurs clients qui préfèrent cacher l’homosexualité, encore perçue comme un tabou, de leur partenaire.
Même si dernièrement on remarque une inversion de tendance.
« Les conjoints trompés se font de plus en plus courageux lors de la présentation des preuves irréfutables d’une relation extraconjugale manifestement homosexuelle », a ajouté l’avocat Gassani.
HETERHOMO : l’espoir est d’obtenir la garde des enfants et autres avantages, en chargeant le/la conjoint-e homo
Heureusement les juges semblent moins homophobes que les accusés.
Une sentence récente de la Cour de Cassation, en attribuant les torts de la séparation un mari qui avait trompé son épouse avec un autre homme, a mis au même niveau de gravité la relation extraconjugale homosexuelle et celle hétérosexuelle.
HETERHOMO : le niveau de gravité risque d’être plus grand avec des juges homophobes !
Une décision qui établit deux principes : d’abord l’homosexualité est débarrassée de toute connotation pathologique et perverse ;
ensuite, et par conséquent, n’importe quelle relation extraconjugale peut être sanctionnée par l’imputation des torts de la séparation, quand l’infidélité est considérée comme la cause, et non pas la conséquence, de la crise conjugale.
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