Film brésilien Do começo ao fim, réalisé par Aluisio Abranches (lire L’histoire d’amour entre deux frères qui passionne le Brésil).
Têtu par Louis Maury 15 janvier 2010,
Un sujet tabou et sulfureux (la passion « incestueuse » de deux demi-frères), deux acteurs d’une beauté à couper le souffle, une bande annonce qui a enflammé le net (près de 450.000 visionnages) et d’autres teasers vidéo plus sexy les uns que les autres.

Depuis, le film a remporté un beau succès en salles au Brésil (100.000 entrées, un bon score pour ce pays).
Pas étonnant donc qu’il soit devenu l’un des films les plus courus de la planète cinéma.
Un engouement pas si courant pour une œuvre à la thématique ouvertement homosexuelle, qui a d’ailleurs surpris les producteurs, harcelés de demandes venues du monde entier.
La France a été la première à craquer.

Les deux acteurs, João Gabriel Vasconcellos (aux cheveux courts) et Rafael Cardoso (aux cheveux longs) ;
Rarement un film au thème gay aura créé un tel buzz.
Avant même sa sortie dans les salles brésiliennes l’année dernière, Do começo ao fim en V.O. a affolé le web avec plusieurs bande-annonces sexy et troublantes.
Mais surtout, le long-métrage d’Aluisio Abranches a fait beaucoup parler de lui au Brésil en raison du sujet sulfureux qu’il aborde : une passion amoureuse (et consommée !) entre deux demi-frères…

L’histoire. A Rio de Janeiro, Francisco et Thomas sont demi-frères.
Evoluant dans une famille aisée aimante, les deux garçons ne se quittent jamais et développent une complicité de plus en plus ambiguë.
A la mort de leur mère et devenus adultes, les deux hommes décident de vivre leur amour en plein jour.
Leur relation fusionnelle sera mise à mal le jour où Thomas, champion de natation en herbe, se voit proposer l’entraînement dans l’équipe olympique en Russie.
Un mélo bien filmé
Jouant à fond la carte du mélo, et probablement imaginé pour un public biberonné à la télé novela, « Jamais sans toi » aime faire dans l’emphase. Pourquoi pas.
On pourra cependant reprocher au film de ne pas vraiment affronter son sujet, tabou s’il en est.
L’interdit est étonnement assez peu évoqué et noyé dans le confort du cadre social aisé dans lequel les protagonistes évoluent.
Extrêmement bien produit (ce qui est loin d’être toujours le cas dans la cinématographie gay), bien filmé et bien joué.
Jamais sans toi, un film de Aluisio Abranches, avec : Rafael Cardoso, João Gabriel Vasconcellos, Julia Lemmertz, Gabriel Kaufmann, Fabio Assunçao. Distributeur : Optimale. Genre : drame. Durée : 1h43. www.tetu.com
Tout dans ce film est beau, les paysages, les décors des maisons luxueuses, l’amour des parents pour leurs enfants, l’amour des enfants pour leurs parents, l’amour des parents entre eux, y compris la profonde tendresse envers l’ex-mari, la profonde tendresse réciproque avec la bonne. L’amour des 2 enfants l’un pour l’autre, le grand qui couve le petit. Cela ne veut pas dire que tout est idyllique.
2 décès : l’ex-mari père de l’ainé meurt quand celui-ci a 12 ans.
Puis la mère quand les enfants sont grands et osent se dire leur amour et le vivre avec la très grande affection et compréhension du père.
Une frustration : la période de l’adolescence est zappée, peut-être était-ce trop scabreux à imaginer, la prise de conscience de l’homosexualité, la révélation…
Dialogue :
Thomas à Francisco : "pourquoi tu m’aimes ? parce qu’avec toi, je me sens plus homme".
Francisco à Thomas : "et toi pourquoi tu m’aimes ? parce que grâce à moi, tu te sens plus homme encore !"

