L’Union Européenne veut assurer la sécurité des dons de sang pour les transfusions sans basculer dans la discrimination et l’exclusion des homosexuels, ont affirmé lundi la Commission européenne et la présidence belge.
"Il y a une volonté unanime de continuer à assurer la sécurité des dons de sang ce qui conduit à exclure les pratiques sexuelles à risque.
On en arrive à donner le sentiment d’exclure des communautés sexuelles.
C’est toute la difficulté de l’exercice", a souligné la ministre de la Santé belge Laurette Onkelinx à l’issue d’une réunion avec ses homologues de l’UE à Bruxelles.
"Nous devons faire en sorte que le sang donné soit sûr, qu’il ne soit pas contaminé par des maladies contagieuses, et nous ne parlons pas seulement du virus du sida", a expliqué le commissaire à la Santé John Dalli à l’issue d’une réunion des ministres de la santé de l’UE à Bruxelles.
"Certaines pratiques sexuelles, comme avoir 5 ou 6 partenaires, présentent des risques élevés", a-t-il souligné. "Nous avons un devoir de garantir la sécurité des dons de sang", a-t-il insisté.
John Dalli n’a pas souhaité se prononcer sur les attitudes des Etats membres vis à vis des groupes qualifiés "à risques".
"Je ne sais pas quels pays excluent les homosexuels des dons de sang.
Nous allons procéder à une analyse de la situation pays par pays", a-t-il déclaré.
La législation européenne sur les dons de sang de 2002 exclut les groupes qualifiés "à risques" des donateurs.
"Il appartient aux Etats de déterminer les groupes à risques", a-t-on rappelé de source communautaire.
Des questionnaires très détaillés doivent être remplis par les donateurs.
La Belgique, comme la grande majorité des pays de l’UE, interdit aux homosexuels masculins de donner leur sang.
"Nous travaillons pour revoir les questionnaires en application pour les dons de sang afin qu’ils soient le moins discriminatoires possible", a assuré Laurette Onkelinx.
www.e-llico.com Mis en ligne le 06/07/2010

