Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Par Yagg
Dimanche 28 février 2010, le nouvel archevêque de Bruxelles-Malines, Mgr André-Joseph Léonard, a pris possession de sa nouvelle cathédrale Saint-Michel et Sainte-Gudule en présence du roi et de la reine de Belgique. Pendant son homélie, Mgr Léonard a remis le couvert et s’est exprimé contre le mariage des couples homosexuel, en exprimant clairement le “NIET” de l’Église : “L’église de Jésus ne peut bénir que les couples constitués d’un homme et d’une femme, et encore si ceux-ci sont prêts à donner la vie”. Ces paroles furent applaudies par l’assistance, selon un article en ligne du journal flamand De Standaard.
L’archevêque a-t-il voulu réagir en chaire contre la célébration d’une bénédiction d’un couple homosexuel par le prêtre Germain Dufour dans une paroisse liégeoise le 13 février dernier ?
Et ces paroles ne sont-elles pas blessantes également pour les couples qui dès avant leur mariage se savent inféconds et désirent cependant s’unir par les liens du mariage ?
L’archevêque, pareil à lui-même, n’a pas démérité de sa réputation. Qui s’en étonnera d’ailleurs ?
Des propos Benoît XVI dénonçant un projet de loi protégeant les homosexuels contre la discrimination suscitent mardi la controverse au Royaume-Uni, à sept mois environ d’une visite officielle du pape.
"Votre pays est bien connu pour son engagement résolu en faveur de l’égalité des chances pour tous", a déclaré lundi le pape à Rome lors d’un discours prononcé devant les évêques catholiques anglais et gallois.
"Cependant… certaines lois destinées à réaliser cet objectif imposent des restrictions injustes à la liberté des communautés religieuses d’agir en accord avec leurs croyances… A certains égards, cela enfreint la loi naturelle sur laquelle l’égalité de tous les êtres humains est basée et par laquelle elle est garantie", a ajouté le pape.
Les Eglises catholique et protestante britanniques craignent que la "loi sur l’égalité" des chances, actuellement débattue au Parlement, puisse les contraindre à embaucher des homosexuels ou transsexuels parmi leur personnel non clérical comme par exemple des enseignants. Le projet de loi ne concerne pas en revanche les prêtres.
Une campagne, menée par des évêques anglicans et catholiques, est déjà en cours contre le projet de loi.
Les propos du pape ont reçu l’appui de Mgr Vincent Nichols, numéro un de l’Eglise catholique anglaise et galloise. Evoquant une "voix raisonnée", l’archevêque de Westminster a estimé que le pape "exprimait les inquiétudes de nombreuses personnes dans notre pays".
Le discours papal était abondamment cité dans les journaux britanniques de mardi. "J’effectuerai une visite mais je n’aime pas vos lois sur l’égalité", titrait par exemple l’Independent, estimant que le pape "s’en prend aux droits des homosexuels".
Le sujet promet de s’inviter lors de la visite du pape au Royaume-Uni, qu’il a confirmée lundi. Le Saint-Père n’a pas donné de date mais un ministre britannique avait récemment évoqué la mi-septembre. Le dernier pape à s’être rendu en Grande-Bretagne est Jean Paul II, en 1982. Il s’agira de la deuxième fois seulement qu’un pape se rend au Royaume-Uni depuis que le roi Henry VIII a rompu avec Rome et le catholicisme il y a près de cinq siècles, établissant l’Eglise anglicane.
La National Secular Society (Société laïque nationale) a déjà annoncé une manifestation. "Le contribuable va payer 20 millions de livres environ pour la visite, durant laquelle il a déjà dit qu’il attaquerait l’égalité des droits et ferait la promotion de la discrimination", a déclaré le président de l’organisation, Terry Sanderson.
e-llico Mis en ligne le 02/02/2010
L’archevêque de Florence, Mgr Giuseppe Betori, a relevé de ses fonctions le prêtre de la paroisse de la banlieue industrielle de Florence qui a célébré dimanche un mariage entre une transsexuelle et son compagnon de longue date.
En annonçant avoir "relevé" le père Santoro de sa mission pastorale, l’archevêque a invité le curé à "une période de réflexion et de prière".
Dimanche, le père Alessandro Santoro, un prêtre ouvrier de la paroisse de Piagge, dont il s’occupait depuis 1994, avait célébré les noces de Sandra Alvino, 64 ans, qui avait changé de sexe il y a une trentaine d’années, et Fortunato Talotta, 58 ans. La cérémonie avait eu lieu en dépit d’une injonction de l’archevêché à ne pas célébrer le mariage.
Dans son communiqué, l’archevêque dénonce "la simulation d’un sacrement dans un acte dépourvu de valeur en raison de l’absence des éléments constitutifs au mariage religieux".
"L’acte est particulièrement grave car il est trompeur pour les deux personnes concernées", a encore dénoncé l’archevêque, en estimant que la cérémonie a "déconcerté et suscité la confusion dans la communauté chrétienne et l’opinion publique qui peuvent penser que les conditions essentielles pour un mariage canonique ont changé pour l’Eglise" catholique.
Dimanche en célébrant le mariage devant 200 invités dont un bon nombre étaient en larmes, le père Santoro avait expliqué que sa décision n’était "pas un acte de rébellion" envers l’Eglise : c’est "un acte de fidélité à l’égard de mes fidèles, de l’Evangile et envers les gens que j’aime".
Les deux époux, mariés civilement depuis 25 ans, souhaitaient ardemment convoler dans leur église.
Avant la bénédiction finale, le père Santoro s’était dit conscient comme les deux époux que "le sacrement allait être annulé dès l’arrivée de l’acte au diocèse", mais "pas pour nous, pour cette communauté, ni aux yeux de Dieu".
"La biologie, ce que Dieu a fait homme et femme, ne peut pas être changé par des subterfuges", avait dénoncé le cardinal Renato R. Martino, président jusqu’à samedi du conseil pontifical Justice et Paix. Interrogé à l’occasion d’un passage à Florence, il avait parlé d’un acte "contre-nature".
e-llico Mis en ligne le 26/10/2009
Un groupe de pères synodaux a proposé d’"ériger des barrières juridiques contre l’homosexualité", jeudi matin lors de l’assemblée plénière du synode sur l’Afrique présidé par le pape Benoît XVI.
En faisant état de cette proposition à la presse, le rapporteur italien a précisé qu’il s’agissait sans doute de légiférer contre le mariage homosexuel.
Mgr Denis Komivi Amuzu-Dzakpah, archevêque de Lomé (Togo), a formulé cette proposition au nom du groupe dont il est rapporteur, qui réunit des pères synodaux (participants) de langue française.
Ces propositions seront ou non reprises par le synode.
La défense de la "famille traditionnelle" a été un leitmotiv de ce synode, ouvert le 4 octobre sur le thème "réconciliation, justice et paix".
Mardi, en faisant une synthèse des interventions, le cardinal ghanéen Peter Kodwo Appiah Turkson a assigné comme "première tâche" à l’Eglise en Afrique "la réhabilitation de la famille africaine dans sa dignité et sa vocation, car elle est menacée par des idéologies dangereuses".
Le rapporteur du synode et responsable de l’Eglise au Ghana a particulièrement critiqué l’"idéologie du genre", selon laquelle le sexe ne serait pas uniquement déterminé par la génétique mais aussi par la société, laissant à l’individu le choix de sa sexualité.
e-llico Mis en ligne le 16/10/2009
La Reine d’Angleterre appuie ouvertement une église anglicane homophobe selon la presse britannique.
La Reine d’Angleterre a renouvelé son appui à une église anglicane homophobe selon des informations du quotidien Daily Telegraph. La monarque a envoyé deux lettres de soutien à l’église des Fellowship of Confessing Anglicans (FCA), qui combat l’homosexualité comme comportement sexuel "immoral".
Cette église est opposée aux unions gay et à l’ordination des femmes et des homosexuels dans le clergé et fait la promotion d’un anglicanisme fondamentaliste "orthodoxe et biblique".
L’évêque de Rochester, qui est un des leader de cette église, a déclaré la semaine dernière au Sunday Telegraph que les gays devaient se "repentir et être changés". Les Fellowship of Confessing Anglicans se battent contre toute évolution libérale de l’église d’Angleterre.
Dans un courrier datant de l’année dernière, la Reine indiquait comprendre les préoccupations de cette église. Son dernier courrier apporte son soutien à une rassemblement d’évêques et archevêques conservateurs qui se déroulait hier à Londres.
L’activiste LGBT Peter Tatchell a estimé qu’en prenant une pareille position, la Reine - qui est le chef suprême de l’église d’Angleterre - avait "commis une sérieuse erreur de jugement". "Elle insulte les lesbiennes te les gays", estime-t-il.
Buckingham Palace a refusé de commenter les révélations de la presse, indiquant que les courriers en cause relevaient de la "correspondance privée".
Mis en ligne le 08/06/2009
Même les gays chrétiens de David et Jonathan le reconnaissent : le long pontificat de Jean-Paul II a été marqué par une crispation ultra-conservatrice de l’Eglise sur la question homosexuelle. Et ce bilan négatif est encore pire en ce qui concerne le VIH…
Par Didier Roth-Bettoni et Jean-François Laforgerie
"Nous avons ressenti un certain soulagement à ce que ce pontificat s’achève". La formule de François Laylavoix est sèche mais bien à la hauteur des espoirs déçus des adhérents et sympathisants de David et Jonathan (les chrétiens gay et lesbiennes) dont il est le porte-parole. "Le discours en matière de morale sexuelle a été figé du fait de Jean-Paul II et de celui du cardinal Ratzinger. Il a d’ailleurs trouvé sa traduction en France avec Tony Anatrella, dont on ne doit pas oublier qu’il est aussi prêtre. Il a développé un discours extrêmement dur disant que deux homosexuels ne peuvent pas s’aimer réellement, qu’ils sont des infirmes affectifs incapables d’un amour véritable et donc incapables d’aimer Dieu correctement, explique François Laylavoix. Nous n’oublions pas qu’il y a une vingtaine d’années la théologie de la libération, dont un courant s’occupait de l’homosexualité, a été combattue alors qu’elle représente pour nous une voie de recherche pleine d’espérance. En fait, le dogme le plus intransigeant a toujours été réaffirmé avec constance et de façon forte lorsque l’Eglise catholique a vu la montée en puissance des mouvements et des revendications homos".
"Les combats incessants que Jean Paul II a mené contre le mouvement pour l’émancipation des femmes et des homosexuels restera comme l’histoire d’un échec, estime, pour sa part, l’association Warning. En France, malgré l’hostilité de la hiérarchie catholique et de ses relais à travers le pays, la loi sur le PaCS non seulement a été votée mais le couple homosexuel est maintenant accepté et reconnu comme légitime par une large majorité de la population. Dans la plupart des démocraties occidentales et en particulier dans l’Union Européenne, les droits des femmes et des homosexuels à décider librement de leur vie sont aujourd’hui protégés et ce contre l’avis du Vatican".
"Les pressions de l’Eglise exigeant des hommes politiques catholiques qu’ils s’opposent aux revendications homosexuelles sont inacceptables : heureusement que cela est peu suivi, avance David et Jonathan. Nous avons ressenti comme un abus de pouvoir les tentatives de Lustiger (l’ancien archevêque de Paris) de s’opposer à la législation pénalisant les propos homophobes".
Pour David et Jonathan, il existe un décalage entre la hiérarchie religieuse et la plupart des curés. "Par exemple, Ratzinger avait exigé de l’Eglise qu’elle interdise le prêt de ses locaux à des groupes comme le nôtre. Aujourd’hui, nous pouvons, à Paris comme dans d’autres endroits, nous réunir dans des locaux prêtés par des églises. C’est un signe modeste mais nous parions sur le fait que l’évolution de la société, l’évolution des communautés chrétiennes permettra un jour de faire bouger le discours officiel. L’Eglise a souvent fait des erreurs, elle a toujours fini par les reconnaître. Cela étant, l’arrivée d’un nouveau pape est un signe, modeste, d’espoir. Nous avons encore beaucoup de travail pour faire comprendre que ce serait bien que cela soit aussi simple d’être homo et chrétien que d’être homo et coiffeur".

"Considérer qu’un garçon qui aime les garçons est une fille constitue une vision hétérocentriste" Xavier Héraud et Charles Roncier.