Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
3 mai, 2011
http://prose.yagg.com/2011/05/03/di…
Je remarque souvent, dans la bouche de ceux qu’on pourrait ranger dans la case bi (bien que je déteste l’idée de classer ainsi les gens contre leur gré !), l’absence du terme « bisexuel » justement.
Il y a les périphrases, les sous-entendus et, quand on creuse un peu, des discours explicatifs du type « homme, femme, ça m’est égal, je ne me pose pas la question de mon orientation sexuelle, je ne veux pas m’enfermer dans une petite boîte, etc. ».
Si je comprends parfaitement le raisonnement (et pour cause, il a été le mien !), je ne peux m’empêcher de regretter la perte de visibilité que cela entraîne.
Je ne sais pas exactement d’où vient cette « peur de la case » qui, il me semble, est beaucoup moins présente dans le cas où on n’est attiré que par un genre ou l’autre.
Peut-être le mot « bisexuel » est-il jugé trop négativement, ou bien qu’il parait manquer de crédibilité ? Peut-être (et ça a été mon cas) lui associe-t-on une signification trop restrictive, là où « pansexuel » par exemple s’éloigne d’une conception genrée ?
Pardon, j’ai pas pu résister.
Il arrive en effet qu’on (chez les bis/pans/etc. y compris) pointe du doigt le binarisme qui serait sous-jacent au concept de bisexualité.
Les critiques associés seraient que les bis
• font une distinction nette entre les deux genres (« les femmes sont comme ceci, les hommes comme cela… »), voire sont profondément essentialistes (confusion sexe/genre : on naît homme si on a un corps « mâle », on naît femme si on a un corps « femelle »)
• ont nécessairement des désirs/besoins/attentes différents selon le genre de leurs partenaires
• rejettent au passage ceux et celles qui ne se reconnaissent pas dans les catégories homme/femme (donc les intergenres et une partie des transgenres)
Sans dire que tout est mauvais dans ces critiques (pour certains, le genre peut avoir une influence dans ce qu’ils attendent d’un partenaire, par exemple, et je ne crois pas que ce soit honteux), si c’était de cette manière que j’expliquais la bisexualité, alors non, clairement, je ne serais pas bi.
La question à se poser est finalement : est-il bien pertinent de donner tant d’importance à l’étymologie du mot ? (Rappel : « bi » = deux ; donc « bisexuel » = attiré (sexuellement ?) par les deux… sexes ? genres ?)
Si on va par là l’« homosexuel » serait « celui qui a un intérêt purement sexuel pour une personne identique (?) à lui-même ». Autant dire qu’il y a peu de véritables homos si on s’accroche à cette définition !
C’est pour pallier à ce défaut d’interprétation qu’on a forgé le concept de pansexualité (pan = « tous ») : une capacité à être attiré par une personne, tout en considérant son genre, son sexe biologique, etc. comme données négligeables.
Dans la pratique, peu de personnes se définissent pans – pour cela il faudrait que le terme soit un peu plus usité ! – et beaucoup de bis (qui se revendiquent ou qu’on assimile comme tels) ont un ressenti qu’on pourrait qualifier de pansexuel.
D’autres bisexuels, au contraire, se reconnaissent dans les points énoncés plus haut (partiellement ou totalement) et sont donc (plus ou moins) en conformité avec la définition étymologique.
Pour compliquer un peu la donne, il y a évidemment des stades intermédiaires ou « flous » et il n’est pas toujours facile de savoir exactement où on se situe. Ce ne serait pas drôle sinon !
J’ai lu à quelques reprises des propos du type : « si on est en couple avec une personne du sexe opposé, on est hétéro ; si on est en couple avec une personne du même sexe, on est homo ; pour être bi, il faut avoir au moins deux relations simultanées impliquant des partenaires de chaque sexe » (oui, pour le coup, c’est très binaire).
On définirait donc la bisexualité comme une situation, comme la conjonction d’un état hétéro et d’un état homo. Je précise au passage que cette explication pouvait être dénuée du moindre jugement (difficile dans ce cas de hurler à la biphobie virulente !) et qu’elle ne s’opposait pas obligatoirement à l’existence d’identités homos puisqu’il y a bien un vécu et une culture gay et lesbienne…
Le hic c’est la négation de l’identité bisexuelle qui en découle, puisque selon cette conception des choses, bi = hétéro + homo, et rien de plus. Il n’y aurait donc pas de parcours bi à proprement parler, pas d’expériences partagées (entre bis, et non entre LGB), pas de peurs ou de questionnements spécifiques aux bisexuels.
L’expérience m’a pourtant prouvé le contraire.
Je sais par exemple qu’au tout début, quand j’étais mal après avoir découvert ma « non-hétérosexualité », c’est sur bi.info que j’ai pu trouver l’aide dont j’avais réellement besoin (les conseils aux gays et lesbiennes qui se découvrent m’ont plus embrouillée qu’autre chose, j’avais vraiment l’impression que ça ne s’adressait pas à moi…).
Ce n’est que plus tard, sur d’autres questions (le coming out notamment) que j’ai pu trouver un soutien efficace du côté LGBT et, pour certains aspects de mon orientation sexuelle (fluctuations d’attirance, biphobie…), je continue encore à préférer les discussions « entre bis », même si ça peut être très enrichissant aussi d’en discuter entre LGBT.
Tout ça pour dire qu’il est clair pour moi qu’il y a un vécu bi typique, proche mais pas identique au vécu homo typique.
Quant à la question de la culture bi, j’y reviendrai une autre fois.
En résumé, je pense qu’elle émerge mais qu’elle est encore trop timide et qu’on a tendance à la noyer sous un « label LGBT » plus globalisant (ce qui a du bon aussi, d’ailleurs).
Là où je veux – laborieusement – en venir, c’est qu’il y a quantité de nuances dans l’idée que les gens, bis ou pas, se font de la bisexualité et que c’est ce qui explique selon moi que
• certaines personnes qui pourraient rentrer dans telle ou telle définition du terme ne se sentent pas concernés, ou bien partiellement
• on ne parvienne pas à arrêter une définition de la « bisexualité » qui serait à la fois précise et unanime (mais est-ce souhaitable ?)
• conséquence directe des deux points précédents : la bisexualité soit moyennement visible
• la biphobie soit protéiforme et donc difficile à gérer (« comment dois-je présenter ma bisexualité pour que ce soit le plus facile à accepter ? », « s’il réagit comme ça, est-ce parce qu’il pense ceci ou cela à propos de la bisexualité ? »).
Je suis consciente des limites du terme et des critiques qu’on peut formuler à son encontre, mais je l’emploie malgré tout pour me qualifier… et tout compte fait il me plait bien, avec ses multiples interprétations et les contradictions qu’elles engendrent.
Je ne ferai pas, ni maintenant ni dans le futur, de croisade pour convaincre les « sans étiquette » d’en adopter une, ni pour pousser les queers, les fluides, les flexisexuels (rayé) qui pourraient correspondre à une facette de la bisexualité de changer de vocable pour se désigner.
Je les inviterai par contre à réfléchir au sens qu’ils donnent au mot « bisexuel » et à la portée que celui-ci pourrait avoir en matière de visibilité si on était un peu plus nombreux à en faire usage.
Risah
3 mai 2011
Article intéressant ! C’est marrant, j’utilise ce terme pour me définir depuis que je te parle en fait. Je mettais ‘queer’ partout, et un jour tu m’as invitée dans le groupe ‘fiertés bisexuelles’…
En voyant à quel point tu assumais, voire revendiquais ce mot, je m’y suis plus ou moins habituée pour moi-même.
Il est déjà très moche à dire (tout comme ‘lesbienne’ et ‘gouine’, qui résonnent très mal dans mon esprit)… sans parler du ‘sexuel-l-e’ dont on se débarrasse plus difficilement que pour les autres options (homosexuel-l-e = gay ou lesbienne), et ce n’est justement pas qu’une affaire de sexe.
Après, je ne connais honnêtement pas deux bis qui l’aient vécu de la même manière, contrairement aux autres orientations sexuelles, (hétérhomo : énorme erreur) donc je me dis parfois qu’on est vraiment un terme bateau, qui englobe pas mal d’expériences différentes.
Comment donner une idée précise de ce que l’on est, si le mot auquel on se réfère évoque quarante concepts distincts ?
Puis l’homosexualité et l’hétérosexualité non plus ne prennent pas en compte les genderqueers/two-spirits et identités similaires.
De façon je ne pense pas trouver un jour un terme qui me convienne vraiment, et ca ne m’empêche pas (=plus) de dormir la nuit.
Nevermind La pansexualité c’est un joli concept mais est-ce que ça comprend les attirances zoophiles, nécrophiles, etc ? Parce que « pansexuel » ça veut dire « attiré par tout » en gros…
YCCallmeJulie
@nevermind : « La bisexualité, c’est basiquement le fait de pouvoir ressentir des attirances pour des personnes des deux sexes. »
Si je m’en tiens à ça, je serais bi aussi, puisque je peux trouver un homme désirable. Je dirais plutôt « s’épanouir sexuellement » avec des personnes des deux sexes.
Florine je trouve le problème essentiel avec la bisexualité c’est la biphobie générale … et comme toute peur plus on en parle plus on comprend et plus on accepte Xelias
@YCCallmeJulie si tu peux être attiré sexuellement ou sentimentalement par les deux sexes, alors oui on peut dire que tu es bisexuelle, non ?
Sinon, ça voudrait dire qu’un garçon « puceau » attiré par les hommes n’est pas homosexuel ?
Il y a une expression très intéressante dans l’article, c’est la « non-hétérosexualité ».
Au final, c’est bien ça le seul point commun de toutes les lettres « LGBTIQetc. », non ?
Le seul point commun qu’il y a entre toutes les personnes qui se retrouvent aux gay-prides, c’est la « non-hétérosexualité » ou en tout cas la lutte pour les droits des « non-hétérosexuels ».
On voit bien d’ailleurs dans le milieu associatif toute la difficulté à trouver d’autres points communs plus positifs, et des dénominations communes.. Le sujet de cet article tient bien à la question du nom. Du lien entre le mot et la chose.
Si je me déclare bisexuel, suis-je un bisexuel ? Qu’est-ce que deux bisexuels peuvent avoir en commun ? Les mots ont aussi une valeur militante, par rapport à la question de la visibilité.
Mais « gay » « bisexuel » ou autre n’est peut-être pas tant une étiquette qu’un drapeau.
Et ceux qui ont peur du mot ont peur, justement, de ce côté militant…
Mais c’est aussi vrai que le terme « bisexuel » recouvre une palette très large de comportements très différents.
L’articulation entre « avoir un drapeau pour militer pour la visibilité et l’égalité des droits » et « prendre en compte l’infinie différence des gens entre eux » n’est pas facile du tout.
Sophisticket Super article, je trouve ça chouette de lancer cette discussion.
Je trouve aussi que le concept de pansexualité est bien, et j’envie un peu ses partisan-e-s, y a plus de choix
Enfin, c’est vrai qu’entre gays et lesbiennes on a tendance a dénigrer les bis, et on devrait probablement arrêter. Je trouve qu’on vous intègre mal à la communauté, peut-être aussi parce qu’on a du mal à « imaginer » la bisexualité.
Mais à force de côtoyer des bis, de les entendre parler de ce qu’ils en pensent, on appréhende mieux la chose.
Au final, on a peur/on rejette l’inconnu, et donc, n’oublions pas que dans LGBT, il y a un B pour vous, et évitons de nous mettre des bâtons dans les roues, battons nous pour nos droits, montrons aux sceptiques (et aux pauvres brebis égarées par une éducation trop naïve) ce que nous sommes, quoi que nous soyons, et il n’y aura plus de problèmes liés à la méconnaissance
GoldenM
Pour moi, effectivement, le fait de se désigner comme étant bi, lesbienne, gay, etc, ce n’est pas se mettre dans une case.
D’un côté c’est rassurant parce que ces appellations nous font appartenir à une communauté, de l’autre parce que ce sont des mots qui « choquent » les homophobes et qui donc permettent de militer.
Ce sont des appellations qui rassemblent et qui lient plus qu’ils ne classifient.
Dans les pansexuels, il y donc les pédophiles, les nécro et zoophiles, non ? Ca me paraît être pour le coup une appellation trop large.
Sinon, c’est vrai que je me suis toujours méfiée des bisexuelles pour une raison : une bisexuelle peut tomber amoureuse et avoir une relation avec un mec et/ou une fille.
Imaginez, si vous êtes bisexuelle ou bisexuel, et amoureux(se) d’une fille et d’un mec.
Par rapport à la pression de la société, avec lequel choisissez-vous de « construire votre vie » ?
C’est tellement plus facile de choisir la personne de sexe opposé, par rapport rien qu’à la famille par exemple…
Jojomigrateur
Pourquoi avoir rayé « flexisexuels » à la fin de l’article ? Parce qu’il est inconcevable d’avoir évolué au cours de sa vie ? Parce qu’il est inconcevable d’avoir l’humeur « changeante » ?
Je n’ai jamais aimé les gens qui s’enferment volontairement dans des cases…
Prose
@risah Je n’aimais pas non plus beaucoup le mot « bisexuel » à la base mais faut croire qu’à force de l’employer, je m’y suis faite.
Je préfère quand même le diminutif « bi », justement parce qu’il élude le « sexuel » (et si j’emploie les deux dans mes articles en fait c’est plus pour éviter la redondance !)
Je suis d’accord quand tu dis qu’il s’agit d’un terme bateau.
J’aimerais parfois qu’on ait à notre disposition un vocabulaire plus fourni et plus précis, même si je sais que d’autres bis sont contre (« mieux vaut réunir, que diviser », etc.). Dans le genre, j’emploie (pour la blague) « biesbienne » pour dire « bi à préférence lesbienne »
@nevermind Non, le concept de pansexualité ne se propose pas d’inclure les attirances pédophiles ou autres (de la même manière qu’être gay ce n’est pas aimer toutes les personnes de sexe masculin, petits garçons inclus !).
Je me suis probablement mal exprimée dans la différence bi/pan…
La pansexualité postule une attirance déconnectée du genre (le fameux « j’aime pas des hommes ou des femmes, j’aime des personnes ») quand la bisexualité reste théoriquement ancrée dans ce dualisme homme/femme (qui peut être vu comme excluant les intersexués, et une partie ou la totalité des trans).
Le bisexuel accorderait de l’importance au genre (typiquement « je ne pourrais pas sortir avec une femme avec telle caractéristique, par contre la même chose ne me dérangerait pas chez un homme »).
Bref, c’est assez théorique/philosophique/casse-tête. On pourrait faire une sorte d’échelle allant de bi à pan, selon l’importance que revêt le genre (et l’expression de genre, le sexe biologique, etc.) dans nos attirances. Parmi les bis que je connais bien, certains sont en fait plutôt pans, d’autres moins, et d’autres pas du tout…
@yccallmejulie Tu pointes quelque chose d’intéressant. Qu’est-ce qui fait l’orientation sexuelle au fond ? L’attirance physique, l’attirance sentimentale, les fantasmes, le désir, le passage à l’acte, l’épanouissement relationnel, l’épanouissement sexuel ?
Je pense que ça dépend du sens qu’on donne à ces différents paramètres et de la valeur qu’on leur accorde. Il existe clairement une zone de flou entre homosexualité et bisexualité, dans laquelle on trouve des gens qui se considèrent homos et d’autres bis…
@sophisticket J’ai tendance à pointer le négatif (c’est mon côté « pessimiste ronchon ») mais il n’y a pas tant de crétins biphobes irrécupérables parmi les LGBT (et, en tout cas, on les retrouve assez peu sur yagg !), des mythes et des préjugés agaçants sur les bis, par contre oui.
Le gros soucis, c’est surtout l’invisibilisation. Je crois qu’on est trop habitué à se fondre dans le décor, à ne pas faire de vague, et ça, c’est vraiment à nous de le changer…
Prose
@goldenm je me dois de corriger un truc (à propos de la méfiance envers les bis).
Déjà, les bis ne sont pas plus prédisposés que les autres à aimer plusieurs personnes à la fois, donc la situation que tu évoques n’est pas plus courante qu’une lesbienne qui tomberait amoureuse de deux filles (par exemple).
Ensuite, il faudrait supposer qu’on n’est pas dans une situation où la bisexuelle serait « plus amoureuse » de l’homme que de la femme (il est logique qu’elle choisisse la personne qu’elle aime le plus, et donc l’homme dans cette configuration). C’est une hypothèse que je vois trop souvent écartée…
Je lis beaucoup de récits haineux sur les bis qui disent en substance « elle m’a quittée parce qu’elle n’assume pas » et je me demande vraiment quel est le pourcentage d’histoires où c’est conforme à la réalité et qu’elle est le pourcentage d’histoires où la personne pratique l’auto-persuasion (il est peut-être plus facile d’en vouloir à son ex en la faisant passer pour une minable qui a honte de sa « part homo » que de simplement accepter le fait qu’elle ait trouvé mieux ailleurs, et plus précisément avec un homme).
Maintenant si on suppose qu’une bi aime une femme et un homme également (ou préfère la femme), elle peut choisir l’homme à cause de la pression sociale, mais je ne sais pas si on peut appeler ça de la « facilité ». Je pense que ce doit être très douloureux à vivre aussi…
Et franchement, je ne sais pas si les gens « calculent » à ce point-là. En ce qui me concerne, je ne pense pas quitter un jour une femme pour un homme si la seule raison qui m’y pousse est que « ça passera mieux aux yeux de mes parents/de la société ».
De la même manière, je sais que dans l’idéal ma famille/la société, etc. préférait me voir avec un « Matthieu » qu’avec un « Salim », avec un valide qu’avec un handicapé, avec un entendant qu’avec un non-entendant, avec un cadre supérieur qu’avec un RMIste… (j’ai mis au masculin, mais c’est pareil au féminin…) pourtant j’aime à croire que ce n’est pas ce qui rentrera en ligne de compte. J’aime à croire que je ne me retrouverai pas un beau jour à dresser un tableau en énumérant les points qui posent problème au reste du monde pour décider du futur de ma vie amoureuse.
@jojomigrateur « flexisexuel » ne veut pas dire « fluide » (ou quelque chose d’équivalent).
Pour schématiser, c’est un mot inventé par des hétéros qui considèrent que le fait d’embrasser une personne du même sexe à une soirée constitue une orientation sexuelle.
J’ai expliqué ici (http://prose.yagg.com/2011/03/09/la…) pourquoi ce terme m’ennuyait.
Je l’ai inclus et rayé dans mon article pour faire un clin d’œil à cette note.
Je n’ai d’ailleurs aucun problème avec les gens qui évoluent au cours de leur vie (j’ai passé 19 ans à n’être attirée que par des hommes… je serais mal placée !).
Risah
Maintenant, l’éternel préjugé du ‘les bis choisiront la facilité’ me fatigue. S’ils sont ‘out’, ils ont déjà choisi de rendre leur vie infiniment plus compliquée que leurs homologues hétéros.
Amanda
Ah si tout le monde admettait que l’exclusivité est improbable avec la dimension temporelle, le monde serait plus clair c’est sûr. Ben oui « être bi », « être homo », « être hétéro », etc… c’est un peu trop ancré dans l’instant présent en niant passé et futur possibles.

"Drames personnels, rejet familial, scolaire ou professionnel, blessures intimes, désespoir : l’homophobie est une violence sociale encore méconnue qui continue à briser des vies" Bertrand Delanoë