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Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Education et système scolaire (2)

Système US : la violence anti-gay hante les écoles (1)

La mobilisation du GLSEN avec Kevin Jennings (2)

Les jeunes Américains seront abstinents ou ne seront pas (3)

Tennessee : Le débat sur la proposition de loi « Don’t Say Gay » est relancé

http://yagg.com/2011/08/04/tennessee-le-debat-sur-la-proposition-de-loi-%C2%ABdont-say-gay%C2%BB-est-relance/

Publié par Fanny Valat

La proposition de loi visant à interdire de parler d’homosexualité dans les écoles avant le « 9th grade » (l’équivalent de la 3e), surnommée « Don’t Say Gay », « n’ira nulle part », a affirmé le gouverneur républicain du Tennessee Bill Haslam, dans une interview accordée au Nashville’s City Paper.
Le texte avait été adopté par le Sénat du Tennessee en mai dernier.
Pour qu’il devienne une loi à part entière, il doit encore être étudié par la Chambre des représentants.

TROP MÉDIATISÉE ?

Dans le même entretien, le gouverneur s’étonne du fait que les médias « surveillent étroitement » cette proposition de loi, invoquant une surmédiatisation. « Don’t Say Gay a généré 100 articles.
Quelque chose ne tourne pas rond », déplore-t-il.

Le débat semble relancé puisque Stacey Campfield, membre républicain de la Chambre des représentants du Tennessee et qui est à l’origine du texte, a réfuté les affirmations du gouverneur.
« Je suis partiellement d’accord avec le gouverneur lorsqu’il affirme que les médias ont une obsession malsaine avec cette loi.
Je suis en désaccord lorsqu’il dit qu’elle ne va pas passer. Les familles de cet État – le Tennessee – pensent que c’est quelque chose qui devrait être discuté avec les jeunes enfants à la maison et non avec des extrémistes en classe », rapporte LGBTQ Nation.

Le président de l’association LGBT Tennessee Equality Project, Chris Sanders, a également répondu à Bill Haslam : « Le gouverneur a raison lorsqu’il dit que quelque chose ne tourne pas rond.
Mais il ne s’agit pas de la couverture médiatique ».
Selon lui, les législateurs du Tennessee tentent de « faire disparaître un groupe entier de personnes dans les écoles publiques et de rendre la vie plus difficile pour les élèves LGBT ».

Tennessee : Une loi pour interdire de parler d’homosexualité dans les écoles

Têtu par Pierre-Olivier Gerdolle mardi 24 mai 2011,

Le texte présenté par un sénateur républicain a été adopté par la Chambre haute de l’Etat vendredi dernier.
Hier, c’est une autre loi restreignant les droits des LGBT qui a été promulguée par le gouverneur Bill Haslam.

« Don’t say gay », « Ne dites pas gay ».
C’est ainsi qu’a été surnommée la proposition de loi du sénateur Républicain Stacey Campfield, adoptée par le Sénat du Tennessee vendredi dernier.
Pourquoi ? Parce que ce texte prévoit d’interdire aux instituteurs et aux professeurs des écoles publiques primaires et secondaires de discuter ou tout simplement d’évoquer un sujet sans rapport avec la « science de la reproduction humaine naturelle ».
En d’autres termes, l’homosexualité, la bisexualité ou la transsexualité pourraient être bannies des classes, de même que toute évocation des violences ou des discriminations qui les accompagnent.

« Nous faire disparaître » Le texte doit encore passer devant la Chambre des représentants pour être définitivement adopté, ce que le calendrier législatif ne prévoit pas avant 2012.
En attendant, les étapes franchies par la proposition de loi inquiètent les associations, qui redoutent un isolement encore plus fort des jeunes LGBT, et une augmentation des cas de violences et de suicides.
Des rassemblements ont été organisés (photo ci-dessus), et des personnalités comme l’acteur de Star Trek George Takei ont même tenu à exprimer leur indignation.
« La loi "Don’t say gay" repose sur la croyance qu’en ne parlant pas des homos, [les initiateurs de la loi] peuvent tout simplement nous faire disparaître » explique l’acteur dans une vidéo de soutien.

Pour motiver sa proposition de loi, le sénateur de Knoxville a estimé que « certains sujets sont mieux expliqués et débattus à la maison ».
La première version de son texte disait clairement les thèmes à évacuer, puisqu’elle indiquait qu’« aucune école primaire ou secondaire ne devra fournir d’enseignement ou de matériel pédagogique qui évoque des orientations sexuelles hors hétérosexualité. »

Version remaniée Une version réécrite par la suite, car trop proche d’une loi déjà existante, qui interdit tout cours d’éducation sexuelle sans rapport avec le « déroulement de la vie de famille ».
Le texte a donc été remanié grâce à un amendement qui limite donc les enseignements à celui de la « reproduction naturelle humaine ».
Une formule qui, en en disant moins, exclut plus, car il ne devrait plus être possible d’évoquer par exemple les inséminations artificielles.

Cette nouvelle version revient au même, selon le Sénateur Campfield, à savoir « garantir aux parents qu’aucun prof ou intervenant en classe ne prendra de décision sur le moment où les enfants apprennent la sexualité, et ce qu’ils apprennent ».

Zoophilie

Malgré l’accent clairement homophobe de sa proposition de loi, le sénateur Campfield se défend d’être anti-homo !.
Le conservateur s’est récemment expliqué sur CNN lors d’une interview dans laquelle il déclarait : « Mon projet de loi est neutre. Comme je l’ai dit, je pense que nous devrions laisser les familles décider de tout cela. »
Le Républicain s’était tout de même déjà fait remarquer en 2009 en faisant le rapprochement entre homosexuels et zoophiles : « Si je veux parler de zoophilie, pensez-vous que nous devions enseigner cela ? » avait-il répondu à l’un de ses détracteurs, qui lui reprochait d’être contre l’enseignement des droits des homos.

La charge actuelle contre les LGBT ne se cantonne pas aux enceintes scolaires.
Le gouverneur de l’Etat Bill Haslam a promulgué hier une autre loi controversée, qui interdit aux collectivités d’édicter des règles antidiscriminations plus strictes que celles définies par le gouvernement du Tennessee.
En clair, comme l’Etat ne condamne pas les discriminations basées sur l’orientation sexuelle, aucune administration ne pourra le faire
.
Une riposte à peine voilée à la ville de Nashville, qui s’était dotée en début d’année d’une réglementation obligeant les entreprises voulant s’y implanter à ne pas pratiquer ce type de discrimination.
La Chambre de commerce de l’Etat avait fait alors fait pression pour que cette réglementation soit abrogée. C’est chose faite depuis hier
.
Le climat du Tennesse n’est décidément pas propice en ce moment aux LGBT.

Un projet de loi pour protéger les élèves LGBT du harcèlement

Un projet de loi a été présenté à la Chambre et au Sénat américains hier pour protéger les élèves LGBT contre le harcèlement "fondé sur l’orientation sexuelle réelle ou perçue ou l’ identité de genre" dans les écoles publiques primaires et secondaires.

E-llico.com

Mis en ligne le 11/03/2011

Les Obama sonnent la mobilisation contre le harcèlement à l’école La loi dite "Student Non-Discrimination Act" (SNDA) vise à mettre fin au harcèlement d’étudiants LGBT dans des écoles publiques américaines en étendant la législation fédérale actuelle sur la discrimination dans l’enseignement à l’orientation sexuelle.

L’American Civil Liberties Union (ACLU) soutient fermement le projet de loi et appelle à une "action rapide" des deux chambres.

"Nous devons faire un meilleur travail de protection des élèves LGBT et garantir leur droit à une éducation gratuite à l’abri d’’intolérance et du harcèlement", a affirmé l’ACLU.

"Beaucoup d’étudiants LGBT sont victimes de discriminations quotidiennes et, trop souvent, de violence dans nos écoles.
La Chambre et le Sénat doivent faire du passage de ce projet de loi une priorité", a ajouté l’organisation.

Bien que les lois fédérales protègent actuellement les étudiants sur la base de leur race, la couleur, le sexe, la religion, le handicap ou l’origine nationale, aucune loi fédérale ne les protège explicitement sur la base de l’orientation sexuelle réelle supposée ou de l’identité de genre.

En tant que parents et élèves, enseignants et collectivités, nous pouvons prendre des mesures pour empêcher le harcèlement et créer une atmosphère dans nos écoles dans laquelle tous nos enfants se sentiront en sécurité", a déclaré le président américain en soulignant que lui-même avait été cible de harcèlement dans sa jeunesse.
Le gouvernement américain a mis en ligne un site internet consacré à la lutte contre le phénomène, "www.StopBullying.gov", qui offre des conseils et des outils, en partenariat avec des agences fédérales, collectivités locales et des associations.Avec AFP

Barack et Michelle Obama contre le harcèlement à l’école

Têtu par Pascal Parvis mercredi 09 mars 2011

Le président américain et son épouse ont appelé à la mobilisation contre le harcèlement (« bullying ») à l’école, à la veille d’une conférence convoquée à la Maison Blanche sur ce dossier illustré récemment par plusieurs suicides de jeunes LGBT aux Etats-Unis.

« Ce n’est pas un problème qui se retrouve tous les jours à la une de l’actualité, mais il affecte tous les jeunes de notre pays », ont déclaré Barack et Michelle Obama dans une vidéo visible sur le site mis en place par le gouvernement américain pour contrer ce phénomène.

« Pendant longtemps, le harcèlement a été considéré comme quelque chose auquel il était impossible d’échapper dans son enfance.
Mais de plus en plus, nous voyons à quel point cela peut faire du mal à nos enfants, en particulier lorsque cela les poursuit de l’école jusqu’à leur téléphone et leur écran d’ordinateur », a ajouté le président.

Suicides en série

Plusieurs affaires de « cyber-harcèlement » aux conséquences tragiques ont été rapportées par les médias américains depuis le développement des sites internet de socialisation comme MySpace ou Facebook.
En 2006, une adolescente s’était suicidée après avoir été victime d’un canular impliquant un « ami » fictif.

Et en septembre dernier, un étudiant homosexuel s’était suicidé à New York après la mise en ligne d’une vidéo filmée à son insu par ses colocataires.
Au moins six autres suicides de gays et lesbiennes avaient suivi. Selon des statistiques, 40% des adolescents américains se disent harcelés d’une manière ou d’une autre sur internet.

« Ce phénomène nous tient à cœur »

« Si la technologie nous a permis de nous relier comme jamais auparavant, – et c’est une bonne chose –, cela ne devrait pas affecter la façon dont nous agissons les uns envers les autres », a remarqué M. Obama.
Le phénomène du harcèlement « nous tient à coeur.
Pas seulement en tant que président et Première dame, mais aussi en tant que parents », a renchéri Mme Obama, qui élève avec son mari deux filles pré-adolescentes.

La Maison Blanche a organisé jeudi une « conférence sur la prévention du harcèlement » à laquelle jeunes, parents et enseignants ont été invités.

Pour son anniversaire, Chuck Norris joue de la gachette contre l’ « endoctrinement homosexuel »

10 mars, 2011

Dans un tribune publiée sur un site conservateur, le héros de la série « Walker Texas Rangers » se fait le chantre des chrétiens conservateurs contre le « libéralisme » qui prévaudrait dans les université américaines et défend notamment le droit des étudiants américains à s’opposer à l’homosexualité. L’acteur Chuck Norris dit oui aux armes à feu mais non aux droits des homos.
DES ÉTUDIANTS SOUS INFLUENCE ?

L’acteur Chuck Norris, qui fête aujourd’hui son 71ème anniversaire, est plus connu en France pour son jeu de karatéka et son étoile de Ranger que pour ses combats politiques. Pourtant, la tribune qu’il a publié sur le site d’information conservateur World Net Daily lundi dernier vaut le détour. Intitulée « Les écoles publiques américaines : Un endoctrinement progressif  », elle affirme que les établissements publics seraient aux mains de « militants de gauche » qui influenceraient les étudiants. Statistiques à l’appui, Chuck Norris tente de prouver qu’une majorité d’enseignants a des opinions politiques « libérales » et soutient les démocrates.

Pour étayer ses propos, l’acteur cite également un extrait de « L’université américaine en chute libre ». L’ouvrage, écrit par un certain Docteur Jim Nelson Black du « Sentinel Research Associates » a été édité en 2004 par la très chrétienne maison d’édition « Thomas Nelson  ».
On apprend entre autres choses que le milieu académique, c’est-à-dire les professeurs, « entraine les étudiants à dédaigner l’Amérique, à avoir librement des expériences sexuelles, à défendre avec force des questions comme l’avortement et l’homosexualité, ainsi qu’à devenir des défenseurs de la rectitude politique, du relativisme, de la mondialisation, des programmes verts et de la tolérance pour tous. »
Bref, l’antichrist pour ce militant chrétien et conservateur.

UN CHRÉTIEN-CONSERVATEUR A HOLLYWOOD

Car dans un Hollywood réputé acquis à la cause démocrate, Chuck Norris est l’un des rares acteurs à se déclarer conservateur.
En tant que tel, il est favorable à la libre-circulation des armes à feu – il en vend d’ailleurs à son nom via son site internet – mais comme chrétien, il est farouchement opposé à l’égalité des droits pour les couples de même sexe.
En 2008, on l’a vu s’engager publiquement en faveur de la tristement célèbre proposition 8 qui a refermé l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Il a ensuite critiqué « l’ingérence » des militants LGBT dans le scrutin et les a accusé d’être « anti-démocratiques » lorsque ces derniers ont contesté le référendum.

L’acteur fait aussi référence au vif débat qui tourne autour de projets de loi anti-harcèlement. En effet, suite à une série de suicides chez les jeunes gays américains, plusieurs Etats voudraient se doter d’une législation qui réprimerait le harcèlement des jeunes LGBT. Mais pour les militants chrétiens-conservateurs, dont Chuck Norris se fait le zélé représentant, il ne s’agit que d’une tentative des « lobbies gays » d’imposer leur « style de vie ».

« GUERRE DE LA CULTURE »

C’est ce qu’affirme l’un des plus importants lobby chrétien-conservateur américain « Focus on the family » qui fait de la lutte contre les projets de lois anti-harcèlement son cheval de bataille au motif qu’une législation visant à protéger les étudiants victimes de harcèlement pourrait aboutir à une répression des chrétiens.
« Les militants homosexuels savent qu’ils ont gagné la guerre de la culture s’ils peuvent capturer le coeur et l’esprit de la prochaine génération  », prévient Candi Cushman, de Focus on the family.
(Par « guerre de la culture », les conservateurs désignent un conflit entre eux et les libéraux sur des questions de société comme l’avortement, le créationnisme, et le mariage entre personnes du même sexe, ndlr).
Un comble, alors que de nombreuses études tendent à démontrer que le harcèlement des étudiants gays et lesbiens est un phénomène de masse, qu’un adolescent homosexuel sur quatre serait harcelé physiquement, et que les jeunes LGBT seraient en moyenne quatre fois plus susceptibles de tenter de suicider que leurs camarades hétérosexuels. « Plutôt que d’encourager la libre-pensée, conclut l’acteur qui voulait devenir le premier président du Texas en 2009, le système universitaire américain est devenu un système d’endoctrinement. » On croit rêver.

« Je suis assez satisfait d’aller en enfer »

Le fou de Dieu affolé :

« Je crois qu’ils s’embrassent à la française ! (avec la langue) »

Tenu par Pascal Parvis 04 février 2011 INSOLITE. Deux jeunes gays se sont amusés à provoquer un homophobe chrétien qui était venu prêcher dans leur fac. Cela donne une vidéo très rigolote !

Sa double pancarte promettait aux « fornicateurs, aux ivrognes, aux sodomites, aux lesbiennes, aux païens, aux féministes, aux socialistes » et généralement à « tous les non-chrétiens » que « l’enfer les attend ».
Il était venu porter cette bonne parole sur le campus de l’université du Texas.

Histoire de profiter d’un aussi beau spécimen, deux gays ont décidé de lui donner des raisons de s’alarmer. Ils n’ont pas été déçus… Le prêcheur a aussitôt lancé : « Regardez, regardez tous ! Des homosexuels qui s’embrassent. Je crois même qu’ils s’embrassent à la Française ! » . « Je suis sûr que vous allez mettre ça sur Facebook ce soir » leur dit-il finalement.
Bien sûr, ils n’ont pas manqué de le faire. Et on les en remercie, pour ce moment de franche rigolade…

Un lycée essaye d’empêcher deux lesbiennes de se rendre ensemble au bal de l’école

Têtu par Emma Rossel 02 février 2011

Élues par leurs camarades, Sarah et Desiree devaient être les reines du bal.
Mais leur lycée du Minnesota a tenté de les empêcher de s’y rendre en tant que couple.
Heureusement, leur mésaventure s’est terminée par un happy end…

L’histoire commençait plutôt bien pour Sarah et Desiree.
Pour la fête de leur lycée, ces deux lesbiennes avaient été élues « Royalties » ou « couple royal » par leurs camarades.
Aux Etats-Unis, la tradition veut en effet que les élèves élisent un roi et une reine pour présider la fête.
Cette fois, la « cour royale » était constituée d’un couple de filles.
Une belle preuve d’ouverture de la part des élèves
de Champlin Park, dans le Minnesota.
Sauf que… L’administration du lycée a pris peur.
Et a décidé que, cette année, les élèves ne pourraient plus se rendre en couple aux célébrations du « Snow Days » (fête de la neige), comme cela avait toujours été le cas, mais devraient être accompagnés d’un adulte, d’un professeur, ou s’y rendre seul.
La direction de l’établissement a justifié ce soudain changement de politique par la volonté de ne pas « offenser » certains lycéens.

Plainte devant la justice

Devant cette discrimination, deux associations, le National Center for Lesbian Rights et le Southern Poverty Law Center, ont décidé de déposer une plainte devant la justice, au nom de Sarah Lindstrom et Desiree Shelton (respectivement à gauche et à droite sur la photo).
Une démarche qui a fait son petit effet puisque l’affaire s’est résolue en moins de 24 heures.
A la suite d’une négociation de 6 heures, l’administration du lycée a accepté que les adolescentes puissent être accompagnées par « la personne qui leur est chère », quel que soit son sexe ou son âge.

Lundi dernier, Sarah et Desiree ont donc eu droit à leur happy end.
Main dans la main, elles ont pu se rendre ensemble à la fête, toutes deux vêtues d’un tailleur noir. Cerise sur le gâteau : elles ont été acclamées par des dizaines d’étudiants à leur entré dans la salle .
« C’était extraordinaire » a indiqué Desiree, qui a pourtant avoué avoir été trop nerveuse pour remarquer les étudiants qui se sont levés pour une standing ovation. « Je me sens tellement mieux maintenant » a-t-elle déclaré, soulagée.

Cas similaires
Ce n’est pas la première fois que les bals de promo et autres fêtes du lycée, très courantes dans le monde anglo-saxon, posent des problèmes aux élèves LGBT.
On se souvient de Constance McMillen, qui s’était battue pour venir en costume et accompagnée de sa petite amie à son bal de promo.
Ou plus récemment d’un couple d’Australiennes qui n’avait finalement pas participé à la fête de l’école.
Dans le cas de Sarah et Desiree, tout est bien qui finit bien. On espère que cet heureux dénouement saura inspirer les autres lycées américains.

Des lycéennes privées d’école parce que lesbiennes ?

Têtu par Emma Rossel 16 novembre 2010,

Deux filles scolarisées dans l’Oklahoma se plaignent d’avoir été, pour l’une, exclue du lycée, et pour l’autre, de n’avoir pas pu se réinscrire, car le directeur de l’établissement n’aurait pas apprécié leur « style de vie ».

On n’a jamais vu une école qui essaierait de dissuader ses élèves de passer leurs diplômes. C’est pourtant cette étrange situation que dénoncent aujourd’hui deux lycéennes de l’Oklahoma. Scolarisée au lycée de Del City, Melissa McKenzie dit avoir été exclue par le proviseur après que celui-ci a découvert qu’elle venait d’emménager avec sa petite amie. « Il m’a dit que si je rentrais habiter chez ma mère, je pourrais revenir à l’école », a raconté la jeune fille.

Sa compagne, Kelsey Hicks (en photo), a rencontré le même type de difficultés. Après avoir abandonné l’école il y a un mois, la lycéenne veut aujourd’hui reprendre les cours afin de passer son diplôme et devenir ensuite pompier.

Mais le directeur de l’établissement aurait refusé sa réinscription à cause de son orientation sexuelle. Kelsey et Melissa se plaignent par ailleurs d’avoir été renvoyées de leur équipe de softball, toujours pour les mêmes raisons.

Une ancienne élève témoigne

Bien décidées à passer leurs diplômes, les deux lycéennes ont dénoncé ce traitement injuste dans un reportage télé de la chaîne KWTV News. On peut y voir une ancienne élève du lycée de Del City, aujourd’hui diplômée, à qui le proviseur aurait déjà reproché son homosexualité et qui apporte son soutien au couple.

Pour se défendre, l’administration du lycée met en avant le fait que les adolescentes ne se sont jamais plaintes, alors que Kelsey dit avoir contacter plusieurs membres du conseil d’administration. Pour se dédouaner, l’école met surtout en avant le fait qu’aucune des adolescentes ayant témoignées dans le reportage n’est actuellement scolarisée dans l’établissement. Une déclaration bien paradoxale quand on sait que c’est justement cela qui est reproché au lycée.

Constance McMillen : « Je suis fière de mon lycée »

Têtue par Alexis Buisson 21 juillet 2010 Cette jeune lycéenne américaine, privée de bal de promo parce qu’elle voulait s’y rendre avec sa copine, vient d’obtenir gain de cause auprès de la justice et son lycée va modifier ses règles. Elle se confie à TÊTU.

« Je suis soulagée ! » Constance McMillen n’en revient pas.
A 18 ans, l’élève lesbienne dont le combat pour participer avec sa copine au grand bal de fin d’année (ou « Prom’ ») de son lycée avait passionné l’Amérique, a obtenu mardi gain de cause dans le bras de fer légal qui l’opposait à son établissement.
Le lycée agricole d’Itawamba accepte de réviser son règlement intérieur pour interdire toute discrimination anti-LGBT. Une première pour un lycée du Mississippi (Sud des Etats-Unis).
En outre, l’établissement versera à la jeune fille 35.000 dollars (plus de 27.000 euros) en compensation des dommages psychologiques subis et des frais d’avocat.

« Je suis soulagée. Je suis particulièrement contente que mon école ait décidé de changer ses règles.
C’est la meilleure récompense possible, indique Constance à TÊTU. Maintenant je suis très fière de mon lycée. »

« Je continuerai à me battre »

Le jugement fait suite à une plainte déposée fin avril par la puissante association de défense des libertés civiles, la ACLU.
Motif : au début du mois, un groupe de parents d’élèves avait organisé une Prom’ bidon pour Constance, sa copine et une dizaine d’autres élèves « moins populaires ».

Devenue pendant quelques mois le porte-étendard des élèves homosexuels victimes de discrimination, Constance n’aura jamais la Prom’ dont elle rêvait depuis son entrée au lycée, mais au moins ce jugement lui permet d’aller à l’université le cœur tranquille.
Entre ses futurs cours de psychologie, elle dit vouloir continuer à s’engager : « Je veux continuer à aider la communauté LGBT.
Je me battrai pour toutes les causes que je rencontre, dit-elle. Je veux me servir de l’attention autour de mon cas pour faire de grandes choses. »

Une campagne contre l’utilisation péjorative du mot gay

Une campagne contre l’homophobie dans les collèges et lycées s’attaque à l’utilisation péjorative du mot "gay" qui va croissant aux Etats-Unis. Beaucoup d’adolescents et de jeunes utilisent en effet l’expression "It’s so gay" pour signifier "stupide" ou "nul".

Baptisée "Think B4 You Speak" (Réfléchis avant de parler), la campagne initiée par le Gay, Lesbian and Straight Education Network, remplace le mot "gay" par des stéréotypes destinés à faire réfléchir le spectateur de l’affiche sur le sens et la portée des mots. Combattre les stéréotypes par des stéréotypes idiots, tel est le principe de la campagne déclinée en trois visuels.

Mis en ligne le 14/08/2009

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Citations

"Considérer qu’un garçon qui aime les garçons est une fille constitue une vision hétérocentriste" Xavier Héraud et Charles Roncier.

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