Les cibles :
• Les minorités visibles : sont peu sujettes à stigmatisations, car elles se plaignent à la police et à la justice.
Ce sont les personnes victimes de racisme, de xénophobie, d’antisémitisme et autre intolérance religieuse, de grossophobie, d’handiphobie, les personnes trans au moment de la réappropriation du genre d’origine… dans la mesure où leur différence se voit ou se sait.
Qui aurait l’idée de se moquer ou d’insulter une femme enceinte ? Mais on refuse de l’employer !
Par contre on les discrimine, au niveau de l’emploi par un refus d’embauche et au niveau de l’avancement et du licenciement quand on connait leur différence, dans les entreprises de service par refus de servir, pour l’accès au logement par les bailleurs.
• Les minorités invisibles :
• Les femmes battues ne sont pas discriminées, mais très fortement humiliées, stigmatisées, jusqu’à la torture morale et physique. Souvent elles ont honte d’en parler et s’attribuent les fautes !
• Les homos même chose, mais au lieu que ce soit à l’intérieur du couple, cela se passe sur l’espace public (quand on connait ou croit connaître leur orientation amoureuse).
Il faut donc leur faire connaître que le Droit est là pour les défendre.
On ne se pose plus la question de savoir ce qui est bien et mal, car les discussions sont infinies, mais de savoir ce qui est légal et illégal.
Souvent la discrimination se fait en toute bonne conscience du devoir accompli (embaucher une personne qu’on connait, pour rendre service à un collègue ou une employée, qui habite près, qui n’est pas enceinte ou ne risque pas de l’être, un homme marié de préférence à un célibataire, une femme célibataire de préférence à une femme mariée sans enfant, bien entendu dans l’intérêt du service ou du patron)
Elle se fait aussi avec plus ou moins mauvaise conscience sans laisser de trace : un BBR un bleu blanc rouge pour éviter les « métèques et autres rastaquouères »…)
Les réponses sur le terrain du Droit :
Ne pas se placer sur le terrain de l’éducation car on a affaire à des adultes et il n’y a pratiquement plus rien à espérer quand les cerveaux sont formatés, c’est la répression qui va être instructive :
• d’abord pour les agresseurs et agresseuses qui peuvent prévenir leurs comparses de ce qui leur en a coûté d’avoir enfreint la loi (alors qu’ils avaient une impression d’impunité).
• et pour les victimes qui peuvent prévenir les autres qu’elles ont eu gain de cause, et que tou-te-s ont intérêt à se plaindre (maintenant que les institutions et les procédures existent).
Une campagne d’affichage de bons sentiments est à peu près inutile sauf pour les jeunes, par contre une campagne d’affichage des procédures et bonnes adresses est excellente.
A qui s’adresser : à la HALDE à Paris ou à son–sa délégué-e départementale, en se faisant appuyer par une association.
Puis bien entendu dépôt de plainte au commissariat et si la plainte n’est pas reçue : lettre au Procureur de la République.
Il faut 2 témoins établissant les faits. Il est possible et légal pour une association d’organiser un testing.
(C’est-à-dire demander à des volontaires complices sans stigmate visible, de faire la même demande, l’acceptation de leur demande prouve la discrimination).
Heterhomo


